Wet : un pétard mouillé en test
Surfant sur la vague des titres qui aiment à proposer un bon nombre de scènes d’action au ralenti, voire de ceux qui vous demandent d’escalader toutes sortes de bâtiments, Wet débarque sur Playstation 3 et Xbox 360. C’est donc au côté de la très sexy, mais non moins efficace Rubi Malone, que nous allons passer un peu de bon temps… quoique !
Rubi, c’est donc le petit nom de l’héroïne que nous allons accompagner tout au long de cette aventure. Travaillant pour un peu d’argent, voire pour son propre compte, cette dernière manie les armes, blanches ou à feu, à merveille. Capable de nombreuses prouesses, Rubi se lance donc dans une aventure qui va l’amener à voyager autour du monde. De Hong Kong à Londres, elle va donc faire parler la poudre.
Car il faut bien le dire, même si la belle manie avec élégance le katana, ce sont avant tout les armes à feu, et notamment ses deux pistolets que vous allez utiliser le plus souvent. Ici tout est fait pour que vous ne lâchiez plus la gâchette de votre manette. En effet, après avoir exécuté une acrobatie (pression sur A et B sur Xbox 360 et Croix et Rond sur Playstation 3) l’action passe au ralenti vous permettant de tirer sur tout ce qui bouge. Un système de visée automatique nous permet alors de faire feu sur l’ennemi le plus proche à l’aide de l’une des armes disponibles (pistolet, pistolet mitrailleur, fusil, arbalète), tandis qu’avec le stick de droite nous allons pouvoir tirer sur les ennemis environnants. Déroutant au début, ce système nous permet par la suite d’effectuer de jolies combinaisons.
Et il ne faut pas hésiter à en abuser. En effet, des points nous sont attribués à chaque vilain abattu en fonction de la zone touchée. Plus nous cumulons les cadavres, et plus notre bonus multiplicateur augmente. À nous ensuite de faire en sorte que celui-ci ne retombe jamais à un, car ces points, des plus importants, nous permettent d’améliorer les aptitudes de Rubi, mais aussi celles des armes qu’elle transporte (cadence de tir, efficacité, quantité de munitions, etc.). Mais ce n’est pas tout, car en plus de tirer sur tout ce qui bouge, la belle doit aussi passer par des phases que nous pourrions qualifier d’exploration.
Proche de ce que nous pouvons trouver dans un Tomb Raider ou un Prince Of Persia, ces dernières ne nous laissent pourtant que peu de liberté. Tout aussi sexy que Lara, Rubi est loin d’égaler la belle lorsqu’il s’agit d’effectuer quelques cascades. La faute sans aucun doute à un système qui ne nous laisse que peu de liberté. En effet, nous sommes souvent obligés de nous y reprendre à plusieurs fois avant de pouvoir passer un saut, ou encore escalader un mur. Quoi de plus pénible, surtout quand nous savons que de toute façon, la progression étant des plus linéaires, une seule solution s’offre à nous. Pas la peine de chercher à contourner les obstacles, sinon c’est dans la plupart des cas la chute dans le vide et la mort assurée.
Plutôt facile à prendre en main, voire même agréable après quelques minutes de jeu, et bénéficiant d’une assez bonne mise en scène, Wet souffre pourtant de quelques défauts qui vont l’empêcher d’entrer dans la cour des grands. Tout d’abord, les nombreux problèmes de positionnement de la caméra nous obligent à constamment utiliser le stick de droite pour la replacer. Tout ceci ne serait pas très gênant si nous ne rencontrions pas également de nombreux problèmes de collisions, voire même quelques soucis lorsqu’une acrobatie est lancée. En effet, quoi de plus pénible que de faire sauter la belle pour exécuter quelques vilains et de la voir se jeter dans le vide parce qu’elle est incapable de rester bloquée sur la balustrade qui se trouve juste à ses côtés.
Agile, mais pas trop, Rubi évolue donc dans des environnements taillés sur mesure et ne laissant aucune place à l’improvisation. Alternant entre le beau et le moins beau, les graphismes du jeu, que ce soit au niveau des environnements ou des personnages rencontrés (amis ou ennemis), semblent dater d’une autre époque. Si à cela, nous ajoutons des séquences de QTE complètement inutiles (phases de jeu ou nous devons appuyer sur un bouton au bon moment), un scénario prétexte à toujours plus de baston, de sang, et de vulgarités inutiles, ou encore une durée de vie atteignant difficilement les cinq heures, alors nous avons devant nous un titre qui aura bien du mal à satisfaire même les moins exigeants d’entre nous.
Vous l’aurez compris, Wet est un jeu ne laissant que très peu de place à l’improvisation, manquant cruellement d’innovations, bien trop court, et pas franchement beau. Vendu aux alentours de soixante euros, il va avoir bien du mal à se trouver une place au milieu des nombreux titres à gros potentiel attendus pour cette fin d’année, même s’il est vrai que son côté « je tire sur tout ce qui bouge sans me poser de questions » peut facilement en satisfaire quelques-uns.
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Rubi Malone, une héroïne qui craint l’eau

Car il faut bien le dire, même si la belle manie avec élégance le katana, ce sont avant tout les armes à feu, et notamment ses deux pistolets que vous allez utiliser le plus souvent. Ici tout est fait pour que vous ne lâchiez plus la gâchette de votre manette. En effet, après avoir exécuté une acrobatie (pression sur A et B sur Xbox 360 et Croix et Rond sur Playstation 3) l’action passe au ralenti vous permettant de tirer sur tout ce qui bouge. Un système de visée automatique nous permet alors de faire feu sur l’ennemi le plus proche à l’aide de l’une des armes disponibles (pistolet, pistolet mitrailleur, fusil, arbalète), tandis qu’avec le stick de droite nous allons pouvoir tirer sur les ennemis environnants. Déroutant au début, ce système nous permet par la suite d’effectuer de jolies combinaisons.

Proche de ce que nous pouvons trouver dans un Tomb Raider ou un Prince Of Persia, ces dernières ne nous laissent pourtant que peu de liberté. Tout aussi sexy que Lara, Rubi est loin d’égaler la belle lorsqu’il s’agit d’effectuer quelques cascades. La faute sans aucun doute à un système qui ne nous laisse que peu de liberté. En effet, nous sommes souvent obligés de nous y reprendre à plusieurs fois avant de pouvoir passer un saut, ou encore escalader un mur. Quoi de plus pénible, surtout quand nous savons que de toute façon, la progression étant des plus linéaires, une seule solution s’offre à nous. Pas la peine de chercher à contourner les obstacles, sinon c’est dans la plupart des cas la chute dans le vide et la mort assurée.
« Wet souffre de quelques défauts qui vont l’empêcher d’entrer dans la cour des grands »


Conclusion
Vous l’aurez compris, Wet est un jeu ne laissant que très peu de place à l’improvisation, manquant cruellement d’innovations, bien trop court, et pas franchement beau. Vendu aux alentours de soixante euros, il va avoir bien du mal à se trouver une place au milieu des nombreux titres à gros potentiel attendus pour cette fin d’année, même s’il est vrai que son côté « je tire sur tout ce qui bouge sans me poser de questions » peut facilement en satisfaire quelques-uns.
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