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Preview Until Dawn (PS4) : sur JeuxVideo.fr



Sortie 2015 sur PS4

Preview

  • Initié sur PS3, comme un jeu d’horreur à la première personne jouable au PS Move, Until Dawn a changé d’optique depuis son annonce à la Gamescom 2012. Si le titre de Supermassive Games conserve son penchant « teen horror movie » et sa progression à tiroirs, il se présente désormais sous la forme d’un jeu d’aventure 3D plus classique, avec plans fixes et séquences d’action scriptées jusqu’à la...
La note des internautes
8.3

(18 votes)
Publiée le 08/12/2014 à 16:12, par Maxence

Preview Until Dawn : Heavy Rain x Slasher movie

On a joué vingt minutes à Until Dawn, le jeu d’horreur de la Playstation 4.

Initié sur PS3, comme un jeu d’horreur à la première personne jouable au PS Move, Until Dawn a changé d’optique depuis son annonce à la Gamescom 2012. Si le titre de Supermassive Games conserve son penchant « teen horror movie » et sa progression à tiroirs, il se présente désormais sous la forme d’un jeu d’aventure 3D plus classique, avec plans fixes et séquences d’action scriptées jusqu’à la moelle. C’est d’ailleurs à l’une de ces scènes que nous avons pu essayer, le temps de découvrir ce que le titre avait dans le ventre (et dans celui de ses personnages).

Halloween, ici la trouille
Until Dawn
La jolie Sam, doublée par l’actrice/mannequin/chanteuse Hayden Panettiere, prend son bain dans le chalet reculé dans lequel se sont réfugiés sa bande de potes pour les vacances. Intriguée par un son étrange et contrainte de sortir en serviette après avoir constaté le vol de ses vêtements, elle va se voir menacée par un homme masqué – le tueur de l’histoire – qui l’a forcera à fuir au hasard de l’immense bâtisse. Si à la Gamescom Supermassive s’était concentré sur la partie aventure du jeu (cette vidéo de gameplay chez IGN), c’est maintenant sur les phases d’action que le studio s’arrête.

Gameplay The Game Awards

La séquence jouée, en version (très) condensée


On a aimé
Efforts de mise en scène : la séquence débute sur un questionnaire engageant, interrogeant le joueur sur ses « préférences » en matière de peur. Tu préfères suffoquer ou te faire trouer par une énorme aiguille ? Tu as peur du noir ou des lieux bondés ? Les réponses semblent influer légèrement sur le déroulement des séquences : ici, l’arme de notre Némésis changeait suivant la réponse donnée à la première question. Ce n’est pas grand-chose, mais cela pose déjà les bases et nous aide un peu à comprendre à quelle sauce Until Dawn compte nous manger, voire à brouiller les pistes le cas échéant.

Supermassive semble avoir bien fait de changer le point de vue : les angles de caméra fixes, que l’on peut légèrement aiguiller à l’aide du stick droit, sont soignés et font leur petit effet. On retrouve ces petites imprécisions de contrôle typiques des jeux dotés de ce genre de dispositif de prise de vue, mais cela donne une bonne latitude aux développeurs pour caler des jumscares ou faire apparaitre des éléments de manière fugace entre deux changements de plan. Des ficelles connues qui fonctionnent tout de même plutôt bien ici.

Until Dawn
Until Dawn
Des angles soignés pour un maximum d'effet ?


Les contrôles variés : vestiges du gameplay PS Move, différentes action demandent au joueur de se bouger un peu. On ferme un loquet ou on enfonce une porte grâce à l’accéléromètre de la Dualshock 4, qui sert également à faire les quelques choix qui se présentent à nous. On vise les différentes options qui se présentent avant de les valider, forçant le joueur à rester actif malgré le temps laissé pour réfléchir. Bien vu, tout comme les passages de discrétion, durant lesquelles il faut impérativement maintenir la manette immobile sous peine de se faire griller par l’agresseur. Ce n’est certes pas très compliqué d’y arriver, mais cela ajoute un peu de tension à cette scène de fuite très classique dans son déroulement.

On a moins aimé
QTE, QTE everywhere : censées renforcer l’immersion au sein de scènes narratives, les QTE se transforment peu à peu en moyen facile de transformer une cinématique en vague gameplay. C’est un peu ce que l’on ressent dans cette scène d’action d’Until Dawn, qui, malgré les tentatives pour varier les méthodes d’interaction évoquées ci-dessus, ne parvient pas vraiment à nous faire ressentir tous les effets qu’une situation si dramatique est censée nous procurer. Leur portée semble qui plus est limitée : deux runs nous ont permis de cerner les différences entre les embranchements, pour finalement constater que l’on arrive toujours à un choix final, quant à lui déterminant.

Dans notre cas, il s’agissait d’aller à gauche (dans un couloir) ou à droite (dans une cage d’ascenceur). L’un nous conduisait à la mort, l’autre à la survie, sans que rien ne laisse présager d’une issue ou d’une autre, et sans vraiment que le talent du joueur ne soit jamais challengé. Une part de hasard que l’on espère dû au nécessaire découpage de la démo, sans quoi il pourrait s’avérer frustrant de voir ses personnages mourir tour à tour en cas de mauvais choix à pile ou face. Les promesses de Supermassive indiquent néanmoins le contraire, mais nous restons méfiants après l’extrait joué.

Until Dawn
Until Dawn
Peu importe nos choix ou presque, la séquence se termine sur un pile ou face


Série Z ou navet malgré lui : le dernier point gênant est relatif à l’ambiance générale du jeu. Beaucoup de clichés du teen horror movie étant compilés en une seule séquence (femme dénudée, lieu inquiétant et vide, tueur masqué qui ne court jamais, personnage qui croit à une blague de ses potes et se cache dans des lieux absurdes…), difficile de ne pas lâcher quelques sourires au fil de la progression. Pourtant, Until Dawn semble se prendre très au sérieux, hésitant donc entre la série Z qui tâche et fait plutôt rire et le jeu d’horreur sérieux : comment reprendre les codes d’un genre jamais très loin de la comédie et faire une œuvre terrifiante ? Supermassive est vraisemblablement à deux doigts de se fourvoyer sur cette épineuse – et pourtant centrale – question.

Conclusion
On peut difficilement juger Until Dawn sur cette courte session de jeu. Ses promesses de mort permanente des personnages et d’embranchements scénaristiques suivant nos performances sont aguicheuses, mais le trop plein de QTE lors des scènes d’action pourrait dissuader les joueurs de tenter plusieurs fois l’expérience. On compte néanmoins sur une imbrication savamment dosée des séquences d’exploration et d’action pour accrocher le joueur sur la durée, d’autant que le titre de Supermassive n’a pas à rougir de sa réalisation ou de la qualité de ses doublages, et ce malgré une tendance à l’aliasing qui fait un peu tache sur PS4. Bref, à la manière de Heavy Rain dont Until Dawn reprend la plupart des mécaniques, seul le produit fini témoignera de la réelle puissance du mélange aventure/horreur déployé.

Until Dawn
Until Dawn
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