Jeux vidéo : les coups de cœur de la rédac en 2020

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Jeux vidéo : les coups de cœur de la rédac en 2020

2020 est enfin derrière nous, et on ne s'en plaindra pas. Si cette triste année a été élue la pire de l'histoire par le Time, le jeu vidéo a lui profité de la crise sanitaire comme jamais. Pour s'occuper pendant les confinements, ou s'évader dans les univers virtuels, notre médium préféré a permis à des millions de personnes d'égayer cette dure période. Dans cet article nous vous proposons de revenir sur les coups de cœur de la rédac.

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Animal Crossing : New Horizons - Pierre

Animal Crossing: New Horizons
  • La formule Animal Crossing toujours aussi addictive
  • Une atmosphère relaxante qui fait du bien
  • Le craft bien inclus dans le gameplay
  • La possibilité de profiter du jeu avec des amis
  • Graphiquement réussi en portable comme en mode docké
  • Un jeu accessible
La formule d'Animal Crossing est intemporelle et elle gagne encore en profondeur avec ce New Horizons. Avec une rejouabilité illimitée et un concept extrêmement addictif, il s'agit d'une référence que tout le monde se doit de posséder sur Switch.

Quand on m’a demandé quel était mon jeu de l’année, j’ai répondu du tac-o-tac The Last of Us Part II qui, même 6 mois après sa sortie, me reste en mémoire comme une gifle peut s’imprimer sur la joue. Pourtant, je me suis ravisé, et souhaite profiter de cette tribune pour parler de ce que je considère être LE jeu de l’année 2020 : Animal Crossing: New Horizons.

Le dernier carton de Nintendo n’est pas qu’un best-seller, c’est un phénomène de société. La simulation de vie relax fédère désormais près de 30 millions de joueuses et joueurs, et sa popularité a réduit en miettes le plafond de verre qui empêche habituellement les jeux vidéo de trouver leur place dans l’espace populaire.

Car Animal Crossing fait beaucoup pour le rayonnement de notre médium préféré. En démontrant à tous que le jeu vidéo ne peut pas être résumé à FIFA, Call of Duty et Assassin’s Creed, il autorise le plus grand nombre à rejoindre le wagon.

Des gens qui, avant Animal Crossing: New Horizons, n’avaient jamais touché à un jeu vidéo achètent des Switch pour découvrir le phénomène. Des communautés fleurissent sur Internet pour partager plans de construction, astuces déco et prédictions sur le cours du navet. Jeu de confinement idéal, il permet aussi à des amis de se retrouver alors que le contexte sanitaire ne l’autorise plus. Autant de gens qui, une fois lassés d’Animal Crossing, ou qui auront simplement besoin de s’en éloigner un peu, ouvriront la boîte de Pandore de l’eShop et découvriront que oui, c’est aussi varié que ça, le jeu vidéo.

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Crusader Kings III - Nerces

Crusader Kings III
  • Refonte esthétique réussie sur toute la ligne
  • Plus clair, plus lisible, mieux agencé
  • Didacticiel complet et système de bulles d'aide imbriquées
  • Hameçonnage et intrigue pour parfaire les coups bas
  • Plus roleplay que jamais (personnages 3D, modes de vie...)
  • D'innombrables heures de jeu en perspective
S'il n'est pas question de révolutionner la franchise, Crusader Kings III parvient à la sublimer. Plus beau, plus lisible et plus agréable à jouer, il peaufine la majorité des concepts précédemment mis en oeuvre de sorte que l'on puisse, plus que jamais, se raconter d'incroyables histoires d'alliances, de trahisons et d'improbables revirements.

Allez-vous incarner un jarl viking prêt à quitter sa Norvège natale pour les terres anglaises, un roi byzantin soucieux de maintenir « à flots » l’héritier de l’Empire romain ou un seigneur espagnol bien décidé à repousser les Musulmans hors de la péninsule ibérique ? Voilà trois des milliers de scénarios possibles au travers d’une partie de Crusader Kings III. Huit ans après la sortie du second opus et une succession de DLC, Paradox Interactive s’est enfin décidé à lui donner une suite. Le concept est identique et il s’agit donc d’incarner n’importe quel seigneur, n’importe quel roi du Moyen-Âge avec deux points de départ possibles : 867 ou 1066. À partir de là, vous êtes complètement libres.

Libres d’être le plus juste et le plus honnête des souverains que la Terre ait portés, mais libres aussi d’incarner un scélérat, un assassinat ou un psychopathe complet. Depuis le meurtre de vos descendants jusqu’à l’empoisonnement de votre « chère et tendre », toutes les mesquineries sont possibles. Attention cependant, s’il est possible de se croire seul maître à la tête de son domaine, la révolte n’est jamais loin. Dans Crusader Kings III, on ne dirige pas un pays, mais une dynastie qu’il convient de faire prospérer à travers de fructueux mariages et, bien sûr, quelques guerres bien senties.

En fonction du point de départ retenu, les choses sont radicalement différentes, mais c’est là tout l’intérêt de Crusader Kings III : il n’y a jamais de mauvais choix. Il faut simplement « vivre » avec les conséquences de ses actes. À ce sujet, Paradox Interactive est monté en puissance et, plus que jamais, Crusader Kings III est une merveilleuse machine à se raconter des histoires. Diplomatie, développement économique, manœuvres militaires ne sont que des prétextes pour faire avancer l’histoire de notre dynastie et, au travers de ces multiples « petites histoires », c’est l’Histoire avec un grand H que l’on réécrit… De la plus belle des manières.

Persona 5 Royal - Thibaut

Persona 5 Royal
  • Cette direction artistique !
  • Un principe toujours aussi prenant
  • Ce système de combat, quelle merveille
Persona 5 est un RPG qui se mérite et demande que l'on s'y investisse un minimum si l'on souhaite en voir le bout. Une fois que l'on a fait cet effort initial, l'aventure devient un véritable plaisir. Si l'on ajoute à cela un gameplay tout en profondeur et un visuel accrocheur, on tient là une petite merveille à mettre entre les mains de tous les fans de RPG.

Si le cinquième opus de la saga Persona 5 est en réalité sorti au cours de l'année 2017, c'est bien en 2020 que le public occidental a pu découvrir la version Royal. Cette dernière renferme plusieurs ajouts significatifs comme un trimestre supplémentaire débouchant sur plusieurs nouvelles fins et des personnages inédits. L'histoire n'en est que plus passionnante par rapport à l’œuvre originale.

Persona 5 Royal est une véritable claque à tous les niveaux. Son écriture est gérée d'une main de maître et les surprises sont légion au fil de l'aventure. On s'attache tout de suite à notre équipe d'étudiants japonais. Chaque membre dispose d'une personnalité complexe avec ses qualités et ses défauts. De plus, on prend un malin plaisir en menant la double vie de notre héros qui doit aller en cours comme tout le monde avant d'infiltrer un monde parallèle peuplé de créatures à affronter (n'en disons pas plus).

Avec son système de combat au tour par tour, Persona 5 Royal nous renvoie à l'âge d'or du JRPG tout en y apportant une pointe de modernité. Mais le jeu d'Atlus brille aussi par sa bande originale magistrale et sa durée de vie gargantuesque. C'est bien simple, il y a toujours quelque chose à faire dans le monde de Persona. Sortir avec des amis et renforcer nos liens avec ces derniers, jouer aux fléchettes ou au billard, prendre un job à temps partiel, pêcher... On a rarement vu un jeu de rôle aussi généreux.

C'est pour tout cela que Persona 5 Royal mérite sa place parmi les meilleurs jeux de 2020. Enfin traduit en français (pour les sous-titres), ce chef-d’œuvre est maintenant bien plus accessible. Impossible de ressortir indemne de cette aventure à la fois légère et mature qui n'hésite pas à aborder des faits de société cruciaux. Une vraie claque !

Streets of Rage 4 - Stéphane

Streets of Rage 4
  • Visuellement au top !
  • La bande-son (au choix moderne ou rétro)
  • Le gameplay punchy !
  • Un roster "Streets of Rage Ultimate"
  • Durée de vie et rejouabilité
  • Les clins d'oeil "rétro"

En avril dernier, Dotemu, Guard Crush Games et LizardCube lançaient un certain Streets of Rage 4. Une suite aussi attendue que redoutée par une horde de fans de la première heure (aujourd’hui quarantenaires), qui espéraient (sans trop y croire) un digne successeur de la trilogie Mega Drive, 25 ans plus tard...

Pourtant, si le pari était osé, le défi fut relevé avec brio, puisque Streets of Rage 4 se veut une réinterprétation moderne de ce bon vieux beat’em up des années 90, avec en prime une sacrée dose de modernité visuellement parlant, et une conception générale diablement intelligente. Un titre doté d’un gameplay délicieusement punchy, sans oublier un panel de personnages assez énorme, les « nouveaux » héros de 2020 côtoyant leurs illustres ancêtres des années 90.

Un régal pour les yeux donc, pour les mains, mais aussi pour les oreilles, avec le retour de l’illustre Yuzo Koshiro. La bande-son de Streets of Rage 4, dirigée par Olivier Derivière, offre un éventail de thèmes remodelés, mais libre au joueur de profiter des musiques d'époque (des deux premiers opus) pour un rendu rétro… Cela sans oublier un filtre CRT pour une pure expérience « old school ».

Bref, un Streets of Rage 4 comme un hommage à la saga culte de notre enfance, tout en lui insufflant une nouvelle vie, et sans dénaturer l'essence de la licence. Chapeau les artistes !

Yakuza Like a Dragon - Virgile

Yakuza : Like a Dragon
  • Une bifurcation vers le J-RPG parfaitement réussie
  • Des combats dynamiques et stratégiques
  • Un système d'évolution des personnages riches de possibilités
  • Une tonne d'activités sur lesquelles joyeusement perdre son temps
  • Beaucoup de secrets à dénicher
  • Des protagonistes très attachants servis par des acteurs talentueux
  • Une quête principale déployant un scénario passionnant...
Si les bonnes vieilles mécaniques du tour par tour ne vous effraient pas et que vous ressentez une affection certaine pour le Japon et sa pop-culture, nous ne saurions trop vous conseiller de vous jeter sans retenue dans cette superbe aventure.

Il est rare qu'une série-fleuve parvienne à se réinventer avec autant de brio, de courage et de générosité que celle des Yakuza avec ce septième volet. J'en eus la conviction assez tôt dans ma progression : Like a Dragon serait mon jeu de l'année. Et plus les heures passaient, plus mon enthousiasme et ma profonde sympathie pour le jeu et ses personnages allaient grandissant.

Yakuza Like a Dragon développe une intrigue aux ramifications tentaculaires et multiplie les coups de théâtre retentissants, comme seules les meilleures fictions mafieuses en ont le secret. Surtout, il donne à voir et à fréquenter tout un pan de la société japonaise qui n'a d'ordinaire jamais voix au chapitre : les laissés-pour-compte, ceux que l'idéal néo-libéral de la méritocratie a mis sur le carreau. Les déclassés, les sans-abris, les prostituées et autres tauliers de petits commerces poussés à l'abandon tiennent ici le premier rôle et le jeu prend fait et cause pour eux. Avec un romantisme qui flirte parfois avec une certaine naïveté certes, mais qu'importe. J'ai pris un plaisir phénoménal à côtoyer son casting de gangsters aux gueules cassées et de civils cabossés par la vie.

Et puis il y a évidemment ce système de jeu au tour par tour à l'ancienne, hérité des plus grandes références du genre, et que le titre fait siennes sans le moindre complexe ni demi-mesure. Un système qui se prête si bien à l'univers du jeu qu'on se demande pourquoi cette bifurcation n'a pas été envisagée plus tôt. Yakuza Like a Dragon n'est pas un titre qui singe les mécaniques consacrées du J-RPG par pure nostalgie, il en est un authentique représentant, solide sur ses appuis et d'une générosité folle.

Un titre qui m'a touché en plein cœur et qui ouvre la voie à une nouvelle saga, celle d'Ichiban Kasuga, personnage terriblement attachant dont j'attends avec beaucoup d'impatience les prochaines aventures.

Demon's Souls PS5 - Colin

Demon's Souls
  • Une refonte graphique époustouflante
  • Une fluidité exemplaire
  • Jamais plus de 5 secondes de chargement
  • Une superbe porte d'entrée vers les jeux From Software
  • Quelques nouveautés exclusives à cette version PS5...
  • Les fonctionnalités d'aide intégrées à la console
Faire d'un jeu comme Demon's Souls le fer de lance de la PlayStation 5 peut paraître inconscient de la part de Sony. Mais force est de constater que Bluepoint Games parvient à sublimer de la plus belle des façons la création originelle de From Software.

Ayant déjà déclaré ma flamme pour Cyberpunk 2077 dans cet article, je vais vous parler de mon autre jeu de l'amour 2020.

Des années qu'on me rabâche que je passe à côté d'un truc en fuyant les jeux de From Software. J'ai bien tenté de commencer par Bloodborne (l'un des plus durs selon les experts), attiré par la DA sombre et gothique à souhait, mais je me suis fait laminer un nombre incalculable de fois par les trash mobs et le premier boss. J'ai revendu le jeu illico, et décidé que ce type de gameplay n'était pas pour moi.

Ce qui m'a motivé à renouveler l'expérience From Software, c'est le trailer de gameplay de Demon's Souls sur PS5. La claque visuelle m'a frappé, le boulot de Bluepoint chargé du remake, étant incroyable. J'ai donc pris le temps de découvrir un gameplay qui pousse à l'humilité, à la prudence. Ici pas de précipitation, il faut analyser, réfléchir et tâtonner, jusqu'à l'ouverture fatale qui permettra d'avancer dans le jeu.

L'intelligence rare du game/level design m'a émerveillé tout au long de l'aventure, et je peux le dire maintenant : je suis fan des Souls. D'ailleurs en bon masochiste, je suis en train d'enchainer sur Dark Souls III, tout aussi sublime (Bluepoint si tu m'entends, on veut un remake).

Cyberpunk 2077 - Ludovic

Cyberpunk 2077
  • Un monde ouvert et cohérent
  • Scénario principal qui donne envie d'aller de l'avant
  • Multiples quêtes secondaires
  • Pas de « remplissage »
  • L'architecture de Night City
  • De multiples approches pour la majorité des missions
Cyberpunk 2077 ne cherche pas à révolutionner le genre du jeu d'action RPG en monde ouvert. Il sait en revanche extraire le meilleur des jeux concurrents pour nous en proposer la substantifique moelle. Vaste, riche, varié et cohérent, il vient parfaire l'excellent bilan de The Witcher 3 en mêlant adroitement un scénario principal inspiré à des quêtes secondaires très bien écrites, une excellente localisation en prime.

On – la presse généraliste, la presse spécialisée (Clubic compris) et les joueurs impatients – a trop parlé de Cyberpunk 2077 pour son propre bien. De fait, annoncé comme il l'était, attendu (au tournant) comme il l'était... Nous avons surtout entendu parler de ses problèmes et défauts.

N'attendant pas ce jeu comme le Messie vidéoludique, étant joueur PC (sur une machine récente) et n'ayant pas subi tous les bugs recensés par-ci par-là... j'ai eu la chance de pouvoir me concentrer sur le jeu. Je ne tournerais pas autour du pot, Cyberpunk 2077 se glisse facilement à la tête de mon top 3 de cette année 2020, ex aequo avec Subnautica: Below Zero – qui n'est pas encore officiellement fini et ne pouvait donc pas figurer dans cet article – et suivi d'Hades auquel je n'ai pas pu encore offrir le temps de jeu qu'il mérite.

Cyberpunk 2077 est un polar. Mieux, une série de polars lovés dans un environnement en clair-obscur dont Night City est la protagoniste principale - une protagoniste qu'on aime voir habillée de pluie dans son manteau de soirée.

Ayant grandi avec des films tels que Blade Runner, des livres tels que Le meilleur des monde (d'Huxley) ou les moult références d'Asimov peut-être étais-je le réceptacle parfait pour ce genre d'aventure ? Peut-être. Il y a en tout cas à voir derrière la démo technique tant vantée par les marketeux du studio et de ses partenaires.

Bien ancré dans les mécaniques du jeu de rôle (et de lecture) mais penchant aussi, dans ses phases d'action, vers le FPS plus traditionnel, Cyberpunk offre nombre de quêtes et de personnages attachants, détestables et dérangeants... De son propre avatar à Johnny Silverhand en passant par Judy (cette plongée ) ou Joshua (ouch !).

Après 60 heures de jeu, je retarde la fin de ma première épopée très anarchiste et tout en lame pour ne pas avoir à quitter mon perso. C'est un coup de cœur, oui, que j'ai eu la chance de vivre comme une bonne surprise dans un univers que j'adore. Un voyage que je vous recommande donc fortement (et faites péter les photos !).

Hades - Maxence

Hades
  • Un gameplay ultra nerveux, précis et varié
  • Une solide rejouabilité
  • Une direction artistique indécente
  • Un challenge adapté à tous les joueurs
  • Des doublages et une écriture de qualité
Aussi solide sur le fond que sur la forme, Hades est une nouvelle pépite signée Supergiant Games dans laquelle il est véritablement difficile de trouver des défauts. Une leçon flamboyante, tout simplement.

On pensait avoir tout vu en matière de rogue-like. On pensait le jeu d'action sclérosé, et la mythologie grecque trop rebattue pour nous faire hausser le moindre sourcil. Effronté et téméraire comme son héros Atreus, Supergiant Games nous ramène à la réalité avec Hades, le « petit » jeu indépendant qui rivalise avec les superproductions aux millions de dollars.

Au clinquant de l'Olympe, Hades préfère les profondeurs abyssales des enfers pour nous faire virevolter avec son gameplay nerveux parfaitement secondé par une construction du personnage astucieuse, qui invite à l'expérimentation. On s'accroche pour finir le jeu une première fois, aguiché par sa superbe réalisation et la compréhension balbutiante de ses nombreux mécanismes. Éreinté par quelques heures de lutte contre une tripotée d'ennemis trop rapides, trop forts ou simplement trop nombreux, Hades met enfin un genou au sol. Victoire. Ce que l'on ignore à ce moment-là, c'est que la boîte de Pandore vient à peine de s'ouvrir.

Avec sa progression à tiroirs parfaitement dosée, ses personnages puissants et sa relecture fascinante de mythes bien connus, Hades est d’une rigueur et d’une générosité sans pareil. Il nous avale d’une traite pour nous recracher quarante, cinquante ou soixante heures plus tard avec le sentiment d’avoir encore une piste à creuser, des pouvoirs à combiner, une arme à améliorer ou un dieu à apprivoiser. Magnifique, tumultueux, profond, jouissif : Hades est un chef-d'œuvre qui ne vieillira jamais.

Among Us - ImTheBeardyMan (Rémi)

Among Us
  • Un gameplay ultra simpliste et fun
  • Une direction artistique hilarante
  • Une rejouabilité infinie (ou presque)
Un jeu décidément très efficace qui n'aura de cesse de jouer avec votre rythmique cardiaque, entre fous-rires et échanges tendus, sur fond de manipulation. En bref, à tester !

S'il ne s'agit pas du jeu le plus spectaculaire de 2020, c'est peut-être l'une des plus belles surprises de l'année ! Pourtant sorti en 2018, Among Us est pour beaucoup l'un des jeux ayant marqué l'année passée.

Un succès inimaginable pour toute l'équipe de développeurs du studio indépendant InnerSloth, dont on ne peut que saluer la détermination. Alors que le jeu ne comptait qu'une poignée de joueurs à son lancement, l'éditeur n'a jamais baissé les bras, patchant le jeu mois après mois pour contenter les quelques joueurs assidus qui avaient déjà flairé son potentiel infini. C'est une apparition hasardeuse sur la chaîne Twitch du streamer américain Chance « Sodapoppin » Morris en juillet 2020 qui a propulsé Among Us au rang du jeu le plus téléchargé sur Steam en seulement quelques jours.

Et sinon, tu étais où avant qu'on retrouve son corps ?!

Dans Among Us, le principe est simple. Une équipe d'astronautes vêtue de combinaisons « flashy » se voit confier différentes missions à accomplir pour gagner la partie. Jusque-là, tout va bien. Mais c'était sans compter la présence d'un ou de plusieurs imposteurs qui ont une fâcheuse tendance à supprimer leurs collègues au détour d'un couloir, profitant d'une extinction soudaine des lumières. Entre crimes presque parfaits, découvertes macabres et suspicion permanente, Among Us vont plonge dans un thriller hilarant, où chaque partie décidera aléatoirement, si vous êtes un coéquipier de confiance, ou bien un imposteur sanguinaire.

Ici, pas de RayTracing ni de DLSS 2.0, la direction artistique se veut volontairement simpliste et fait la part belle à un gameplay des plus accessibles et au fun omniprésent, à tel point que l'on accumule les heures de jeu sans même s'en rendre compte. Pas un classique ni un chef-d'œuvre de 2020, Among Us n'en reste pas moins l'une de mes découvertes les plus surprenantes.

Final Fantasy VII Remake - Alexandre

Final Fantasy VII Remake
  • Une aventure dense et haletante sur 45h de jeu
  • Midgar revisitée de fond en comble, un univers en soi
  • Un système de combat et d'évolution d'une grande richesse
  • Une bande-son tout simplement géniale
  • Une réalisation solide...
En prenant un peu de hauteur, on ne peut que saluer ce titre qui revisite avec générosité et enthousiasme l'un des plus grands RPG japonais de l'histoire du jeu vidéo. Et dire que nous n'en sommes qu'au début. Vivement la suite !

Si on m’avait dit il y a 10 ans qu’un tel projet verrait le jour, je n’y aurais pas cru. Je me souviens encore avoir lu à cette époque un article qui tentait de savoir s’il serait possible un jour de voir un remake de Final Fantasy VII, tout cela relevait encore du fantasme. En 2020, cinq ans après son annonce à l’E3, ce remake devient une réalité désormais entre nos mains. Cela dit le jeu n’est pas complet, nous avons le droit à une première partie de FFVII se déroulant dans une Midgar revisitée, avec un scénario entièrement revu. Les 5h d’introduction dans la Midgar de 1998, deviennent les 30h de ce jeu aujourd’hui.

Première chose qui m’a frappé : le gameplay. Situé pour moi à mi-chemin entre la nervosité de FFXV et le côté stratégique de FFXII, ce jeu prend le meilleur de ses aînés tout en nous délivrant une version très moderne de FFVII. C’est un véritable régal. Nous retrouvons les Matérias ainsi que leurs magies (très différentes de FFXV qui comportait un système de magie consommable) et les invocations, appelés Espers.

Deuxième chose qui a contribué à mon coup de cœur : la direction artistique. Bien que certaines textures soient baveuses, il est vrai, le jeu est dans sa globalité vraiment très beau et ne peine pas à nous faire ressentir le côté lugubre et malfamé de Midgar… Ce remake m’a même permis de mieux comprendre l’architecture de la ville, comme le fait que les bidonvilles survivent dans l'ombre des beaux quartiers résidentiels et centres-ville… Ce qui m’a fortement rappelé un certain Deus Ex Human Revolution.

En bref, malgré le fait que le jeu est une « grosse introduction » et qu’il est construit sur un level design plutôt « couloir », FFVII Remake à su me séduire par son gameplay, sa technique et sa direction artistique ainsi que sa propre remise en question, avec un scénario étoffé et revu, accompagné d'une nouvelle bande-son absolument somptueuse signée Nobuo Uematsu.

Blasphemous - Naïm

Blasphemous
  • Un bon élève du metroidvania
  • Le DCL gratuit Stir of Dawn qui apporte beaucoup de nouveautés
  • L'ambiance gothique espagnole marquante
Blasphemous n’est pas l’un de ces jeux qu’on fait et qu’on oublie aussitôt. Les fans des jeux From Software et d’Hollow Knight y trouveront un digne prétendant au panthéon des meilleurs metroidvania jamais sortis.

Blasphemous, c’est un peu comme si Castevania et Dark Souls avaient eu un enfant dans la péninsule ibérique. Sublimé par son level design et sa direction artistique pixelisée qui va du dérangeant au grotesque, le jeu nous emmène dans une version dark fantasy de l’inquisition espagnole. Le monde de Custodia est rongé par un mal portant le doux nom de « miracle » et il appartient à vous, dernier pénitent d’une confrérie décimée par le miracle, d’explorer ce monde en ruine.

Malgré un backlog qui s’allonge chaque mois, j’ai trouvé le temps de finir Blasphemous non pas une, mais trois fois au cours de l’année 2020. Bien que techniquement sorti en septembre 2019, le jeu de The Game Kitchen a eu le droit à son ultime mise à jour de contenu en août de cette année d’où mon souhait de l’intégrer dans cette liste. Cette mise à jour a apporté beaucoup au jeu : une courbe de progression moins abrupte, un mode new game +, de nouveaux PNJ et boss, un doublage intégral en espagnol, des nouveaux raccourcis, de quoi vous occuper une bonne vingtaine d’heures si ce n’est plus !

There Is no Game: Wrong Dimension - Antoine

JVFR
There Is No Game: Wrong Dimension
  • Une écriture et un doublage aux petits oignons
  • Beaucoup d'idées et une excellente exécution
  • La durée de vie idéale
Avec There Is No Game: Wrong Dimension, à moins d'être véritablement allergique aux énigmes façon point & click, aux références bien dosées à la pop culture, et à l'humour ultra efficace, vous êtes certain de passer un excellent moment devant votre PC. Ce jeu est absolument brillant.

Mes collègues ont d’excellent goûts. Initialement, je voulais vous parler de Hades, de Persona 5 Royal et même de Yakuza : Like a Dragon (que je suis en train de terminer), mais je suis arrivé après la bataille. Qu’à cela ne tienne, c’est l’occasion rêvée de vous parler d’un jeu injustement passé sous les radars en 2020 : There Is no Game: Wrong Dimension.

Je vous épargnerais la blague du « ceci n’est pas un jeu », puisque ce que l’on pourra qualifier de point & click humoristique est bel et bien un jeu, et même une sorte de « suite » d’un jeu de Game Jam qui avait beaucoup fait parler de lui en 2015 (et disponible gratuitement sur Steam). Mais je n’en dirai pas plus sur sa nature, qui mérite d’être découverte directement. Et évitez même les trailers si vous êtes assez curieux pour plonger dans le jeu à l’aveugle, vous n’en savourerez que plus les surprises.

Développé par le français Draw Me A Pixel, There Is No Game: Wrong Dimension est un véritable bijou d’écriture, de références, de méta et d’humour. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai explosé de rire, été halluciné par une idée de gameplay/d’énigme, ou été pris de court par un passage plus dramatique que prévu. Il s’agit d’une œuvre tout simplement brillante, et je pèse mes mots.

Je vous mets sincèrement au défi de trouver un meilleur moyen que ce jeu de génie pour occuper 5h de votre temps tant il n’y a rien à y jeter.

Modifié le 13 octobre 2021 à 15h40

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