Now Playing - Votre nouvelle chronique autour de la musique de jeux vidéo

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Now Playing - Votre nouvelle chronique autour de la musique de jeux vidéo

JVFR

De la musique orchestrale ou du jazz qui prend aux tripes, de l’électro ou du metal qui tapent fort où il faut, des reprises et des choses plus atypiques : jetez vos oreilles dans les meilleures bandes-son de jeux vidéo sorties ces derniers mois !

Now Playing #1 - Les sons de l'été 2021 🎵

Aussi nécessaire à l'émotion que l'image elle-même, la musique de jeu vidéo aura peiné à sortir de son écrin. Si elle fait battre des coeurs, pleurer à chaudes larmes ou sait parfois nous pousser au crime, elle n'est pas qu'utilitaire et mérite de s'écouter hors jeu.

Nous vous proposons donc un voyage au coeur des musiques de jeu vidéo les plus marquantes ou les plus méconnues. Un voyage de passionnés concocté avec le coeur et, bien entendu, avec les oreilles : Now Playing.

Pour lancer cette nouvelle chronique dédiée à la musique de jeu vidéo sur JVFR, nous avons, vous vous en doutez, jeté plein d’idées en l’air. La plupart sont évidemment excellentes, mais devront attendre de prochains numéros. En effet, pour ce démarrage au cœur de la rentrée, nous avons préféré partir sur quelque chose d’à la fois simple, logique et pratique, afin notamment de vous aider à rester un peu en vacances : une sélection des meilleures bandes-son sorties cet été.

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Humankind - Arnaud Roy

Ne sélectionner qu’un seul morceau dans toute la massive OST de Humankind ? Et puis quoi encore ? Pour tricher un peu, je vous renvoie vers l’ITW de son compositeur, Arnaud Roy, où se trouvent plusieurs pistes du dernier 4X d’Amplitude et de leurs précédents jeux de la série Endless. Il faut dire qu’au-delà de l’album orchestral « classique », déjà composé de 19 pistes incroyables, le jeu dispose également de 4 albums composés chacun d’environ 60 à 70 morceaux traditionnels. Comme détaillé dans l’interview, et à l’instar du jeu en lui-même, la musique de Humankind mélange les genres, les influences, les outils et les peuples, pour un résultat absolument brillant et d’une beauté de tous les instants. - AR

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Backbone - Danshin & Arooj Aftab

Fascinant, Backbone l’est moins pour son gameplay simpliste que pour sa direction artistique très inspirée. Véritable film noir jouable, le premier jeu d’EggNut m’a laissé au sol par la qualité et la variété de ses compositions, que l’on doit à Nikita Danshin (co-fondateur du studio, accessoirement) et Arooj Aftab, jazzwoman pakistanaise à la carrière déjà bien construite.
Participant activement à rendre l’ambiance crasseuse de la Vancouver dystopique qui sert de toile de fond à Backbone, la bande originale accompagne les variations de ses thématiques en nous servant tantôt du jazz noir, tantôt de l’indus décomplexée, en passant par de l’ambiant ou de la folk.

Bref, une OST aux contrastes tout ce qu’il y a de plus charmants ; à découvrir en jeu… ou pas. - PC

The Last Spell - Remi Gallego

The Last Spell est encore en accès anticipé à l’heure où sont rédigées ces lignes. Je n’y ai donc pas encore touché. Mais je suis tombé par hasard sur sa musique composée par Remi Gallego aka The Algorithm. Et quelle claque mes amis, quelle claque. Le développeur/compositeur propose ici un savant mélange d’electro/metal aux rythmes et riffs qui rendent impossible de ne pas remuer la tête ou taper du pied à l’écoute. J’ai désormais très hâte de la redécouvrir en jeu quand la 1.0 sera de sortie, d’autant que tout l’album est de cet acabit. - AR

Necromunda: Hired Gun - Olivier Zuccaro

Bien sûr, la comparaison entre l’OST de Necromunda: Hired Gun et celles de DOOM et DOOM Eternal serait facile à faire. Un Fast FPS, des riffs de guitare 8 cordes accordées en sol et des gerbes de sang qui éclaboussent l’écran. Mais notre français Olivier Zuccaro a une approche beaucoup plus organique de la musique que ses collègues Mick Gordon et Andrew Hulshult.
Dommage que le mixage ne soit pas toujours à l’avenant, car la bande originale du jeu de Streumon ne manque pas de patate. Dommage, aussi, que le jeu ne soit visiblement pas formidable. Mais ça, c’est une autre histoire. - PC

The Ascent - Pawel Blaszczak

Lors de mes quelques sessions entre amis sur The Ascent, mes camarades et moi étions d’accord sur plusieurs points : que le titre est vraiment beau, plutôt fun, et que damn que sa musique claque. Notamment durant les combats, où le travail de Pawel Blaszczak (compositeur qui a notamment travaillé sur le premier The Witcher et Dying Light), renforce encore un peu plus le côté badass et jouissif du titre à l’ambiance cyberpunk. Pour ceux qui préfèrent les musiques plus posées, pas de panique, quelques pistes plus calmes et atmosphériques sont aussi là. - AR

Chicory - Lena Raine

Lena Raine, vous la connaissez sans doute pour la remarquable mise en musique de Celeste. Un style immédiatement reconnaissable, qui est pourtant battu en brèche sur la bande-son de Chicory — la plus longue jamais composée par l’Américaine.
Beaucoup plus orchestrale que ses précédents travaux, elle épouse à la perfection le propos du Zelda-like coloré de Greg Lobanov grâce à des titres à la légèreté irrésistible, qui côtoient de véritables bangers electro (Probably Ancient Evil). Un album d’une richesse impossible à résumer avec un seul titre, mais dont nous vous proposons malgré tout une ravissante porte d’entrée avec the The Big City. Un titre au thème entêtant, qu’un certain Koji Kondo (le compositeur de la plupart des musiques de Super Mario) ne renierait certainement pas. - PC

Griftlands - Emmet Hall

J’ai un aveu à vous faire : je regrette d’avoir manqué l’occasion de proposer le test de l’excellent Griftlands sur JVFR. Alors pour me faire partiellement pardonner, parlons aujourd’hui de sa non moins excellente OST. Composée par Emmett Hall, le compositeur de Klei Entertainment, elle propose comme le jeu des thèmes pour certains personnages secondaires, mais surtout des thèmes de combat et de négociation pour ses 3 héros. J’ai décidé de retenir les pistes des combats de Smith qui, en plus d’être le meilleur personnage (son histoire et sa manière de se battre sont formidables), dispose de la meilleure musique. - AR

Death's Door - David Fenn

« L’autre » Zelda-like de notre été est signé par Acid Nerve, et nous est servi sur des nappes musicales tout ce qu’il y a de plus exquises. Composés par David Fenn (la moitié du duo, mais également compositeur sur Moonlighter), les titres de Death's Door itèrent autour d’un thème principal aussi mystérieux qu’épique.

Martiaux sans trop l’être, les morceaux qui accompagnent l’aventure de notre corbeau-fossoyeur donnent surtout de l’épaisseur à l’univers du jeu en poussant les potards de la mélancolie à 11. Ce titre, Hall of Doors, est particulièrement poignant et révélateur de la capacité du compositeur à incorporer des instruments variés à sa recette. - PC

Sea of Thieves: A Pirate's Life - Robin Beanland

Oui, Sea of Thieves n’est pas sorti cet été. Mais sa massive mise à jour A Pirate’s Life, oui (et le reste de son OST est excellente, alors voilà l’excuse parfaite pour le rappeler). En plus de proposer certaines des meilleures missions du jeu, celle-ci vient accompagner de nouvelles musiques, souvent inspirées de près ou de loin par les films Pirates des Caraïbes ou d’autres œuvres (le passage Monkey Island m’a personnellement donné des frissons incroyables). Le mélange des genres fonctionne à merveille et le jeu n’oublie heureusement jamais sa propre identité. - AR

Last Stop - Lyndon Holland

Sa musique est peut-être la seule chose à sauver du jeu de Variable State. Composée par Lyndon Holland, récompensé d’un BAFTA pour la bande-son de Virginia (le premier jeu du studio), elle donne tout son souffle cinématographique à la narration du titre. Forcément très présente, et fourmillante (71 titres, pour environ 5h de jeu), elle peut se savourer comme une véritable bande originale de film. Et c’est sans doute ce qui la fait autant sortir du lot.

S’il y a évidemment à boire et à manger dans cette cargaison musicale de Last Stop, rien n’est à jeter. Que ce soit les petits intermèdes ou les thèmes plus grandiloquents. Et la sélection de A Fool's Errand n’est pas un hasard, en cela qu’elle se déclenche pendant l’une des rares fulgurances narratives du jeu. Un petit trésor de composition, qui s’ancre en vous un peu plus à mesure que chaque instrument joue sa partition. - PC

En attendant l'arrivée des commentaires, n'hésitez pas à nous faire vos retours sur cette nouvelle chronique par ici.

Modifié le 10 septembre 2021 à 14h26

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