Top 10 des meilleurs jeux PS4 (2021)

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Top 10 des meilleurs jeux PS4 (2021)

Quel est le meilleur jeu PS4 ? Nous avons décidé de vous proposer une sélection regroupant, selon nous, les 10 meilleurs jeux PlayStation 4. Une sorte de « top 10 » si vous le préférez (ce n'est pas un gros mot), dans lequel nous vous présenterons les jeux qui nous ont tapé dans l'œil et que nous aimerions vous faire découvrir. Il s'agit évidemment d'un classement éminemment subjectif, qui n'a pas pour vocation de classer les jeux du meilleur au moins bon et qui évoluera au fil du temps, des sorties, et de nos envies.

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Classement des meilleures ventes de jeux vidéo PS4

A titre indicatif, voici le classement des meilleures ventes de jeux PS4 :

  1. Marvel's Spider-Man : 20 millions
  2. Grand Theft Auto V : 19,81 millions
  3. Uncharted 4: A Thief's End : 16,25 millions
  4. Call of Duty: Black Ops III : 15,09 millions
  5. Red Dead Redemption II : 13,94 millions
  6. Call of Duty: WWII : 13,57 millions
  7. God of War : 12 millions
  8. The Last of Us Remastered : 12 millions
  9. FIFA 18 : 11,8 millions
  10. FIFA 17 : 10,94 millions

Trêve de bavardage et place à notre sélection des 10 meilleurs jeux (selon nous) que vous pourrez découvrir sur PlayStation 4.

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1. God of War 4 : le meilleur jeux PS4 du moment

God of War 4
  • Techniquement éblouissant
  • La coopération Kratos/Atreus
  • Le système de combat très riche (et même un peu exigeant parfois)
  • Des quêtes annexes nombreuses, et souvent fabuleuses
  • Un jeu qui s'amuse à surprendre le joueur en permanence
  • La mise en scène
A l'instar d'un Resident Evil 4 en son temps, God of War PS4 parvient à conserver toute l'aura de la saga, tout en révolutionnant complètement son système de jeu et sa progression. Une prise de risque payante pour Santa Monica Studios, qui livre là une œuvre d'une densité impressionnante, élaborée avec soin et dotée d'une technique éblouissante, sur PS4 comme sur PS4 Pro. Un chef d'œuvre incontestable, avec un tandem Kratos/Atreus qui vous tiendra en haleine pendant près d'une trentaine d'heures, que vous soyez fan inconditionnel de la saga originale ou non.

C'est en 2005 que Sony nous a livré le premier épisode des aventures guerrières de Kratos. Après trois épisodes qui l'ont vu passer de « simple » Spartiate à dieu de la guerre du monde grec, prenant au passage le temps de faire subir toute sorte d'abomination au panthéon des divinités, le chauve le plus célèbre du jeu vidéo (avec ce bon Agent 47) a pris le temps de se reposer quelques années. C'est en 2018 qu'il a toutefois signé son grand retour pour le plus grand bonheur des fans de la série.

Pour les deux ou trois du fond qui ne suivraient pas, God of War est une série de beat them all mâtinée de hack and slash qui nous propulse bille en tête dans la Grèce antique, aux côtés des dieux et des créatures mythologiques qui peuplent cette époque fantasmée. Dans les sandalettes de Kratos, un guerrier d'élite entièrement dévoué à Arès, vous devrez démolir des dizaines, des centaines même, d'ennemis à grands coups de lame et autres tatanes dans la tronche, dans une mise en scène aussi sanglante que spectaculaire. Véritable réussite, la série a grandi au fil de ses épisodes pour devenir une licence riche, profonde, au scénario de plus en plus léché. Jusqu'à aboutir à un quatrième épisode qui tranche radicalement avec la formule habituelle, en nous emmenant faire un petit tour bien loin de la Grèce.

Un Kratos bien sous tous les Asgard

Cinq années après un troisième épisode qui avait déjà constitué une véritable torgnole en son temps, ce quatrième épisode sobrement intitulé God of War, s'en revient bousculer les codes de la série en nous livrant une nouvelle formule aussi inédite qu'intéressante. Si Kratos est toujours de la partie, crâne rutilant et barbe broussailleuse arborés fièrement, c'en est toutefois terminé de la Grèce. En effet, le Spartiate s'en est allé vivre du côté de la mythologie nordique. Et une fois encore, c'est dans une bien mauvaise passe que nous le retrouvons, puisqu'il vient tout juste de perdre sa femme et se retrouve seul avec Atreus, un fils pour qu'il est quasiment un inconnu.

C'est un Kratos vieilli, lassé par les batailles qu'il a menées que nous retrouvons dans ce moment de deuil. Et tout au long de l'histoire tissée par Santa Monica Studios, nous le verrons lutter pour surmonter cette période tragique et nouer, à défaut de renouer, des liens avec son fils. Une histoire riche, profonde et attachante qui est racontée sobrement, et sublimée par la performance des acteurs incarnant les différents personnages. Bien évidemment, tout ne se passera pas aussi bien que prévu et les dieux d'Asgard vont venir chercher des noises à notre héros, l'obligeant à ressortir les armes pour aller briser quelques mâchoires.

Et le moins que l'on puisse dire, c'est que cela marche toujours aussi bien. En jeu, Kratos est toujours aussi vivace et enchaîne les coups avec une rare fluidité. Équipé cette fois-ci d'une hache qu'il peut envoyer vers ses ennemis pour les congeler, le Spartiate virevolte sur le champ de bataille, supporté par les flèches d'Atreus dans une danse macabre absolument fascinante une fois que l'on a absorbé les tenants et les aboutissants du système. D'autant que cet épisode introduit une ribambelle d'équipements permettant de personnaliser son style de jeu en profondeur.

Si God of War 3, en son temps, avait déjà brisé les rétines de nombreux joueurs, ce n'est rien en comparaison de ce quatrième épisode qui tire pleinement parti des capacités de la PlayStation 4. Outre le travail effectué sur les personnages, leurs animations et leurs expressions faciales (grâce à la performance capture), c'est le travail effectué sur le monde qui impressionne. Au cours de l'aventure que vous pourrez vivre aux côtés de Kratos et Atreus, vous serez amené à visiter de nombreux mondes de la mythologie nordique, d'Asgard à Niflheim en passant par Midgard. Et chacun d'entre eux fait montre du savoir-faire du studio pour créer des paysages saisissants.

2. The Last of Us Part II : le chef-d'œuvre incontournable

The Last of Us Part II
  • Une suite qui ne gâche absolument rien
  • L'intelligence de son écriture
  • Le plus beau jeu de la PS4
  • Un gameplay amélioré juste comme il faut
  • La beauté d'un pari audacieux réussi
The Last of Us Part II n'enlève rien à la perfection de son aîné. Il ne rebat aucune carte. C'est un jeu qui ne gâche rien ; qui embellit tout et donne même davantage que ce à quoi on peut s'attendre.

Longtemps attendu comme le Messie, The Last of Us Part II a beaucoup divisé à sa sortie en juin 2020. Une fois de plus, Naughty Dog propose une aventure résolument mature qui aborde des thèmes de société délicats. Cette « seconde partie » fait également la part belle au sentiment de vengeance ainsi qu'à la violence.

Dès son annonce en décembre 2016, The Last of Us Part II a cristallisé les attentes les plus folles. Après avoir délaissé l'aventurier Nathan Drake, le studio californien a choisi de replonger les joueurs dans le monde post-apocalyptique si enivrant aperçu dans la premier opus. Sauf que la donne est différente car après la découverte du duo Joël/Ellie en 2013, Naughty Dog a décidé d'appuyer sur la jeune femme et sur un domaine bien particulier : la violence.

La PS4 à son zénith

Impossible de donner le synopsis du jeu sans spoiler. Ainsi, nous allons nous contenter de préciser que c'est Ellie qui tient le rôle principal de ce chef-d’œuvre. Tout d'abord, The Last of Us Part II inflige une claque mémorable avec sa modélisation des plus réalistes et ses détails absolument saisissants. Chaque animation est plus vraie que nature et les environnements semblent directement tirés des meilleurs films catastrophe. Le sentiment d'immersion s'en trouve décuplé et on se demande même comment Naughty Dog a pu tirer autant de puissance d'une simple PS4 âgée de 7 ans ! À l'heure actuelle, il est pratiquement impossible de trouver mieux sur le plan visuel.

Mais The Last of Us Part II ne se contente pas de sa plastique avantageuse et propose des combats viscéraux durant lesquels la moindre erreur peut être fatale. Les ennemis sont intelligents, les ressources limitées et les infectés redoutables. Il faut passer chaque décor au peigne fin pour y dénicher de précieuses ressources qui peuvent être salvatrices face aux situations les plus tendues. Difficile d'évoluer sereinement dans le monde impitoyable de The Last of Us.

Les joueurs ont rarement été confrontés à un jeu aussi prenant et violent sur console. Si l'histoire et certains sujets ont pu diviser la communauté, The Last of Us Part II n'en reste pas moins une œuvre majeure de la PS4. Malgré le contexte forcément fictif dans lequel Ellie évolue, le jeu se veut d'un réalisme encore jamais vu et parfois assez cru. Ce titre n'est pas à mettre entre toutes les mains mais les amateurs d'aventures matures seront dans leur élément !

3. Marvel's Spiderman : le meilleur jeu pour s'envoyer en l'air

Marvel's Spiderman
  • La technique générale, impressionnante
  • Les déplacements grisants entre les immeubles
  • Les animations de folie, les combats dynamiques
  • La VF, impeccable
Sur la forme, rien à redire, Insomniac Games livre ici un Marvel's Spider-Man impeccable d'un strict point de vue technique, avec des combats très nerveux, des animations à tomber à la renverse (littéralement), une mise en scène bien travaillée et même quelques moments de bravoure intense. Sur le fond en revanche, difficile de ne pas tiquer face à un jeu qui manque clairement de personnalité, avec de nombreuses inspirations (Batman, Assassin's Creed...), des missions annexes ultra-répétitives (et parfois sans grand intérêt), et surtout un sentiment de "déjà joué" qui perdure tout au long de l'aventure. Ne nous méprenons pas, Marvel's Spider-Man reste un très bon titre, qui procure une douzaine de très belles heures de jeu (voire plus si on veut boucler le titre à 100%), mais il ne faut pas s'attendre à une quelconque révolution vidéoludique...

Lorsque l'on parle d'adaptation de licence super héroïque en jeu vidéo, difficile de penser à autre chose qu'à l'excellent travail opéré par Rocksteady sur Batman. Il faut dire qu'avec Arkham Asylum et Arkham City, le studio avait frappé fort et réinventé un genre à lui tout seul. C'est sans aucun doute avec cette idée en tête qu'Insomniac Games, le studio derrière des titres comme Spyro ou Ratchet & Clank a décidé d'aborder le projet d'adaptation de Spider-Man sur PlayStation 4.

Projet né en 2014 de la collaboration entre Sony et Marvel, qui en ont confié la direction à Insomniac, ce Spider-Man s'émancipe du carcan de la franchise (ciné ou comics) pour proposer une aventure totalement inédite. Insomniac, à qui Marvel avait laissé carte blanche pour le choix du personnage, a donc décidé d'offrir une nouvelle aventure à Peter Parker, même si l'on retrouvera au sein du jeu de nombreuses références à la mythologie de Spidey, à ses proches et à ses ennemis bien sûr.

Viens donc chez Spidey

Jeu d'action à la troisième personne en monde ouvert, Marvel's Spider-Man nous emmène faire un tour dans une reconstitution saisissante de Manhattan et sa célèbre skyline, parmi laquelle il sera possible de virevolter librement dans le costume de l'homme-araignée. Une véritable réussite tant sur le plan graphique qu'au niveau du gameplay qui hisse les déplacements au rang d'art, d'une fluidité à toute épreuve. Pour ne rien gâcher, Insomniac nous livre ici une partition extrêmement solide du point de vue des combats avec un système fortement inspiré de celui des Batman de Rocksteady.

Côté histoire, rien à redire non plus tant le studio semble avoir bien fait ses devoirs. S'il ne casse pas non plus neuf pattes à une araignée, il n'en reste pas moins extrêmement plaisant à suivre. Jonglant entre les références à l'univers de Spider-Man et un contenu original, alternant entre gravité et légèreté, il offre quelques bons moments et des scènes particulièrement satisfaisantes pour les aficionados comme pour les autres.

Véritable star de ce jeu aux côtés du tisseur, Manhattan est une belle réussite et c'est tant mieux, car au cours de vos pérégrinations, vous serez amené à la visiter en long, en large et en travers. Entre reconstitution et réinvention pour les besoins de la licence, cette ville respire la vie et regorge d'activités à accomplir. La plupart vous permettront d'ailleurs de récolter de quoi améliorer votre avatar et ses capacités, récompensant ainsi toujours votre exploration.

4. Red Dead Redemption 2 : le meilleur jeu pour s'évader

Red Dead Redemption 2
  • L'écriture de Rockstar, toujours aussi prenante
  • Une véritable claque visuelle
  • Le rythme, lent, qui incite à prendre son temps
  • Une partition sonore irréprochable
  • Un monde cohérent, vivant et très immersif
  • Euh... on vous a dit que c'était somptueux ?

Alors que GTA V continue de se vendre par paquet entier près d'une décennie après sa sortie, Rockstar en est arrivé à un point où il est capable de faire ce que bon lui semble sans, que personne ne puisse lui dire quoi que ce soit. Adepte du « mon jeu sortira lorsqu'il sera prêt et pas avant », le développeur se cantonne à un panel de licence restreint, aux identités fortes, et des sorties plus rares encore. Autant dire que lorsque la suite de Red Dead Redemption a été annoncée, toute la sphère vidéoludique s'est levée comme un seul homme, impatient de mettre la main sur un titre attendu depuis bien des années.

Et c'est en fin d'année dernière, huit ans après la sortie du premier épisode, que Red Dead Redemption 2 est paru. Un titre gigantesque par son ambition, qui vient nous raconter les événements précédant les aventures de John Marston. Une époque où le fier bandit faisait encore partie de la bande de Dutch, aux côtés d'une bande de malfrats sympathiques. Et c'est cette fois-ci dans les bottes d'Arthur Morgan que l'on cavalera dans la pampa, accomplissant méfaits et bonnes actions au gré d'une histoire qui, si elle prend son temps, n'en demeure pas moins diablement bien écrite.

Un second épisode renversant

À l'instar du premier Red Dead Redemption, ce second épisode nous met aux commandes d'un hors-la-loi, un vrai, un dur. Un gars qui a baroudé pendant des années sous la houlette de Dutch VanDerLinde, un malfrat qui a roulé sa bosse et mène une petite troupe de bras cassés sur les routes, à la recherche de la fortune et d'un havre de paix hors d'un monde qui semble les pousser de plus en plus rapidement vers la sortie. C'est après un braquage raté, qui a coûté la vie à certains d'entre eux et les a mis sur le radar de la maréchaussée, que nous retrouvons d'ailleurs tout ce beau monde pour le début d'une aventure haute en couleur qui questionnera la loyauté d'Arthur et sa morale.

Au fil des chapitres, c'est une histoire incroyable, vivante, forte et riche en émotion que nous tisse Rockstar. Une histoire qui ne vous laissera pas indifférent une fois que vous l'aurez terminée et qui vous proposera des moments qui resteront gravés au fer rouge dans votre mémoire. Au-delà du scénario, c'est le monde dépeint par ce titre qui arrivera à se frayer une place jusqu'aux tréfonds de votre cervelle. Les artistes du studio ont accompli un travail incroyable pour proposer le cadre grandiose qui accueille cet opus. La nature y est vivace, luxuriante et on sera tenté à de nombreuses reprises de poser la manette au gré de nos déplacements, simplement pour admirer tel ou tel panorama lors d'un lever ou d'un coucher de soleil. Ou admirer le reflet de la Lune sur une étendue d'eau.

Au-delà de cette beauté plastique, Red Dead Redemption 2, c'est aussi un gameplay particulier. Rigide diront certains, qui accumule les commandes pour réaliser chaque action et insiste sur la lourdeur de l'avatar. Chaque pression de touche est ici significative, porteuse de sens, comme pour souligner le réalisme des actions effectuées. Et on ne va pas se mentir, cela a de quoi rebuter les joueurs habitués aux gameplay nerveux qui sont la norme actuellement.

5. Uncharted 4 : A Thief's End, le meilleur jeu d'aventure

Uncharted 4 : A Thief's End
  • Graphiquement incroyable
  • Une écriture toujours aussi bonne
  • Quelques séquences et paysages inoubliables
Amateurs de belles et grandes aventures, arrêtez-vous là, car Uncharted 4 est indéniablement le jeu que vous cherchez. Véritable réussite, qui nous conte une histoire fort sympathique avec ce qu'il faut pour clôturer une histoire s'étalant sur presque dix ans, il se paie en sus le luxe d'être l'un des jeux les plus aboutis qui soit sur le plan visuel. À tel point que de nombreux paysages, une fois la manette reposée, continueront de hanter vos nuits.

Après trois épisodes et cinq ans d'absence, Uncharted 4 est arrivé sur nos consoles en 2016 avec un ton un peu différent, comme pour marquer un peu plus l'évolution du personnage, et celle de la série. Il faut dire que cet opus nous présente un Nathan Drake rangé, heureux en mariage, qui a laissé derrière lui ses années de baroudeur. Enfin, jusqu'à ce que son frère, qu'il croyait décédé, ne débarque pour lui proposer une affaire en or : retrouver le trésor du légendaire pirate Henry Avery. De quoi remettre notre aventurier en selle pour une dernière et grandiose aventure.

Une fin en apothéose

S'il est une chose qui marque dès les premières secondes de cet Uncharted 4, c'est bien que Naughty Dog n'a rien perdu de son talent pour conter des histoires, pas plus pour créer des paysages qui marquent les esprits. Si les précédents volets proposaient déjà des visuels somptueux, avec des séquences marquantes, ce dernier épisode pousse le curseur à onze grâce à la maestria des équipes du studio. Une nouvelle fois, notre aventurier parcourra le monde par monts et par vaux, de l'Italie à Madagascar en passant par l'Écosse. Et à chaque fois, vous pourrez découvrir des paysages à couper le souffle, surtout lorsque vous aborderez la ville de Libertalia, abandonnée et envahie par la jungle.

Cette nouvelle aventure de Nathan Drake se démarque un tantinet des précédents épisodes en nous proposant moins d'action incongrue et un peu plus de puzzle. Une évolution bienvenue qui nous permet d'apprécier pleinement non seulement le travail effectué sur les décors, mais aussi le travail d'écriture réalisé par le studio. Nathan est en effet accompagné en permanence par son frère, ce qui donne lieu à de savoureux échanges, qui permettent d'apprécier l'évolution du personnage.

Toujours aussi solide dans sa narration ou son gameplay, cet Uncharted 4 représente la quintessence d'une série qui n'a plus rien à prouver et propose une fin à l'arc narratif de son personnage. Une fin très réussie au passage, qui permet de dire au revoir à Nathan et sa bande sans aucun regret. Enfin presque, car le jeu s'est doté d'un contenu additionnel stand alone, The Lost Legacy, qui met en scène un duo de figures connues : Nadine Ross et Chloé Fazer, dans une aventure toute aussi réjouissante.

6. Death Stranding : le meilleur jeu d'action

Death Stranding
  • Une expérience inoubliable
  • Scénario complexe mais généreux en explications
  • Les innombrables degrés de lecture
  • Tout l'aspect communautaire
  • Visuellement irréprochable
Clivant, révolutionnaire, ennuyeux. Il serait possible de conclure ce test de Death Stranding par une litanie d'adjectifs contradictoires tant l'expérience aujourd'hui offerte par Kojima Production ne ressemble à aucune autre.

Après sa séparation houleuse avec Konami, Hideo Kojima s'est associé à Sony Interactive Entertainment dans le but de produire une toute nouvelle licence. Annoncé à l'E3 2016, Death Stranding aura attendu seulement trois années avant de débarquer sur nos PS4. Avec sa communication savamment orchestrée et volontairement obscure, le jeu s'est taillé une réputation avant même sa sortie. Ce qui est certain, c'est qu'il ne peut pas laisser indifférent. Voilà pourquoi il se trouve dans notre sélection des meilleurs jeux PS4.

Le genre de Death Stranding est resté un mystère jusqu'au lancement en novembre 2019. La seule chose que nous n'ignorions pas était le casting cinq étoiles qui s'est rassemblé autour de Kojima. C'est donc Norman Reedus qui se charge d'incarner Sam Porter Bridges, le personnage principal de cette épopée. D'autres grands noms du septième art figurent au générique comme Léa Seydoux, Guillermo del Toro ou encore Mads Mikkelsen. Mais ce n'est pas avec une partie du gratin d'Hollywood qu'on réalise forcément un bon jeu. Pourtant, ces têtes d'affiche ont porté le projet pendant plus de trois ans jusqu'à sa sortie. Et il est clair que Death Stranding est une œuvre très singulière.

Entre mystère et génie

Tout commence par un contexte post-apocalyptique mainte fois utilisé et une civilisation terrestre en décrépitude. Les villes ne communiquent plus entre elles et c'est ce cher Sam qui devra reconnecter la société afin de reconstruire les États-Unis. Bien entendu, rien n'est simple dans ce monde imaginé par le créateur de Metal Gear. Des entités noirâtres arpentent ces terres dévastées et n'hésitent pas à capturer les vivants pour les traîner vers l'inconnu. Kojima oblige, le scénario profite d'une multitude de rebondissements au fil des heures. Les apparences sont souvent trompeuses et plusieurs degrés de lecture sont palpables dans le récit. Malgré l'apocalypse, Sam ne passe pas son temps à se battre avec un arsenal militaire mais fait plutôt office de coursier qui doit planifier avec minutie chacune de ses excursions.

Si la violence est loin d'être absente, Death Stranding ne tombe pas dans les codes habituels des TPS à gros budget. Sam marche inlassablement vers un objectif bien précis tout en reconnectant des zones au réseau. Si ce but peut sembler anodin, il prend pourtant totalement son sens dans la dimension multijoueur de l'exclusivité (temporaire) PS4. En effet, une fois la zone reliée à ce fameux réseau, les constructions des autres joueurs peuvent apparaître sur la carte. S'il est impossible de croiser d'autres personnes sur la carte, ces routes, échelles et autres objets facilitent grandement la progression. Car oui, la reconnexion n'est pas un simple élément scénaristique mais bien un pan entier du gameplay. Il est même possible de laisser un petit "j'aime" sur l'édifice d'un autre joueur.

Nous allons nous aussi rester évasifs sur les tenants et aboutissants de Death Stranding. Avec son rythme assez lent, son aspect gestion un peu archaïque en ce qui concerne l'inventaire et ses environnements logiquement vides, le titre ne plaira pas à tout le monde. Pourtant, comment ne pas être happé par ce monde à la fois magnifique et lugubre ?! Hideo Kojima a créé un titre qui va bien au-delà d'un simple simulateur de randonnée (comme ses détracteurs aiment tant le qualifier) et parvient à se renouveler après 28 années passées au chevet de la licence Metal Gear.

7. Persona 5 Royal : le jeu de rôle ultime

Persona 5 Royal
  • Cette direction artistique !
  • Un principe toujours aussi prenant
  • Ce système de combat, quelle merveille
Persona 5 est un RPG qui se mérite et demande que l'on s'y investisse un minimum si l'on souhaite en voir le bout. Une fois que l'on a fait cet effort initial, l'aventure devient un véritable plaisir. Si l'on ajoute à cela un gameplay tout en profondeur et un visuel accrocheur, on tient là une petite merveille à mettre entre les mains de tous les fans de RPG.

Si Final Fantasy, Dragon Quest et autres RPG à la sauce Square Enix sont les plus éminents représentants du jeu de rôle à la japonaise, ils ne sont pas les seuls. Dans l'ombre, moins connues du grand public, rôdent des séries tout aussi emblématiques. À l'image des Persona et autres Shin Megami Tensei qui livrent, épisode après épisode, des jeux solides qui font le bonheur des aficionados du genre.

C'est en 2017, du moins par chez nous, et près de six années après Persona 4, que le cinquième épisode de la licence Persona s'en est venu faire un tour dans nos contrées. Au programme des réjouissances, les mêmes traceurs qu'à l'habitude avec cette franchise. Une bande de lycéens qu'il faudra accompagner dans leur vie de tous les jours durant une année scolaire, ces mêmes lycéens qui peuvent voyager dans un univers parallèle empli de monstres afin de les combattre, des thématiques psychologiques lourdes et un système de jeu complexe qui devrait plaire aux amateurs de belles mécaniques bien huilées.

Mon nom est Persona

Série débutée en 1996, qui s'est véritablement épanouie à partir de 2009, Persona est une sorte de spin-off de la série Shin Megami Tensei. Chacun de ses épisodes emprunte une structure assez similaire pour aborder diverses thématiques de manière assez sérieuse, en usant pour ce faire du fantastique. Mettant en scène des lycéens bouleversés par un événement traumatisant, cette série oscille en permanence entre deux mondes : le monde réel, dans lequel vous évoluez la journée, et le Métaverse qui occupe vos nuits.

Durant la journée, vous accompagnerez votre personnage au lycée et, à la manière d'un visuel novel, vous parlerez avec vos camarades et ferez des choix qui dicteront votre progression. Une fois la nuit venue, vous aurez la possibilité de vous échapper vers le Métaverse afin d'explorer la psyché d'autres personnes et combattre de nombreux monstres à l'aide de Persona. Ces créatures vous octroieront de nombreuses capacités et vous pourrez les faire fusionner pour les rendre plus puissantes.

Abordant des thématiques fortes comme la liberté, la culpabilité, mais aussi le passage à l'âge adulte, la responsabilité ou encore l'émancipation, Persona 5 ne se pose pas comme un simple RPG en dépit d'un système de jeu velu bien comme il faut, qui demandera toute de même pas mal d'investissement pour être parfaitement maîtrisé. Et comme si cela ne suffisait pas, il se paie le luxe de proposer un visuel détonnant, en particulier au niveau de son interface. De son côté, la version dite Royal propose (enfin !) les sous-titres français, de nouveaux personnages mais aussi un trimestre supplémentaire révélant un pan de l'histoire totalement inédit. Les habitués comme les nouveaux venus auront de quoi s'occuper !

8. Final Fantasy VII Remake : la résurrection parfaite

Final Fantasy VII Remake
  • Une aventure dense et haletante sur 45h de jeu
  • Midgar revisitée de fond en comble, un univers en soi
  • Un système de combat et d'évolution d'une grande richesse
  • Une bande-son tout simplement géniale
  • Une réalisation solide...
En prenant un peu de hauteur, on ne peut que saluer ce titre qui revisite avec générosité et enthousiasme l'un des plus grands RPG japonais de l'histoire du jeu vidéo. Et dire que nous n'en sommes qu'au début. Vivement la suite !

Projet fantasmé par toute une génération de joueurs, Final Fantasy VII Remake est devenu réalité lors de sa présentation épique à l'E3 2015. Presque cinq bonnes années plus tard, Square Enix a rendu sa copie qui révise les graphismes mais aussi le scénario de ce monument du jeu de rôle.

Est-il encore utile de présenter Final Fantasy VII ? Ce JRPG qui a fait les beaux jours de la toute première PlayStation continue de faire rêver des millions de joueurs à travers le monde. L'éditeur japonais Square Enix s'est donc lancé un pari à la fois audacieux et risqué en choisissant de remettre les aventures de Cloud sur le devant de la scène avec plusieurs changements notables au programme. En effet, nous ne sommes pas en présence d'une simple remasterisation mais bien d'un remake complet !

Sur un petit nuage

Le jeu pour l'instant sorti exclusivement sur PS4 s'attarde uniquement sur la partie du titre original se déroulant au sein de la cité nommée Midgar. L'organisation écologiste Avalanche part donc une fois encore « sauver la planète » en commettant des attentats à l'encontre de la Shinra, une société qui pille les ressources naturelles pour assouvir sa soif de richesse. Cloud, un mercenaire au passé tumultueux, se joint à ces activistes et se retrouve alors plongé dans une histoire passionnante que les amoureux du jeu connaissent déjà. Mais afin de surprendre ses fans de la première heure, Square Enix a sensiblement aménagé la trame principale sans pour autant totalement la chambouler.

C'est assez logiquement que nous constatons le travail de titan effectué sur les graphismes. Nous sommes bien loin des prémisses de la 3D sur la version de 1997. Le gameplay a lui aussi été repensé dans son intégralité avec des combats en temps réel qui emprunte beaucoup au système aperçu dans la licence Kingdom Hearts. Le tout est donc plus dynamique et surtout plus accessible pour les joueurs d'aujourd'hui. Les personnages, la mise en scène et les morceaux de la bande originale ont également été recréés pour l'occasion.

L’icône de la fin des années 90 a fière allure sur PS4. Final Fantasy VII Remake a parfaitement su adapter sa formule pour un nouveau public tout en faisant plaisir aux fans inconditionnels de cet épisode iconique. La console de Sony n'aurait pas pu rêver mieux pour sa « dernière année » avant le lancement de la PS5.

9. Resident Evil 2 : le meilleur survival-horror

Resident Evil 2
  • Un inconfort constant
  • Une vraie claque visuelle
  • La perfection du sound design
  • Une grande rejouabilité...
Le remake de Resident Evil 2 est tout ce qu'on aurait souhaité que soient Resident Evil 5 et 6. Un jeu qui ne voit pas le fait de positionner la caméra à l'épaule comme un prétexte pour devenir un cliché hollywoodien de bas étage.

C'est en 1998, sur la première PlayStation, que Resident Evil 2 est sorti pour la toute première fois. Cette suite plongeait le joueur au coeur de la ville de Raccoon City aux commandes de deux protagonistes inédits. Adulé par les fans et reconnu comme un des meilleurs jeux de la saga, cet épisode méritait bien un remake en bonne et due forme. Capcom a exaucé les vœux de sa communauté en produisant un des titres majeurs de l'année 2019.

Lors de son annonce sur la scène de Sony à l'E3 2018, Resident Evil 2 a immédiatement donné le ton. Ce remake n'est pas un simple portage sur lequel les développeurs auraient greffé des graphismes à la hauteur de standards actuels. Nous sommes plutôt face à une réinterprétation totale de l'œuvre d'Hideki Kamiya. Si l'histoire reste globalement similaire, de nouveaux environnements ont été ajoutés, la chronologie des événements est sensiblement altérée, des mécaniques de gameplay inédites font leur apparition et les ennemis ne sont plus placés aux mêmes endroits. Grâce à ce parti pris, Capcom promettait de surprendre les nouveaux venus comme les habitués de la licence.

Un zombie peut en cacher dix autres

Comme il y a 11 ans, le joueur doit tout d'abord choisir qui incarner entre Leon Kennedy et Claire Redfield. Le premier est un policier qui arrive en ville pour son premier jour de service (grosse ambiance) et la seconde est une jeune femme à la recherche de son frère Chris (le héros de l'opus précédent). Pour découvrir le scénario dans son ensemble, il est impératif de lancer une partie avec chaque protagoniste. Bien évidemment, Claire ne rencontrera pas les mêmes personnages ou les mêmes obstacles que ce cher Leon. Cependant, le but de ces deux héros d'infortune est similaire : trouver des survivants et quitter la ville. Mais pour percer tous les secrets au sujet de l'épidémie et de la société Umbrella Corporation, il va falloir se frayer un chemin dans les couloirs remplis de monstres.

Pour cela, exit la caméra fixe et place à une vue à la troisième personne héritée d'un certain Resident Evil 4. Un tel angle de vue renforce forcément l'immersion et permet de viser avec plus de précision. Une bonne chose puisque les zombies sont extrêmement résistants aux balles. La notion de survie prend ici tout son sens. En difficulté normale, les munitions, les soins et les rubans de sauvegarde sont très limités en quantité. Flipper à chaque ouverture de porte devient rapidement une habitude dans ce commissariat aux allures de musée terrifiant. Les effets lumineux, le sound design horrifiant et les graphismes fourmillant des détails font de ce Resident Evil 2 une véritable célébration du genre survival-horror.

À l'instar de l'épisode PlayStation, le remake adopte une progression rythmée par des frissons, de l'action et des énigmes. Cette structure issue des jeux développés dans les années 90 conserve tout son charme 20 ans plus tard. Si les allers-retours peuvent paraître redondants, ils réservent parfois quelques surprises si un zombie décide de franchir une fenêtre. Enfin, le légendaire Mister X est de retour, plus redoutable que jamais. À lui tout seul, cet antagoniste donnera des sueurs froides aux joueurs les plus aguerris.

10. Horizon Zero Dawn : le meilleur Action-RPG

Horizon Zero Dawn
  • Une héroïne forte
  • Un univers original et intéressant à explorer
  • DES DINOSAURES ROBOTS !

Après avoir suscité un enthousiasme certain lors de sa présentation lors de l'E3 2015, Horizon Zero Dawn était attendu au tournant. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'on n'a pas été déçu une fois la bête en main. Plaisant à jouer, magnifique à regarder, disposant d'une héroïne badass comme pas possible et plus fin qu'il n'y parait, le titre de Guerrilla est de ces jeux qui se savourent sans déplaisir. Et s'il n'est pas le meilleur dans sa catégorie, il n'en demeure pas moins un excellent titre qui vous fera passer de très bons moments pad en main.

Connu pour avoir accouché de la franchise Killzone, un FPS futuriste à l'esthétique inspirée par la Seconde Guerre mondiale, Guerrilla est un studio qui s'illustre par son excellence technique. Il faut dire les bougres arrivent toujours à nous livrer des jeux à la plastique impressionnante qui, s'ils ne brillent pas par une originalité folle, nous en mettent souvent plein les mirettes.

Après en avoir terminé avec les tribulations de Killzone, le studio a toutefois décidé de se réinventer, et c'est avec Horizon Zero Dawn qu'il est revenu sur le devant de la scène. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils n'y sont pas allés avec le dos de la cuillère puisqu'après nous avoir livré un jeu de tir beau, mais parfois assez terne dans sa direction artistique, ils ont décidé de lâcher les chevaux pour nous livrer un jeu en monde ouvert, à mi-chemin entre action et RPG, qui se paie en plus le luxe de proposer un environnement original et chatoyant, empli des plus merveilleuses créatures qui soient : des dinosaures robotiques. Rien que ça.

L'Aloy du plus fort

Horizon Zero Dawn, c'est l'histoire d'un entre-deux, un futur qui ressemble à s'y méprendre à notre passé le plus ancien. Après une catastrophe, que l'on apprendra à découvrir au fil du jeu, l'humanité a régressé pour revenir au stade des chasseurs-cueilleurs des origines. Vivant au sein de petites communautés, ils côtoient, souvent pacifiquement, des créatures technologiques extrêmement impressionnantes qui ressemblent à s'y méprendre à des dinosaures. Parmi eux, la jeune Aloy, une paria de naissance qui ne rêve à rien de plus qu'à une découverte des tenants et aboutissants du monde qui l'entoure.

Comme toute bonne histoire qui se respecte, notre héroïne vivra un événement tragique qui viendra bousculer son petit monde, la propulsant sur les routes, afin de résoudre un mystère qui la dépasse et qui concerne le sort même du monde. Un scénario bien ficelé, raconté avec sobriété et efficacité donc, qui se laisser suivre de manière fort agréable pour nous faire découvrir cet univers original s'il en est.

Côté gameplay, Guerrilla a mis les petits plats dans les grands pour Horizon Zero Dawn en nous proposant tous les traceurs habituels du monde ouvert, avec une petite touche infiltration et chasse des plus intéressantes. Car voyez-vous, Aloy est une chasseuse et à ce titre, vous pourrez l'accompagner dans la traque de ses ennemis robotiques afin d'en récolter des parties, qui vous permettront plus tard de fabriquer et améliorer votre équipement. De nombreuses quêtes et objectifs secondaires vous permettront aussi de passer du bon temps entre deux missions de la trame principale, pour une expérience en jeu tout à fait plaisante.

Nous l'avons déjà dit un peu plus haut, Guerrilla est connu pour son excellence visuelle, et sur ce point, Horizon Zero Dawn ne déçoit absolument pas. Le monde créé pour l'occasion est absolument somptueux avec ses paysages mêlant ruines de l'ancien monde et nature luxuriante. Et que dire du design des ennemis, ces machines aux allures de dinosaures qui en mettent plein la vue et dont la traque vous occupera pendant des heures. Techniquement au poil, le titre de Guerrilla est une grande réussite quelle que soit votre machine.

source : wikipedia

Modifié le 11 octobre 2021 à 08h38

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