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XCOM : Enemy Unknown en preview, nous y avons joué



Sortie le 12 Octobre 2012 , Xbox 360 , PS3 , Plus de tests sur PC
Publiée le 22/05/2012 à 14:05, par Guillaume C.

XCOM : Enemy Unknown en preview, nous y avons joué

Nous nous sommes essayés à l'un des revivals les plus attendus par la communauté PC. Nous vous livrons nos premières impressions.

En 1994, lors de la sortie du tout premier XCOM, votre serviteur était bien trop jeune pour avoir conscience de louper un hit sur PC alors qu'il était cramponné à sa Supernes. Il faut admettre que la stratégie au tour par tour est en genre plutôt obscur lorsque l'on atteint péniblement les 9 ans. C'est un retard qui fut ensuite rattrapé quelques années après. Grâce à de longues sessions de jeu sur un Windows Me un peu poussif, mais amplement suffisant pour profiter des qualités du soft créé par MicroProse (également à l'origine de Civilization). Le XCOM initial demeure aujourd'hui un titre riche, complexe et vivant qui ne prend que des rides visuelles. Si le genre semble tomber en désuétude malgré de nombreux spin-off, l'annonce d'un retour aux sources imminent provoque une certaine excitation.

18 ans plus tard...Retour au sommaire
XCOM : Enemy Unknown
Pour ceux qui ne connaissent pas la série, un bref topo : XCOM est un jeu de stratégie au tour par tour dans un monde en 3D isométrique, où l'on dirige un groupe d'élite chargé de lutter contre une invasion extra-terrestre imminente. Chacun de nos soldats dispose de points, des unités de temps, lui permettant d'agir (déplacements, attaques, etc.) jusqu'à ce que ce capital s'épuise. Lorsque tous les combattants ont utilisé leurs points, c'est au tour de l'ennemi de jouer. Plus notre fantassin est puissant et expérimenté, plus il possède de ressources lui permettant de faire des ravages sur le champ de bataille. Hors combat, le joueur est invité à développer son camp de base, planifier les recherches technologiques, gérer l’entraînement de ses troupes, recruter de nouvelles unités, choisir la mission à venir, et ainsi de suite.

Making-Of #2 - La modernisation d'un classique ...



XCOM : Enemy Unknown
Ce revival d'XCOM : Enemy Unknown reprend donc ce concept, et le modernise. Au lieu de se cantonner à des unités de temps individuelles, les développeurs de Firaxis Games ont regroupé ce capital d'action afin qu'il soit utilisé par l'intégralité de l'escouade, qui est désormais limitée à six soldats. De loin, cela ressemble à une simplification. Mais après quelques minutes de jeu, on se rend compte que l'objectif de cette restriction est de penser collectivement sa stratégie. Maintenir les positions en cohérence avec le reste du groupe et agir de concert au lieu de penser par individualités successives. Les plus bourrins (oui, il en existe dans la stratégie au tour par tour) regretteront que ce nouveau paramètre d'évolution sur le terrain limitera forcément les cleaning runs héroïques isolés à la John Rambo.

Bienvenue sur terre !Retour au sommaire
XCOM : Enemy Unknown
La mission qui fait office de tutoriel nous envoie à Berlin enquêter sur la disparition d'une équipe de reconnaissance là où un OVNI s'est crashé. Sur place, on se retrouve confronté à des extra-terrestres au look « bad Roswell ». Les vilains sont armés de lasers traversant les murs, ainsi que de capacités télépathiques leur permettant de retourner vos alliés contre vous. Le script de mission ne vous rend en vie qu'un seul de vos quatre soldats du départ. Une façon de découvrir les commandes et le principe de base, mais aussi de revenir à une réalité plus crue : c'est un conflit brutal et cruel. Si vous n'y prêtez pas attention, vos hommes (et femmes) passeront l'arme à gauche en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Pour éviter le pire, mieux vaut être préparé.

XCOM : Enemy Unknown
C'est ainsi qu'intervient le choix de la localisation du QG. S'établir en Europe permet à la base de diminuer les coûts de recherche, alors que se poser aux États-Unis augmente globalement la puissance de feu. Hé oui, chez nous ça pense, et de l'autre côté de l'Atlantique ça flingue. Une fois installé, le joueur est invité à visiter sa base. Dans les baraquements, on contrôle le bon développement de ses troupes, leur niveau d'entraînement, etc. Du côté des laboratoires, on fait analyser les débris aliens ramenés de mission, afin de les étudier et rattraper le retard technologique. À terme, vers la fin du jeu, nos troupes disposent d'unités invisibles, capables de télékinésie ou encore de se déplacer en jetpack. La base elle-même peut être améliorée afin de diversifier ses activités ou la rendre plus productive.

XCOM ManagerRetour au sommaire
XCOM : Enemy Unknown
Contrairement à ce qui se faisait il y a 18 ans, le joueur ne peut avoir plusieurs quartiers généraux. Il doit se contenter d'un seul, auquel il peut toutefois adjoindre des annexes. Ces dernières ne proposent aucune autre interaction que d'ajouter une nouvelle capacité au QG, ainsi qu'un nouveau relais de recrutement et d'intervention. Toute la stratégie d'arrière-plan est ainsi globalisée : agir plus rapidement tout autour du globe suppose d'avoir eu l'ingéniosité de créer des annexes sans se ruiner pour autant, mais ça offre ainsi à l'ennemi plusieurs cibles de choix qu'il faudra défendre en cas de contre-attaque. Le choix d'une mission au lieu d'une autre affecte en effet la réaction de l'IA, tentée de riposter là où la défense est réduite en nombre. Protéger le monde est donc une tâche de tous les instants.

XCOM : Enemy Unknown
Recruter et former de la bleusaille, puis l'aguerrir sur le terrain, tel est le fil rouge d'XCOM. Si le scénario ne nous permet pas de nous attacher à des personnalités, la vulnérabilité de notre troupe la rend naturellement humaine. Tel un entraîneur sportif, on se lie à nos soldats parce qu'ils sont à notre service, que leurs exploits nous sauvent la mise. C'est l'application de nos décisions, logistiques (choix de l'armement, de la capacité à améliorer...) et tactiques (utilisation des hommes au combat), qui leur permettent de réussir. On peut également personnaliser en détails les modèles fournis aléatoirement de base. Nom, prénom, surnom, sexe, type (caucasien, asiatique...), couleur de peau, coiffure, pilosité faciale, couleur des cheveux, timbre de voix. La palette se montre large et permet toutes les excentricités.

Le revival nostalgique et efficace ?Retour au sommaire
XCOM : Enemy Unknown
Le moteur graphique n'est pas visuellement révolutionnaire bien qu'il permette un affichage honorable. Il est d'ailleurs mis à contribution pour les cinématiques et les interfaces du menu de QG. Le moteur physique générant la destruction du décor s'avère, lui, clairement plus enthousiasmant. Aucune bâtisse n'est indestructible, même si un mur de brique sera forcément plus résistant qu'un tas de palettes empilées. Le décor fait partie intégrante du gameplay, aussi bien pour rester protégé, que pour évoluer dissimulé le plus possible ou encore prendre l'ennemi à revers. Par contre, contrairement au jeu original, ce revival ne génère pas aléatoirement les niveaux. C'est peut-être le prix à payer de l'évolution technique car un tel générateur serait forcément bien plus lourd que par le passé.

La plus grosse interrogation concerne la prise en main, la version de XCOM : Enemy Unknown à laquelle nous avons joué n'étant pas encore optimisée pour le clavier et la souris. Néanmoins, les commandes à la manette étaient plutôt précises bien qu'un peu ralenties. Voilà qui est de bon augure pour les versions PS3 et 360, même si les manipulations de la caméra à la croix directionnelle sont encore à perfectionner. Avec son fil conducteur narratif permettant de sortir un peu des clous, le jeu de Firaxis Games met en valeur les choix, et leurs conséquences permanentes. L'évolution de nos troupes, comme celle du bestiaire extra-terrestre (arachnoïdes, unités volants, tanks...), devrait aussi constituer un challenge progressif séduisant. D'ici sa sortie (automne 2012), cet XCOM va continuer de solliciter un intérêt certain.
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