Confiant, le P.-D.G. d'Amazon estime que le jeu vidéo pourrait devenir sa nouvelle poule aux œufs d'or

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Confiant, le P.-D.G. d'Amazon estime que le jeu vidéo pourrait devenir sa nouvelle poule aux œufs d'or

JVFR
© Amazon

Le succès retentissant de New World met des étoiles dans les yeux d’Amazon. Invité au GeekWire Summit hier, Andy Jassy, le nouveau P.-D.G. de l’entreprise, a dit tout le bien qu’il pensait de l’industrie vidéoludique, au point d’imaginer que le jeu vidéo deviendra son plus gros pôle d’activités de divertissement.

Une déclaration qui n’est pas à prendre à la légère, surtout de la part d’une entreprise qui vient de s’offrir le géant d’Hollywood MGM pour 8,45 milliards de dollars.

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Amazon rêve d’un monde nouveau

Avec presque 2 millions de joueurs quotidiens depuis son lancement la semaine dernière, New World déjoue toutes les prédictions. En effet il faut rappeler qu’Amazon Game Studios, lancé en 2012, n’a jusqu’à présent jamais fait ses preuves. Crucible, le premier jeu portant la marque du studio, avait été abandonné quelques mois à peine après son coup d’envoi, en plus d’avoir été reçu froidement par la presse et les joueurs.

Un faux départ qu’a tenu à rectifier Andy Jassy lors de sa prise de parole d’hier : « Il y a eu beaucoup d’articles, de gens disant qu’Amazon était bon en tout, mais alors pourquoi n’arrivent-ils pas à fabriquer des jeux vidéo ? Mais cela prend du temps avant de trouver un filon, ou plusieurs. Et nous n’avons pas perdu notre détermination. » Et, comme pour enfoncer le clou de cette détermination, le P.-D.G. d’imaginer qu’au long cours, le jeu vidéo deviendra le pôle divertissement le plus important pour Amazon.

Un avis visiblement partagé par Jeff Bezos lui-même dans un tweet publié vendredi dernier, et dans lequel il s’enthousiasme du succès de New World. « Après de nombreux échecs et reculades dans le jeu vidéo, nous avons un succès. Ne renoncez pas, peu importe les difficultés qui se dressent devant vous », peut-on y lire en complément d’un article de Bloomberg, pointant justement l’incapacité apparente d’Amazon à réussir dans le domaine.

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Ne pas mettre la charrue avant les bœufs

De son côté, Bloomberg d’ailleurs, estime qu’il faut néanmoins rester prudent. New World étant un MMORPG, ce n’est certainement pas sur sa première semaine de commercialisation qu’il faut le juger. Ce qui distingue justement le bon grain de l’ivraie, ce sont les jeux capables de retenir les premiers joueurs à atteindre le niveau maximum (ici, le niveau 60). Et il faudra qu’Amazon déploie de gros efforts pour fournir aux plus acharnés suffisamment de contenu « endgame » pour éviter qu’ils aillent voir ailleurs.

Toujours est-il que New World restaure a minima l’image ternie d’Amazon Games Studio et permet au studio d’envisager l’avenir plus sereinement. Christoph Hartmann, vice-président d’Amazon Games Studio, a d’ailleurs déclaré à Gamesindustry avoir beaucoup appris des échecs de Crucible et Breakaway (un autre jeu annulé…), et qu’à partir de maintenant, les jeux de son studio ne sortiront « que lorsqu’ils seront prêts. » Trop aimable !

D’après les informations de Gamesindustry, Amazon investirait près de 500 millions de dollars par an dans le secteur du jeu vidéo avec, pour l’heure, assez peu de retours sur investissement. Mais, allez savoir, le vent serait peut-être en train de tourner pour l’entreprise.

Modifié le 06 octobre 2021 à 10h02

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