Test Sonic Colours Ultimate : que vaut le retour du « moins pire » des Sonic 3D ?

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Test Sonic Colours Ultimate : que vaut le retour du « moins pire » des Sonic 3D ?

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Cela ne vous aura sans doute pas échappé, on fête actuellement les 30 ans de la mascotte de SEGA, Sonic, apparu pour la première fois en 1991 sur une Mega Drive reliée à une petite TV cathodique. Sans trop savoir pourquoi, dix ans après son lancement sur Nintendo Wii et DS, c'est Sonic Colours qui est de retour, en version Ultimate. Mais était-ce vraiment utile ? (Spoiler : non…)

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Sonic Colours : Ultimate

  • C’est coloré...
  • Les Wisps, intéressants
  • Mmmmmm…
  • ...mais c'est vilain
  • Gameplay lourd et imprécis…
  • Aucun challenge
  • Zéro fun (ou presque)
  • Ces phases téléguidées...

S’il est un héros vidéoludique qui a eu un mal fou à gérer le passage de la 2D à la 3D, c’est incontestablement Mega Man Sonic. En effet, mis à part des opus Dreamcast bluffants à l’époque (malgré une foule de bugs…), on se souvient avec tristesse (et douleur) de Sonic the Hedgehog sur PS3/Xbox 360, de Sonic Heroes, de Sonic Unleashed, de Sonic Forces… Heureusement, Sonic Mania ou encore Sonic Generations sont venus il y a quelques années redorer le blason de la licence. En 2021, en attendant un nouvel épisode « next-gen » pour 2022, c’est donc Sonic Colours qui est de retour, en version Ultimate.

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Sonic Colours Ultimate…. mais pourquoi en fait ?

Côté synopsis, Sonic Colours met en scène l’indémodable Dr Eggman (Robotnik) qui a manigancé un nouveau plan diabolique pour soumettre le monde entier à ses moustaches. Pour cela, il a créé… un parc d’attractions interstellaire. Ce dernier renferme évidemment un secret diabolique, à base d’entités extraterrestres (les Wisps) dont le scientifique absorbe l’énergie vitale. Bref, Sonic et Tails décident une nouvelle fois de contrecarrer les plans de ce cher Robotnik, avec, une fois n’est pas coutume, l’aide de ses fameux Wisps, qui offriront divers pouvoirs spécifiques au hérisson bleu. Le scénario est ce qu’il est, mais c’est en réalité quasiment tout le reste de ce Sonic Colours Ultimate qui pose problème…

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En effet, il faut savoir que cette version Ultimate de Sonic Colours n’est pas un quelconque « remake », mais une version mise à jour du jeu de 2010. Comprenez par là que le jeu tourne aujourd’hui en 4K et 60 fps sur PlayStation et Xbox, qu’il intègre de maigres nouveautés, et que SEGA a promis quelques optimisations côté jouabilité. Toutefois, dès le lancement, on se rend compte que le « remaster » s’avère très (très) paresseux…

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C'est la caca, c'est la cata, c'est la….

En règle générale, le premier niveau d’un titre comme Sonic se doit d’appâter le joueur, avec des environnements soignés, la découverte d’une jouabilité agréable, et si possible, dégager un fun immédiat. Dans le cas de ce Sonic Colours Ultimate… c’est tout l’inverse. En effet, les premiers pas dans Tropical Resort sont particulièrement détestables, et on retrouve en une poignée de secondes tous les défauts d’un Sonic 3D, que l’on espérait voir corrigés dans cette version.

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Comprenez par là que le jeu est assez vilain visuellement parlant, avec des décors d’une simplicité extrême et un level design peu (voire pas) inspiré. A cela s’ajoute une maniabilité lourdingue comme jamais, avec un Sonic qui est bien loin de jouir de la même nervosité et de la même précision qu’à ses débuts.

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Car oui, c'est lourdaud, c’est atrocement rigide… et c’est diablement imprécis qui plus est. A cela s’ajoute une surenchère d’éléments visuels (moches) parfois, et on ne peut qu’écarquiller les yeux de (mauvaise) stupéfaction une fois arrivés au bout du premier niveau. Le jeu alterne phases de gameplay en 3D et en 2D, mais aucune ne semble en mesure de procurer un réel plaisir manette en main. Aie….

Les couleurs de l'ennui….

Bon gré mal gré, on enchaîne les différents niveaux (vraiment parce que c'est Sonic hein), avec certains stages qui se bouclent en une petite minute tout juste. Mais au-delà de la pauvreté visuelle et d’un gameplay aussi pataud qu’imprécis, ce qui manque cruellement à ce Sonic Colours Ultimate… c’est du fun. En effet, mis à part de rares passages, je n’ai pris presque aucun plaisir à parcourir les différents niveaux proposés. A cela s’ajoutent de nombreuses séquences de vitesse censées impressionner le joueur qui non seulement ne s’avèrent jamais grisantes, mais qui imposent aussi un côté « non jeu », puisque l’on devient alors simple spectateur d’un bien triste spectacle.

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A noter également, au contraire, des phases de plateformes en 2D qui se jouent presque à l’arrêt (un comble pour Sonic !) qui, non content de n’apporter aucune forme d’amusement, sont plombées par la maniabilité désastreuse relevée plus haut. Par ailleurs, il faut savoir que les diverses cutscenes du jeu sont restées « dans leur jus » de 2010…

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Heureusement, Sonic Colours Ultimate conserve quelques bonnes idées, à commencer par la présence des Wisps, ces petites entités extraterrestres qui vont conférer au hérisson de nouvelles aptitudes. Ces dernières permettront évidemment d’atteindre certaines zones spécifiques dans chaque niveau, et il sera d’ailleurs indispensable de rejouer aux niveaux précédents, avec les Wisps déverrouillés plus tard, pour découvrir tous les secrets. D’aucuns diront que ce Sonic a un petit côté « Metroidvania » donc, mais encore faudra-t-il avoir le courage de relancer les niveaux déjà terminés…

Des nouveautés quand même

Par rapport à la version de 2010, Sonic Colours Ultimate intègre quelques nouveautés/optimisations, à commencer par Tails, qui pourra remettre Sonic d’aplomb en cas de chute, sans forcément avoir à recommencer le niveau (à condition de disposer de jetons dédiés). On y retrouve aussi un côté « Personnalisation » en échange de jetons à récupérer en cours de route. De quoi modifier divers éléments esthétiques (les gants, les chaussures…), autant dire que l’intérêt est proche du néant. A cela s’ajoute un nouveau mode permettant d’affronter Metal Sonic, sans oublier un nouveau Wisp exclusif à cette version. Quelques « nouveautés » toujours bienvenues donc, mais pas de quoi rehausser l’intérêt général de cette version Ultimate.

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Côté contenu, Sonic Colours Ultimate propose un total de six mondes principaux, composés eux-mêmes de six stages. Evidemment, chaque stage regorge de bonus, et le joueur est récompensé en fin de parcours par une note en fonction de son score et de sa vitesse. Pour le joueur qui cherche simplement à connaitre le fin mot de l’histoire, Sonic Colours Ultimate nécessitera entre 4 et 6 heures grand maximum. Un peu plus évidemment si vous visez le 100%...

En définitive, si Sonic Colours était peut-être « le moins pire des Sonic 3D » il y a dix ans, cette version Ultimate met en exergue de très nombreux défauts qui ont bien du mal à se faire oublier aujourd’hui. Même le plus grand fan du hérisson bleu aura bien du mal à passer outre une maniabilité lourdingue et imprécise, des graphismes d’un autre âge, et à se contenter au final d’enchainer des niveaux insipides pour la plupart, dans un jeu qui ne procure qu’un fun somme toute très (très) relatif. Si vous voulez célébrer dignement les 30 ans de Sonic, relancez Sonic 2 sur Mega Drive, Sonic Adventures sur Dreamcast, Sonic Generations ou même Sonic Mania, mais surtout pas ce Sonic Colours Ultimate…

Sonic Colours : Ultimate

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Avec cette version Ultimate ultra paresseuse, SEGA propose une relecture très dispensable de Sonic Colours, le « moins pire des Sonic 3D ». Un jeu au gameplay abominable, à la technique datée et au fun presque absent de bout en bout. Quelle amère déception…

Les plus

  • C’est coloré...
  • Les Wisps, intéressants
  • Mmmmmm…

Les moins

  • ...mais c'est vilain
  • Gameplay lourd et imprécis…
  • Aucun challenge
  • Zéro fun (ou presque)
  • Ces phases téléguidées...

Modifié le 12 septembre 2021 à 08h00

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