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Test Wolfenstein : The New Order (PS4, Xbox 360, PS3, Xbox One) : 6/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 20 Mai 2014 , PS4 , Xbox 360 , PS3 , Xbox One , Plus de tests sur PC

Les +

  • Démembrer des nazis au double-shotgun
  • Joli et fluide
  • Bonne ambiance
  • BO au poil
  • Réalisation solide

Les -

  • Trop d'idées effleurées
  • IA rustre
  • 1er ou 2nd degré, il faut trancher
  • Un vrai-faux choix
  • Mixage sonore à patcher
  • Pas de multijoueur
La note de jeuxvideo.fr
6.0
bon
La note des internautes
7.7

(147 votes)
Publiée le 21/05/2014 à 18:05, par Maxence

Test de Wolfenstein : The New Order, des hauts et des bas

B.J. Blazkowicz revient b(o)uter du nazi dans un New Order uniquement solo fait de haut et de bas.

Sans doute très occupé sur l’optimisation de son moteur id Tech 5 voire sur Doom 4, id Software a une nouvelle fois confié le reboot de sa licence Wolfenstein à un studio tiers. Machinegames reprend donc le flambeau de Raven Software, qui avait massacré la licence il y a cinq ans : si nos premières entrevues avec The New Order avaient de quoi inquiéter, Bethesda et le studio suédois ont finalement décidé de se laisser un peu de temps pour revoir leur copie. Une décision louable, même si cela ne suffit pas à faire de lui le shooter ultime.

Heil hi, heil ho, on rentre du boulotRetour au sommaire
Wolfenstein : The New Order
Le nouveau Wolfenstein part dans tous les sens. Il veut à la fois être un jeu d’action bourrin et décomplexé, une uchronie steampunk, une histoire d’amour façon Belle et la Bête, un titre tourné vers l’exploration et un monument gore soulignant autant la barbarie nazie que l’horreur de la guerre en général. Pour ne pas avoir réussi à trancher, Machinegames se perd et égare trop souvent son joueur, pourtant toujours très content de pouvoir massacrer des hordes de SS au dual-shotgun. Beaucoup d’idées, beaucoup d’envie, mais un vrai problème d’exécution qui gâche les efforts consentis à tous les niveaux. On appelle ça vouloir trop en faire.

Wolfenstein : The New Order
Les exemples foisonnent pour illustrer comment The New Order passe à côté. B.J Blazkowicz doit conduire une voiture pour s’extirper in extremis d’une prison berlinoise ? La scène dure sept secondes, et se contente d’une ligne droite. Il doit parcourir la lune à la recherche de codes nucléaires secrets ? On reste moins de cinq minutes en extérieur, là où la gravité est plus faible, pour n’affronter que deux malheureux ennemis et finalement se remanger une demi-heure d’intérieurs couloirs. Idem pour les passages sous-marins. Idem pour la séquence de pression psychologique, quand le héros incognito se fait cuisiner par une tortionnaire nazie : le moment est sympa, mais trop court et surtout parfaitement inconséquent.

Le Vidéo-Test



Fondé par d’anciens de Starbreeze, Machinegames a bien tenté de mettre un peu de son ADN dans un projet que l’on imagine quadrillé par id Software. Il y a donc les passages réguliers au sein de la base de résistants, façon Riddick ou The Darkness, où l’on enchaîne les quêtes fedex pour nos camarades en ne sortant que rarement son semi-automatique. Ou encore cette séquence dans le camp de travail, où missions annexes et objectifs principaux se bousculent, nous laissant à croire que ce Wolfenstein est un titre judicieusement protéiforme, poussé par l’envie de raconter plus que par un schéma de jeu appliqué avec raideur. Des moments de calme plutôt intéressants et immersifs, qui aident à appréhender la dureté d’un Monde dirigé par le IIIème Reich, mais qui ne collent pas tellement avec le genre « action idiote » que le jeu embrasse la plupart du temps.

La führer de l’étrangerRetour au sommaire
Wolfenstein : The New Order
Après une grosse heure d’introduction, pensée comme un hommage au Wolfenstein originel et donc composée de couloirs bourrés de nazis décérébrés à désosser, Blazkowicz tombe dans les limbes pendant quatorze ans. Il se réveille enfin en 1960, pour se rendre compte que l’Alliance a été écrasée par l’Axe, la résistance complètement morcelée et tout espoir (presque) perdu. Sauver ses anciens camarades, spolier les nazis de leur arsenal atomique pour finalement redonner espoir à l’humanité sera le programme chargé à remplir le temps de la (petite) douzaine d’heures d’aventure. Le fond de jeu est simple et efficace : à l’aide d’un arsenal somme toute classique (flingue, mitrailleuse, pompe, sniper) offrant pour toute originalité la possibilité de porter deux armes similaires en même temps, Blazkovicz s’en va gaiement montrer aux nazis de quel bois il se chauffe.

Wolfenstein : The New Order
Dans une prison, des catacombes, un asile, au sein d’une base lunaire ou sur un pont en ruines, les hordes de soldats nazis plus ou moins résistants s’enchaînent, aidés par des clébards robotisés hargneux et autres drones de combat. Les ennemis et l’arsenal ne se renouvellent pas spécialement et la construction des niveaux n’a rien de bien original pour un shooter couloirisé, mais les combats restent grisants, puisque l’on déchiquette indifféremment les membres des ennemis et les pans de décor à l’aide d’un double shotgun chargé à bloc. La régénération de la santé se fait de manière très partielle (au multiple de vingt supérieur uniquement), si bien qu’il devient rapidement nécessaire de parcourir le décor en plein combat dans l’espoir de ramasser une trousse de soin ou un bout d’armure qui traîne.

On attaque donc en raids, une tâche rendue plutôt aisée par la crétinerie absolue de nos opposants. En 1960, les nazis se cachent à peine lorsqu’on leur tire dessus, plongent à un mètre d’une grenade qu’on vient de leur envoyer et ne cherchent absolument JAMAIS à nous encercler lorsqu’ils sont en surnombre. Une attitude de loser qui n’aide pas vraiment à se passionner pour les joutes, qui malgré toute leur efficacité ressemblent un peu trop souvent à du tir au pigeon immobile. On pourra régulièrement éviter les combats en éviscérant discrètement nos cibles, qui ont par ailleurs la fâcheuse tendance à nous tourner le dos lors de moments d’infiltration (heureusement) jamais obligatoires.

The New OrdureRetour au sommaire
Wolfenstein : The New Order
Les nazis ont visiblement gagné la guerre sans rien voir, puisque même à deux mètres, ils ont toutes les peines du monde à distinguer la montagne de muscles B.J. Blazkowicz qui tente de ramper sous une table. « Wolfenstein c’est de la gaudriole, si tu le prends au premier degré t’as rien compris » rétorqueront les perfides. Que penser en ce cas de ce passage où le héros s’arrête en plein milieu d’une mission pour découper – en vue FPS sinon c’est pas drôle – le joli tatouage chiffré récolté lors d’un séjour en prison SS ? C’est de la gaudriole aussi, les saillies nébuleuses que le héros lâche à la moindre occasion pour nous mettre la tête dans ses problèmes existentiels, entre deux one-liner badass à la Duke Nukem ? Et que dire du choix laissé au joueur de décider lequel de ses camarades sera exécuté en premier, l’autre ne manquant pas de nous le reprocher en larmoyant par la suite (deux arcs narratifs pas vraiment différents au final) ?

Wolfenstein : The New Order
Non, ce Wolfenstein n’a pas grand-chose de second degré, si ce n’est ses quelques tentatives humoristiques voire sexy, comme si un bout de foune allait humaniser une bête de foire capable de zigouiller plus d’un millier d’ennemis en douze heures (cf les stats du jeu). N’allez néanmoins pas croire que la démarche de Machinegames est putassière : le studio suédois n’a visiblement pas réussi à trancher sur ce que serait son titre. Il n’est pas nécessaire d’avoir une IA d’enfer dans un défouloir bourrin, mais dans ce cas pourquoi créer des séquences d’infiltration et ne pas multiplier les opposants, rarement plus de sept ou huit en même temps à l’écran ?

L’action gore tourne au grand guignol, mais la violence des cinématiques sonne très juste, créant là aussi un décalage surprenant : on aurait préféré que ce Wolfenstein prenne un parti et s’y tienne, plutôt que d’essayer de ratisser au plus large, de médiatiser l’ambiance dure du jeu tout en communiquant sur le côté arcade et old-school de la licence. Heureusement, de nombreux éléments fonctionnent bien : la musique est par exemple parfaite, entre rythmes eighties germanisés et boucles folks légèrement épicées à l’électro, malgré un mixage son des plus aléatoires (voix souvent étouffées par rapport aux bruitages). Le système de progression du personnage, qui s’appuie sur votre façon de jouer, est malin et incitatif, puisque l’on a naturellement envie de tout débloquer au premier run. Les combats de boss, ou en tout cas les gros ennemis qui ponctuent les tunnels d’action, vous demandent un minimum de réflexion pour en venir à bout puisque l’attaque de front est rarement la meilleure solution : on change un peu sa manière de jouer à ce moment-là, et on embrasse avec intérêt les quelques possibilités de gameplay offertes.

Wolfenstein : The New Order
Wolfenstein : The New Order
Wolfenstein : The New Order
The New Order ne fait pas rigoler. Mais parfois si. Ça dépend.


On pense à cet égard à l’outil de découpage, qui se transforme rapidement en fusil à énergie permettant de libérer certains accès en découpant des chaines ou des grillages, mais aussi de faire tomber les protections des ennemis lourdement équipés. Le level-design aurait sans doute pu profiter un peu plus de cet outil pour permettre au joueur d’expérimenter, comme l’a fait Half Life 2 avec le gravity gun, mais le résultat est très fonctionnel en l’état. La réalisation tient la route, malgré des textures qui s’affichent parfois un peu tard (le syndrome Rage, qui utilisait le même moteur) : jolies lumières, interactions sympas avec les décors, fluidité exemplaire en 1080p sur Playstation 4 (seule version essayée). Largement de quoi rendre dignement l’univers steampunk travaillé, qui même s’il se focalise un peu trop sur les intérieurs propose quelques digressions intéressantes sur le thème de l’architecture selon le IIIème Reich. A bien des égards, Machinegames a fait les choses bien.

Nul besoin de se forcer pour trouver des qualités à ce Wolfenstein. Là par son action débridée et dynamique vous incitant à démembrer ennemis et décors pour avancer, là par son univers sombre appuyé par des moments d’accalmie intimistes, The New Order montre qu’il tient une formule gagnante, lavant l’affront du reboot de 2009 signé Raven Software. Le titre de Machinegames paie malheureusement son éparpillement permanent, entre séquences originales à peine creusées et IA calamiteuse, entre clichés volontairement second degré et scènes violentes qui interpellent. Wolfenstein : The New Order a des arguments à faire valoir pour tous les types de joueur, mais ne parviendra à en combler complètement aucun.

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 7.7
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Bon
Geek-fun Perso j'ai bien aimé ce nouveau Wolfenstein. Ca faisait un bail qu'on attendait de le voir se forger une nouvelle identité et de ne plus rester dans l'ombre des COD et autre MOH. C'est loin d'être le FPS parfait mais ça fait du bien de voir une vielle licence culte revenir un peu au devant de la scène. geek-fun.fr... Au passage, j'ai écris un article assez complet s suite ...
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
A éviter
tdégouté comme pour RAGE j'ai plutot envie de dire pourquoi ne pas jouer a ce jeu: parce qu'a l'heure a ctuelle il n est absolument pas jouable meme sur une configuration bien muslcée ( i5k, 16g ram, asus r9 290x ddc), drivers a jour etc etc.... Framerate a la ramasse, et surtout le meme probleme que sur RAGE, les textures qui apparaissent apres 300 ans...Et des qu'on se rapproche d'une pa suite ...
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