Les meilleurs Action-RPG occidentaux et japonais (2021)

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Les meilleurs Action-RPG occidentaux et japonais (2021)

JVFR

Après vous avoir proposé notre sélection des meilleurs hack'n slash (un sous-genre du RPG) et des meilleurs FPS (un sous-genre du jeu d'Action), quoi de plus logique que de mélanger les plaisirs et vous proposer notre sélection des meilleurs Action-RPG ?

Un sous-genre à lui seul extrêmement vaste, qui aurait vu le jour pour la première fois avec Dragon Slayer, un jeu japonais sorti en 1984. Celui-ci mettait en effet l'accent sur l'action, ainsi que sur la gestion de statistiques et d'un inventaire limité afin de progresser dans l'aventure. Des éléments qui caractérisent à merveille ce genre prolifique. À tel point qu'il n'a pas été facile de choisir les meilleurs représentants de cette catégorie. Nous avons donc décidé de séparer cette sélection en deux parties : les meilleurs Action-RPG occidentaux d'abord, puis japonais.

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Les meilleurs Action-RPG occidentaux

Commençons donc cette sélection par les meilleurs Action-RPG occidentaux, plus proches de chez nous. Entendez par là des jeux issus de studios européens et américains, ces derniers ayant grandement influencé les codes de ce sous-genre en Occident. Ces œuvres portent en effet une plus grande emphase sur l'individualisme et l'impact d'un seul protagoniste vis-à-vis du monde qui l'entoure. Dans ces titres, le personnage que nous incarnons est souvent au cœur de l'intrigue, parfois au détriment du reste.

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The Witcher 3: Wild Hunt - l'apothéose du Loup Blanc

The Witcher 3: Wild Hunt
  • Un univers immense et d'une richesse incroyable
  • Des personnages touchants et une histoire passionnante
  • La bande originale délicieuse
The Witcher 3 est un monument du genre action-RPG. Il offre une carte gigantesque à explorer sans oublier d'y ajouter des quêtes qui ont un véritable sens dans l'histoire du titre. Plusieurs années après sa sortie, il reste La référence en matière de jeu de rôle à l'occidentale.

« Hum… »

Quel meilleur représentant des plus grands Action-RPG occidentaux que The Witcher 3: Wild Hunt ? Une success story improbable d'une petite entreprise polonaise ayant fait ses débuts en important des CD-ROMS américains, nommée CD Projekt. En 2007, celle-ci a décidé pour son premier gros jeu d'adapter une saga littéraire nationale culte d'Andrzej Sapkowski, Wiedźmin (ou The Witcher dans la langue de Shakespeare). La suite, vous la connaissez, mais laissez-nous vous conter l'apothéose des aventures du Loup Blanc, Geralt de Riv.

En 2015, après deux épisodes de mieux en mieux aboutis et toujours dotés d'une narration de haute volée, The Witcher 3: Wild Hunt venait créer un raz-de-marée dans le paysage vidéoludique. Nous y retrouvions un Geralt de Riv assagi mais fatigué, en quête des deux personnes les plus importantes dans sa vie : Yennefer, son grand amour dans les romans, et Ciri, son Enfant Surprise et la première Sorceleuse.

Une quête qui allait l'emmener aux quatre coins d'un monde en guerre incessante dans un climat de haine contre les non-humains. Comme principales menaces, la nation de Nilfgaard au sud, et la mystérieuse Chasse Sauvage. Toutes deux à la recherche de Ciri, le Sang Ancien, la Dame de l'Espace et du Temps, seul espoir contre le Froid Blanc. Face à deux puissances contre lesquelles notre brave sorceleur semble complètement dépassé, celui-ci continuera sans relâche à la recherche de sa Destinée. Au fil de ses voyages, il prendra des décisions qui seront amenées à changer radicalement le cours des événements, dans son monde comme ailleurs.

Une conclusion magistrale à une saga désormais culte, autant dans les univers littéraire que vidéoludique et maintenant télévisuel. Il y a clairement eu un avant et un après The Witcher 3: Wild Hunt. Qu'il s'agisse de son monde ouvert fourni, de son gameplay maîtrisé, de sa narration impeccable ou de sa bande-son sublime, ce titre a influencé de nombreux autres Action-RPG depuis. Si un nouveau titre The Witcher semble un lointain et doux rêve, nul doute que CD Projekt RED finira un jour par revenir à ses premiers amours. Une perspective que nous attendons avec un intérêt aussi vif que l'argent.

The Elder Scrolls V: Skyrim - la Saga du Dovahkiin

The Elder Scrolls V: Skyrim
  • Un monde ouvert foisonnant de vie et d'activités
  • Un gameplay qui respire la liberté
  • Un titre transcendé par des milliers de mods, même encore aujourd'hui
Dernier épisode de la fabuleuse saga The Elder Scrolls, Skyrim reste encore aujourd'hui un Action-RPG en monde ouvert qui marque les esprits. Malgré son grand âge, il reste une incroyable expérience à vivre, encore plus grâce à une communauté de moddeurs qu'on a rarement vu si passionnée et productive.

Rassemblez votre courage et votre Thu'um

En exacte opposition à The Witcher, plutôt porté par sa narration, mais tout aussi exceptionnel, nous avons la franchise The Elder Scrolls. Une saga qui a fait ses débuts avec Arena en 1994. L'enfant prodige de Bethesda s'est ensuite placé, avec Morrowind, Oblivion et enfin Skyrim, comme une série de jeux Action-RPG bac à sable incontournable. Un seul mot d'ordre pour cette franchise d'exception : une liberté sans pareille.

Comme dans les anciens épisodes, nous commençons avec Skyrim notre aventure en tant que prisonnier. Avant de passer notre tête sur le billot, nous pouvons créer de toute pièce notre avatar. Qu'il s'agisse de sa race, de sa classe ou de tout autre élément, cette phase illustre parfaitement la liberté à laquelle The Elder Scrolls nous a habitué. C'est ensuite que la situation dégénère, avec l'interruption de notre exécution par une créature de légende qu'on avait plus vu depuis des siècles : un dragon.

Autant que notre personnage, qui se trouve comme par hasard l'un des seuls à maîtriser leur langage, les grandes stars de Skyrim sont sans conteste les dragons, et plus précisément Alduin, le Dragon Noir. Une grande quête épique dans une terre très influencée par la mythologie scandinave nous attend. Mais là où Elder Scrolls a toujours brillé, c'est dans le fait que nous ne sommes jamais tenus par la main. Entièrement libre à nous d'ignorer totalement l'histoire principale et de créer notre propre aventure.

Un constat d'autant plus flagrant grâce à une communauté de moddeurs comme rarement vue aussi active pour un jeu. C'est simple, Skyrim est actuellement le titre proposant le plus de mods (plus de 60 000 sur Nexus Mods !). Si l'expérience originale de Bethesda vaut déjà le détour, l'ajout de mods permet à ce titre vieux de dix ans de rester un monument de l'Action-RPG n'ayant pas pris une ride. En attendant The Elder Scrolls VI… d'ici une dizaine d'années ?

Mass Effect: Édition Légendaire - le plus grandiose space opera vidéoludique

Mass Effect : Édition Légendaire
  • Une compilation très généreuse en contenu
  • Des graphismes globalement bien remis au goût du jour
  • Un premier opus bien plus maniable
  • Une meilleure optimisation à tous les niveaux (framerate, chargements...)
  • Une trilogie toujours aussi épique
Dans l'ensemble, Mass Effect : Édition Légendaire est une bonne compilation. Les trois jeux sont fluides et conservent un certain attrait visuel. Il est vrai que des problèmes subsistent mais la remasterisation de Bioware est sans doute la meilleure façon de découvrir cette légendaire trilogie aujourd'hui.

« Cette collection est ma préférée de la Citadelle »

Nous quittons désormais le médiéval-fantastique pour tourner notre regard vers les étoiles avec Mass Effect. Une trilogie qui a fait ses débuts en 2007 et sans conteste la meilleure franchise originale jamais proposée par Bioware. Si KOTOR est également un candidat de marque, ce nouvel univers créé de toute pièce par le studio américain reste le plus grand space opera vidéoludique jamais vu à ce jour.

Nous y incarnons le Commandant Shepard, un soldat humain que nous pouvons personnaliser selon nos goûts avec une certaine liberté. Nous sommes ensuite introduits petit à petit à une galaxie proprement immense, complètement inventée pour l'occasion. Dans le cadre d'une mission du Conseil Galactique, nous sommes chargés d'enquêter sur un artefact d'une ancienne civilisation alien depuis longtemps éteinte. Une civilisation a priori à l'origine du voyage interstellaire via les iconiques relais cosmodésiques. Cette mission nous mettra face à la plus grande menace jamais rencontrée par la galaxie depuis 50 000 ans : les Moissonneurs.

Un résumé succinct qui ne rend certainement pas hommage à l'une des histoires les plus palpitantes jamais vues dans un jeu vidéo. Au-travers de trois épisodes allant toujours plus loin dans le spectaculaire, nos moindres choix auront une influence sur l'ensemble de la galaxie et de la trilogie. Au-delà du grandiose de Mass Effect, nous côtoierons plus intimement de nombreux personnages passionnants, aux ambitions et objectifs divers. Nous apprendrons à les connaître, à sympathiser avec eux, voire à les aimer. Et pas seulement en tant que Commandant Shepard, mais également en tant que joueur.

Un véritable chef d'œuvre, que nous avons récemment pu redécouvrir plus beau que jamais grâce à une Édition Légendaire très réussie. Un moyen idéal pour les vétérans comme pour les néophytes de (re)vivre un monument de l'Action-RPG. L'apogée du studio Bioware, qui à cette époque enchaînait les succès critiques et commerciaux. Nous n'attendons désormais plus qu'une chose : en savoir plus sur le prochain épisode, après un Mass Effect Andromeda qui avait divisé à plus d'un titre.

Cyberpunk 2077 : Soul Killer

Cyberpunk 2077
  • Un monde ouvert et cohérent
  • Scénario principal qui donne envie d'aller de l'avant
  • Multiples quêtes secondaires
  • Pas de « remplissage »
  • L'architecture de Night City
  • De multiples approches pour la majorité des missions
Cyberpunk 2077 ne cherche pas à révolutionner le genre du jeu d'action RPG en monde ouvert. Il sait en revanche extraire le meilleur des jeux concurrents pour nous en proposer la substantifique moelle. Vaste, riche, varié et cohérent, il vient parfaire l'excellent bilan de The Witcher 3 en mêlant adroitement un scénario principal inspiré à des quêtes secondaires très bien écrites, une excellente localisation en prime.

« Wake the f*** up, Samurai ! »

En parlant d'un titre qui divise, la présence de Cyberpunk 2077 dans cette sélection risque d'en faire tiquer plus d'un. Probablement l'un des jeux les plus attendus de ces dernières années, le nouveau titre de CD Projekt RED a connu un lancement des plus rocambolesques. Malgré ses problèmes de stabilité, désormais grandement corrigés, son histoire nous a, au sein de la rédaction, marqué comme rarement un jeu ne l'avait fait. À tel point que, grâce à elle seule, nous osons dire que Cyberpunk 2077 est un véritable chef d'œuvre. Et le rocker rebelle désabusé dans notre tête est d'accord.

Nous sommes donc en 2077 et y incarnons V, jeune mercenaire plein d'espoir souhaitant devenir une légende à Night City. Une mégapole aussi magnifique que dystopique, écrasée par des méga-corporations corrompues, où la vie peut se montrer aussi courte que violente. Après avoir créé avec une certaine liberté notre cyberpunk, jusqu'à ses origines, nous voici lancés dans la Cité des Rêves. Une aventure à la première personne aussi passionnante que déchirante s'ouvre ainsi à nous.

Nous ferons d'abord la connaissance de Jackie, un gamin des rues aussi attachant qu'ambitieux, avant d'être rencardés par Dexter DeShawn, un fixer de légende à Night City. Celui-ci nous chargera d'une mission aussi risquée que lucrative : récupérer une biopuce détenue par la toute puissante méga-corporation Arasaka. Une mission qui va mal tourner, V devant insérer la puce dans son implant crânien afin de la sauver. Une décision sur le fil qui allait chambouler son existence à jamais. Notamment en la mêlant à la conscience d'une icône du jeu de rôle papier original de Mike Pondsmith : le seul et unique Johnny Silverhand, incarné par nul autre qu'une icône de notre monde à nous, Keanu Reeves.

Au risque de nous répéter, l'histoire et les fins de Cyberpunk 2077 nous ont profondément ému, et celles et ceux qui l'ont terminé pourront ou non se montrer d'accord avec nous. Comme pour The Witcher, CD Projekt RED signe ici une écriture de haute volée, autant dans ses quêtes principales et secondaires que pour ses personnages. Désormais relativement stable, nous n'attendons plus que les DLC, extensions et mises à jour next-gen à venir. Fort de tout ceci, nous souhaitons ainsi à Cyberpunk 2077 de devenir à terme le chef d'œuvre qu'il mérite d'être.

Deus Ex: Human Revolution - le reboot en pleine forme d'une licence culte

Deus Ex: Human Revolution
  • Une histoire et un univers cyberpunk à l'écriture impeccable
  • Une grande liberté dans le gameplay
  • Adam Jensen... What else ?
Reboot de la légendaire franchise Deus Ex, Human Revolution porte bien son nom. En plus de proposer un univers cyberpunk crédible, avec des thèmes matures on ne peut plus d'actualité, il offre une grande liberté dans son gameplay et l'un des héros les plus classes qu'il nous ait été donné d'incarner.

Qu'est-ce qui fait vraiment de nous des humains ?

Restons dans le thème du cyberpunk avec Human Revolution, un reboot par Eidos Montréal du cultissime Deus Ex, sorti en 2000. Rendant un vibrant hommage à l'œuvre originale, ce titre de 2011 nous offrait un univers contemporain dystopique aux thèmes très matures. Un jeu visionnaire traitant de transhumanisme et de ce qui nous définit vraiment en tant qu'humains. Un chef d'œuvre augmenté, en somme.

Nous y incarnons Adam Jensen, un ancien militaire désormais responsable de la sécurité chez Sarif Industries, une méga-corporation spécialisée dans les augmentations humaines. Un job teinté d'intérêt personnel, puisque celui-ci entretient une relation avec Megan Reed, une membre éminente de la société. Celle-ci se fait d'ailleurs kidnapper suite à une attaque d'envergure contre le siège de Sarif Industries, laissant notre héros pour mort.

Pour le sauver, alors qu'il méprisait lui-même les augmentations, il se voit affublé de nombreux implants faisant de lui le soldat augmenté parfait. À peine remis de sa convalescence, il se voit chargé d'enquêter sur cette attaque aussi catastrophique qu'inattendue. Nous voici donc lancés dans un voyage à travers un monde pas si lointain du nôtre, mâtiné de l'ambiance dystopique si chère au genre cyberpunk. En plus de proposer un univers crédible et une histoire très ancrés dans l'actualité, Human Revolution nous propose une grande liberté. Autant dans des niveaux semi-ouverts que dans un gameplay, au choix, mortel ou non-léthal, c'est à nous qu'il appartient de définir notre Adam Jensen.

Va t-il succomber aux augmentations et devenir une machine sans âme, ou garder son humanité, et avec elle celle du reste du monde ? Une aventure qui trouve une conclusion tout aussi grandiose, prolongée avec Mankind Divided. Un titre de qualité, mais qui n'a malheureusement pas su surpasser son aîné, notamment en nous imposant l'une des fins dépeintes dans Human Revolution. En espérant qu'après Marvel's Guardians of the Galaxy, Eidos Montréal nous propose à nouveau un jeu Deus Ex digne de ce nom.

Fallout New Vegas : retour aux sources, et au Strip

Fallout: New Vegas
  • Le Fallout moderne le plus proche de l'œuvre originale
  • Un monde ouvert aussi glauque que fascinant
  • Une narration de haute volée et des choix apocalyptiques
Laissé aux soins d'Obsidian Entertainment, les papas des deux premiers Fallout, New Vegas se veut l'Action-RPG le plus proche de l'oeuvre originale. Glauque et pourtant passionnant, le Mojave post-apocalyptique en guerre constante est un théâtre magistral pour des choix aux retombées atomiques.

Les dés étaient Pip-Boy depuis le début

En 1997, Interplay Entertainment allait créer l'une des plus iconiques franchises vidéoludiques à ce jour. Fallout, un C-RPG post-apocalyptique, était né, et avec lui tout un univers passionnant. En 2008, Bethesda rachetait la licence pour la transformer en un Action-RPG à la Elder Scrolls. Un choix qui n'a pas fait l'unanimité, avant qu'Obsidian, comprenant des vétérans d'Interplay, n'accouche en 2010 d'un titre rendant hommage à l'œuvre originale : New Vegas.

Nous y incarnons le Coursier, chargé de délivrer des messages au travers d'un Mojave dévasté par les bombes et la guerre entre plusieurs factions aux ambitions voraces. Brillant de mille feux au milieu de ce wasteland désertique tel un phare, le Strip de New Vegas. En notre possession, un mystérieux jeton qui va causer notre enlèvement et une blessure mortelle. Ce n'est que grâce à Doc Mitchell que notre personnage créé de toute pièce par nos soins se remettra sur pied, avant de partir à la recherche de ceux l'ayant dépossédé de sa Course.

New Vegas se veut ainsi un mélange parfait entre l'œuvre originale et la formule revisitée par Bethesda avec Fallout 3. Livrés à nous-mêmes dans un monde vaste, il nous appartient librement d'y créer notre propre aventure post-apocalyptique. Beaucoup moins édulcoré que l'épisode précédent, New Vegas ne rougissait pas face à des thèmes particulièrement sombres comme la prostitution, l'addiction, ou l'esclavage. Ceci tout en gardant l'humour noir et décalé propre aux Fallout originaux, avec en toile de fond un monde futuriste bloqué dans les années folles américaines.

Au-delà d'une grande liberté offerte, l'histoire de New Vegas connaît de multiples fins dictées par nos choix, qui seront amenés à changer radicalement la face irradiée du Mojave. De nombreuses factions s'y disputent les ressources, et c'est à nous que reviendra la décision du sort de New Vegas et ses environs. Un titre en tous points exceptionnel qui, comme de nombreux jeux Bethesda, se voit transcendé par une communauté très active de moddeurs, même encore aujourd'hui.

Les meilleurs Action-RPG japonais

Après les meilleurs Action-RPG occidentaux, penchons-nous sur leur pendant japonais. Issus d'un véritable écosystème à part entière, dotés de leurs codes propres, ils se montrent aussi nombreux et excellents que leurs confrères. Contrairement à leurs homologues, ceux-ci offrent une approche plus philosophique et spirituelle du sous-genre. Nous n'y sommes plus nécessairement les héros centraux, mais plutôt la partie d'un ensemble plus vaste qui nous dépasse et transcende l'individu.

The Legend of Zelda: Breath of the Wild - un vent de fraîcheur pour une franchise incontournable

The Legend of Zelda : Breath of the Wild
  • Un open world riche et magnifique
  • Une durée de vie hallucinante
  • Une véritable leçon de level design
Si vous ne deviez prendre qu'un jeu sur Switch, ce serait sans doute ce Zelda que nous vous conseillerions. Durée de vie gigantesque, mécaniques de jeu parfaites, direction artistique somptueuse, histoire riche et prenante, Breath of the Wild à tout ce qu'il faut pour vous entraîner des heures durant dans son monde ouvert devenu une référence. Un chef d'œuvre incontournable.

Un monde ouvert d'aventures s'offre à nous

Quel meilleur jeu pour commencer cette seconde partie que le dernier titre d'une des plus grandes franchises du jeu vidéo, The Legend of Zelda: Breath of the Wild ? Sorti en 2017, il marquait une transition nette vers un vaste monde ouvert, initiée dans une certaine mesure par Skyward Sword avant lui. Ne dérogeant pas à la règle, il a réussi l'exploit de dépasser ses illustres aînés et devenir un nouveau jeu Nintendo absolument incontournable.

Comme le Chant du Temps répétant le même refrain, nous y incarnons un Link endormi depuis plusieurs siècles qui allait connaître une glorieuse destinée, affronter Ganondorf et sauver la légendaire Princesse Zelda. Sauf qu'ici, Nintendo nous introduit dans un monde d'Hyrule plus ouvert et magnifique que jamais. Une nouvelle façon organique d'interagir avec le monde s'offre à nous, comme par exemple avec le feu ou des pouvoirs plus originaux les uns que les autres. Fini également le chemin plus ou moins tracé, place à une liberté sans pareille dans un jeu Zelda.

La formule à laquelle nous étions habitués est toujours bien présente, mais renforcée par de nouvelles mécaniques RPG comme l'artisanat ou encore l'endurance introduite par Skyward Sword. Nous commençons donc comme dans tout Action-RPG presque nu comme un ver et devrons évoluer en même temps que Link. De nombreux lieux visitables nous permettront ainsi d'acquérir de nouveaux objets et pouvoirs afin de mieux faire face à ce vaste monde.

Un véritable vent de fraîcheur pour la franchise, qui connaîtra une ascension épique et grandiose allant crescendo. Nous n'avons désormais plus qu'une hâte : jouer à sa suite, attendue si tout va bien en 2022.

Final Fantasy VII Remake : le renouveau d'une légende

Final Fantasy VII Remake
  • Une aventure dense et haletante sur 45h de jeu
  • Midgar revisitée de fond en comble, un univers en soi
  • Un système de combat et d'évolution d'une grande richesse
  • Une bande-son tout simplement géniale
  • Une réalisation solide...
En prenant un peu de hauteur, on ne peut que saluer ce titre qui revisite avec générosité et enthousiasme l'un des plus grands RPG japonais de l'histoire du jeu vidéo. Et dire que nous n'en sommes qu'au début. Vivement la suite !

La tête dans le Cloud

Impossible de passer à côté du remake d'un des plus grands J-RPG de l'histoire, Final Fantasy VII, sorti à l'origine en 1997 sur PS1. En 2020, Square Enix nous gâtait sur PS4 d'une revisite complète de sa première partie centrée sur Midgar. En plus d'une expérience graphique globalement de haute volée, nous découvrions également une nette transition vers l'Action-RPG, avec des combats proprement dantesques. Un remake qui a sans conteste fait date, pour les vétérans du jeu original comme pour les néophytes.

Nous y incarnons donc Cloud Strife, un mercenaire hanté par son passé cherchant à se racheter en rejoignant notamment un groupe de résistants écologistes contre la toute puissante société Shinra. Nous faisons ainsi nos premiers pas dans Midgar, une métropole dystopique empruntant encore une fois au genre cyberpunk. S'il s'agit d'une simple introduction dans le jeu original, celle-ci se découvre sous un nouveau jour dans ce remake. L'occasion d'étoffer certains personnages et éléments d'histoire, afin de donner plus de corps aux ambitions du vénérable titre sur PS1.

Là où Final Fantasy VII Remake s'illustre particulièrement, c'est par sa direction artistique et ses graphismes. Dans l'ensemble, le jeu brille par la représentation de ses personnages et de ses décors. Autre changement radical apporté par ce remake : le passage des combats très typés J-RPG à un système bien plus proche de l'Action-RPG. Nous pouvons y déplacer Cloud et son groupe librement afin d'alterner attaques et sorts, avec possibilité de ralentir l'action afin de mieux coordonner nos efforts. Un changement profond mais bienvenu, dynamisé de surcroît par une bande-son proprement magistrale, notamment dans les combats de boss.

Plus récemment, Final Fantasy VII Remake a accueilli Intergrade, introduisant notamment Yuffie et une mise à jour dédiée à la PS5. L'occasion de retrouver ce remake d'exception destiné, c'est le cas de le dire, aux nouvelles générations. Déjà superbe, il le devient ainsi d'autant plus et gagne également en fluidité. Ne reste plus désormais qu'à attendre la suite des aventures de Cloud, que nous espérons d'aussi belle et brillante facture.

NieR: Automata - Gloire à l'Humanité ?

NieR Automata
  • Une histoire riche, à fendre l'âme, qui se découvre sur plusieurs parties
  • Une direction artistique et une bande-son somptueuses
  • Un système de combat nerveux et complet
Est-ce que NieR : Automata a des défauts ? C'est une évidence que l'on ne peut nier (ou NieR ahahaha). Reste que la proposition narrative et l'ambition de Yoko Taro en font un jeu incroyable, profond, touchant même, qui ne vous laissera sans doute pas indifférent si vous lui donnez sa chance. Et c'est ce que nous vous incitons fortement à faire.

YoHRa besoin de mouchoirs

Restons sur une ambiance dystopique, légèrement plus déprimante, avec ce chef d'œuvre qu'est NieR: Automata, développé par PlatinumGames en 2017. Vendu comme un Action-RPG nerveux dans lequel nous incarnons notamment des androïdes féminines étrangement vêtues, ce jeu de Yoko Taro est bien plus que ça. Un poème tragique, une aventure transcendant ce qui définit notre humanité, un média pour véhiculer un beau message d'espoir… Nier: Automata est tout cela, et bien plus encore.

Nous y incarnons tout d'abord 2B, une androïde de YoHRa, le dernier bastion de l'Humanité, exilée dans une station spatiale depuis plusieurs millénaires. La Terre n'est plus habitable pour les organiques, dévastée par la Peste Runique, les machines et les radiations. Notre mission est donc de nettoyer la Planète Bleue de la menace mécanique afin d'en refaire un foyer pouvant accueillir ce qui reste de nos créateurs.

S'offre ainsi à nous un monde relativement ouvert, doté d'une direction artistique assez minimaliste mais non moins somptueuse, et animé par une bande-son relevant à elle seule du chef d'œuvre. Nous y rencontrerons d'autres androïdes et des machines, chacun questionnant sa place dans ce vaste monde vide et désolé. Au-delà d'un gameplay qui n'est pas sans rappeler un certain Devil May Cry, c'est dans sa narration que NieR: Automata brille particulièrement.

L'esprit follement génial de Yoko Taro nous offre constamment au-travers de cinq fins une relecture de son œuvre, qui s'inscrit dans la droite lignée de son précédent titre, NieR: Replicant. Sans trop en divulgâcher, disons que la « seconde partie » de ce jeu nous a littéralement pris aux tripes. Ceci avant de nous lâcher pantelants dans un final nous ayant littéralement émus aux larmes. Yoko Taro réalise ici l'exploit de transcender le jeu vidéo pour véhiculer un message empli d'espoir, faisant ressortir ce qu'il y a de meilleur en l'Humanité dans son sens large. On ne le dira jamais assez, NieR: Automata est un véritable bijou, autant dans son gameplay que dans son histoire à fendre littéralement l'âme.

Bloodborne : FromSoftware a son meilleur

Bloodborne
  • Une formule Souls-like savamment revisitée
  • Une direction artistique aussi effrayante que somptueuse
  • Un gameplay impitoyable mais ô combien gratifiant
On ne pensait pas que c'était possible, et pourtant FromSoftware a réussi avec Bloodborne à révolutionner son propre genre. Beau à se damner, ce titre empruntant à l'univers Lovecraftien reste encore aujourd'hui l'un des meilleurs titres du très talentueux studio japonais, et ce n'est pas peu dire.

Et le SoulsBorne était né

Inutile de dire que FromSoftware est actuellement l'un des studios les plus salués de l'industrie vidéoludique, géniteur même d'un sous-genre de l'Action-RPG, rien que ça. Après un Demon's Souls récemment revisité avec maestria par Bluepoint Games et un Sekiro ayant raflé de nombreuses récompenses, le studio japonais est à son firmament. Entre les deux, il y a Bloodborne. Un titre tellement exceptionnel que le genre Souls-like s'est transformé avec lui en une nouvelle appellation: le Soulsborne.

Nous y incarnons un Chasseur, lancé comme qui dirait dans la gueule du loup au beau milieu de Yharnam, une magnifique et vaste cité victorienne empreinte d'une ambiance aussi sombre que lugubre. Une Nuit permanente semble couvrir le monde, et avec elle des créatures assoiffées de Sang. Des majuscules qui ne sont pas là par hasard et qui constituent le cœur de l'univers dépeint dans Bloodborne, empruntant de manière remarquable au genre lovecraftien.

Au-delà de son ambiance tranchant avec le dark fantasy des précédents titres de FromSoftware, l'histoire de Bloodborne se veut tout aussi cryptique et libre à l'interprétation du joueur. Là où les choses changent un poil (expression fort à propos), c'est dans son gameplay. Chaque arme de corps à corps dispose de deux formes, et nous pouvons manier une arme à distance dont la maitrise sera primordiale. Un coup bien placé permettra en effet de déstabiliser un adversaire, nous offrant un avantage dans des combats toujours aussi ardus. Contrairement aux Souls précédents, il est ici possible de recouvrer une partie de la vie perdue en répondant aux coups reçus. Le gameplay de Bloodborne nous encourage ainsi à nous montrer plus intrépide et agressif que ses aînés.

Vous l'aurez compris, si Bloodborne n'a pas révolutionné la formule du Souls-like, il l'a suffisamment étoffée pour qu'une nouvelle appellation vienne caractériser le sous-genre inventé par le studio japonais. Toujours est-il que, pour les plus fervents adeptes du catalogue FromSoftware, Bloodborne en est aujourd'hui la plus grande réussite. En attendant une version (remasterisée ?) PS5 et/ou PC. Ainsi bien sûr qu'Elden Ring, prévu en début d'année prochaine, pour voir quelle nouvelle leçon le talentueux studio pourra nous prodiguer.

Monster Hunter: World - l'Étoile de Saphir de Capcom

Monster Hunter: World
  • La formule Monster Hunter a son apogée
  • Un gameplay aussi exigeant que gratifiant
  • Des monstres passionnants à affronter
Si Monster Hunter: World est l'un des plus gros succès de Capcom, c'est parce que ce dernier opus d'une saga de légende le mérite. Une véritable réussite autant visuelle, avec des monstres merveilleusement réalisés, que sur un gameplay aussi varié qu'exigeant, mais tellement gratifiant une fois maîtrisé.

Une Chasse aussi éternelle qu'épique

Pour conclure ce tour d'horizon des meilleurs Action-RPG japonais, nous vous proposons une dernière histoire de monstres. Celle-ci commence sur PS2 en 2004, narrée par Capcom. Elle nous proposait de véritablement vivre la vie d'un Chasseur face à des monstres gigantesques afin de faire prospérer l'écosystème et notre village. Une franchise considérée comme très difficile, principalement destinée aux consoles portables, et surtout populaire au Japon. Tout cela allait radicalement changer en 2018 avec Monster Hunter: World, sorti sur consoles de salon, puis sur PC un peu plus tard.

Sur bien des aspects, Monster Hunter: World venait révolutionner la franchise, et propulser Capcom vers de nouveaux sommets. Il introduisait notamment plusieurs changements de type qualité de vie, tout en proposant un gameplay bien plus nerveux que les épisodes précédents. La sortie pour la première fois d'un titre Monster Hunter sur PC allait également faire connaître la franchise à un tout nouveau public.

Plus beau et dynamique que jamais, World offre une expérience aussi gratifiante que de longue haleine. Parés d'armes aussi variées qu'exigeantes dans leur maîtrise, nous sommes constamment opposés à de véritables boss à chaque expédition dans la nature. Si la Chasse épique aux monstres toujours plus dangereux est au cœur de l'expérience, il ne s'agit que d'une partie d'un ensemble bien plus vaste. Artisanat d'armures et de potions, pistage dans des biomes aussi différents que superbes visuellement, voire même capture de petits monstres à la Pokémon, World est un jeu très complet.

Une aventure qui allait connaître le firmament avec l'extension Iceborne, en 2019. Celle-ci introduisait de nouveaux biomes, un outil venant littéralement révolutionner le gameplay, des coups supplémentaires pour chaque arme et bien sûr des monstres toujours plus grandioses. Une expérience proprement grisante et des centaines d'heures de Chasse en perspective, pour l'un des plus grands succès de Capcom. Si Rise se montre un excellent titre exclusif pour l'instant sur Switch, celui-ci devrait arriver en 2022 sur PC. Une belle manière d'attendre un Monster Hunter: World 2, qui est sans conteste dans les cartons du géant japonais.

À vous de passer à l'Action (RPG)

Ainsi se conclut notre sélection des meilleurs Action-RPG occidentaux et japonais. Une liste certes très modeste comparée à la pléthore de jeux exceptionnels que ce sous-genre a engendré avec les années.

Nous sommes donc curieux de connaître vos propres pépites de ce sous-genre que nous apprécions tout particulièrement à la rédaction. N'hésitez donc pas à partager vos anecdotes sur les jeux susmentionnés ou sur d'autres titres que nous avons eu l'affront d'omettre !

Modifié le 11 octobre 2021 à 14h03

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