Les meilleurs jeux d'horreur (2021)

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Les meilleurs jeux d'horreur (2021)

JVFR

Halloween (ou Samain pour les intimes) s'apprête à battre son plein. Pour fêter l'occasion, quoi de mieux que de revenir sur les meilleurs jeux d'horreur de la dernière décennie ? Nous vous proposons donc notre sélection des titres de cette période propices à donner des frissons ! Pour en accompagner la lecture, nous vous invitons d'ailleurs à consulter l'épisode spécial de notre chronique Now Playing consacré à la peur en musique.

En préambule de cette sélection, il convient de citer des monuments du genre horreur qui ont traumatisé beaucoup de joueuses et joueurs dans les années 90 et 2000. Les séries Alone in the Dark, Resident Evil, Forbidden Siren, Silent Hill, SCP ou encore F.E.A.R., parmi tant d'autres, sont de véritables légendes du jeu qui a pour objectif de nous faire peur. Cependant, place ici à la nouvelle génération des jeux d'horreur, même si certains vieux briscards comme Resident Evil ont su avec brio se renouveler dans ce qu'ils proposent. En espérant que le très attendu retour de Silent Hill ou le controversé Abandoned finiront par figurer dans cette sélection à leur sortie.

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Resident Evil 7 : le reboot horrifique d'une franchise culte

Resident Evil VII
  • Une belle utilisation de la nouvelle perspective à la première personne (surtout en VR !)
  • Un terrain de jeu propice à la claustrophobie
  • De nombreuses situations particulièrement horrifiques
Premier épisode d'une nouvelle trilogie dans la légendaire franchise Resident Evil, ce septième opus offre une approche radicalement différente de l'horreur avec une caméra à la première personne. Claustrophobique, glauque et diablement immersif (surtout en VR), Resident Evil VII se place comme l'un des titres les plus horrifiques de la saga culte.

La peur sous une perspective différente

Est-il encore nécessaire de présenter Resident Evil ? Une franchise qui a fait naître la peur en jeu vidéo avec un premier opus d'anthologie en 1996 sur PlayStation One. Campé à l'époque par Shinji Mikami et faisant la part belle aux armes bactériologiques, la série n'a cessé de se renouveler depuis. Notamment avec un Resident Evil 4 exceptionnel, et plus récemment encore avec Resident Evil 7, qui se veut un nouveau cap pour la cultissime licence de Capcom.

Jusqu'à cet épisode sorti en 2017, Resident Evil nous permettait toujours de voir notre personnage, que ce soit par des angles de caméra vicieusement placés, ou via une caméra derrière l'épaule à la troisième personne. Avec ce septième opus, Capcom nous offre une perspective inédite de sa saga d'horreur culte en passant à la première personne. Une perspective que l'on retrouvera d'ailleurs beaucoup dans cette sélection.

Nous y incarnons le désormais bien connu Ethan Winters, à la recherche de sa femme disparue au fin fond de la Louisiane. Cette recherche l'emmènera dans la résidence de la famille Baker, qui ne semble pas avoir toute sa tête. Tout au long de l'histoire, une nouvelle arme bactériologique apportera une menace constante sous la forme d'horribles créatures fongiques. Sans trop en divulgâcher, cette nouvelle menace affectera de nombreux protagonistes des mésaventures d'Ethan.

Si l'histoire rappelle forcément un peu les anciens opus de la saga Resident Evil, celui-ci se démarque bien entendu par une nouvelle perspective de la peur, cette fois à la première personne. En résulte ainsi une immersion jamais vue dans la franchise, et une exploitation très ingénieuse de celle-ci pour distiller l'horreur. Le résultat se montre d'ailleurs particulièrement convaincant en réalité virtuelle !

Après un Resident Evil Village plus porté sur l'action et moins sur l'horreur, il reste pour l'instant encore un épisode qui utilisera cette vue à la première personne. Espérons que Capcom saura revoir sa formule pour nous proposer un titre à la hauteur de l'excellent Resident Evil 7, qui se place d'ailleurs aujourd'hui comme l'un des titres les plus horrifiques de toute la licence.

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The Evil Within 2 : l'effrayant retour de Shinji Mikami

The Evil Within 2
  • Un aspect horrifique digne des œuvres de Shinji Mikami
  • L'image et le son savamment utilisés pour distiller la peur
  • Un gameplay convaincant
Alors que Resident Evil prenait le parti de l'horreur à la première personne, son créateur original Shinji Mikami est retourné à ses premiers amours avec The Evil Within. Le second opus se veut encore plus abouti dans ce qu'il propose, et notamment dans l'aspect horrifique d'une franchise qui se montre en tous points excellente sur ce plan.

Le Mal en chacun de nous

Nous parlions justement de Shinji Mikami et il nous semblait impensable de ne pas faire figurer dans notre sélection sa nouvelle production : The Evil Within. Cette fois aux commandes de son propre studio Tango Gameworks et épaulé par Bethesda, le maître de l'horreur nous proposait un premier opus particulièrement convaincant en 2014. Une époque où Resident Evil se portait justement mal avec des titres bien trop orientés action. En 2017, le monsieur enfonçait le clou dans le cercueil avec The Evil Within 2.

Nous y retrouvons le policier Sebastian Castellanos, trois ans après les événements du premier opus. Hanté par les horreurs auxquelles il a été confronté dans l'asile Beacon et par (attention spoiler) la mort de sa fille, il tente de noyer sa douleur dans la boisson. Ses vieux démons finiront par le rattraper alors qu'il apprend que sa fille est en réalité toujours vivante. Lancé à sa recherche, Sebastian devra affronter de nouvelles horreurs dans la ville d'Union.

Comme dans un certain Silent Hill, celle-ci est plongée dans une atmosphère terrifiante où tous les habitants ont été soit tués, soit transformés en monstres. L'occasion de confronter Sebastian et le joueur à d'autres diableries dont Shinji Mikami a le secret. Tout ceci avec un véritable talent d'équilibriste, sachant avec brio saupoudrer l'horreur de moments plus calmes pour laisser respirer sa victime avant de la faire à nouveau bondir de terreur.

Le titre était propulsé par le moteur id Tech 5 des maîtres de l'optimisation id Software, afin de proposer une expérience visuelle et sonore à la hauteur de ses ambitions. Une superbe plongée dans l'horreur à la troisième personne, disposant par ailleurs d'un gameplay particulièrement bien articulé.

Là où le titre a malheureusement pêché, c'est dans une histoire relativement capillotractée et des personnages peu convaincants. À tel point qu'un troisième opus est à l'heure actuelle incertain, même si nous sommes convaincus que Shinji Mikami a encore bien des horreurs en réserve pour une suite.

Dead Space 2 : dans l'Espace, personne ne vous entendra hurler

Dead Space 2
  • Plus grand, plus épique et plus horrifique que son aîné
  • Un gameplay amélioré faisant la part belle à la télékinésie
  • Une histoire qui gagne en profondeur et en terreur
Trois ans après le délicieusement effrayant Dead Space premier du nom, Visceral Games revient plus grand et plus fort avec Dead Space 2, qui se veut le meilleur épisode de la franchise. Plus épique, plus horrifique et mieux abouti, cette aventure d'Isaac Clarke est encore aujourd'hui un monument des jeux d'horreur.

Une licence Monolithique

En 2008, Visceral Games, épaulé par Electronic Arts, créait une horrible surprise avec Dead Space. Celui-ci transportait l'horreur dans l'espace avec une maîtrise déconcertante et des idées de gameplay venant radicalement bouleverser les codes du genre Survival-Horror. Trois ans plus tard, le studio revenait plus fort encore avec un Dead Space 2 qui, encore aujourd'hui, figure parmi les ténors du genre Survival-Horror.

Nous y retrouvons le bien connu Isaac Clarke, ingénieur de son état, absolument traumatisé par les événements ayant eu lieu sur le vaisseau Ishimura. À tel point qu'il se retrouve au début du second opus dans un asile sur Titan, une station entourant la plus large lune de Saturne. Les nouvelles mésaventures d'Isaac démarrent ainsi sur les chapeaux de roue alors que les Necromorphs, les horribles monstres de la licence, ont visiblement envahi la station.

Le décor est ainsi planté pour une course infernale contre la mort, faisant la part belle à la découpe de membres de monstres, à l'utilisation de la télékinésie, et à d'impressionnants moments en gravité zéro. Plus mature que son aîné, Dead Space 2 brille dans absolument tout ce qu'il entreprend avec de nombreux passages mémorables de tension, dans une histoire qui gagne en profondeur et en terreur.

Visuellement parlant, ce nouvel épisode se montrait superbe pour l'époque, avec une habile utilisation des jeux d'ombre et de lumière. Là où cette franchise a également toujours excellé, c'est par son impressionnant sound design. Même lorsque tout semble calme, on ne peut s'empêcher de sursauter en entendant un hurlement au loin ou au moindre bruit venant rompre le pesant silence au sein de la station.

Malheureusement, difficile d'en dire autant pour Dead Space 3, qui s'est montré beaucoup trop orienté action. L'aspect horrifique a également été supplanté par un mode de jeu en coopération, venant ainsi nullifier le sentiment de solitude des deux épisodes précédents. Toutefois, Dead Space n'a pas encore fini de nous faire peur dans l'espace, puisqu'un remake est attendu en 2022.

Alien Isolation : le terrifiant et mortel passager

Alien: Isolation
  • L'ambiance du premier film Alien génialement retranscrite
  • Un Alien terriblement intelligent mettant une pression constante
  • De nombreuses manières de confondre l'Alien
Jusqu'alors cantonnée aux jeux d'action un brin effrayants, la franchise vidéoludique Alien envahit un nouveau territoire avec Isolation, courtoisie, et c'est d'autant plus surprenant, de The Creative Assembly. Le studio britannique à l'origine des Total War signe ici un vibrant hommage au premier film Alien et propose une expérience horrifique tout bonnement monumentale.

Du jeu de stratégie à l'horreur, il n'y a qu'un Alien

Restons encore un peu dans l'espace avec un titre surprenant à plus d'un titre sorti en 2014. D'une part car il était développé par The Creative Assembly, le studio jusqu'alors connu pour sa cultissime franchise Total War, et d'autre part car il s'agit d'un jeu Alien. Une franchise vidéoludique qui a eu des hauts et des très bas, et habituellement plus orientée jeux d'action. Et contre toute attente, le résultat s'est élevé au rang de chef d'œuvre du Survival-Horror.

Nous y incarnons Amanda Ripley, fille de l'iconique Ellen Ripley campée dans les films par Sigourney Weaver. L'histoire se situe en 2137, soit quinze ans après les événements du monumental premier film Alien sorti en 1979. Apprenant que le journal de vol du Nostromo a été récupéré par le vaisseau Anesidora, Amanda part en quête de réponses concernant la disparition de sa mère. Une quête qui va la plonger en enfer, alors qu'un passager xénomorphe indésirable sème la terreur à bord.

Alien: Isolation est donc un vibrant hommage à la première personne du premier film iconique de la franchise qui en reprend les codes à la perfection, le tout avec des graphismes proprement superbes pour l'époque. Nous y retrouvons en effet l'architecture rétrofuturiste iconique de la licence et des gadgets et équipements désormais bien connus comme le détecteur de mouvements ou le lance-flammes. Des outils parmi tant d'autres qui ne seront pas de trop pour échapper à l'implacable Alien. Celui-ci nous pourchassera sans relâche jusqu'aux confins du vaisseau et chaque rencontre avec lui pourra s'avérer mortelle.

Heureusement, Amanda n'est pas dénuée de ressources. Outre une forme athlétique et une certaine ingéniosité, elle devra faire preuve de discrétion et de réflexion pour avancer au sein de l'Anesidora. L'Alien ne sera d'ailleurs pas la seule menace à bord, le vaisseau étant habité par de nombreux humains et androïdes hostiles. Il faudra d'ailleurs parfois se faire violence et se servir de ces derniers pour appâter l'Alien afin de progresser.

Vous l'aurez donc compris, The Creative Assembly signe ici un véritable chef d'œuvre du genre Survival-Horror, qui plus est en utilisant avec brio la franchise Alien. Rarement égalé depuis, Alien: Isolation ne pourra être détrôné dans sa catégorie que par un second opus, dont l'avenir est très incertain. Le studio britannique travaille en effet actuellement sur Total War: Warhammer III et un shooter toujours dans l'espace, mais à l'ambiance radicalement différente.

Amnesia The Dark Descent : descente dans la folie

Amnesia: The Dark Descent
  • Une terrifiante plongée dans la folie
  • Des passages tout bonnement mémorables
  • Un personnage affreusement fragile
Produit torturé du studio indépendant Frictional Games, Amnesia: The Dark Descent figure encore aujourd'hui parmi les monuments de l'horreur. Doté d'une ambiance unique et d'un gameplay à la première personne nous rendant particulièrement fragile, ce titre vous plongera vous et votre personnage dans une angoisse et une folie allant crescendo au fil de la progression.

Une histoire d'amnésie terrifiante

Changement radical d'ambiance, mais toujours dans l'horreur, avec Amnesia: The Dark Descent. Développé par le studio indépendant Frictional Games et sorti sur de multiples plateformes, ce titre nous offrait une descente particulièrement réussie dans la peur et la folie. Un véritable monument du genre Survival-Horror, puisqu'il a fait l'objet de nombreuses suites et même d'une série d'ouvrages.

Se déroulant en l'an de grâce 1839, nous y incarnons Daniel, un jeune homme se réveillant au sein d'un lugubre château prussien. En explorant les vides et sombres couloirs, il tombe rapidement sur quelques ressources, une salutaire lampe à huile et une mystérieuse note adressée… à lui-même. Celle-ci lui indique qu'il a délibérément effacé sa propre mémoire et qu'il est poursuivi par une mystérieuse ombre.

S'en suit un périple à la première personne pour recouvrer la mémoire et pour descendre dans la folie la plus pure. Le château est en effet habité par bien des horreurs qui, si notre regard se perd trop longtemps dans leur macabre contemplation, finiront par littéralement rendre fou notre personnage. Ceci se traduira par une vision troublée et, fatalement, par la mort. Outre cette jauge de folie, une plus classique jauge de santé est de la partie lorsque notre personnage est physiquement attaqué par les monstruosités résidant au sein du château hanté.

Amnesia: The Dark Descent se démarquait également de ses contemporains en nous plaçant dans la peau d'un personnage affreusement fragile. Incapable de se battre, la seule manière d'échapper à ses poursuivants est de se cacher afin de se faire oublier. Une tension constante est donc posée sur les épaules du joueur, transcendée par certains passages que même une potion d'amnésie ne saurait effacer.

Si Frictional Games a fait du chemin dans l'horreur depuis, le tout récent Amnesia: Rebirth a de son côté peiné à convaincre, reprenant à outrance les codes initiés par Dark Descent. Toutefois, le studio indépendant s'est fendu d'un autre titre particulièrement réussi, et cela tombe bien puisque c'est le prochain titre que nous abordons dans cette sélection.

SOMA : plongée dans l'horreur sous-marine

SOMA
  • Une excellente ambiance sous-marine jusqu'alors inexplorée dans le genre
  • Une histoire qui nous maintient sous pression
  • Un terrifiant sentiment d'impuissance
Après la série Amnesia, Frictional Games nous offre une frayeur d'un tout nouveau genre, cette fois sous l'eau. SOMA reprend ainsi tout ce qui a fait le sel horrifique des précédents titres du studio et distille cela dans une ambiance encore plus claustrophobique et étouffante. Sous l'eau dans votre scaphandre, personne ne vous entendra crier !

Un univers aquatique étouffant

Non seulement Frictional Games avait à cœur de renouveler sa formule d'horreur, mais le studio indépendant avait aussi envie de changer d'air… pour ainsi dire. Après avoir écumé de nombreux aspects de la peur en surface, SOMA nous donne rendez-vous en 2015 sous la mer, dans une aventure suffocante qui n'est pas sans rappeler les prémices du jeu précédent.

Le début du jeu nous met dans la peau de Simon Jarett, victime d'un terrible accident de voiture le laissant avec d'importantes lésions cérébrales. Nous nous retrouvons donc dans son appartement avant qu'il soit invité à un scan expérimental du cerveau. Durant l'opération, celui-ci perd momentanément conscience et se retrouve… dans la station PATHOS-II, une centrale géothermique. Commence alors une plongée littérale dans l'horreur.

Non seulement Simon a semble-t-il voyagé dans l'espace, mais également dans le temps, puisque l'on apprend rapidement que ce qui pourrait s'apparenter à une hallucination nous a transporté en 2104. Soit un an après qu'une comète ait entièrement ravagé la surface de la Terre. Simon est ainsi l'un des rares membres de l'espèce humaine encore vivant. Il fera la rencontre d'effrayantes machines se pensant humaines et devenues folles.

À l'instar d'Amnesia: The Dark Descent, SOMA nous plonge dans une angoissante solitude à la première personne en nous faisant incarner un personnage complètement déboussolé et incapable de se battre. La seule réponse face à une menace est donc de fuir. Se déroulant dans un univers sous-marin, ceci s'avèrera parfois difficile et la pression du manque d'oxygène viendra accentuer ces moments de terreur.

Un excellent titre horrifique en somme, qui prend le risque de nous emmener dans des eaux encore relativement inconnues dans le genre. Il s'agira cependant d'une expérience unique de la part de Frictional Games, qui est ensuite revenu à ses premiers amours avec d'autres titres dans l'univers Amnesia.

Outlast : la terreur caméra au poing

Outlast
  • Une ambiance terriblement glauque et pesante
  • La caméra comme seul moyen de voir dans l'obscurité
  • Une mise sous pression constante
Autre perle indépendante du jeu d'horreur : Outlast, développé par Red Barrels. À l'instar d'Amnesia ou SOMA, ce titre vous propose d'incarner un personnage particulièrement fragile, dans un style rappelant la série de films d'horreur [REC]. Muni de votre seul caméra, oserez-vous affronter les horreurs qui vous attendent pour décrocher un scoop… ou votre mâchoire à force de hurler ?

[REC] en jeu vidéo dans un asile

Pour rester dans le thème des personnages impuissants, voici un autre excellent titre dans le genre, courtoisie du studio indépendant Red Barrels. Outlast, sorti en 2013, se démarque encore davantage de ses pairs en tirant son inspiration de classiques du film d'horreur comme Blair Witch Project ou [REC]. Notre seule arme dans cette terrifiante enquête n'est en effet nulle autre qu'une caméra qui sera autant salutaire qu'elle nous plongera dans une horreur particulièrement immersive.

Certains journalistes freelance ont vraiment la vie dure pour gagner leur croûte. C'est notamment le cas de Miles Upshur, qui reçoit un e-mail anonyme l'informant que d'horribles expériences sont conduites dans un asile avoisinant abritant la tristement célèbre Fondation Murkoff. Flairant le scoop qui pourrait lui rapporter gros, notre intrépide journaliste s'arme de sa fidèle caméra pour mener l'enquête. Sans avoir conscience de l'horreur qu'il allait vivre.

Il fait ses premiers pas vers l'entrée de l'asile dans une ambiance terrifiante qui se pose d'emblée de manière fracassante. Parvenant à entrer dans le bâtiment et après avoir été témoin de véritables scènes de massacres, il se retrouve assailli par un homme à l'apparence monstrueuse qui le bat jusqu'à l'inconscience. Se réveillant toujours équipé de sa caméra, Miles n'a plus qu'un seul désir : sortir vivant de cet enfer. Le décor est donc planté pour une aventure à la première personne absolument terrifiante qui ne laissera personne indemne.

Et c'est là que le génie de Red Barrels prend tout son sens. L'asile est donc habité par des patients devenus fous et monstrueux, et notre pauvre journaliste se retrouve souvent plongé dans une angoissante obscurité avec des détraqués aux trousses. La seule manière de percer les ténèbres est au-travers de la vision infrarouge de sa caméra. L'occasion d'être témoin de bons jumpscares des familles et d'avoir de violentes sueurs froides lorsque la batterie tombe à plat.

Quatre ans plus tard, Outlast a écopé d'une suite reprenant les codes d'excellence instaurés par le premier opus, et Red Barrels s'apprête à nous faire replonger dans l'horreur. Nous avons en effet appris durant la Gamescom 2021 que le studio indépendant envisage de nous faire peur à plusieurs avec Outlast Trials. La Fondation Murkoff veut encore utiliser les joueuses et joueurs comme des cobayes dans de nouvelles expériences inhumaines en coopération. Ne soyez donc pas étonnés si vous vous retrouvez kidnappés en 2022, année durant laquelle le titre est attendu.

Phasmophobia : se faire peur entre amis enquêteurs

Phasmophobia
  • Un gameplay coopératif très original
  • Des situations et décors terrifiants de variété
  • Un titre en constante évolution
Véritable perle indépendante développée originellement par une seule personne, Phasmophobia est un jeu d'horreur unique en son genre, même si encore en accès anticipé. Embarquez pour une chasse aux esprits seul ou avec des amis et tâchez de déceler quel genre de créature réside dans des environnements variés grâce à différents outils. Mais prenez garde, il se pourrait que vous n'en repartiez pas vivants.

Chasseurs de fantômes prend un tournant terrifiant

Pour rester sur le thème des enquêtes horrifiques, nous vous proposons de faire cela à plusieurs avec l'excellent Phasmophobia. À l'origine développé par une seule personne, ce titre a fait une entrée très remarquée en accès anticipé l'année dernière et ne cesse de s'améliorer depuis. Et pour cause, son gameplay particulièrement innovant nous permet d'une façon rarement vue jusqu'alors d'interagir avec l'horreur.

Si Phasmophobia ne propose pas d'histoire à proprement parler, il nous place dans la peau d'enquêteurs spécialisés dans le paranormal, le tout encore une fois à la première personne. Il est ainsi possible de mener son investigation avec jusqu'à trois amis, dans un système qui rappelle à s'y méprendre PayDay. En effet, chaque partie commence dans une pièce nous permettant d'acheter de l'équipement contre l'argent durement gagné suite à la précédente enquête, puis de choisir notre prochaine destination.

Selon la difficulté de l'enquête, Phasmophobia nous emmènera dans des endroits de plus en plus vastes et angoissants, mais de plus en plus variés au fil du développement. Depuis notre van, nous devons nous armer du bon équipement pour bien savoir face à quel esprit nous avons à faire. De l'équipement comme une planche de ouija, nous permettant de littéralement communiquer avec l'esprit pour en connaître la nature.

Il existe ainsi pour chaque esprit différentes manières de les dissocier, comme par exemple en prenant une photo, en analysant le lieu hanté, et autres. Seul le chat vocal de proximité (sauf si vous trichez en jouant sur Discord ou TeamSpeak, mais nous vous le déconseillons pour une meilleure immersion) permettra d'interagir avec ses amis enquêteurs. Et si tout à coup le silence radio se fait… il est probable que l'esprit ait fait une autre victime. Tous ces éléments génialement imbriqués font ainsi le sel de cet excellent titre indépendant qui permet véritablement de se faire peur entre amis.

Encore en accès anticipé, Phasmophobia continue de se peaufiner avec le temps en recevant des mises à jour régulières venant ajouter de nouveaux types d'esprit et environnements. Encore sujet à quelques bugs, nul doute que la version finale se placera toutefois comme un monument innovant du jeu d'horreur.

Visage : entre réalisme et paranormal

Visage
  • Un titre mêlant habilement réalisme et paranormal
  • Différents chapitres offrant chacun une histoire différente
  • Visuellement très réussi
Autre excellent jeu d'horreur indépendant, Visage vous emmène dans un voyage aussi étrange qu'horrifique dans une maison en constante évolution, dans laquelle vous devrez apprendre à en connaître les précédents résidents. Largement inspiré de P.T. et Amnesia, ce titre à la première personne promet de belles frayeurs qui risquent de vous plonger dans la folie.

L'horreur a un Visage

Restons encore un peu à la frontière du réel et du paranormal avec Visage, un autre titre indépendant développé par SadSquare Studio et sorti, comble du hasard, la veille d'Halloween 2020. S'inspirant grandement de P.T., un projet d'horreur malheureusement annulé, ce titre une fois encore à la première personne kickstarté en 2016 propose un gameplay qui n'est pas également sans rappeler un certain Amnesia: The Dark Descent.

Visage nous fait voyager dans les années 80 et s'ouvre avec un certain Dwayne Anderson alors que celui-ci abat sa femme et ses deux enfants avant de se suicider. Mais il semblerait qu'il ne soit pas au bout de ses tourments, puisqu'il se réveille dans une pièce vide couverte de sang, trois semaines après ses méfaits. Commencent alors à se jouer devant ses yeux des événements paranormaux alors qu'il essaye de fuir ce macabre endroit.

Le décor est ainsi planté pour une aventure qui nous fera vivre différentes formes d'horreur, le tout dans un style graphique terriblement réussi. Visage fait donc la part belle aux environnements semi-ouverts pouvant librement être parcourus, avec à chaque tournant la possibilité d'assister à de nouvelles scènes paranormales terrifiantes.

Reprenant de nombreuses mécanique d'Amnesia: The Dark Descent, la santé mentale de notre personnage viendra ainsi flancher à chaque nouveau traumatisme. Plus sa folie évolue, plus dangereux encore seront les événements paranormaux autour de lui. Celui-ci sera ainsi confronté à des esprits et démons qui le tueront instantanément s'ils le touchent. La pression et le sentiment d'impuissance sont donc constants et ne laisseront aucun répit.

Après quatre ans de développement, Visage s'élève donc comme un magistral jeu d'horreur. Si pour l'heure SadSquare Studio ne semble pas avoir de projet en vue, nul doute que sa précédente réussite motivera le studio indépendant à proposer une nouvelle expérience paranormale à l'avenir.

Layers of Fear : le chef d'œuvre horrifique de Bloober Team

Layers of Fear
  • Une terrifiante ambiance victorienne
  • Un titre faisant la part belle aux énigmes
  • Plusieurs fins en fonction des choix du joueur
Avant The Medium, le talentueux studio polonais Bloober Team nous avait offert un autre jeu d'horreur psychologique avec le terrifiant Layers of Fear. Comme son nom le suggère, l'artiste peintre que nous incarnons à la première personne va passer par plusieurs couches d'épouvante dans sa quête pour compléter son chef d'œuvre. Comment son histoire va se terminer ne dépend que de vos propres coups de pinceau.

Quelle couleur a la peur ?

Pour clore cette sélection des meilleurs jeux d'horreur de la décennie, laissez-nous vous peindre la réussite d'un certain studio polonais répondant au nom de Bloober Team. Véritable spécialiste de l'horreur psychologique qui a écopé de la récente et intrigante exclusivité Microsoft The Medium, il a d'abord fait ses armes sur des titres comme Layers of Fear. Sorti en 2016, celui-ci s'élève encore comme ce que l'on pourrait appeler un chef d'œuvre de l'horreur.

Layers of Fear nous place via une vue à la première personne dans la peau d'un artiste psychologiquement atteint dans les années 1920 aux Etats-Unis. Souhaitant peindre un véritable chef d'œuvre, il se rend dans un manoir victorien qui lui sert de logis en quête d'inspiration. Cela passera par de nombreux puzzles au sein d'un manoir qui changera radicalement au fil de la progression.

En effet, au fur et à mesure que nous avançons dans la peinture du tableau, des bribes de son passé viendront assaillir notre personnage. Et avec elles les tourments d'un homme qui a doucement mais sûrement sombré dans la folie par ses propres méfaits. Sans trop en divulgâcher, Layers of Fear aborde des thèmes très sombres comme la violence conjugale ou l'alcoolisme.

Ceci sert cependant horriblement bien le propos du titre de Bloober Team d'une manière rarement vue dans un jeu d'horreur, qui lui fait amplement mériter sa place dans notre sélection. Le jeu offre aussi aux joueuses et joueurs une certaine influence dans la manière dont l'histoire va se terminer. Plusieurs fins sont ainsi accessibles en fonction de vos actions, un élément également assez rare dans le genre. En 2019, le titre a par ailleurs eu droit à une version VR qui vient rendre l'expérience horrifique d'autant plus immersive.

Après le premier Layers of Fear, Bloober Team a rempilé pour un second épisode, puis enchaîné avec une adaptation vidéoludique de Blair Witch Project. Plus récemment, l'équipe polonaise s'est fendue d'un solide succès commercial avec The Medium, qui s'inspire à s'y méprendre de Silent Hill. À tel point que le jeune studio s'est attiré les faveurs de Konami pour « créer du contenu de qualité ». L'impensable serait-il donc possible et aurons-nous enfin droit au retour de Silent Hill ? Il faudra faire preuve d'un peu de patience dans l'obscurité avant d'en avoir le cœur net.

Le cauchemar est enfin terminé ?

Ainsi se termine notre sélection des meilleurs jeux d'horreur de cette dernière décennie. Bien entendu, il s'agit d'une modeste et suggestive liste parmi de nombreux autres titres exceptionnels. Mais force est de constater que le genre a encore de beaux jours devant lui, et il se pourrait même que des seigneurs en leur domaine fassent un retour remarqué à l'avenir.

Nous attendrons donc patiemment pour voir ce que l'horreur vidéoludique nous réserve, cachés tout tremblant à l'abri sous notre bureau, avec pour seule compagnie la lumière vacillante d'une lampe torche. En espérant que ce qui se tapit dans l'ombre ne nous remarque pas.

Modifié le 07 novembre 2021 à 09h22

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