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Publiée le 28/12/2013 à 17:12, par Maxence

2005 - 2013 : Nerces revient sur sa génération

Chaque jour, un membre de la Rédac' se confie sur la génération qui s'achève.

Difficile pour moi d'évoquer des souvenirs liés à une génération précise. De l'Atari 2600 au couple PS4 / Xbox One en passant par les CoreGraphx et autres Gameboy diverses et variées, je me suis toujours intéressé aux consoles, mais je reste un joueur principalement PC... une plateforme qui évolue en permanence et non par "paliers générationnels". Sur les quelques années écoulées, il y a malgré tout des choses qui m'ont frappées, des jeux qui m'ont marqués.

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Si je ne devais retenir qu'une seule chose, ce serait sans doute la monétisation extrême qui a caractérisé la génération qui s'achève. Modèle économique du free-to-play et généralisation des contenus additionnels payants ont été les clefs pour de nombreux studios et une plaie pour encore davantage de joueurs. Certains abusent de ces DLC et les costumes Capcom pour Street Fighter 4 ou les innombrables locomotives de Train Simulator en sont sans doute les exemples les plus éloquents. Il y a pourtant de bonnes choses dans le domaine et un DLC permet de renouer avec des personnages ou un style que l'on affectionne sans avoir à patienter un voire deux ans pour une extension.

The Swapper
À contrario, cette période 2005-2013 aura aussi été l'occasion de voir plein de bonnes idées émerger et je note en particulier l'explosion de la scène indépendante. Autrefois on ne peut plus confidentielle, elle profite maintenant d'une couverture médiatique beaucoup plus large. Certains studios n'hésitent pas à sortir des sentiers battus et aux travers de petites productions, ils font passer d'excellents moments aux joueurs. Je pense ici à des titres comme Fez ou Limbo, Mark of the Ninja ou Cargo Commander, mais mon coup de cœur va sans aucun doute pour The Swapper. Je suis tombé sous le charme du titre de Facepalm Games et j'ai convaincu de nombreux joueurs de se laisser tenter : chose rare, jusqu'ici, aucun n'a regretté !

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Parallèlement à cela, j'ai apprécié de voir certains studios "majeurs" se remettre en question ou tenter d'aborder les choses de manière un peu différente. Ainsi, les jeux en monde ouvert ont gagné en profondeur, en richesse, menés par des mastodontes comme Red Dead Redemption ou Skyrim. Si j'attends toujours la version PC du premier, le second m'a fait redécouvrir avec bonheur les trop courtes nuits passées à explorer de gigantesques contrées ! Dans le même temps, certains sont parvenus à relancer d'anciennes franchises un peu délaissées comme Deus Ex et Tomb Raider : quel bonheur de retrouver des personnages que j'avais apprécié il y a plus de dix ans, au travers d'aventures modernisées avec brio.

Par ailleurs, le développement des puzzle-games ou de nouvelles licences laissent à penser que même les plus gros peuvent encore innover. Ainsi, la sortie de Portal a sonné l'arrivée d'un nouveau style de jeu : les puzzles en vue subjective et on redécouvre le plaisir de se filer des astuces pour franchir tel ou tel casse-tête. De leur côté, Alan Wake, BioShock, Borderlands, Dishonored et Mirror's Edge ont fait le bonheur des amateurs de nouvelles franchises avec des histoires fortes et des trouvailles de gameplay. Je me souviens encore du stress éprouvé à la rencontre du premier Big Daddy "énervé", de la tension des premiers passages obscurs d'Alan Wake ou des montées d'adrénaline à faire courir Faith aussi vite que possible.

Alan Wake
Mirror’s Edge
BioShock
Alan Wake, Mirror's Edge, BioShock : de bien beaux nouveaux venus


Hélas, tout ceci m'amène à soulever un problème qui devient de plus en plus évident à mesure que les années passent : je manque de temps pour jouer à tout ! J'étais ravi de pouvoir laisser les tests de Portal 2 à Benoît et de Dishonored à Maxence : je me disais, "Chic, je vais pouvoir me les faire à mon rythme, profiter de chaque instant et ne pas forcément chercher le truc qui foire". Las ! Je n'ai fait que quelques missions du jeu d'Arkane et simplement lancé le titre de Valve... Je ne compte par ailleurs plus la "pile" de jeux achetés durant les promos Steam et que je n'ai toujours pas eu le temps d'installer. Dernièrement, j'ai toutefois pris la décision de faire le ménage sur mon compte Steam : je me suis mis en tête de terminer un paquet de jeux et, tant qu'à faire, de monter un peu mon taux de succès. "Résolution 2014 spotted" !
Xbox one achievement

À ce sujet, j'ai d'ailleurs été surpris de voir à quel point les succès / trophées ont été adoptés par de nombreux joueurs. Il est vrai que le principe du petit défi à accomplir est sympathique d'autant que rien ne nous force à les réussir : juste une satisfaction personnelle. J'aime. Autre surprise de cette génération : l'émergence et la quasi-disparition des jeux musicaux. Ils ont littéralement explosé avec Guitar Hero / Rock Band, mais en l'espace de trois ans, le soufflé est retombé sans doute du fait d'un manque de renouvellement et d'une politique tarifaire exagérée : quand le DLC peut tuer un style pourtant fort agréable... Heureusement, il nous reste Phase Shift sur PC !

Voilà, en définitive, cette génération 2005-2013 s'achève sur une drôle d'impression. Alors que l'on nous promettait la mort du PC, celui-ci revient très fort. Alors que certains spécialistes imaginaient une casualisation à outrance, les jeux de niche n'ont jamais été aussi nombreux et aussi riches. Alors enfin, que l'on imaginait un jeu vidéo ultra-connecté, les aventures solos ou les jeux "en local" regagnent les faveurs du public. Durant ces quelques années, je me suis éclaté sur de nombreux titres... et j'espère bien que cela va continuer encore un bout de temps.

Génération 2005 - 2013 : Nerces



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