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Test Warhammer 40.000 : Space Marine (Xbox 360, PS3) : 0/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 06 Septembre 2011 , Xbox 360 , PS3 , Plus de tests sur PC

Les +

  • Fidélité maniaque des modèles
  • Animations correctes
  • Du mieux sur la fin
  • Petit côté "encyclopédie vivante"
  • Mode multijoueur praticable

Les -

  • Manque de profondeur du gameplay
  • Scénario sans intérêt
  • Progression répétitive et linéaire
  • Direction artistique sans panache
La note de jeuxvideo.fr
-
La note des internautes
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Publiée le 09/09/2011 à 08:09, par Benoit

Vidéo-Test de Warhammer 40.000 : Space Marine - plus qu'un produit dérivé ?

S'essayant au jeu d'action, Relic assure le minimum syndical sur ce Warhammer 40.000 : Space Marine, qui tient plus du fan service que du trip guerrier.

Warhammer 40.000 : Space Marine
Si le commun des joueurs n'a probablement pas inscrit Warhammer 40.000 : Space Marine sur sa wishlist, les amateurs du jeu de figurines Games Workshop l'attendaient forcément au tournant. Réalisé par le studio Relic, qui connait la licence comme sa poche depuis ses excellents Dawn of War, ce nouveau titre mêlant TPS et beat'em all se propose de faire vivre la bataille à hauteur d'individu... de quoi rêver à une visite captivante du foisonnant background de la licence, de champs de bataille en cités steam-punk. Il n'en sera rien : de toutes les options d'adaptations, le développeur choisit malheureusement la moins ambitieuse, celle du produit dérivé propre et bien rangé, sous la forme d'un simple jeu d'action « en couloir ».

Once upon a time, in GraiaRetour au sommaire
Warhammer 40.000 : Space Marine
Du scenario, nous n'aurons pas grand chose à dire tant on à traversés hagard la morne succession de batailles qui compose l'essentiel du jeu. La campagne nous balance en effet dans le feu de l'action, sans se soucier d'introduire ni les Space Marine, ni les enjeux dramatiques qui tourmentent le monde de Warhammer 40.000. Le néophyte mal accueilli comprendra au moins qu'il est question d'une course-poursuite entre le capitaine Titus - Ultramarine de profession - et le chef des Orks sur le monde-forge de Graia, bastion des « peaux-vertes ». Les amateurs du jeu d'origine le concèderont eux-même : la licence méritait meilleur traitement que ce récit digne d'un mauvais dessin-animé du samedi matin. On s'attardera plutôt sur le système de combat, quelque part entre le Gears of War light et le beat'em all d'entrée de gamme.

Vidéo-Test de Warhammer 40.000 : Space Marine



Un jeu sans sous-coucheRetour au sommaire
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Les séquences de combat reposent ainsi sur un mélange entre Third Person Shooter et beat'em all bourrin, que l'on est sensé pouvoir adopter selon la situation. Problème : ces deux approches, trop sommaires, ne laissent au joueur qu'une faible marge de manœuvre. Au corps à corps il est impossible de garder les coups adverses, et l'absence de combo oblige à spammer les deux touches d'attaque sans pouvoir se défendre des assauts ennemis. Rajoutant au chaos général, la caméra bloque régulièrement le personnage dans des angles incommodes, laissant comme seul recours le temporaire mode furie qui remplit progressivement la barre de vie.

Une sorte de finishing move permet également de se soigner en combat, sans pour autant nous rendre invulnérable.On y reste ainsi exposé aux coups de l'ennemi pendant quelques secondes plutôt que d'en être sauvé à coup sûr... Pratique ! Autre symptôme problématique pour un jeu aussi bourrin, son moteur physique n'offre aucune sensation de l'impact au moment du coup ni de la lourdeur des corps qui chutent, volant le joueur d'une partie de son plaisir.

Warhammer 40.000 : Space Marine
Bien que plus jouissive à pratiquer, l'option beat'em all se révèle finalement assez peu pratique, et l'on se replie donc fréquemment sur la distance, en employant les armes à feu. Ces dernières, sur-classiques dans leur principe - mitraille, snipe, shotgun, etc... - offriront surtout aux fans le plaisir fétichiste de retrouver les modèles de leurs figurines reproduits à l'identique. Manette en main par contre, c'est une autre histoire : l'absence d'un gameplay en couverture confine en effet les fusillades à des échanges brouillons et des fuites maladroites, ce que n'arrange en rien la répétitivité des séquences toutes façonnées le même schéma. Que l'un des rares boss du jeu se joue uniquement en quick time event sonne à ce titre comme un véritable constat d'échec.

Press-Start #1 - Eviscérations d'Orks sur la démo



Bienvenue à Warhammer LandRetour au sommaire
Warhammer 40.000 : Space Marine
Pour autant, les 8 à 10 heures que dure la campagne solo - longue de 17 chapitres - ne relèvent pas non plus du pur calvaire, loin de là. Accessible, le gameplay procure tout de même le plaisir simple de défourailler de l'orc à tour de bras - même s'il ne dure qu'un temps -, et les dernières batailles procurent leur lot d'adrénaline. Après l'ennui poli suscité par ses deux premiers tiers, le jeu aligne en effet quelques affrontements plus fournis, qui parviennent à leur meilleur à évoquer les combats rangés des plateaux de jeu. Cette esprit de fidélité sera d'ailleurs le premier point d'entrée pour les fans, qui retrouveront quasiment à l'identique les modèles de leurs figurines tant aimées.

Le délire de la précision pousse même jusque dans la modélisation de la moindre vis et des coups de pinceaux sur les armures, un soucis que les obsessionnels sauront apprécier à leur juste valeur. Les amateurs prendrons sans doute plaisir à côtoyer ces « figurines animées » à taille humaine, au sein de décors de proportions dantesques respectant l'esthétique gothico-SF originale. Sur ce mode de la petite encyclopédie Warhammer illustrée, la campagne propose même, à l'occasion, quelques clins d’œils sympathiques comme cette visite du laboratoire de l'inquisiteur, où une balade à dos de Titan.

Manque de panacheRetour au sommaire
Warhammer 40.000 : Space Marine
Les béotiens, qui ne saisiront pas les accolades, s'ennuieront plus probablement dans les décors austères et beaucoup trop spacieux pour le peu d'ennemi qui les parcourent - au moins sur une bonne moitié du jeu. Ils n'échapperont pas plus à la lassitude des enchaînements de salles et couloirs, où s'étalent les mêmes aplats métalliques à longueur de niveau. La linéarité de la progression ne fait pas oublier l'ampleur de l'imaginaire que recèle pourtant Warhammer 40 000, et qui appelait une interprétation plus grandiose. Peut-être par manque d'ambition, c'est une voie que Relic n'entame même pas. Tout juste se borne-t-elle à assurer la finition de son titre, au demeurant assez propre graphiquement, doté d'animations correctes et d'un frame-rate constant. Seule exception, une courte séquence en jet-pack à la fin du jeu permet d'enchaîner les plateformes et les kills entre deux sauts aériens, dans la verticalité d'une tour vertigineuse... Un moment de bravoure qui laisse imaginer ce que le titre de Relic aurait pu être.

Un mode multijoueur permettra aux plus motivés de s'affronter en Team Deathmatch ou en Capture de points, suivant le même gameplay qu'en solo à quelques nuances près. S'y ajoute un système de progression par niveau dans l'air du temps, conférant à ce multi somme toute très classique une allonge appréciable. On se surprend même à y trouver un certain plaisir lorsque s'engagent les combats en mêlée pouvant partir littéralement dans tous les sens. Seul problème, ce mode exclut d'emblée les possesseurs de copie d'occasion puisqu'un code est nécessaire pour se connecter en ligne. C'est ce qui s'appelle manquer de réalisme...

Si l'on ne peut pas vraiment parler d'exploitation honteuse, Warhammer 40.000 : Space Marine reste un pur produit dérivé de sa licence, juste assez soigné pour séduire le fan hardcore. Trop superficiel et répétitif pour le commun des joueurs, que le bourrinisme ambiant ne comblera qu'un temps, le dernier titre de Relic ne se distingue en effet que par sa restitution fidèle mais sans panache de l'univers Warhammer, et son mode multijoueur sympathique... ce qui fait tout de même un peu court pour un jeu au prix fort.
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