Test Far Cry 6 : Ubisoft nous raconte la révolution sans la faire

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Test Far Cry 6 : Ubisoft nous raconte la révolution sans la faire

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© Ubisoft

C’est une saine habitude qu’a pris Ubisoft. En étirant le développement de ses jeux ; en espaçant leur sortie surtout, il laisse le temps à ses équipes de repenser leurs formules. D’innover. C’est notamment ce qui a sauvé Assassin’s Creed après le ronflant Syndicate. Alors allait-il en être de même avec Far Cry ?

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Far Cry 6
  • Un terrain de jeu formidable
  • L’arsenal, varié et parfois loufoque
  • Durée de vie colossale, et endgame étirable à l’envi
  • Le casting éclectique
  • On a déjà joué 30 fois à ce jeu
  • Beaucoup de quêtes de remplissage, artificielles
  • Un grand méchant finalement trop distant
  • La vue TPS dans les camps, inutile et frustrante

Far Cry 6 a été testé sur PC grâce à un code fourni par l’éditeur. Je suis venu à bout du scénario après environ 25 heures tout en réalisant quelques petites tâches annexes.

Parce que mine de rien, ça fait une paie qu’on n’a pas eu de nouvelles du FPS en monde ouvert issu de la Guillemot-sphère. La dernière fois, c’était en 2018 avec Far Cry 5. Et ce n’était pas très bien. Ah non, pardon. C’était en 2019, avec le spin-off New Dawn. Mais comme il nous est sorti de la tête, il ne devait pas être très bien non plus.

Je vous l’accorde, il n’y a d’apparence pas de quoi s’enthousiasmer pour ce nouvel opus d’une saga usée jusqu’à l’os. On nous promet une aire de jeu plus grande que jamais, un méchant encore plus méchant, des gentils encore plus gentils ; le tout saupoudré par la liberté d’approche « signature » de la licence. Mouais. Ça sent un peu le réchauffé cette affaire. Et c’est exactement ce que je me suis dit les premières heures au contact de Far Cry 6. Ces douloureuses premières heures, pendant lesquelles j’ai roulé des yeux plus fort qu’un épileptique sous LSD.

Et puis j’ai compris ; ça a fini par « cliquer ». Il fallait juste que j’arrête d’attendre quoi que ce soit. Et une fois le cerveau débranché, voilà qu’il me vient l’envie d’écrire que Far Cry 6 est le meilleur opus de la saga depuis 10 ans. Dingue, non ?

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92 F.A.R, Yara n’a faire

C’est que Far Cry 6 ne se rend pas vraiment service, avec son introduction à rallonge et ses gros sabots. Mais, vous comprenez, il faut bien rentabiliser la présence de Giancarlo Esposito (Breaking Bad, The Mandalorian) au générique en mettant le paquet dès l’entame. Mission accomplie, Ubisoft. Il ne faut pas plus de 10 minutes au joueur ou la joueuse pour saisir que le nouveau méchant est effectivement drôlement méchant. Qui l’eût cru ?

Élu à la suite de la révolution de 1967, Anton Castillo entend « redonner à Yara sa grandeur » (je paraphrase) en accomplissant le vieux rêve de son paternel, lui aussi despote en son temps. Et le bougre est bien parti pour y parvenir : grâce à un engrais révolutionnaire, ses scientifiques ont mis au point un dérivé du tabac qui, ironiquement, permet de traiter le cancer. Une découverte pharmaceutique majeure, qui replace Yara à la table des négociations internationales, et qui lui offre même le loisir de snober les États-Unis, qui ont regardé ce pays fictif inspiré de Cuba de haut pendant des années.

Mais à chaque médaille son revers. Pour produire le Viviro, son fameux médicament miracle, Castillo n’hésite pas à user de toutes les méthodes recommandées dans le Guide du Parfait Dictateur (édition 2021). Cultivant un mythe de la « race pure », il organise des rafles dans les régions pauvres de son pays pour alimenter ses camps de travail. Une population réduite à l’esclavage, qui plus est mortellement exposée à l’engrais « certifié bio » (selon la chaîne de télé du régime) qui offre au tabac ses propriétés curatrices.

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Regardez comme ils sont méchants.

Bref autant dire que les Yarans sont plutôt invités à faire profil bas. Mais un groupe de révolutionnaires se faisant judicieusement appeler Libertad ne compte pas en rester là. Et en la personne de Dani Rojas, qui vient justement d’être laissé pour mort par Castillo alors qu’il (ou elle) tentait de fuir le pays, le groupe de guérilleros vient de trouver l’étincelle qui mettra le feu aux braises.

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On peut incarner un Dani homme ou femme, au choix, et sans conséquence sur l'histoire.
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Le casting est varié, et plutôt attachant.

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Toujours plus haut, toujours plus grand, toujours plus Far

Orphelin, et donc destiné selon le régime de Castillo à aller crever dans un champ pour enrichir Big Pharma, Dani Rojas n’est pas le pékin de base. Il a reçu une éducation militaire, et accepte d’aider Libertad dans sa révolution contre la promesse d’un vol en première classe destination Miami.

Vous vous en doutez déjà : vous allez devenir le larbin de Libertad. Et comme une révolution ne se gagne pas seul, il va falloir convaincre les diverses factions résistantes de Yara de faire front commun pour défaire Anton et son fils Diego, 13 ans, promis à lui succéder.

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Diego, le fils Castillo, aurait pu être un personnage intéressant…

Là, c’est le moment où, dans le jeu, on dézoome la carte et on lâche un petit « ah ouais, quand même », éventuellement suivi d’un « mais non mais stop je vais y passer mille ans sur votre jeu là !? ».

Oui, Far Cry 6 a un petit côté intimidant. Ubi ne nous a pas menti : il s’agit vraiment du plus grand terrain de jeu jamais offert dans la licence. En excluant Esperanza, la capitale, c’est pas moins de trois gigantesques zones qu’il va falloir reconquérir. Chacune étant divisée en trois ou quatre districts, et éventuellement accompagnées d’un archipel ou deux.

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Les paysages de Yara sont très variés.
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La map est très, très, très grande, et remplie de surprises.

Adaptées au niveau du personnage, ces zones peuvent être explorées dans l’ordre souhaité, et aussi bien par les routes principales qu’en suivant les sentiers de guérilleros à travers la montagne. Des sortes de GR dans lesquelles il est conseillé d’apporter un AK-47, juste au cas où.

Un bonbon pour la rétine

Toujours propulsé par le Dunia Engine, Far Cry 6 offre de beaux moments de grâce visuelle. C’est particulièrement lors d’un coucher de soleil, ou juste après une averse que les effets de lumière sont les plus impressionnants.

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À gauche, sans le pack de textures HD. À droite, avec.

Le « Pack de textures HD », qui pèse presque aussi lourd que le jeu, est aussi un passage obligé pour quiconque veut se repaître du lustre graphique de Far Cry 6. Nécessitant une très bonne carte graphique (au moins 11 Go de VRAM serait nécessaire d’après Ubisoft, mais je n’utilisais que 6.5 Go de la mienne avec absolument tout à fond d’après le menu du jeu), il fait passer le jeu dans une autre dimension en termes de finesse d’affichage.

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À gauche sans FSR. À droite avec le FSR « Qualité Ultra ».

Le jeu d’Ubisoft Toronto est compatible avec le DXR et le tout nouveau FSR d’AMD pour espérer améliorer ses performances (parce que, mine de rien, il est gourmand le bougre). Mais j’avoue ne pas avoir été séduit du tout par cette dernière technologie, qui m’apparaît simplement pousser le potard « Finesse » au maximum sans pour autant améliorer le framerate.

Enfin je profite de ce petit encart pour souligner que je n’ai été témoin d’aucun bug bloquant. Sur un jeu Ubisoft. Day one. Comme quoi, les miracles existent.

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En prime : un mode photo ultra complet est à votre disposition.

Ubisoft : le jeu

Normalement, quiconque a déjà joué à un jeu Ubisoft ces dernières années sait déjà de quoi il retourne. Pour gagner la confiance desdites factions, il faudra leur rendre divers services jusqu’à ce qu’une mission visant à assassiner l’un des lieutenants de Castillo soit disponible. Libérer des axes routiers, détruire des panneaux de propagande, prendre possession de casernes ennemies et affronter, si nécessaire, les renforts qui y seront dépêchés si on se fait repérer. Vous connaissez la chanson ; ça fait 10 ans qu’on fait la même chose dans Far Cry.

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Au menu : de la destruction d'avant-postes au kilomètre.
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Il est bien sûr possible de la jouer fine et de planifier ses attaques discrètement.

Mais depuis le cinquième épisode, les studios ont trouvé de quoi engager davantage le joueur ou la joueuse. Déjà, c’en est fini des fameuses « tours » à escalader afin de révéler un bout de carte et la myriade de points d’intérêts qu’elle recèle. Ici, Ubisoft encourage plutôt l’exploration, voire la sérendipité. Ce n’est qu’en discutant avec certains indics après la libération d’un poste de garde, par exemple, qu’on apprendra où se situent les autres. Cela a deux avantages : la carte n’est pas noyée de marqueurs dès le lancement du jeu, et on nous agite en permanence une carotte devant le nez pour nous pousser à découvrir de nouvelles zones à libérer de l’oppression.

Et la carotte est double. Ou triple. Quadruple ? Enfin c’est une grosse carotte quoi. Chaque camp, chaque mission annexe est aussi l’opportunité de déverrouiller une nouvelle arme (il y en a énormément), ou de récupérer des ressources qui nous permettront de personnaliser notre arsenal existant. Ajoutons à cela une très fine couche de gestion : dans le camp principal de chaque région de Yara, on peut aménager deux espaces dédiés à la pêche, à la chasse ou encore aux missions de guérilla pour accéder à des missions et des équipements supplémentaires.

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Des armes légendaires peuvent être dénichées partout à Yara.
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Les ressources sont précieuses pour améliorer son camp.
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Même le tableau de bord des véhicules peut être personnalisé.

En vérité, il nous faudrait un article complet dédié au listing de toutes les activités qu’il est possible de faire dans Far Cry 6. Missions annexes, courses contre la montre, vol de marchandises, combats de coqs (trop drôle la maltraitance animale), j’en passe et des meilleures. Pour le dire autrement, Far Cry 6 a une durée de vie absolument colossale. Voire infinie d’ailleurs, parce que — vous l’imaginez —, la fin du jeu n’est pas vraiment la fin, et tout un tas de nouvelles activités vous attendront bien sagement à la sortie du générique.

Hip Hoppression

La contrepartie de cette avalanche de contenu est évidente. Il n’est pas rare de sentir qu’Ubisoft tire sur la corde au risque de la rompre. Les missions principales sont ainsi ponctuées d’une insupportable livrée de quêtes FedEx inintéressantes au possible. Certaines sortent heureusement du lot, mais on attribuera plutôt cela à la tonalité contrastée du scénario d’Ubisoft Toronto.

Je vais prendre un raccourci : Far Cry 6, c’est le GTA d’Ubisoft. Vous savez, cette ligne très fine qui existe dans les jeux Rockstar entre la satire politique caustique et la bouffonnerie la plus crasse ? Eh bien le petit dernier sait s’en inspirer, et avec autrement plus de talent qu’un Watch Dogs Legion qui manquait de liant.

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Les personnages sont globalement tous réussis, et bien développés.
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Ubi Toronto gère plutôt bien les changements de ton de Far Cry 6.

Je ne dis pas qu’on en est au même niveau de maîtrise, mais tous les jeux n’osent pas la rupture de ton avec autant d’aplomb que Far Cry 6. On passe sans trop tiquer d’une scène de torture très visuelle à une mission annexe visant à aider un influenceur à tourner une vidéo dans un champ de mines. Ou de la découverte de véritables charniers à ciel ouvert à une nuit de beuverie inconséquente. Ça peut déboussoler, mais souvenons-nous que, chez Ubisoft, le dénominateur commun doit rester le fun. Que le propos politique soit plus appuyé que d’habitude n’y change rien.

Ceci étant dit, il ne faut pas s’attendre non plus à trop de nuance dans l’écriture. On parle tout de même d’un jeu qui nous fait effectuer notre première mission de guérilla au son de Bella Ciao, et qui n’hésite pas à nous servir des cutscenes clichés au possible à base de cigare jeté dans une flaque d’essence. Au ralenti, cela va de soi.

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Non, rien.

Je saluerais néanmoins l’excellent casting de Far Cry 6, qui est d’ailleurs le tout premier à offrir un visage à son (ou sa) protagoniste. Désormais, toutes les cinématiques se découvrent à la troisième personne, et ça change tout de suite la donne pour nous impliquer dans son histoire. Par contre, de forcer le passage à la vue TPS pour les déplacements dans les camps est d’une innommable bêtise : on n’a plus la possibilité de sauter ni d’enjamber les obstacles pour un bénéfice nul en termes de mise en scène.

Mais la plus grosse déception reste à mon sens… Anton Castillo lui-même. Contrairement à Vaas, Pagan Min ou Joseph Seed, le personnage campé par Giancarlo Esposito n’est jamais directement menaçant. Pas plus que son fils Diego d’ailleurs, que la communication d’Ubisoft a tenté de nous vendre pour ce qu’il n’est pas. On sait juste le despote responsable de toutes les horreurs qui se trament à Yara. C’est l’ombre qui plane sur le monde ; le marionnettiste. Mais il n’a certainement pas le charisme de ses prédécesseurs ni la folie qui les caractérise. Pire ! Son raisonnement (tordu) est logique si l’on écoute attentivement ses prises de parole. Un peu comme un Thanos en moins baraqué. Et moins violet aussi.

Guerrilla Poubelle

Bref on jouera essentiellement à Far Cry 6 pour son gameplay. Et de ce côté-là nous n’avons pas grand-chose à redire, si ce n’est qu’Ubisoft devrait s’inspirer d’Assassin’s Creed pour ce qui est de la liberté de mouvement, notamment pour la grimpette. Ici, on ne montera que sur les pierres marquées d’une bande orange. Et encore, si le script veut bien se déclencher, ce qui n’est pas systématique comme en témoigne notre cadavre écrasé après une chute de 45 mètres de haut.

Blague à part, les changements sont plutôt maigres par rapport au dernier volet. Mais on retiendra toutefois l’apport des Supremos, ces sacs à dos bricolés par le bon Juan Cortez, qui font à la fois office de rangements pour vos grenades et de capacité ultime. Une fois chargé au maximum pendant un combat, on peut par exemple tirer une colonne de roquettes téléguidées, ou diffuser un nuage de gaz aux alentours pour asphyxier ses ennemis. Des techniques surpuissantes, qui m’ont plus d’une fois sorti de la mouise quand de trop nombreux ennemis s’invitaient à la fête.

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Les Supremos sont des sac à dos qui font office de capacité ultime très funs à utiliser.

Parce que Far Cry 6 nous complique un peu la vie. En effet il existe différents types de munitions que l’on peut utiliser sur ses armes. Certaines efficaces contre les ennemis en armure, d’autres non. Il faut donc veiller à varier son arsenal (on peut équiper trois armes principales et une arme de poing) pour pouvoir pallier toutes les situations. Mais ce système est au final plus frustrant qu’autre chose en cela qu’il vient « casser » la dynamique de certains combats, sans créer de réelle difficulté. Pour preuve : on peut changer d’armes à la volée depuis son inventaire, et l’arc est capable de briser les casques sans avoir besoin de flèches particulières.

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Toutes les balles ne sont pas efficaces contre toutes les cibles.
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Il faudra veiller à avoir un arsenal varié pour rester polyvalent.
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Passé la phase de découverte, les « amigos » ne servent pas à grand-chose.

Je ne m'étendrai pas sur le système des « amigos », qui reprend exactement ce qu'offrait le précédent système introduit sur Far Cry 5. Divers animaux (dont le fameux « chien-saucisse » Chorizo) peuvent être recrutés pour vous filer un coup de patte. Chacun dispose de ses capacités propres, mais leur apport est tellement maigre qu'on préfèrera la plupart du temps s'en passer pour ne pas ruiner l'immersion.

Il faut aussi dire que le système d’expérience classique a disparu de Far Cry 6. À chaque niveau passé, ce ne sont pas des points de compétences à dépenser dans un arbre qui nous sont offerts, mais simplement le stock des vendeurs d’armes qui s’étoffe. Ainsi on a accès dès le début du jeu aux techniques traditionnelles telles que l’assassinat par le haut, ou les mises à mort enchaînées au corps-à-corps. De quoi s’épargner une progression que les joueurs habituels de la licence connaissent par cœur.

Précisons enfin que, comme son prédécesseur, Far Cry 6 est jouable en intégralité en coop en ligne. Des missions « opérations spéciales » sont également disponibles (également jouables en solo), et nous emmènent dans des zones instanciées et scénarisées pour déverrouiller des armes exclusives.

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Les opérations spéciales proposent des missions instanciées taillées pour la coopération, avec des récompenses spéciales à la clé.

Far Cry 6 : l'avis de JVFR

Demain quand le jeu sortira et que je pourrais accéder à mes statistiques, j’apprendrai sans doute que j’ai réquisitionné 52 postes frontaliers. Que 27 bases du FND sont désormais occupées par les guérilleros grâce à moi, et que les rivières de Yara sont dépeuplées d’une centaine de poissons. On me dira aussi qu’il me reste 242 accessoires de tableau de bord à déverrouiller, ou que 49 trésors attendent d’être déterrés. Parce que c’est beaucoup ça tout de même, Far Cry 6. Cocher des cases dans d’interminables listes.

Mais il faut se souvenir que ce type de jeu s’accommode très mal de l’exercice d’un test réalisé en moins d’une semaine. Personne ne se dépêchera, comme nous, de venir à bout du jeu pour respecter une date d’embargo. Le commun des mortels achète un Far Cry pour ça, justement. Pour lancer une partie rapide, capturer trois camps en s’infiltrant avec un arc ou en faisant tout sauter au lance-grenade avant de repartir vaquer à sa vie. Et en cela, Far Cry 6 nous semble le plus susceptible de vous occuper pendant de longs, longs mois.

Grâce à son terrain de jeu fabuleux, au sentiment de liberté et d’exotisme qu’il dégage, mais surtout à son contenu gargantuesque, Far Cry 6 pousse tous les potards au maximum pour vous offrir la version Best-Of-Deluxe-Trois-Viandes supplément sauce fromagère. Il condense presque 20 ans d’expérience accumulée sur cette licence et la synthétise dans un jeu fun, accessible, magnifique et bien réalisé.

Alors oui, il est classique et ne propose pratiquement rien de neuf. Mais tout ce qu’il fait, il le fait bien. Maintenant si vous voulez bien m’excuser, il me reste quelques quêtes de chasse à terminer. Paraît qu’il y a un déguisement de crocodile à la clé.

Far Cry 6

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Far Cry 6 fait du Far Cry, en mieux. Une vaste zone à explorer, des centaines de camps à vider de ses soldats, une faune à massacrer et des milliers d’objets à collectionner. Aucun doute, vous avez déjà joué à ce jeu une bonne trentaine de fois. Mais avec un emballage aussi reluisant, et une durée de vie aussi colossale, le jeu d’Ubisoft Toronto a su nous séduire… une fois qu’on a accepté de poser notre cerveau.

Les plus

  • Un terrain de jeu formidable
  • L’arsenal, varié et parfois loufoque
  • Durée de vie colossale, et endgame étirable à l’envi
  • Le casting éclectique
  • On en prend plein les mirettes
  • Écriture simple, au propos politique assumé
  • Ruptures de ton bien amenées dans le scénario
  • Des tonnes d’options d’accessibilité

Les moins

  • On a déjà joué 30 fois à ce jeu
  • Beaucoup de quêtes de remplissage, artificielles
  • Un grand méchant finalement trop distant
  • La vue TPS dans les camps, inutile et frustrante
  • Le système de munitions frustrant
  • Le pilotage des véhicules aériens
  • L’IA des ennemis

Modifié le 06 octobre 2021 à 13h17

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