Dossier Wii U : notre avis sur les jeux téléchargeables de l'eShop
SOMMAIRE
La rédaction vous donne son avis sur l'ensemble des six jeux téléchargeables de l'eShop, disponibles depuis lancement de la Wii U.
Encore assez chiche en offre ludique, l'eShop de la toute jeune Wii U a accueilli, dès le lancement de la console, une première fournée de titres uniquement disponibles en dématérialisé. Que vaut cette première ludothèque téléchargeable ? Recèle-t-elle déjà de perles que tout acheteur de la Wii U se doit de posséder ?
Afin d'éclairer vos lanternes, nous avons passé au crible l'intégralité des six jeux de l'eShop, à savoir : Puddle, Mighty Switch Force Hyper Drive Edition, Trine 2, Nano Assault Neo, Chasing Aurora et Little Inferno. Vous retrouverez ci-dessous notre avis sur chacun d'entre eux, sous la forme de "tests flash". Précision d'usage : nous avons choisi de les classer dans l'ordre de notre appréciation, du moins bon au meilleur.
Sixième de notre classement, Chasing Aurora est un jeu d'adresse au gameplay aérien rafraîchissant qui, malheureusement, tourne court. Dans de charmants niveaux en 2D composés d’aplats polygonaux colorés, le joueur dirige un oiseau dont il doit gérer la trajectoire de vol, en négociant les bourrasques et en évitant les obstacles. Chaque coup d'ailes fait accélérer l'animal, qui peut aussi plonger sous l'eau ou se laisser porter par le vent.
Versant "solo", le titre mélange jeu d'adresse et course contre la montre, le long de parcours en boucles. But du jeu : passer le plus de portails possibles en un temps limité, tout en veillant à ne rater aucune balise - une tâche compliquée par les courbures du parcours et autres obstacles (éclairs, chute de rochers, vents contraires) -. En pratique, les mécaniques de jeu ont une "pureté" assez grisante : on prend immédiatement plaisir à trouver le rythme optimal des coups d'ailes, à se laisser porter par les courants et à ciseler ses trajectoires. On ne peut que regretter, en revanche, la durée de vie rachitique du mode solo (2 heures à tout casser), grandement limitée par le faible nombre de courses et la nature hyper répétitive du gameplay (enchaîner les boucles à répétition).
Chasing Aurora dispose heureusement d'un sympathique trio de modes multijoueurs en local (jouables jusqu'à 5) exploitant le gameplay asymétrique Gamepad / Wiimote. Le premier mode est une sorte de cache-cache où le joueur à la tablette doit échapper aux autres, le second mode inverse les rôles et le troisième consiste en une lutte pour la possession d'un objet qui change de main à chaque contact. Conviviaux et accessibles, ces modes aux airs de "mini-jeux" sont une bonne surprise. Reste que pour 12 euros, en dépit de ses beaux tableaux montagneux façon "pliages en papier" et des bonnes sensations qu'il procure, Chasing Aurora est beaucoup trop avare en contenu et en profondeur ludique pour être vraiment recommandable.
Petit shoot'em up visuellement flatteur, Nano Assault Neo semble taillé pour un seul objectif : servir de modeste vitrine technologique pour les premiers mois de la Wii U. Ce brave petit soldat de l'eShop frappe en effet par la qualité visuelle de ses mondes, cellules organiques en 3D semblables aux planètes de Mario Galaxy. But du jeu : les purifier en éliminant les corps étrangers à leur surface. Avec ses effets de lumières veloutés, la belle variété de ses textures (rocheuses, aqueuses, magmatiques, etc.) et un frame-rate à toute épreuve même au plus intense de l'action, le titre brille, au moins, par sa réalisation visuelle soignée.
Il ne faudra en revanche attendre aucune invention de son gameplay, énième reprise, plaisante mais sans finesse, du contrôle à deux sticks à la Geometry Wars (stick gauche pour bouger, stick droit pour viser et tirer... et c'est tout). Immédiatement fun et accessible - c'est son point fort -, le titre n'offre aucune résistance et se boucle rapidement (1 à 2 heures pour un premier run), et pour cause : les phases de jeu reposent moins sur l'habileté que sur l'application d'une routine - récupérer les quatre tourelles et tenir les ennemis à distance pour ne pas se laisser submerger -. Et si d'aventure on essuie le feu ennemi, c'est bien souvent le fait d'une surcharge d'effets visuels brouillant la lisibilité, ou bien du caractère trompeur de la courbure anguleuse du décor, qui permet aux ennemis de surgir sans prévenir : ces détails en disent long sur la visée du game-design, plus attaché à l'épate visuelle qu'à la confection d'un gameplay ciselé. Pour autant, Nano Assault Neo se laisse jouer sans déplaisir sur une petite poignée d'heures : reste à voir si elles valent les 10 euros que coûte le jeu.
Puddle est un jeu d'adresse qui propose de diriger une flaque de liquide jusqu'à un point de sortie, en modifiant l'inclinaison du niveau - le liquide coulant dans le sens de la pente. Belle idée du titre : on ne contrôle pas un personnage "compact", mais un fluide qui s'étale et se disperse. Il faut donc apprendre à gérer non seulement sa trajectoire, mais aussi sa densité - passé un seuil de dispersion, c'est la disqualification assurée - ; une mécanique de jeu rafraîchissante qui nous avait déjà séduite à la sortie de Puddle sur Xbox 360 (voir le test de Camille). Loin d'altérer ses qualités, ce portage sur Wii U s'avère parfaitement recommandable, grâce au contrôle intuitif au Gamepad (pour changer l'inclinaison du niveau, on inclinera la tablette elle-même).
On y retrouve cette même nécessité de doser finement sa "conduite" de la flaque, entre abandon temporaire à la gravité et reprise en main calculée. Mais sur Wii U comme ailleurs, la mécanique gravitationnelle et l’inertie du fluide sont aussi la source de contrôles assez imprécis, qui donnent l'impression de ne pas être en pleine maîtrise - il n'est pas rare que la flaque s'emporte et s'écoule partout, sauf à l'endroit où l'on pensait la conduire -. Puddle s'adresse ainsi aux joueurs patients qui sauront accepter la frustration causée par les essais à répétitions et le relatif manque de contrôle inhérent à son gameplay. Ceux qui se piqueront d'intérêt découvriront en revanche un titre riche en idées ludiques (variation des liquides, nouvelles situations de jeu et des décors), doté d'une durée de vie conséquente et d'une réalisation soignée.
Sous ses allures de modeste jeu de plateforme 2D saupoudré de phases de tirs, Mighty Switch Force Hyper Drive Edition est en fait un titre à l'efficacité redoutable, misant moins sur l'action que sur la réflexion et le timing. Le joueur y contrôle une petite héroïne costumée, façon policière de shônen futuriste, munie d'un casque gyrophare matérialisant alternativement une série de blocs à l'écran. Le personnage peut également sauter et tirer au pisto-laser, autant d'outils malicieusement détournés de leur usage habituel pour être rabattus sur le champ de l'énigme à résoudre - le pistolet permettant par exemple de déclencher des explosions en tirant sur des ennemis-bombes -, pour débloquer des voies.
Chacun des 21 niveaux que comprend le jeu (cinq de plus que la version 3DS) se présente comme un puzzle en étapes, le décompte du temps passé incitant le joueur à boucler le niveau le plus vite possible. Pierre angulaire du titre, le level-design s'illustre par son intelligence et sa capacité à exploiter pleinement des mécaniques élémentaires, renouvelées au cours du jeu par l'ajout de nouveaux ennemis et interactions avec le décor. Adaptée d'un titre 3DS, cette Ultra Drive Edition profite en outre d'un enrobage HD du meilleur effet, qui confère aux sprites et décors une netteté réjouissante. À noter, cette version Wii U accueille, outre le jeu au Gamepad (qui s'avère très confortable), un nouveau mode Hyper modifiant l'architecture des niveaux pour un challenge digne de ce nom : vendu 10 euros sur l'eShop, on vous le conseille sans réserve !
Nous vous le conseillions déjà dans notre test de la version Wii U, ce résumé rapide aura valeur de rappel : la version Wii U de Trine 2 reste une perle du genre plateforme/réflexion, parfaitement adaptée au contrôle au stylet sur le Gamepad. Dôté d'une réalisation musclée à grand renfort d'effets de lumière et de textures raffinées, Trine 2 déroule, dans de magnifiques décors de fantasy sucrée, un gameplay à trois têtes pour faire varier les plaisirs et les solutions de jeu : adresse et tir à l'arc pour la voleuse, déplacement et matérialisation d'objets pour le magicien préposé aux énigmes, et « bourrinisme » au corps à corps pour le guerrier.
En solo, le titre de Frostbyte propose en outre un sérieux challenge sur une dizaine d'heures, tout au long de niveaux de plus en plus retors que viennent conclure des affrontements contre boss mobilisant tant l'adresse que la réflexion. Il est également possible de jouer en multijoueur, bien que l'architecture des niveaux ne s'y prête pas vraiment et altère quelque peu la profondeur du jeu. Si l'on regrette parfois la mollesse des déplacements qui rend les sauts assez imprécis, Trine 2 n'en reste pas moins un brillant hybride de plateforme et d'énigme, sans conteste l'un des ambassadeurs de marques du jeune eShop de la Wii U.
Notre titre coup de cœur du line-up de lancement de l'eShop ne s'adressera pas à tout le monde, du fait de sa proposition ludique minimaliste. Disposant pour seul "environnement de jeu" d'un unique foyer de cheminée, le joueur doit enflammer divers objets à l'aide du stylet - son allumette -, en acheter puis en débloquer de nouveaux tout au long de sa progression. D'apparence simpliste, cette mécanique a d'abord un premier attrait, purement sensoriel : jouer du pouvoir hypnotique du feu et de la consomption progressive des objets, phénomène restitué avec délice par un travail admirable sur l'animation et les effets d'embrasement.
Passé le simple plaisir de contempler son brasier sur fond de doux crépitement, Little Inferno dévoile vite sa véritable richesse : celle d'un puzzle game épuré, affranchi de toutes couches superflues pour ne se concentrer que sur l'objet, concept central au genre. La progression se structure autour de combos - deux ou trois objets à brûler simultanément - que le joueur doit effectuer pour débloquer de nouvelles boutiques d'objets et avancer dans l'histoire. Répertoriés dans une liste que l'on consulte en permanence, ces combos sont autant d'objectifs à accomplir, leur titre ("combo soirée cinéma", "combo bicyclette pirate", etc.) donnant le thème des objets à brûler pour résoudre leur "énigme".
Cette belle idée a ceci de remarquable qu'elle recentre l'attention du joueur sur l'objet et sa dénomination ("combo soirée cinema" = objets "pop corn" + "télé"), données d'une équation réflexive d'une pureté absolue. En pratique, la cogitation sur ces combos/énigmes s'avère particulièrement addictive, et la gratification à la hauteur de l'effort : en se consumant, les objets produisent des effets surprenants (explosions en chaînes, gravitation, flammes énormes), qui concluent la réussite par un jouissif bouquet final. Pour ne rien gâcher, la progression se joue sur fond d'une histoire bien racontée (par lettres interposées), petit conte horrifique qui coïncide à merveille avec le style visuel un chouïa burtonien de son développeur Tomorrow Corportion (World of Goo). Little Inferno est, en somme, un remarquable petit jeu dont le gameplay limpide et la poésie incendiaire pourraient bien vous marquer durablement.
Afin d'éclairer vos lanternes, nous avons passé au crible l'intégralité des six jeux de l'eShop, à savoir : Puddle, Mighty Switch Force Hyper Drive Edition, Trine 2, Nano Assault Neo, Chasing Aurora et Little Inferno. Vous retrouverez ci-dessous notre avis sur chacun d'entre eux, sous la forme de "tests flash". Précision d'usage : nous avons choisi de les classer dans l'ordre de notre appréciation, du moins bon au meilleur.
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Versant "solo", le titre mélange jeu d'adresse et course contre la montre, le long de parcours en boucles. But du jeu : passer le plus de portails possibles en un temps limité, tout en veillant à ne rater aucune balise - une tâche compliquée par les courbures du parcours et autres obstacles (éclairs, chute de rochers, vents contraires) -. En pratique, les mécaniques de jeu ont une "pureté" assez grisante : on prend immédiatement plaisir à trouver le rythme optimal des coups d'ailes, à se laisser porter par les courants et à ciseler ses trajectoires. On ne peut que regretter, en revanche, la durée de vie rachitique du mode solo (2 heures à tout casser), grandement limitée par le faible nombre de courses et la nature hyper répétitive du gameplay (enchaîner les boucles à répétition).

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Nano Assault NeoRetour au sommaire

Il ne faudra en revanche attendre aucune invention de son gameplay, énième reprise, plaisante mais sans finesse, du contrôle à deux sticks à la Geometry Wars (stick gauche pour bouger, stick droit pour viser et tirer... et c'est tout). Immédiatement fun et accessible - c'est son point fort -, le titre n'offre aucune résistance et se boucle rapidement (1 à 2 heures pour un premier run), et pour cause : les phases de jeu reposent moins sur l'habileté que sur l'application d'une routine - récupérer les quatre tourelles et tenir les ennemis à distance pour ne pas se laisser submerger -. Et si d'aventure on essuie le feu ennemi, c'est bien souvent le fait d'une surcharge d'effets visuels brouillant la lisibilité, ou bien du caractère trompeur de la courbure anguleuse du décor, qui permet aux ennemis de surgir sans prévenir : ces détails en disent long sur la visée du game-design, plus attaché à l'épate visuelle qu'à la confection d'un gameplay ciselé. Pour autant, Nano Assault Neo se laisse jouer sans déplaisir sur une petite poignée d'heures : reste à voir si elles valent les 10 euros que coûte le jeu.
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PuddleRetour au sommaire

On y retrouve cette même nécessité de doser finement sa "conduite" de la flaque, entre abandon temporaire à la gravité et reprise en main calculée. Mais sur Wii U comme ailleurs, la mécanique gravitationnelle et l’inertie du fluide sont aussi la source de contrôles assez imprécis, qui donnent l'impression de ne pas être en pleine maîtrise - il n'est pas rare que la flaque s'emporte et s'écoule partout, sauf à l'endroit où l'on pensait la conduire -. Puddle s'adresse ainsi aux joueurs patients qui sauront accepter la frustration causée par les essais à répétitions et le relatif manque de contrôle inhérent à son gameplay. Ceux qui se piqueront d'intérêt découvriront en revanche un titre riche en idées ludiques (variation des liquides, nouvelles situations de jeu et des décors), doté d'une durée de vie conséquente et d'une réalisation soignée.
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Mighty Switch Force Ultra Drive EditionRetour au sommaire

Chacun des 21 niveaux que comprend le jeu (cinq de plus que la version 3DS) se présente comme un puzzle en étapes, le décompte du temps passé incitant le joueur à boucler le niveau le plus vite possible. Pierre angulaire du titre, le level-design s'illustre par son intelligence et sa capacité à exploiter pleinement des mécaniques élémentaires, renouvelées au cours du jeu par l'ajout de nouveaux ennemis et interactions avec le décor. Adaptée d'un titre 3DS, cette Ultra Drive Edition profite en outre d'un enrobage HD du meilleur effet, qui confère aux sprites et décors une netteté réjouissante. À noter, cette version Wii U accueille, outre le jeu au Gamepad (qui s'avère très confortable), un nouveau mode Hyper modifiant l'architecture des niveaux pour un challenge digne de ce nom : vendu 10 euros sur l'eShop, on vous le conseille sans réserve !
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Trine 2Retour au sommaire

En solo, le titre de Frostbyte propose en outre un sérieux challenge sur une dizaine d'heures, tout au long de niveaux de plus en plus retors que viennent conclure des affrontements contre boss mobilisant tant l'adresse que la réflexion. Il est également possible de jouer en multijoueur, bien que l'architecture des niveaux ne s'y prête pas vraiment et altère quelque peu la profondeur du jeu. Si l'on regrette parfois la mollesse des déplacements qui rend les sauts assez imprécis, Trine 2 n'en reste pas moins un brillant hybride de plateforme et d'énigme, sans conteste l'un des ambassadeurs de marques du jeune eShop de la Wii U.
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Little InfernoRetour au sommaire

Passé le simple plaisir de contempler son brasier sur fond de doux crépitement, Little Inferno dévoile vite sa véritable richesse : celle d'un puzzle game épuré, affranchi de toutes couches superflues pour ne se concentrer que sur l'objet, concept central au genre. La progression se structure autour de combos - deux ou trois objets à brûler simultanément - que le joueur doit effectuer pour débloquer de nouvelles boutiques d'objets et avancer dans l'histoire. Répertoriés dans une liste que l'on consulte en permanence, ces combos sont autant d'objectifs à accomplir, leur titre ("combo soirée cinéma", "combo bicyclette pirate", etc.) donnant le thème des objets à brûler pour résoudre leur "énigme".

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