Preview Age of Empires IV : le Retour du Roi ?

Publicité

Preview Age of Empires IV : le Retour du Roi ?

JVFR

Sorti en septembre 1999, Age of Empires II est ce que l’on peut appeler un phénomène du jeu de stratégie temps réel. Un phénomène qui a éclipsé de plus récents opus comme Age of Empires III ou Age of Mythology et qui reste joué par d’innombrables fans à travers le monde.

Comme pour célébrer sa grandeur, Age of Empire II a eu droit à une definitive edition et même, on touche au sublime, à une extension – « Lords of the West » – 21 ans après la sortie du jeu de base.

Forcément, quand Microsoft a eu dans l’idée de faire renaître la franchise Age of…, c’est vers cet opus qu’il s’est tourné ; et si Age of Empires IV emprunte une voie propre, il fait aussi largement de l’œil à cet épisode clé. Voyons ça de plus près.

Publicité

Messieurs les Anglais, tirez les premiers !

Pour reprendre les termes de Quinn Duffy, game director chez Relic Entertainment, Age of Empires IV est « le successeur spirituel d’Age of Empires II ». Nombre d’employés du studio canadien ont fait leurs armes dans le jeu de stratégie en temps réel avec le titre d’Ensemble Studios et, pour la plupart, il était inconcevable de partir sur un nouvel Age of… sans en garder le cadre médiéval.

D’emblée, Relic insiste toutefois sur les différences entre Age of Empires II et son fils spirituel. Ainsi, alors que la civilisation anglaise constituera l’un des peuples de choix et sans doute le plus « familier » aux habitués de la franchise, des factions bien distinctes viendront compléter le roster.

JVFR
La campagne solo axée sur l'Angleterre © Relic Entertainment

Au total, huit civilisations sont prévues à la sortie d’Age of Empires IV. Les Anglais se jouent de manière classique avec ce que cela suppose d’unités à distance, de troupes pour encaisser les attaques adverses et d’armes de siège. Ils font office de « porte d’entrée dans l’univers du jeu » et une campagne solo est axée sur le développement de ce peuple. Toutes les autres factions auront ce qu’Adam Isgreen appelle « une base commune ». Pour le franchise creative director chez World’s Edge, il s’agit de ne pas verser vers l’asymétrique complet façon Blizzard : il évoque plutôt un principe « semi-asymétrique ».

Le studio ne s’en cache pas : équilibrer un jeu avec huit civilisations complètement asymétriques aurait été « un véritable cauchemar ». Au cœur du jeu, on retrouve donc ce principe du chifoumi – pierre / feuille / ciseaux – caractéristique de la franchise.

Tous les peuples ont, dans une certaine mesure, accès au triptyque unités montées / de distance / de mêlée. Pour autant, les distinctions entre les civilisations apportent un vrai vent de fraîcheur. Ainsi, les Mongols mettent l’accent sur leur caractère nomade. De fait, ils sont capables de remballer toutes leurs structures et de se déplacer pour profiter des avantages de telle ou telle situation.

Publicité

Un Sultan pas très poli

De son côté, la Chine s’appuie sur l’usage massif d’innovations techniques, comme la poudre et les armes à feu pour faire la différence. Elle dispose d’infanteries lourdes particulièrement solides, mais se distingue encore davantage par la présence de structures iconiques. Les développeurs n’ont pas souhaité donner d’exemples précis, mais ces bâtiments spécifiques sont l’occasion de faire évoluer la civilisation à travers ses dynasties – Song, Yuan et Ming – débloquant de nouveaux bâtiments et de nouvelles unités. De plus, les Chinois devraient pouvoir compter sur la présence de fortifications plus élaborées : peut-être un équivalent à la fameuse Muraille de Chine.

JVFR
Les troupes chinoises en pleine action © Relic Entertainment

Autre civilisation rapidement évoquée par les développeurs, le Sultanat de Dehli. Là, Quinn Duffy n’a pas souhaité entrer précisément dans les détails évoquant tout de même « une méthode singulière de faire progresser la science ». Les développements semblent devoir s’appuyer sur une unité particulière, le savant, sans que l’on connaisse précisément son mode de fonctionnement. Les infanteries du Sultanat sont aussi capables de mettre en place de solides défenses alors que, bien sûr, une des unités spéciales de la civilisation est l’éléphant. En effet, le principe des unités spéciales est au rendez-vous avec ces imposants pachydermes pour l’Inde.

Les Mongols disposent, avec les Mangudai, d’une unité montée redoutable : ils sont capables de tirer à distance sans même avoir besoin de s’arrêter pour viser. Enfin et cela ne surprendra personne, les Anglais peuvent compter sur la remarquable portée de leurs archers longs.

Notons au passage qu’ils peuvent aussi compter sur un bonus particulier : leurs villageois – indispensables pour récolter les traditionnelles ressources – sont en mesure de se défendre, grâce à leurs arcs. Pour la confirmation des autres civilisations, il faudra prendre son mal en patience, même si du fait de l’ouverture du jeu, on se plaît à imaginer des peuples africains et amérindiens. Sans rien confirmer, le studio ne nous a pas contredit à ce sujet !

Age of… en pire ou en mieux ?

Nous l’avons rapidement précisé, la prise en main de la civilisation anglaise sera l’occasion d’une campagne solo spécifique au cours de laquelle on revit la conquête de l’Angleterre par Guillaume, Duc de Normandie. La chose débute logiquement en 1066 avec la bataille d’Hastings et se poursuit notamment par la prise d’York.

Comme nous l’a expliqué Adam Isgreen, l’idée des développeurs est de proposer des campagnes solos – quatre au total – radicalement différentes de ce qui a pu être fait jusqu’à présent. Il évoque la notion « d’histoire humanisée » et ajoute que de nombreux joueurs sont « à la recherche de quelque chose de plus authentique ».

JVFR
Les sièges promettent d'intéressantes batailles © Relic Entertainment

Les campagnes se baseront donc sur des lieux et des personnages historiques et il ne sera plus question de héros imaginaires comme dans Age of Empires III. Relic espère ainsi captiver davantage les joueurs et c’est aussi pour cela que le studio s’est déplacé à travers le monde : l’idée était ici de recréer au mieux les lieux iconiques utilisés au cours des campagnes. Les architectures et les environnements doivent ainsi être plus proches de la réalité, et ce, au cours des quatre périodes couvertes par le jeu : âge sombre, âge féodal, âge des châteaux et âge impérial. Sans pour autant parler de documentaire, Adam Isgreen évoque l’idée « d’histoire interactive », qui a guidé le studio.

Vous vous en doutez, aucun journaliste n’ayant encore été autorisé à véritablement jouer à Age of Empires IV, il est très difficile d’évoquer l’aspect gameplay des choses, pourtant essentiel sur un jeu de stratégie temps réel. On retiendra tout de même quelques points importants comme, par exemple, la limitation à 200 unités par joueur et, au total, à 1 600 unités lors de parties opposant huit adversaires. Le concept de siège semble avoir une importance particulière avec de nombreuses unités spécifiques à ce type d’approche. Et si les choses n’ont été qu’à peine effleurées, Relic n’a clairement pas oublié les combats en mer avec une petite vidéo (ci-dessous) pour illustrer la chose.

Le multijoueurs d’Age of Empires IV pourra logiquement s’appuyer sur les outils déjà exploités par le studio canadien sur ses précédentes créations.

La modernité sera donc de mise avec ce qu’il faut de cross-game chat, de tournois et de parties classées en 1v1 / 2v2 ainsi que de ladders par saisons. Relic semble aussi attacher une importance particulière aux mods, même si les outils spécifiques n’arriveront qu’après la sortie du jeu en lui-même. Une sortie qui devrait intervenir avant la fin de l’année 2021, exclusivement sur PC via Steam, le Windows Store et le Xbox Game Pass.

Notons au passage, même si Adam Isgreen et Quinn Duffy ne sont pas entrés dans les détails, qu'une équipe est d’ores et déjà en train de réfléchir / préparer « l'après-sortie » avec des outils pour les mods donc, mais aussi de nouvelles civilisations.

Pour l’heure, on ne peut pas en dire beaucoup plus à propos d’Age of Empires IV et s’il est encore tôt pour s’enthousiasmer, nous avons hâte de pouvoir véritablement l’essayer.

Modifié le 13 octobre 2021 à 14h49

Dernières actualités