Top des meilleurs jeux PS5 (2021)

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Top des meilleurs jeux PS5 (2021)

JVFR

Quel est le meilleur jeu de la toute jeune PS5 ? Il n'est pas chose aisée de répondre à cette question puisque la console de Sony ne possède pour l'instant qu'une poignée de vraies exclusivités. Ainsi, ce top est également composé de titres déjà sortis sur PS4 mais qui utilisent désormais les capacités de la PlayStation 5 en offrant une meilleure expérience globale sur cette dernière. Il est donc temps de découvrir notre classement qui sera logiquement mis à jour au fil des mois.

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1. Demon's Souls, un jeu hardcore qui en met plein la vue

Demon's Souls
  • Une refonte graphique époustouflante
  • Une fluidité exemplaire
  • Jamais plus de 5 secondes de chargement
  • Une superbe porte d'entrée vers les jeux From Software
  • Quelques nouveautés exclusives à cette version PS5...
  • Les fonctionnalités d'aide intégrées à la console
Faire d'un jeu comme Demon's Souls le fer de lance de la PlayStation 5 peut paraître inconscient de la part de Sony. Mais force est de constater que Bluepoint Games parvient à sublimer de la plus belle des façons la création originelle de From Software.

Ce fut sans doute l'un des meilleurs jeux de l'histoire à sortir au lancement d'une nouvelle console. À la base, Demon's Souls était une exclusivité PS3 qui avait permis au studio From Software de se forger une renommée mondiale. Mais puisqu'il s'agissait du premier titre à introduire la formule désormais connue sous l’appellation « Souls-like », beaucoup de joueurs étaient finalement passés à côté. L'arrivée d'une version PS5 permet de réparer cette injustice !

Aux manettes de ce véritable remake, nous retrouvons le studio Bluepoint Games. Ce dernier est un spécialiste dans le domaine des remasterisations de luxe puisque nous lui devons les excellents Shadow of the Colossus et Uncharted: The Nathan Drake Collection sur PlayStation 4. Avec Demon's Souls, la formule reste inchangée puisque l'objectif est de dépoussiérer ce jeu culte sans pour autant altérer son charme d'antan.

Une prouesse à tous les niveaux

Dès son annonce en juin 2020, Demon's Souls fut propulsé sur le devant de la scène grâce à ses visuels impressionnants. Il faut dire que le titre de Bluepoint Games apporte une véritable refonte graphique époustouflante au matériau de base. Si bien qu'il semble avoir été entièrement créé pour la PS5 et qu'il n'est pas question d'un jeu initialement lancé 11 années auparavant. Le royaume de Bolétaria fait une nouvelle fois office de toile de fond avec son ambiance lugubre, voire même carrément déprimante. Une impression renforcée par des décors magnifiques et le tout en 4K (native ou dynamique) à 60 images par seconde. Demon's Souls fait inévitablement figure de première grande vitrine technologique pour la console.

Mais résumer le jeu à sa simple beauté serait une grave erreur. Car, Souls-like oblige, Demon's Souls fait preuve d'une difficulté assez corsée. Il faut souvent mourir pour apprendre de ses erreurs et progresser plus facilement par la suite. Une phase d'apprentissage est primordiale pour comprendre les mouvements des boss et le placement parfois fourbe des ennemis plus « basiques ». Bref, la recette habituelle retrouvée sur presque chaque titre de From Software ces dix dernières années. Les allergiques à cette progression souvent hachée risquent bien de se heurter à un mur.

Ainsi, Demon's Souls est un soft résolument « hardcore » qui s'adresse à un public averti. S'il reste extrêmement fidèle à sa première itération, ce « remake » n'oublie pas d'introduire quelques nouveautés et aménagements comme un inventaire plus ergonomique, des objets inédits, un mode de difficulté « miroir » ou encore des énigmes plus ténues. Les fans de la première heure seront ravis et les nouveaux venus courageux se trouveront face à un somptueux monument formidablement restauré.

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2. Ratchet & Clank: Rift Apart, quand Pixar s'invite sur PS5

Ratchet & Clank Rift Apart
  • Des personnages très réussis et un scénario convaincant
  • Alternance entre humour et scènes plus "sérieuses" parfaitement dosée
  • Graphiquement et techniquement superbe
  • Les fonctionnalités de la PS5 toutes bien utilisées
  • Durée de vie plus que correcte
  • Bande originale et doublages français impeccables
Insomniac Games livre un nouveau Ratchet & Clank qui se repose sur les bases de ses prédécesseurs et qui exploite à merveille les capacités de la PS5. En presque 20 ans d'existence, la saga n'a pas pris une ride et Rift Apart en est la preuve !

Confirmé lui aussi en même temps que la présentation de la PlayStation 5, ce nouveau Ratchet & Clank a été lancé en juin dernier. Sa particularité vient également du fait qu'il s'agit d'un jeu totalement exclusif à la nouvelle console du constructeur japonais. Insomniac Games a pu ainsi se faire plaisir en concoctant une aventure digne des plus grands films d'animation du moment.

Le célèbre duo, composé du lombax et de son fidèle meilleur ami fait de boulons, est devenu indissociable de la marque PlayStation depuis l'ère de la PS2. La cinquième console de salon made in Sony devait donc bien accueillir son propre épisode. Et si la formule de ce dernier demeure classique, les développeurs avaient promis de grosses innovations sur le plan technique, toujours grâce aux capacités renversantes de la PS5.

Deux lombax valent mieux qu'un !

Le scénario de ce Ratchet & Clank: Rift Apart est pour le moins singulier. Nos deux héros se retrouvent plongés dans un voyage interdimensionnel à cause d'une arme redoutable (le Dimensionnateur) dont le Docteur Nefarious ne sait visiblement pas se servir. Dans cette nouvelle dimension, Clank croise Rivet, une autre Lombax qui fait office de double dimensionnel à notre cher Ratchet. Nos protagonistes vont faire de leur mieux pour rentrer chez eux tout en mettant fin aux troubles causés par leur ennemi de toujours. Bref, une histoire qui invite au voyage à travers différentes planètes qui illustrent à merveille les performances de la PS5.

Car ce Ratchet & Clank: Rift Apart est une merveille technique avec sa modélisation impeccable, ses couleurs flamboyantes et sa fluidité exemplaire. Que ce soit lors des phases de gameplay ou pendant une cinématique, les similitudes avec un film réalisé par Pixar sont nombreuses. On a vraiment l'impression de jouer à un long-métrage d'animation. Les personnages renforcent ce sentiment puisqu'ils sont très attachants. Rivet, la nouvelle-venue du groupe, est aussi l'une des grandes réussites d'Insomniac sur cet épisode. Petits et grands prendront un malin plaisir à suivre les pérégrinations de cette joyeuse bande.

Dans l'ensemble, la structure de la saga est respectée avec ses nombreux combats explosifs et un arsenal toujours aussi loufoque. Des séquences orientées plateforme viennent aussi apporter un peu de variété et la mise en scène de plusieurs passages est absolument sensationnelle ! Contrairement à un Demon's Souls, Ratchet & Clank: Rift Apart s'adapte à chaque joueur selon son niveau. Le titre est ultra accessible mais peut aussi présenter du challenge en choisissant un mode de difficulté plus élevé. Pour faire plaisir à tout le monde, c'est Le jeu à acheter avec une PS5 !

3. Final Fantasy VII Remake Intergrade, un RPG de légende pour une nouvelle génération

Final Fantasy VII Remake INTERgrade
  • Accessible, même aux nouveaux venus
  • Un sens rare de la mise en scène
  • Des combats grisants
  • Une bande originale qui vous hante
  • Des personnages très attachants
  • La montée en puissance des derniers chapitres
  • Plus beau et fluide que jamais sur PS5
  • Un DLC court mais intense
Aucune raison d’être intimidé si vous n’avez jamais touché à l’épisode original : Final Fantasy VII Remake Intergrade est une formidable porte d’entrée dans ce J-RPG culte. Accessible, tout en proposant un gameplay exigeant, il nous a soufflés pour son élan épique et sa cinématographie explosive.

Lors de son officialisation en juin 2015, Final Fantasy VII Remake a fait vibrer le cœur de millions de joueurs à travers le monde. Le titre aura pris son temps en débarquant cinq ans plus tard sur PS4... Square Enix propose désormais une version encore plus belle de son RPG légendaire sur la dernière machine en date de Sony. Si le jeu de base est toujours là, un chapitre inédit a également été ajouté exclusivement sur PlayStation 5.

Inutile de présenter une énième fois l'iconique septième épisode de la franchise Final Fantasy. Ce remake n'est qu'une première partie qui se penche sur les événements ayant pris place dans la cité de Midgar. Histoire de capitaliser sur le succès mondial de la version PS4, Square Enix a pris le temps de concocter une édition pour la génération suivante. Notons bien que cette mise à niveau est gratuite pour tous les propriétaires du jeu. Cependant, il est nécessaire de passer à la caisse pour profiter du DLC interMISSION. Pour faire simple, cette réinterprétation de l'opus PS1 est encore plus agréable à parcourir sur PlayStation 5 !

Aucun nuage à l'horizon

Ainsi, Final Fantasy VII Remake Intergrade conserve toutes les innovations introduites lors de son lancement sur PS4. Les combats sont désormais en temps réel, la caméra opte pour une vue à la troisième personne derrière le héros et le scénario a subi quelques aménagements afin de présenter une progression plus moderne. Avec son arrivée sur PS5, le titre de Square Enix voit se résolution grimper en 4K et un mode favorisant les performances permet d'obtenir un framerate à 60fps. Les textures sont aussi plus fines et les éclairages plus réalistes. Des aberrations comme le rendu horrible de certaines surfaces (la porte de l'appartement de Cloud!) ont fort heureusement étaient corrigées.

Au final, il est bien question d'une sorte de remasterisation du remake sorti en 2020. Midgar n'a jamais été aussi splendide et tous les éléments qui font le charme du jeu (sa bande originale épique, ses personnages charismatiques, sa mise en scène réussie...) sont sublimés par la PlayStation 5. Bien entendu, Final Fantasy VII Remake est également un opus remarquable de par son scénario bouleversant qui fait clairement passer le joueur par toutes les émotions possibles.

Cerise sur le gâteau, l'épisode interMISSION (vendu séparément sur le PlayStation Store contre 19,99€) vient faire rallonger le plaisir via une odyssée certes plus courte mais remarquablement portée par Yuffie. Les amoureux de la saga tomberont sans nul doute sous son charme. Final Fantasy VII Remake Intergrade est ultra généreux en contenu et sa version PS5 est des plus concluantes. Pour un joueur qui aurait évité ce titre mythique l'année dernière, c'est le moment idéal pour le découvrir.

4. Returnal, un rogue-like exclusif et impactant

Returnal
  • Utilisation brillante de la DualSense
  • Gameplay nerveux et bien rythmé
  • Courbe de progression parfaite pour les nouveaux venus
  • Des armes au feeling varié
  • Un scénario qui tient en haleine
  • Fluide en toute circonstance
On ne l'a pas vu venir, mais Returnal est un excellent jeu d'action aux multiples couches de gameplay. Il conviendra aussi bien aux amateurs de shooters frénétiques qu'aux amateurs de rogue-lite ou aux personnes qui cherchent avant tout à s'immerger dans un univers intrigant et plein de mystères. Une belle exclusivité pour la PlayStation 5.

Décidément, en ce début de génération, Sony adore faire souffrir les joueurs avec des expériences toujours plus punitives (bon ok, on exagère un peu...). Avec Demon's Souls, Returnal fait partie de ces jeux qui prennent un malin plaisir à nous envoyer six pieds sous terre dès le moindre faux pas. Mais cela n'en fait pas pour autant un mauvais jeu. Bien au contraire !

Réalisé par Housemarque (Resogun, Dead Nation, Matterfall...), Returnal est une toute nouvelle licence à l'action débridée et à la difficulté impitoyable. Reprenant le gameplay très arcade des précédents jeux du studio finlandais, cette autre exclusivité PS5 est aussi axée sur la narration. Si ce titre a beaucoup divisé à son lancement, il reste une valeur sûre pour celles et ceux qui n'ont pas peur de mettre leurs nerfs à rude épreuve.

Un éternel recommencement

Dans Returnal, nous incarnons Selene, une pilote qui s'est écrasée à la surface d'une planète plutôt hostile. Des créatures ultra dangereuses arpentent les différents biomes et elles n'hésiteront pas à s'en prendre à notre héroïne. À chaque mort, Selene reprendra connaissance au début de son périple, juste après le crash de son vaisseau. Bien entendu, des améliorations et autres armes permettent de s'aventurer plus loin lors du prochain périple mais Returnal récompense surtout l'apprentissage par l'échec. Il faut donc faire preuve de patience et d'un maximum de doigté pour progresser à un rythme correct. Donc, c'est une autre exclusivité assez exigeante à destination des joueurs les plus aguerris.

Au-delà de cet aspect qui pourrait en freiner plus d'un, Returnal ne manque pas de qualités. Déjà, le soft d'Housemarque fait preuve d'une fluidité exemplaire et essentielle au bon suivi de l'action. Impossible de s'ennuyer tant les combats s’enchaînent sans discontinuer. Le sens du timing est important pour esquiver les salves meurtrières envoyées par les adversaires et les boss sont vraiment intimidants. L'histoire mystérieuse distillée au fil des heures garde aussi son intérêt avec quelques belles révélations et une mise en scène parfois assez étonnante. Les créateurs du jeu n'ont pas manqué d'idées pour tisser un lien fort entre le joueur et Selene.

Donc, Returnal a largement de quoi tenir tout le monde en haleine. C'est une autre brillante vitrine pour la PlayStation 5 et un modèle à suivre en matière de gameplay, grâce à une prise en main à la fois instinctive mais exigeante. C'est un jeu pour les « hardcore gamers » qui a le mérite d'être rafraîchissant au milieu des nombreux Souls-like. Les options pour souffrir sont multiples sur PS5.

5. Marvel's Spider-Man: Miles Morales, l'araignée passe la seconde

Marvel's Spider-Man: Miles Morales
  • Presque parfait graphiquement et techniquement (même sur PS4)
  • Cette sensation de liberté et de puissance en incarnant Spider-Man
  • Les pouvoirs de Miles qui offrent de nouvelles possibilités
  • L'atmosphère particulière qui se dégage de cet opus
  • Des costumes magnifiques à déverrouiller
  • Une bande originale de qualité
  • VF toujours au top
Avec Marvel's Spider-Man: Miles Morales, Sony a réussi avec brio la transition vers la PS5 tout en offrant à la PS4 l'une de ses dernières perles. La prise de risque est minimale mais le plaisir de jeu est maximal !

Les super-héros ont la cote et à peine deux ans après les aventures de Peter Parker, Insomniac Games nous sert ce nouvel opus sur un plateau d'argent. Cette fois, c'est le jeune Miles Morales qui est à l'honneur. Il y campe un second Spider-Man qui désire défendre sa ville mais qui fait aussi preuve de maladresse. De quoi en faire un scénario touchant mais qui ne manque pas de moments épiques à la hauteur des capacités de la PS5.

Rappelons que Marvel's Spider-Man: Miles Morales n'est pas vraiment une suite grandeur nature à l'épisode de 2018. Il est plutôt question d'un petit spin-off mais qui fait preuve d'une vraie ambition sur le plan technique. Car même s'il est aussi disponible sur PS4, ce jeu utilise idéalement les spécificités de la PS5 sur laquelle il est tout simplement encore meilleur !

Une nouvelle araignée très généreuse

Ne nous y trompons pas, Marvel Spider-Man: Miles Morales est dans la continuité de son prédécesseur. La ville, le gameplay ou plutôt la formule générale sont restés inchangées. La quête principale se veut aussi plus courte mais pas moins passionnante. Peter Parker doit s'absenter de New-York et c'est notre cher Miles qui doit assurer la sécurité des habitants en cette période des fêtes de fin d'année. La neige recouvre les rues et une faction nommée Underground sort de son trou pour semer un beau chaos. Malgré son jeune âge, Miles va tenter de faire la lumière sur ces événements et de stopper cette menace, tout en protégeant ses proches.

Tous les ingrédients sont réunis pour offrir une quête épique et digne des meilleurs films Marvel. Il faut dire que le jeu est porté par un casting de haute volée et par une jouabilité toujours aussi vertigineuse. Se balancer de building en building a quelque chose de grisant et les combats ne manquent pas de poigne. Miles peut même utiliser des pouvoirs inédits (la bioélectricité, l'invisibilité...) pour s'adapter à chaque situation. C'est un bonheur à jouer.

Et une bonne nouvelle ne venant jamais seule, Marvel's Spider-Man: Miles Morales est magnifique. 4K, 60fps, Ray tracing, fonctionnalités de la DualSense... Tout est pris en charge pour obtenir une expérience plus immersive sur PS5. À cheval sur deux générations, le jeu n'a pourtant rien à envier aux titres exclusivement conçus pour la récente console de Sony. Et puisqu'il s'agit de leur second jeu dans cette sélection, reconnaissons la forme olympique d'Insomniac Games en cette période charnière pour le constructeur japonais ! Et les développeurs ont aussi pris le temps de sortir une remasterisation PS5 du premier Marvel's Spider-Man. Les deux softs sont même compris dans un seul et même pack à 80€. Alors pourquoi bouder notre plaisir ?!

6. Kena: Bridge of Spirits

Kena: Bridge of Spirits
  • Techniquement merveilleux
  • Un vrai film d’animation dans mon jeu vidéo
  • Paysages plus variés qu’on ne le pense
  • Des combats de boss dantesques
  • Des mécaniques de jeu simples mais bien pensées
  • Difficulté bien dosée…
  • Durée de vie généreuse
  • 39,99€ seulement ???
Kena: Bridge of Spirits est exactement le jeu qu'on imaginait. Sous ses atours exquis de « film d’animation à jouer » se cache un Zelda-like ambitieux, qui sait très bien placer ses pions pour offrir une expérience à la fois riche et gratifiante. Une réussite, tout simplement. 

Annoncé en même temps que la PS5, Kena: Bridge of Spirits était surveillé de près par les (futurs) propriétaires de la console. Les trailers laissaient entrevoir une ambiance digne des meilleurs films d'animation et les petites créatures craquantes ne manquait pas de nous attendrir. Il n'en fallait pas plus pour permettre au jeu d'Ember Lab de se démarquer de la concurrence. Et malgré sa longue gestation, Kena nous a offert quelques beaux moments.

Sous ses airs de jeu indépendant, Kena: Bridge of Spirits avait absolument tout à prouver. Développé par une petite équipe, ce titre faisait preuve d'une certaine ambition avec ses graphismes superbes et son gameplay rappelant forcément des hits planétaires comme Pikmin, Zelda ou encore Uncharted pour les phases d'exploration. Mais la bonne nouvelle, c'est que cette production possède une identité qui lui est propre et lorgne même sur les plus grands films d'animation. Il faut dire que le studio Ember Lab a une certaine expertise en la matière. Bref, tous les ingrédients sont réunis pour nous offrir une aventure passionnante et enchanteresse.

Une petite touche de magie sur votre PS5

Nous suivons donc l'épopée de la jeune Kena, une gardienne des esprits dont le but est de guider les âmes des êtres humains vers l'au-delà. Hélas, le monde dans lequel notre héroïne évolue est en proie à une sorte de corruption qui contamine la nature. Notre mission sera assez logiquement de lever cette malédiction... Fort heureusement, elle n'est pas seule pour accomplir cette lourde tâche. Les Rots, des esprits de la forêt plutôt mignons, nous accompagnent dans ce périple. Ils suivront Kena pour l'épauler durant les combats ou au moment de franchir des obstacles. Mais avant cela, il est nécessaire de dénicher les petites créatures dispersées un peu partout dans le décor.

Si le côté exploration / plateforme occupe beaucoup d'espace au cours de l'aventure, des combats viennent eux aussi rythmer la progression. Armée de son arc et d'un bâton, Kena est largement capable de se défendre. Elle peut aussi donner des ordres aux Rots dans le but d'asséner des coups dévastateurs. Et malgré son aspect un brin enfantin, Kena: Bridge of Spirits connaît des fulgurances dans sa difficulté et plus particulièrement face aux boss. Dans l'ensemble, le gameplay se laisse aborder sans le moindre accroc.

Forcément, le titre d'Ember Lab est surtout attrayant au niveau de sa prestation visuelle. Les paysages sont magnifiques, les couleurs prononcées et les cinématiques sont tout bonnement renversantes. Kena: Bridge of Spirits est une vraie réussite dans ce domaine et fait largement honneur aux performances de la PlayStation 5. Si nous couplons cela à la durée de vie généreuse, à la difficulté bien dosée ou encore aux affrontements passionnants, nous obtenons un des meilleurs titres de la PS5 en 2021... Et le tout pour un tarif relativement abordable.

7. It Takes Two

It Takes Two
  • Rythme haletant
  • Des idées partout, tout le temps
  • Visuellement réussi
  • Bonne durée de vie
  • Accessible et (parfois) drôle
  • Coop en local ou en ligne (avec un seul jeu)
Fourretout inégal, mais éminemment généreux, It Takes Two est un joli feu d'artifice coopératif dont la bonne humeur est largement contagieuse. Accessible, malin et fichtrement riche, le jeu d'Electronic Arts et Hazelight est un sacré voyage à dévorer sans modération, de préférence avec quelqu'un qu'on aime.

C'est encore une fois par le biais de son studio Hazelight que le très charismatique Josef Fares nous livre un concept ultra original qui se base uniquement sur la coopération entre deux joueurs. Après Brothers: A Tale of Two Sons et surtout A Way Out qui magnifiait déjà cette formule, voici It Takes Two. Un jeu surprenant à plus d'un titre qui mise tout sur son écriture et les situations loufoques qui y sont dépeintes. Ça vaut réellement le détour !

Coopérer dans un jeu se résume trop souvent à des mécaniques assez rudimentaires comme tirer sur des ennemis, soigner son acolyte et tout le fatras habituel. Mais depuis bientôt une décennie, Josef Fares et ses équipes nous proposent une autre manière d'appréhender cette dimension coopérative. Le studio suédois s'est particulièrement illustré dans ce domaine avec l'excellent A Way Out qui retrace la cavale de deux prisonniers. Chaque joueur contrôle un personnage et le duo doit faire preuve d'une entente impériale pour s'extirper des séquences les plus tendues. Avec son dernier titre en date sorti en mars 2021, Hazelight prend encore une fois les joueurs et les joueuses par surprise mais sans renier son héritage.

À deux, c'est toujours mieux

L'histoire d'It Takes Two nous laisse incarner le duo composé de Cody et May. Il s'agit en réalité d'un couple au bord de la rupture. Mais suite à un sort lancé par leur fille Rose, les deux protagonistes du jeu se retrouvent transformés en poupées. Propulsés dans un univers fantastique où presque tout peut arriver, nos héros devront coopérer malgré leurs désaccords profonds en début de partie. Et si les situations aussi loufoques qu'originales s'enchaînent à toute vitesse, le jeu d'Hazelight traite lui aussi des thèmes matures comme la séparation. Le but de cette épopée étant bien évidemment de s'échapper de ce monde étrange tout en sauvant la relation du couple...

Comme nous l'avons précédemment indiqué, It Takes Two se joue à deux en coopération (locale ou en ligne). Grâce au pass ami inclus, le propriétaire du jeu peut inviter une personne gratuitement pour vivre l'épopée à ses côtés dans son intégralité. Il est difficile de ranger ce titre dans une case bien précise. En effet, les idées et les manières de jouer défilent à un rythme haletant mais sans jamais perdre ce côté accessible qui permet aux habitués comme aux débutants dans le monde des jeux vidéo de prendre une manette et de se laisser porter par le voyage. Une qualité rare dans notre média.

Pour finir, It Takes Two se permet d'être visuellement très attrayant avec ses environnements variés, riches en couleurs et surtout artistiquement somptueux. Il y a de quoi rester bouche bée face au travail colossal réalisé par un si petit studio. De légers accrocs sont forcément de la partie (problèmes de caméra, l'aspect un peu fourre tout) mais on passera outre ces derniers tant l'expérience se veut originale et bienveillante. C'est une vraie bouffée d'air frais à découvrir en couple, entre amis ou même avec un inconnu. Il est impossible de rester indifférent face à It Takes Two.

8. Subnautica: Below Zero, une plongée inoubliable

Subnautica: Below Zero
  • 4546B, une planète incroyable
  • Quatre modes différents pour convenir à tout le monde
  • Des environnements beaux et variés
  • Une bande son magistrale
  • L'atmosphère qui oscille entre émerveillement et effroi
Subnautica: Below Zero délivre une expérience survivaliste d'une rare profondeur. Le titre est beau, prenant, mystérieux et surtout magnifié par son terrain de jeu. Un vrai bonheur à explorer.

Parfois, des jeux plus discrets que les énormes AAA peuvent sortir de nulle part et frapper avec force. C'est ce qu'a admirablement fait Subnautica: Below Zero au cours du premier semestre 2021. Sorte de suite indirecte à l'épisode initial, le titre d'Unknown World Entertainment fait preuve d'une grande profondeur dans pratiquement tout ce qu'il entreprend.

Lancé en 2018 après quatre longues années passées en accès anticipé sur PC, Subnautica conviait le joueur à plonger au plus profond de l'océan. Mais nous n'étions par sur Terre puisque c'est la planète 4546B qui servait de terrain de jeu. L'exploration est sans aucun doute la composante centrale du titre et cette dimension a été sauvegardée dans Below Zero. Si bien que le soft ressemble beaucoup à son aîné mais veille tout de même à y ajouter des éléments inédits dans le but d'apporter plus de variété à cette épopée sous-marine.

Une profondeur inégalée pour un jeu d'exploration

Après s'être écrasée à la surface gelée de 4546B, Robin Ayou doit se réfugier sous l'eau pour subsister. La survivante cherche des réponses au sujet de la mort de sa sœur et pour mener sa quête à bien, elle va devoir s'enfoncer dans les abysses. Le joueur doit alors collecter des matériaux (minerais, végétation...) nécessaires à la fabrication d'un meilleur équipement. Plus Robin possède des outils sophistiqués, plus elle peut plonger profondément. Et les points d'intérêt centraux du jeu sont bien évidemment dissimulés à plusieurs centaines de mètres de profondeur. Même si Subnautica: Below Zero n'encourage pas au combat, la faune locale n'hésite pas à pourchasser notre protagoniste qui doit généralement fuir pour s'en sortir en un seul morceau. Voilà pourquoi il faut minutieusement préparer chaque expédition avec les outils adéquats. La collecte d'eau et de nourriture est également obligatoire en mode « survie ».

Inutile de foncer tête baissée dans Below Zero. À l’opposée des titres mentionnés précédemment dans cette sélection, nous sommes face à un jeu plus contemplatif, calme et qui récompense avant tout le joueur curieux. L'océan de 4546B recèle de secrets et ne nous prend jamais par la main. Il faut tout bonnement partir à l'aventure sans vraiment en connaître l'issue ni même le but précis. Une vraie bouffée d'oxygène à laquelle vient s'ajouter des phases en extérieur au milieu des décors enneigés de la planète.

Si Subnautica: Below Zero n'est pas le plus beau jeu de l'histoire, il n'en reste pas moins agréable à regarder. La direction artistique opte pour des couleurs vives et l'atmosphère dans les abysses est à couper au couteau. La bande son est même parmi les meilleures entendues ces dernières années avec des bruitages effrayants et des musiques délicieuses. Téléchargeable à petit prix sur la boutique en ligne de Sony, ce jeu indépendant a tout d'un grand.

9. Assassin's Creed Valhalla, l'opus le plus abouti de la saga

Assassin's Creed Valhalla
  • Artistiquement splendide
  • Un contenu gargantuesque…
  • De nets progrès en termes de mise en scène
  • Eivor, l’un des Assassins les plus attachants qu’on ait incarnés
  • Un opus très guerrier…
Le hiatus de deux ans que s’est accordé Ubisoft après Odyssey a permis à l’éditeur de peaufiner sa recette. Valhalla n’invente rien, ou presque, mais récite sa leçon avec l’aisance d’un élève studieux et appliqué. On passe un excellent moment à déambuler dans les prairies automnales d’une Angleterre en proie aux Vikings.

C'est le tout premier Assassin's Creed à sortir sur les nouvelles consoles de Sony et Microsoft. Si, à l'instar de nombreux jeux, Valhalla est à cheval sur deux générations, Ubisoft a su utiliser les compétences de la PS5 (et des Xbox Series X|S) à son avantage. Car en plus d'offrir des panoramas enchanteurs, cet épisode se veut aussi plus abouti avec un contenu gargantuesque et la volonté de raconter une histoire.

S'il n'a pas été spécifiquement conçu pour la « next-gen », Assassin's Creed Valhalla est pourtant une belle démonstration de force d'Ubisoft. L'éditeur français n'a cependant pas renié ses coutumes avec un opus dans la lignée de ce qu'il se fait depuis Origins. Les fans ne se perdront pas en chemin et les nouveaux venus seront confrontés à un open-world si immense qu'il en est presque intimidant. Mais les développeurs ne se sont pas contentés de cela...

Jusqu'au Valhalla

ans cet énième Assassin's Creed, nous incarnons Eivor, un (ou une) Viking qui décide de quitter ses terres norvégiennes pour partir à la conquête de l'Angleterre. La grande force du jeu réside comme bien souvent dans son contexte historique. Le 9ème siècle sert donc de toile de fond et la reconstitution des lieux comme des coutumes de cette époque lointaine est des plus authentiques. Cela a toujours été la qualité majeure de la licence. À cela vient s'ajouter la possibilité de fonder une colonie, de la voir croître et de légèrement la personnaliser. Des mécaniques RPG plus avancées sont de la partie avec un grand arbre de compétences, la gestion de l'équipement d'Eivor et le fait de gagner des niveaux.

Pour faire simple, Assassin's Creed Valhalla vient bonifier la recette d'Odyssey. Mais contrairement à ce dernier, la quête principale est plus concise, mieux mise en scène et surtout plus claire. Les missions secondaires ne manquent pas et chaque zone recèle de trésors à dénicher. Il y a largement de quoi faire puisque ce titre est parmi les plus longs sur PS5 (du moins pour l'instant). Les heures s’enchaînent à une vitesse folle.

Comparé à sa version PS4, Assassin's Creed Valhalla est fatalement plus beau sur PlayStation 5. Le mode qui favorise les performances atteint un 60fps stable et celui privilégiant les graphismes grimpe en 4K avec des détails encore plus fins sur chaque texture. L'aspect « carte postale » des environnements est une réussite absolue ! Et grâce au mode photo, chaque joueur peut capturer des clichés superbes avant de les partager en ligne. Bien entendu, on ne se contente pas d'admirer le paysage car les combats et autres assauts menés dans des bourgades pour y piller des ressources sont les activités préférées de notre cher Eivor. En 2021, c'est l'Assassin's Creed ultime à posséder sur PS5.

10. Deathloop

Deathloop
  • Un univers fascinant
  • Les premières heures de jeu, la découverte de la boucle
  • Les gunfights grisants et percutants
  • Une vraie baffe artistique
  • Les invasions de Julianna qui rendent paranoïaque
  • Envahir ses amis et les rendre paranoïaques
  • Doublage d’excellente qualité (surtout en VF)
  • Très didactique…
Dishonored avec des flingues ? Oui, avec tout ce que ça suppose de qualités et de défauts. S’il est passionnant à parcourir, Deathloop est un jeu qui a beaucoup de mal à se renouveler et dont l’absence de difficulté peine à nous tenir en haleine. Il n’en est pas moins le jeu le plus ambitieux d’Arkane, qui plaira à n’en pas douter aux fans de la formule.

Que ce soit par l'intermédiaire de Dishonored ou via Prey (2017), Arkane Studios s'est forgé une belle réputation au fil des années. En 2021, c'est l'équipe lyonnaise de l'entreprise qui s'est illustrée avec le lancement d'une toute nouvelle licence nommée Deathloop. Et comme nous pouvions l'espérer, le jeu se pare d'un univers bluffant et d'un gameplay aux petits oignons. Voilà pourquoi cette exclusivité console PS5 se trouve dans notre top.

En plus d'une sortie sur PC, Deathloop est disponible sur la machine de Sony. En effet, le contrat d'exclusivité avait été signé avant le rachat de Bethesda Softworks (l'éditeur du jeu) par Microsoft. Ainsi, les joueurs et les joueuses dépourvus d'un ordinateur assez puissant doivent obligatoirement se tourner vers la PS5 afin de découvrir cette franchise totalement inédite. Et si quelques défauts sont inévitablement de la partie, le titre d'Arkane Lyon renferme aussi des surprises et autres mécaniques de gameplay bien pensées.

Une boucle bien bouclée

Dans Deathloop, nous incarnons un certain Colt qui se réveille sur la côte d'une île nommée Blackreef. Notre héros d'infortune doit y abattre huit cibles bien précises afin de s'extirper d'une boucle temporelle qui se répète à chaque mort ou bien au bout de 24 heures. Bien évidemment, Colt aura fort à faire pour atteindre son objectif puisque ce lieu éloigné du reste du monde n'est pas avare en dangers. Mais la principale menace du jeu s'appelle Julianna ! Cette dernière pourchasse ce pauvre Colt sur l'île afin de l'abattre et de réinitialiser la fameuse boucle temporelle. Il s'agit en réalité d'une sorte de Némésis contrôlé par l'intelligence artificielle ou bien par un autre joueur via le multi en ligne. De quoi pimenter la partie puisque cette chère Julianna peut nous tomber dessus à presque n'importe quel moment.

Deathloop partage de nombreuses similitudes avec Dishonored. Tout d'abord, il possède un univers extrêmement original et fascinant. L'île de Blackreef est sublimée par une direction artistique impeccable et une modélisation très convaincante. De plus, il reprend la vue FPS des précédentes productions signées Arkane Studios. Il est même possible de se la jouer infiltration ou bien de foncer dans le tas selon nos préférences. Côté équipement maintenant, les armes sont aussi réussies qui dévastatrices. Le fun est immédiat et les affrontements peuvent rapidement tourner au vinaigre sans un minimum de préparation... Sans oublier Julianna qui prend un malin plaisir à venir nous mettre constamment des bâtons dans les roues.

Une fois de plus, tout le savoir-faire d'Arkane en matière de level design est mis en exergue dans Deathloop. Les premières heures infligent une vraie claque artistique, les invasions de Julianna dynamisent chaque nouvelle boucle et les gunfights ont un aspect grisant des plus appréciables. Pour ainsi dire, Deathloop est une franche réussite qui vaut le coup de s'y investir. C'est un jeu à posséder sur PS5 !

11. Resident Evil Village, un survival-horror à l'ambiance hallucinante

Resident Evil Village
  • Le Village, réussi et cohérent
  • Certaines séquences remarquables
  • Ambiance générale ciselée
  • Décors fouillés, environnements variés
  • La lumière, magnifique
  • Les antagonistes hauts en couleur
  • Mode Mercenaire, défis, secrets
  • Le plein d’options graphiques sur PC
Grâce à son ambiance fantastique et quelques séquences fortes, Resident Evil Village est une suite solide qui crédibilise un peu plus la nouvelle approche de Capcom pour sa licence.

La sortie d'un Resident Evil est toujours vécue comme un petit événement. Après 25 années passées sur le devant de la scène, la saga de survival-horror signée Capcom reste très appréciée et l'annonce du (véritable) huitième épisode n'a fait que raviver cette flamme. Avec le succès retentissant de Resident Evil VII, son successeur devait logiquement en reprendre les principales mécaniques de gameplay mais sans oublier de sensiblement se réinventer.

Ainsi, pour plaire à ses fans, Capcom avait choisi d'axer sa communication sur le village dans lequel cette croisade pour la survie débute. Rappelant obligatoirement les péripéties de Leon Kennedy dans le hameau espagnol de Resident Evil 4, cet environnement a volé le cœur des passionnés tout en intriguant les novices.

Un village pas si endormi

Nous occupons à nouveau les bottes d'Ethan Winters, héros torturé du septième jeu, qui part sauver sa fille enlevée par Chris Redfield en personne. C'est une vraie descente en enfer qui débute puisque le fameux village est occupé par des monstres meurtriers et le château qui le surplombe est la demeure d'une famille de vampires. Nous sommes à des années-lumière des classiques zombies introduits dans le Resident Evil de 1996. En effet, le jeu tente d'innover en ajoutant une dimension plus psychologique à l'horreur. Et pour favoriser l'immersion, quoi de mieux que le point de vue à la première personne déjà utilisé dans l'opus précédent ?!

Resident Evil Village est une expérience qui vaut la peine d'être (sur)vécue de par son ambiance lugubre (avec une gestion de la lumière exemplaire) du plus bel effet et ses séquences d'anthologie. La nostalgie se rappelle aussi au bon souvenir des fans de la licence avec le retour du marchand, un inventaire « à l'ancienne » et des clins d’œil à l'héritage de la saga. L'action et le côté horreur sont également bien associés.

Donc, Resident Evil Village est un jeu immanquable pour les joueurs qui aiment se défouler et se faire peur. Sur PS5, les effets sont plus justes, les décors plus réalistes et les affrontements face aux boss charismatiques plus dynamiques. La version PS4 est à la hauteur des espérances mais la nouvelle génération rend forcément un hommage plus appuyé au jeu de Capcom.

Modifié le 22 octobre 2021 à 14h52

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