Stadia réduit sa commission à 15 % pour encourager les développeurs à rejoindre la plateforme

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Stadia réduit sa commission à 15 % pour encourager les développeurs à rejoindre la plateforme

JVFR
© Google

On sait Stadia dans une certaine forme de panade. Désormais amputé de ses propres studios, le service de cloud gaming de Google doit jouer des coudes pour, tout simplement, continuer d’exister dans une industrie en ébullition.

Conscient que le nerf de la guerre, c’est avant tout la qualité de son catalogue, Google tente de motiver les développeurs à porter leurs jeux sur sa plateforme en réduisant de moitié le montant des commissions qu’il prélève sur chaque transaction effectuée sur Stadia.

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Le commission Stadia passe de 30 % à 15 %

À compter du 1er octobre, les développeurs qui vendent leurs jeux sur Stadia repartiront avec 85 % des recettes. Autrement dit : la commission de Google est tout bonnement divisée par deux (elle est actuellement à 30 %, comme sur Steam).

Mais cette bonne nouvelle s’accompagne évidemment d’une limite − quoique généreuse. Cette commission réduite ne s’appliquera que jusqu’à ce que le montant des ventes d’un jeu atteigne 3 millions de dollars… d’ici la fin 2023. Une fois ce palier franchi, la part de Google repassera à 30 %.

Une manœuvre qui sonne comme la promesse pour les studios de dégager davantage de revenus, mais qui ne garantit pas encore à Google de pouvoir garnir son catalogue de titres alléchants. On s’en souvient : peu de temps après l’annonce de la fermeture des studios Stadia Games & Entertainment, censément au travail sur des jeux exclusifs, beaucoup ont déclaré la plateforme bonne à enterrer ; n’étant plus qu’un service de cloud gaming comme un autre.

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Google s’inspire d’Apple, d’Epic et de Microsoft

Le géant du Web ne signe pas quelque chose d’inédit dans l’industrie. Il y a plus de 2 ans, Epic lançait un pavé dans la marre en annonçant une commission plancher à 12 % sur sa boutique flambant neuve, l’Epic Games Store.

Depuis, d’autres lui ont emboîté le pas. En novembre dernier, Apple annonçait qu’il ne prélèverait plus que 15 % du montant des ventes aux développeurs qui ne génèrent pas plus d’un million de dollars par an. Google lui-même adoptait le même principe sur le Play Store Android en mars 2021.

Microsoft est le dernier en date à adopter ce type de partage de revenus à l’avantage des développeurs. Fin avril, la firme de Redmond annonçait qu’à compter du 1er août prochain, il ne s’arrogerait plus que 12 % du montant des ventes de jeux réalisées via le Microsoft Store ou l’application Xbox sur PC.

Via : The Verge

Modifié le 15 juillet 2021 à 07h09

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