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Test Yakuza Dead Souls (PS3) : 6/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 16 Mars 2012 , PS3

Les +

  • Un humour "no limit" hallucinant
  • Assez jouissif par moment
  • Un mélange absurde de gore et de sexy
  • Les armes délirantes

Les -

  • Pas de réel esprit d'équipe entre les héros
  • Mécanique désormais vieillotte
  • Extrêmement répétitif
  • Fin un peu décevante
  • Destiné avant tout aux fans
La note de jeuxvideo.fr
6.0
bon
La note des internautes
6.8

(21 votes)
Publiée le 16/03/2012 à 11:03, par Nathan

Test de Yakuza Dead Souls : Yakuza et Zombie, le choc des cultures

"Des yakuza contre des zombies", c'est avec ce concept digne d'une série Z que Sega s'offre un peu de détente à la gâchette facile.

Des zombies, partout, dans le quartier chaud de Kamurochô ! Ce qui pourrait ressembler à un samedi en période de soldes à Châtelet est en fait un véritable cauchemar. Heureusement, quatre yakuza vont s'unir pour sauver ce qui reste à sauver dans un désintéressement total. Une vraie œuvre de fiction, dans un Japon entre tradition et modernité, celui du headshot.

Bienvenue à Zombieland JaponRetour au sommaire
Yakuza Of The End
C'était un mois d'avril comme un autre à Kamurochô. Quelques flics, des bars à hôtesses, des petits coins sordides, beaucoup de néons et surtout énormément de yakuza. Soudain, c'est la panique : un zombie. Comme dans les films d'horreur. La maladie mangeuse de chair se répand à toute vitesse, et bientôt une parcelle du quartier sera mise sous quarantaine grâce à des murs de fer placés dans des rues stratégiques. Pas de bol pour le fringuant usurier, Shun Akiyama, dont les bureaux sont en plein centre de ce qui va devenir un champ de ruines. Heureusement, il n'est pas le seul, il va être rejoint dans sa lutte par d'autres filous déjà bien connus des fans de la série.

Depuis son quatrième épisode, Ryû ga Gotoku (alias Yakuza) varie les plaisirs en faisant partager la vedette entre différents protagonistes forcément classes, tous équipés d'une arme qui reflète leur personnalité. Akiyama est le vétéran de Yakuza 4 et va dézinguer les ennemis au combo « double pistolet » certainement inspiré de la filmographie de John Woo. Autre pilier de la série de par son charisme, le borgne Gorô Majima sera jouable pour la première fois. Ce mélange subtil de Steve Buscemi et d'Al Pacino époque Scarface va se frayer un chemin entre les zombies avec toute la subtilité qui le caractérise : au fusil à pompe.

Le choix le plus surprenant de ce casting est Ryûji Gôda. Ce n'est pas tant pour son bras qui se transforme en mitrailleuse lourde, ce qui est déjà un sacrifice assez énorme à l'autel du réalisme, mais surtout parce qu'il est... mort depuis Yakuza 2. Incroyable mais vrai, il a vaincu la mort et se la jouait profil bas en travaillant dans une échoppe itinérante de takoyaki, ces délicieuses boules de pâte avec un morceau de poulpe à l'intérieur. Et puis le beau Kazuma Kiryû va débarquer, tout puissant, tel un Super Guerrier. Il est bien décidé à retrouver sa petite protégée Haruka, (encore) enlevée par un de ses ennemis jurés. Et aucun zombie ne l'arrêtera, quitte à les dégommer avec les points ou avec son fusil d'assaut surpuissant.

Bande-annonce #2 - TGS 2010



Walking DeadRetour au sommaire
Vu les circonstances du retour de certains de ces personnages, Yakuza of the End cherche à bien faire comprendre qu'il est une histoire dérivée, un monde alternatif. D'habitude, les épisodes canoniques de la série se contentent d'avoir une histoire sérieuse et de laisser tous les délires dans les quêtes subsidiaires. Ici, Sega a choisi de mélanger l'absurde et le délire grand guignol dans le propre ADN du jeu. Et si l'histoire n'est absolument pas sérieuse malgré des litres d'hémoglobines, les sous-quêtes rivalisent en débilité. Entre le réalisateur et son assistant qui veulent réaliser un film en zone contaminé au mépris du danger ou encore ce parrain de la mafia chinoise zombifié qu'il faudra faire passer pour normal avec des lunettes de soleil et une boule dans la bouche pour qu'il ferme sa gueule, Yakuza of the End n'a AUCUN SENS. Il va jusqu'à recycler le gag de la peau de banane, en faisant glisser un petit mafieux un peu traitre, pile devant un troupeau de zombies.

Yakuza Of The End
Ce lâcher-prise total niveau humour est assez paradoxal vu l'accouchement douloureux de cet épisode parallèle. Il devait sortir... 6 jours après le grand séisme qui a ravagé Sendai. Pas question de plaisanter avec la destruction d'un quartier de Tokyo, même à cause de zombies. Sega a donc décalé la sortie de son titre vedette. Mais comme le disait Nagoshi, son producteur, « les gens ont besoin de héros tel que Kiryû à des moments pareils ». Et puis s'il y a bien une chose que nous a enseigné la tragédie du 11 Mars 2011, c'est que les Japonais savent aller de l'avant et si possible faire comme si de rien n'était. Dans ce Yakuza drôle mais crépusculaire, les habitants poussent le vice jusqu'à garder la moindre boutique, le moindre bar, le moindre cabaret ouvert, pourvu qu'on en dégage l'accès. Les clients y restent, comme si de rien n’était, mangeant un bon Ramen bien chaud sans se soucier des coups de feu et du simple fait que tout le monde meurt dehors.

Si l'on ferme les yeux sur ce rôle positif dont sont affublés les yakuza, Dead Souls est absolument jouissif si on se laisse prendre par sa mécanique vieillotte. Il s'agit cela dit du même moteur de jeu depuis 3 épisodes et surtout des mêmes routines qui n'ont pas été améliorés. Et les chargements qui viennent enquiquiner le joueur à l'entrée du moindre Sushi-bar, entre chaque séquence de discussions, semblent encore plus longs que dans nos souvenirs. Dead Souls divise son environnement en deux zones distinctes. La première est la zone « libre » où tout se déroule comme d'habitude : des activités pour s'occuper, des objets à collectionner, etc. Les Yakuza nous avaient déjà habitués au syndrome « Zéro nouveautés » mais là, c'est la totale. Tout y est sauf les combats à mains nues, comme si la proximité du danger rendait les gens gentils entre eux. Et puis adieu aussi les clefs de casiers du vestiaire, enfin remise au placard.
Yakuza Of The End
Yakuza Of The End
Yakuza Of The End


« What's in your head, zombie, zombie ! »Retour au sommaire
Une fois que l'on aura équipé son héros, c'est le moment de rentrer dans l'arène, dans la zone contaminée. La séparation monumentale entre les deux secteurs n'enraye en rien la mécanique de jeu : on pourra rentrer en zone sous quarantaine en mode Free Route, juste pour dézinguer des zombies et accomplir les quêtes complémentaires. Cette partie ressemble à un croisement entre Resident Evil 2 et Dead Rising avec la possibilité de straffer et de viser en vue subjective. La jauge allouée aux super coups déclenchera les « Heat Snipes », des mini-QTE qui vous permettront de shooter les nombreux produits inflammables laissés un peu partout pour exploser un maximum de zombies. Ces derniers, même s'ils ont un peu toujours la même gueule, sont à classer dans le registre des monstres intelligents. Il y a ceux qui balancent des cocktails Molotov, les zombies à rollers, les lourdauds qui foncent dans le tas. Et puis il y a ces satanés zombies qui font des high kicks tendance Kung Fu, les écouteurs visés sur les oreilles et qui ne laisseront aucun répit.

Yakuza Of The End
Vu qu'on est désormais dans un Yakuza of Gunfight, on se verra souvent accompagner par un PNJ (trois commandes de direction et de quoi lui remettre de l'énergie en cas de coup dur) qui passera des niveaux presque aussi régulièrement que vous. Mais Yakuza, c'est les à-côtés. On pourra bien sûr aller au cabaret draguer les hôtesses pendant que les autres tokyoïtes se feront croquer (tout est normal) ; mais tous ces petits extras sont déjà vus, du ping-pong coquin au karaoké en passant par la pêche. Et malgré une zone infectée qui prend de plus en plus le quartier, on finit par se lasser un peu de ses va-et-vient, de ces rues qui ne changent pas vraiment. On finira par connaitre tous les endroits où respawne les zombies, histoire de les allumer d'avance. Il faut se rendre compte d'une simple chose : ils ont transformé notre Yakuza d'amour en jeu de scoring.

Paradoxe, alors que sa sortie a pris du retard à cause du séisme qui a frappé le Japon, jamais un Yakuza n'a été développé en si peu de temps : 10 mois à peine d'après son producteur, et ça se sent. Détails mal fichus, redondance, une fin un peu loupée, le genre de défauts qui déclasserait n'importe quel jeu. Mais Dead Souls est avant tout un fan-game qui revendique une légèreté de séries Z, celle dont on fait les films avec des pom-pom girls ninja ou des vampires nazis, un chèque en blanc pour le délire. Fanboys reconnaissent vrais.

fleche orange
Test réalisé à partir d'une version import japonaise



Yakuza Of The End
Yakuza Of The End
Yakuza Of The End
Yakuza Of The End
Yakuza Of The End
Yakuza Of The End
Yakuza Of The End
Yakuza Of The End
Yakuza Of The End
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