C'est officiel : Ubisoft lance ses premiers NFT et choisit Ghost Recon: Breakpoint comme cobaye

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C'est officiel : Ubisoft lance ses premiers NFT et choisit Ghost Recon: Breakpoint comme cobaye

On n'imaginait sans doute pas que les choses iraient si vite. Alors qu'Ubisoft s'est récemment dit très intéressé par les NFT et leur intégration dans le jeu vidéo, voilà que l'éditeur dévoile Quartz, sa place de vente consacrée à ces objets numériques.

Il s'agit là d'un banc d'essai des plus prudents pour l'éditeur, qui a choisi pour se mouiller la nuque un jeu à la popularité somme toute discutable : Ghost Recon: Breakpoint.

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Des objets in-game inscrits dans la blockchain

Le concept de Quartz est simple. Imaginez la marketplace de Steam, sur laquelle peuvent s'échanger notamment des skins d'armes pour Counter Strike: GO, mais où les items vendus le seraient en quantité limitée, et non exclusifs à un seul jeu. C'est l'ambition qui anime Ubisoft avec sa plateforme qui, pour ne pas effrayer les réfractaires, préfère le terme de « Digit » à celui de NFT.

Mais que l'on ne s'y trompe pas, tous les ingrédients sont là. Rareté, certificat de propriété inscrit dans la blockchain, liberté de revente. L'originalité de la manœuvre (qui est par ailleurs inédite dans l'industrie du jeu vidéo) est qu'un « Digit » peut ensuite être échangé contre de l'argent sur des plateformes NFT comme OpenSea ou à des tiers (Ubisoft ne prélèvera aucune commission). En d'autres termes, c'est un modèle play-to-earn qui prend forme. Plus on joue, plus on peut prétendre à acquérir des « Digits », que l'on est libre de conserver ou de revendre pour se faire un pécule.

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L'un des premiers NFT made in Ubisoft © Ubisoft

Mais, puisque les Non-Fungible Tokens représentent actuellement rien de moins qu'une énorme bulle spéculative, il existe évidemment un risque que le prix des quelques items mis en vente sur Quartz pour Ghost Recon: Breakpoint s'envole dans les prochaines semaines. Or, d'après Ubisoft, il n'en sera rien.

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Tous les garde-fous seraient en place

Lors d'une présentation à laquelle Le Figaro a pu assister, Baptise Chardon, directeur produit blockchain pour Ubisoft, assure que des mesures ont été prises en amont pour éviter que Quartz se change en plateforme de spéculation de cryptoactifs. Certes, les « Digits » seront proposés en nombre limité, mais ne pourront être récupérés que par de véritables joueurs et joueuses.

On s'explique. Dès ce vendredi, les détenteurs de la version PC de Ghost Recon: Breakpoint pourront récupérer gratuitement un fusil d'assaut en NFT. S'ensuivront un casque et un pantalon pour habiller son personnage en jeu. Mais, pour les obtenir, « il faut être majeur et avoir un compte Ubisoft Connect, qui permet de retirer un seul exemplaire de ces NFT. Et le joueur devra justifier d'un certain niveau de jeu », précise Baptise Chardon. En l'occurrence, seules les personnes ayant accumulé au moins 600 heures de jeu pourront obtenir un exemplaire du casque.

Aussi, pour éviter que ces objets distribués gratuitement ne prennent trop de valeur sur OpenSea et consorts, Ubisoft prévoit de remettre en ligne certains d'entre eux pour casser la dynamique haussière et limiter leur rareté. D'autres « Digits » consacrés à Ghost Recon: Breakpoint seront mis en ligne sur Quartz en 2022, mais Nicolas Pouard, directeur de la Blockchain Initiative au Laboratoire d'innovations d'Ubisoft, assure « qu'il n'y aura pas de brique NFT dans tous nos futurs jeux ».

Et, pour se prémunir des critiques attendues concernant l'impact écologique désastreux des NFT et des cryptoactifs en général, l'éditeur ajoute que Quartz mobilise le protocole français Tezos, très largement moins énergivore que la blockchain Ethereum, par exemple.

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© Ubisoft

Source : Le Figaro

Modifié le 07 décembre 2021 à 17h50

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Ghost Recon : Breakpoint

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