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Publiée le 27/12/2013 à 16:12, par Camille

2005 - 2013 : les coups de coeur de Camille

Chaque jour, un membre de la Rédac' se confie sur la génération qui s'achève.

Camille Jeuxvideo.fr
Quand je me penche sur la question : « Quels sont les jeux de la génération » ?, je vois deux orientations possibles pour la réponse : ceux qui ont globalement apportés quelque chose à la génération (de par leur gameplay ou leurs idées) et ceux qui m'ont marqué respectivement. Puisqu'ici il s'agit d'un article personnel, ne vous attendez pas donc à croiser des titres comme Skyrim, The Last Of Us ou GTA 5. Ce sont sans doute d'excellents jeux, mais du fait que je ne les ai pas finis (ou lancés pour certains), je préfère parler de ce que je connais. Après tout, recommanderiez-vous à des amis des jeux que vous n'avez pas fait parce que « ce sont des monuments » ?

Assassin s Creed : Revelations
En faisant le point sur « les jeux de la génération », j'ai été surprise de constater que les titres qui me venaient en tête étaient, en majeure partie, des titres XBLA/PSN. Cela peut probablement s'expliquer parce que mes premiers tests - et ce pendant longtemps - étaient majoritairement des jeux en téléchargement. Bien sûr, j'ai de grosses licences dans ma bibliothèque comme Fable 2, les Assassin's Creed, les Devil May Cry et j'en passe, mais ces titres m'ont beaucoup moins tenu en halène que certains XBLA/PSN.

En tant que joueuse, j'aime les défis et lorsque j'apprécie un jeu, je m'amuse donc à débloquer les succès/trophées. Si certaines personnes ne reviennent plus sur un jeu une fois la totalité des trophées collectés, les titres dont je vais vous parler dérogent à cette règle. En effet, même après les avoir fini à 100%, j'ai toujours envie de revenir dessus, de passer encore du temps en leur compagnie car ils m'apportent un petit « quelque chose » à chaque partie. J'ai beau les connaître par cœur pour certains, j'ai toujours des frissons comme si c'était la première fois que je les lançais.

Bastion
J'ai toujours aimé les jeux avec des histoires bien amenées. Quand je reviens sur Bastion, j'ai l'impression de replonger en enfance, quand quelqu'un me lisait une histoire. Il n'est pas question de chevalier et de princesse ou de héros..., juste d'un gamin dans un monde où il n'y a plus personne. Avec une telle ambiance, croiser un survivant amène un réel réconfort. Je n'oublierais jamais l'instant dans le jardin où l'on est guidé par la voix de Zia, ou encore dans le dernier monde, quand le narrateur se met à fredonner. J'ai beau connaître le jeu, à chaque fois, ces passages me figent et me touchent, comme un enfant émerveillé par un conte.
  • Musique(s) favorite(s) : Build That Wall (Zia's Theme) et Brynn The Breaker de Darren Korb
Bastion
Bastion
Bastion


Outland XBLA Jaquette 001
La même année, Outland m'a également fait passer un excellent moment. L'histoire n'est pourtant pas l'élément central dans ce jeu de plateforme. Ce qui m'a fasciné, c'était la réalisation. Que ça soit au niveau des environnements, des ennemis ou des boss, la fascination était permanente. On est pourtant face à un jeu en 2D classique avec un gameplay des plus simples. Pourtant lors des affrontements contre les boss, j'oubliais toute cette simplicité ; j'étais plongée dans un combat titanesque, complexe mais accessible où j'en avais presque des frissons tant les batailles étaient intenses. Le tout était accompagné de la somptueuse et épique musique de Ari Pulkkinen qui arrive à m'embarquer à chaque fois que je retourne sur ce jeu.
  • Musique(s) favorite(s) : The End Of All Things et Trail Of Tears de Ari Pulkkinen
Outland
Outland
Outland


Journey
S'il y a un titre que j'ai failli ne jamais essayer, c'est bien Journey. Trop cher, trop court. De ce fait, je n'avais pas vraiment envie d'investir dedans. Tout a changé lors de la sélection du mois, j'étais venue à la rédaction pour partager mes choix et Max s'était chargé de l'enregistrement au studio. Après être passée, Max en a profité pour s'enregistrer à son tour et c'est en l'entendant parler de Journey que je me suis rendu compte que j'étais en train de louper quelque chose. Immédiatement en rentrant chez moi, je me suis branchée sur PS3 pour récupérer le jeu. Dès les premières notes des musiques d'Austin Wintory, mon corps frissonnait déjà.

Le voyage m'a fasciné du début à la fin. L'expérience était vraiment inoubliable car même si le jeu ne comporte aucun dialogue, les sons et la musique restent un langage universel. Chaque pas, seul ou avec un inconnu, avait une saveur particulière car on avance tous vers le même but. Pas besoin de nom ou de mot pour s'exprimer. On progresse en se laissant submerger par des tableaux aussi fantastiques que merveilleux, on lutte pour passer les obstacles, on frissonne à chaque musique, on sourit lors des glissades... Il n'y a aucune seconde où l'on est passif et pas concerné. Plus que dans n'importe quel jeu, on se sent vivant, tout simplement.
  • Musique(s) favorite(s) : Nascence, The Road Of Trials, Apotheosis et I Was Born For This de Austin Wintory
Journey
Journey
Journey


Dust : An Elysian Tail
Toujours dans les XBLA/PSN, mon coup de cœur va définitivement sur Dust : An Elysian Tail. À la première vidéo parue, je me suis mise à compter les jours avant sa sortie. J'avais tellement hâte d'y être ! Rien qu'avec les vidéos, je trouvais le jeu sublime et la musique était également une vraie petite merveille. Le jour J, j'ai dévoré le jeu en prenant du plaisir à manier le héros, à le faire combattre et à progresser dans l'histoire. J'ai retrouvé tous les éléments qui me plaisent dans un jeu : un gameplay intéressant, une certaine difficulté, une parfaite harmonie entre les environnements et la musique, une histoire présente, un héros horriblement charismatique, quelques touches d'humour et ce petit quelque chose qui vous fascine et qui ne vous fait pas lâcher la manette.

J'ai vraiment eu un véritable coup de foudre pour ce jeu ; j'étais entrainée dans une spirale où la première chose que j'avais envie après avoir fini le jeu, c'était de le recommencer. Même avec du recul, Dust : An Elysian Tail reste définitivement dans mon top 5, toutes générations confondues, aux côté de Tales Of Symphonia, Ocarina Of Time, Kid Icarus et Odin Sphere.
  • Musique(s) favorite(s) : Gone Home (Journey's End) de HyperDuck Soundworks et plus particulièrement Alexander Brandon.
Dust : An Elysian Tail
Dust : An Elysian Tail
Dust : An Elysian Tail


Braid
En plus d'être un excellent et merveilleux jeu, Dust An Elysian Tail fait des clins d'œils à d'autres titres indépendants. On peut ainsi libérer des héros de jeux qui sont généralement enfermé dans des environnements rappelant leurs mondes d'origines. Quand j'ai dû secourir un étrange bonhomme roux en costume bleu/noir dans un environnement qui bougeait à chacun de mes pas, j'ai tout de suite voulu essayer le jeu en question. C'est ainsi que j'ai terminé sur Braid. Si le jeu est un véritable casse-tête, il n'en demeure pas moins une œuvre d'art sur beaucoup de points. Véritable ovni avec une personnalité forte, une écriture somptueuse et une réalisation magnifique, Braid a su se démarquer à sa manière, avec ses graphismes et son rythme très particulier.
  • Musique(s) favorite(s) : Tell It By Heart de Jami Sieber
Braid
Braid
Braid


En dehors des jeux en téléchargement, je dois avouer que j'ai passé des journées et des nuits sur Dragon's Dogma (je comptais les jours avant sa sortie à lui aussi...). J'ai très rapidement adhéré aux combats et encore maintenant, il m'arrive d'avoir envie de retourner faire un petit tour dans les zones les plus difficiles pour améliorer mon héros et son pion et de me fixer quelques challenges. Certes, le jeu a son lot de défauts mais il apporte néanmoins une certaine détente et du fun. Pour plus de challenge, je peux toujours me tourner vers Dark Souls qui offre également son lot de sensations à force de nous sanctionner à la moindre erreur. Cependant, n'ayant toujours pas réussi à le terminer (Démon Capra, un jour j'aurais ta peau !) je me contenterais donc de simplement le citer... car mine de rien, il m'a également traumatisé marqué à sa façon grâce à son ambiance.

Dragon s Dogma Dark Arisen
Dark Souls


Pour conclure, je dirais que même si les jeux AAA ont su proposer de très bons titres, les indépendants sont ceux qui m'ont le plus marqué. Peut-être est-ce parce que beaucoup d'entre eux sont des créateurs qui restent des passionnés désirant avant tout partager ce qu'ils aiment. Ils le font pour nous offrir une aventure et cette dernière est souvent accompagnée de leur rêve ainsi que de ce qui leur tiennent à cœur. J'embellis probablement ma vision d'eux, mais quand je suis sur un Dust, un Journey, un Bastion ou un Outland, je ne peux qu'applaudir le travail réalisé et remercier ceux qui ont imaginé et réussi à donner vie à d'aussi beaux projets. Sans eux, le jeu vidéo n'aurait pas autant de saveur et de magie. De plus, quelque chose me dit que, dans les prochaines années, les indépendants ne démériteront pas et continueront à nous ravir en émotion pour notre plus grand plaisir.

Génération 2005 - 2013 : Camille



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