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Test Valkyria Chronicles 3 : Unrecorded Chronicles (PSP) : 6/10 sur JeuxVideo.fr



Les +

  • Mieux que le 2
  • Le tank, nouveau dieu des champs de bataille
  • L'ambiance réussie
  • Plusieurs fins

Les -

  • Du recyclage à tout va
  • Les rééquilibrages
  • Un scénario faussement sombre
  • Un peu routinier, tout ça
La note de jeuxvideo.fr
6.0
bon
Niveau d'attente
des lecteurs de Jeuxvideo.fr
Elevé
(Attendu par 82% des lecteurs)
(175 votes)
Publiée le 14/02/2011 à 18:02, par Nathan

Test de Valkyria Chronicles 3 - Unrecorded Chronicles : les guerriers de l'ombre

Deux pas en avant, 3 pas en arrière, Valkyria Chronicles arrive à son troisième épisode avec un petit sentiment de faire du sur-place. Efficacité, savoir-faire mais aussi déjà vu.

On pensait que le premier Valkyria Chronicles allait ouvrir une nouvelle ère pour Sega, et faire renaître le Blue Sky dans le cœur de chacun des fans. En choisissant d'en faire un rendez-vous annuel sur console portable, la firme réussit surtout à dérouter ses fans avec une série littéralement schizophrène.

La guerre, MdR !
Valkyria Chronicles 3 : Unrecorded Chronicles
On dit souvent que les anciens combattants vivent et revivent la même guerre, encore et encore, jusqu'à ce qu'ils extirpent le démon de leur inconscient. Pour Sega, c'est pareil. Valkyria Chronicles repart au tout début de cette Seconde Guerre mondiale d'un monde parallèle. 1935, Gallia est envahie par l'empire voisin. Un empire aux forts relents de nazisme, mais chut, ça ne se voit plus que dans les uniformes. Kurt Irving est un jeune officier qui va découvrir qu'il est dangereux d'en savoir trop. Pour le mettre à l'écart, ses supérieurs le dégradent et le voici assigné à la section dite des Nameless, un bataillon de Black Ops qui compte parmi ses rangs des multirécidivistes, des rebelles, etc. Le genre de gus qu'on envoie faire des missions suicides. Parce qu'il était le plus gradé et sans doute un peu parce que beau gosse, il prendra le commandement de cette petite troupe sous son nouveau pseudonyme, Numéro 7. Une fois rentré dans le rang des Nameless, on renonce à son identité pour effectuer les missions les plus ingrates qui vont, on l'imagine, jusqu'à tester toujours un peu le même jeu.

On pourrait croire que l'orientation « Black Ops » de l'histoire va faire basculer l'ambiance dans quelque chose de plus sombre. Des soldats qu'on égorge, des balles perdues dans le crâne, des missions sales et moralement ambiguës... Quelque chose de nouveau à croquer ! Pensez-vous. Les Nameless sont à cette troisième aventure ce que la valkyrie à gros seins et le petit cochon rose ailé étaient au premier Valkyria Chronicles, juste des prétextes pour avoir l'air un peu plus « authentique », façon made in Japan. « Europe fantasmée, Europe caricaturée mais Europe parodiée». À vrai dire, aucun des Nameless n'a vraiment l'air si farouche que ça. Au contraire, ils vont vous prouver de chapitre en chapitre que « derrière cette façade de gros durs, ils sont en fait de grands sensibles ». Surtout les filles aussi canon avec ou sans bazooka qui balance des lasers bleus. Comme d'habitude avec Valkyria Chronicles, on nous promet les 12 Salopards mais on se retrouve avec Papa Schultz. Une légèreté qu'on qualifiera de cohérente.

Quoi qu'il en soit, ça y est, c'est la fête. Valkyria Chronicles n'a pas vraiment tardé pour devenir une trilogie. L'heure de faire le bilan, calmement. Après avoir rendu les joueurs fous avec Valkyria Chronicles, un premier épisode accrocheur et difficile sur PlayStation 3, Sega (en particulier les anciens membres de l'équipe de Sakura Taisen) est revenu avec un deuxième opus sur PSP, beaucoup plus guilleret sur fond d'académie militaire. Ça drague, ça joue au pitre et la tension militaire en prend un sérieux coup tout autant que la difficulté, mise en sourdine. Et puis en voyageant de la PS3 à la PSP, Valkyria Chronicles avait perdu cet effet aquarelle qui lui donnait ce charme si mélancolique. Pas de surprise, il est toujours aux abonnés absents.

Bande-annonce #3

Vidéo présentant l'univers et le contexte du jeu


« À la rupture tranquille, Sega a préféré jouer l'immobilisme dans la continuité, quitte à donner un arrière-goût de data-disk »


En soi, Valkyria Chronicles 3 n'est pas une réussite technique puisqu'il réutilise toutes les routines du second volet. Mêmes graphismes efficaces, même rapidité dans les réactions, mêmes cartes... Hein, quoi, mêmes cartes, vous dites ?! C'est le cas de le dire : Sega a joué la carte du recyclage maximal. Ce qui, en soi, n'est pas choquant puisque l'histoire se déroule au même moment que les autres jeux, qui plus est dans le même pays. Pour un joueur débutant, ça passerait comme une lettre à la poste. Mais pour un roublard, un vétéran qui a plus de 100 h d'affrontement cumulées, réentendre les mêmes musiques que dans le 2 sera un peu fort de café. Pire, au bout d'un moment, on se met à imiter machinalement les bruitages (inchangés) parce qu'on a l'impression d'avoir déjà joué à la même carte. À la rupture tranquille, Sega a préféré jouer l'immobilisme dans la continuité, quitte à donner un arrière-goût de data-disk. Heureusement, cette impression s'estompera vers la seconde moitié du jeu, là où la difficulté va, c'est inexorable pour la série, monter d'un cran.

Valkyria Chronicles 3 : Unrecorded Chronicles
Comme le précédent volet, Valkyria Chronicles 3 a subi un rééquilibrage qui aura ses fans et ses détracteurs. Désormais, il sera beaucoup plus facile de changer de spécialisation. Il suffira donc d'équiper un fusil à lunette sur un soldat pour le transformer en sniper. Et on se prend à rêver que ça marche aussi simplement dans la vie. Évidemment, certains de vos hommes (ou femmes, la section Nameless a le bon goût d'être mixte pour favoriser les triangles amoureux) ont des prédispositions pour certaines professions ; mais dans l'ensemble, toute votre troupe est plus modulable qu'avant. On remarquera aussi l'élégante nouvelle interface, une carte où l'on se déplace comme on déplace des unités sur un plan de bataille, bien caché dans sa base. La classe.

Panzer sur un toit brûlant
Mais une fois au cœur des combats, c'est une autre paire de manches, même si la mécanique du « BLiTZ System » n'a pas vraiment changée. On passe d'ailleurs les premières parties à se faire dégommer par les tirs croisés des premiers fantassins venus. Qu'est-ce qu'il se passe ? Il y a de quoi se faire humilier dès les missions du tutorial. Serait-on devenu nul en l'espace d'un an ? Ou est-ce un réajustement à cause des unités affectées à la mission, désormais jusqu'à 9 unités ? L'aventure, bien au chaud dans l'Académie militaire de VC2 était plus facile, certes, mais quand même. En fait, Sega a décidé de rééquilibrer le jeu en favorisant en priorité les attaques à longues distances. Les canonniers et en particulier les snipers feront toute la différence tandis que les attaques au corps à corps seront désavantagées. À en crever. Les dégâts infligés par les ennemis sont tout simplement colossaux et il n'est pas rare de se faire zigouiller pour deux secondes d'inattention. Heureusement, comme dans les comics, la mort n'est qu'un petit passage à vide : on peut faire revenir n'importe quel soldat tombé au combat si on ramasse son corps au tour suivant. Mais la bataille est sans doute déjà trop déséquilibrée, le reset est proche.

L'autre « winner » de ce tour de passe-passe, c'est le Tank. On jouait parfois sans l'utiliser tant il était couteux en ressources. Pas de problème : Sega a divisé sa consommation de « Command Points » par deux, ce qui le met au même rang qu'un simple soldat. Attention, protip des vieux routards : on peut sans trop risque faire le ménage dans les lignes ennemies en écrasant tout le monde. Le BLiTZ est devenu le blitzkrieg.

Conclusion :
En passant du sérieux au souriant et du rigolo au sombre, Valkyria Chronicles donne l'impression d'être une série schizophrène ne sachant pas vraiment où elle va. Comme la difficulté en oscilloscope, Sega donne l'impression de suivre les avis des joueurs, équilibrant un peu à l'aveuglette et laissant ainsi la place à de multiples craquages d'I.A. Valkyria Chronicles 3 donne l'impression d'être un bon gars trop énervé qui avale des calmants mais qui du coup, trop fatigué, est obligé de prendre des stimulants pour ne pas sombrer dans le coma, mais qui du coup va devoir gober du lexomil, ainsi de suite. Un bon titre mais qui reprendrait sans doute toute sa dimension classieuse sur un bel écran HD. Ami Sega, entends-tu les cris sourds des gamers qu'on enchaîne à leurs consoles portables ?

Valkyria Chronicles 3 : Unrecorded Chronicles
Valkyria Chronicles 3 : Unrecorded Chronicles
Valkyria Chronicles 3 : Unrecorded Chronicles
Valkyria Chronicles 3 : Unrecorded Chronicles
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