Pokémon "traduisez-les tous" : les secrets des 151 noms francisés

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Pokémon "traduisez-les tous" : les secrets des 151 noms francisés

JVFR
© Nintendo

Petite(s) histoire(s) de la traduction des innombrables bestioles qui ont peuplé Pokémon Bleu et Rouge en 1996 à sa sortie du Gameboy.

Il y a quelques années, Camille Gévaudan, journaliste à Libération, s'est entretenue avec Julien Bardakoff. Autrefois employé par Nintendo, ce traducteur français avait notamment eu à charge la franchise Pokémon. C'est ainsi qu'en 1996, à la sortie de Pokémon Bleu et Rouge sur Gameboy, il s'est occupé de la traduction des noms des nombreuses créatures.

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Beaucoup de jeux de mots intraduisibles

L'article de Camille Gévaudan est une mine d'anecdotes pour quiconque s'intéresse un tant soit peu aux jeux vidéo. On y apprend par exemple qu'à l'origine, Nintendo n'avait pas dans l'idée de traduire l'intégralité des 151 créatures du jeu : « Ça leur semblait trop compliqué de déposer en tant que marques tous ces mots dans plusieurs langues. »

Julien Bardakoff explique cependant que les Français ont longuement insisté sur le caractère « indispensable » de l'entreprise et ont finalement obtenu gain de cause… à une exception près. Pikachu devait bien sûr rester Pikachu. Chez Nintendo, on ne touche pas au nom des mascottes qui doivent être internationalement reconnues.

Pour toutes les autres bestioles, depuis les Carapuce et autres Salamèche jusqu'aux Nidoking, Otaria en passant par les Soporifik, Crustabri ou Ronflex, c'est une histoire différente à chaque fois pour proposer un jeu de mots (comme c'est le cas en japonais), mais sans trop s'éloigner du sens des créatures dans la langue originale.

Source : Libération

Modifié le 06 novembre 2021 à 10h06

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