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Test Unreal Tournament 3 (PS3, Xbox 360) : 8/10 sur JeuxVideo.fr PS3 Xbox 360 PC

Sortie le 22 Février 2008 sur PS3 Sortie le 04 Juillet 2008 sur Xbox 360 Sortie le 23 Novembre 2007 sur PC

Les +

  • Des combats à l'intensité rare
  • De nouveaux véhicules très réussis
  • Une merveille d'éditeur
  • Un contenu riche et varié
  • Aussi beau qu'il est fluide

Les -

  • Campagne solo artificielle et sans intérêt
  • Peu de réelles nouveautés
  • Quelques disparitions regrettables (Assault)
La note de jeuxvideo.fr
8.0
tres bon
La note des internautes
4.5

(4 votes)
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Publiée le 24/07/2008 à 13:07, par Maxence / Nerces

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Unreal Tournament 3 sur Xbox360 : à la bourre ?

Unreal Tournament III
Depuis que le monde est monde, la série Unreal Tournament rempli un double rôle pour Epic Games : elle lui sert de vitrine technologique pour les nouvelles versions de son moteur graphique et elle fait le bonheur des fanatiques du jeu d'action multijoueur sur Internet ou en LAN. Parfaitement assumée, cette double fonction est moins sensible depuis la sortie de Gears Of War tant sur Xbox 360 que sur PC. Unreal Tournament III n'a effectivement plus tout à fait la même importance pour Epic Games qui est déjà parvenu à écouler de nombreuses licences de son fameux bijou technologique, l'Unreal Engine 3. Reste donc, pour nous joueurs, à voir si le potentiel ludique est lui toujours au rendez-vous... À vos armes. Prêts ? Fraggez !

Version PS3 Xbox360, un retard justifié ?

Unreal Tournament III
Alors que la version PC, dont le test de Nerces vous est proposé dans son intégralité dès le paragraphe suivant, est disponible depuis la fin du mois de novembre dernier, la version PS3 n'est arrivée que plus tard, en février pour être précis. La Xbox360, orpheline de son gros bien bourrin, a du attendre ce doux mois de juillet pour en profiter. Qu'en est-il de cette version ? Les mêmes questions que pour la version PS3 se posent. Commençons par la technique, quasiment irréprochable sur la console de Sony. Force est de constater qu'Epic s'illustre une nouvelle fois grâce à ce portage sans faute de sa vitrine technologique sur console, avec une version encore plus réussie que son homologue de salon. Sa fluidité jamais prise en défaut et la finesse affichée font largement oublier les quelques carences de gameplay dues à ce bon vieux pad, toujours délicat à manier dans un Fast-FPS. On n'est par contre nettement moins fier de l'impossibilité de brancher clavier et souris USB pour jouer, choix sans doute motivé par le peu de réussite de cette pratique sur PS3 à cause de la « lenteur » du jeu. En gros, la précision n'est pas au rendez-vous au mulot à cause des 30 FPS constants fièrement affichés sur nos moniteurs. Dommage. De même, l'impossibilité de télécharger les mods est assez incompréhensible, d'autant qu'il est possible de le faire sur la concurrente. Faute de disque dur en série sur toutes les machines ? Bref, même si cette version réussit son pari technique, elle se montre encore plus chiche en innovations que son homologue PS3. Assez inexcusable après huit mois d'attente. Unreal Tournament 3 reste tout de même un excellent défouloir multijoueurs, et si les parties s'enchainent toujours sans qu'on s'en rende vraiment compte, on regrette que les serveurs soient si peu remplis.

Vidéo #8 - Mode Team Deathmatch Xbox360

Unreal Tournament III : Vidéo #8 - Mode Team Deathmatch Xbox360

Vidéo #7 - Mode Guerre Xbox360

Unreal Tournament III : Vidéo #7 - Mode Guerre Xbox360


Unreal Tournament III
Unreal Tournament III
Unreal Tournament III


Un je ne sais quoi d'Epic


Si l'orientation multijoueur de la série Unreal Tournament n'est un secret pour personne, Epic Games voulait innover avec ce nouvel opus en intégrant un mode solo digne de ce nom. Les développeurs de Raleigh se sont donc fendus d'un scénario et nous proposent quelques cinématiques pour le raconter. Cependant, malgré les déclarations d'Epic Games, il ne faut pas plus de quelques minutes pour se rendre compte que cette « campagne » ne peut absolument pas se comparer à ce que nous propose la concurrence. Le scénario n'est vraiment qu'un prétexte et le joueur se focalise très vite sur le « simple » enchaînement de combats / cartes contre des bots.

Unreal Tournament III
Unreal Tournament III
Unreal Tournament III

La campagne solo du jeu n'a guère d'intérêt : elle permet surtout de se faire la main

On notera que nombre des cartes disponibles en solo se retrouvent dans les différents modes multi et que toute la campagne peut se faire en mode coopératif. Pas mauvaise, cette partie du jeu n'est toutefois qu'une mise en bouche. Elle fait office de didacticiel, certes évolué, mais de didacticiel malgré tout, avant d'attaquer le gros morceau du jeu, son multijoueur. Ici, nous trouvons cinq modes : Deathmatch et son corollaire Team Deathmatch, Capture du Drapeau, Duel et Guerre. Ce dernier ressemble au célèbre Onslaught, mais les amateurs regretteront que les Assault et Double Domination des précédents opus ne soient pas du voyage.

Unreal Tournament III
Difficile ici de parler de nouveauté, mais ce n'est pas un problème, car le contenu est largement au niveau. Ainsi, chacun des modes de jeu permet de jouer à 16 ou 32 joueurs et propose son lot de cartes et d'armes. Les habitués seront en terrain connu puisque les armes présentes sont des classiques du FPS pour lesquels Epic a simplement revu le design. Marteau impact, Enforcer, Fusil Bio, Fusil Shock, Minigun, Canon Flak, Lance-roquettes, Sniper, AVRiL et Rédempteur sont donc au programme. L'arsenal est complété par le Link Gun qui apporte un peu de stratégie à ce monde de brutes grâce à son attaque secondaire qui permet d'augmenter la puissance de feu d'un allié.

En plus des indispensables munitions, des armures et des kits de premiers soins, il est aussi possible de ramasser différents bonus de puissance (invulnérabilité, bottes de saut, invisibilité, ceinture bouclier...) ainsi que des dispositifs déployables. Ces derniers contribuent à rendre le jeu un peu plus stratégique et apportent surtout de l'imprévu dans des parties joyeusement frénétiques. Le champ de stase permet d'altérer le cours du temps et ainsi ralentir un porteur du drapeau ou une attaque sur un node. De son côté, l'EMP est idéale pour mettre hors d'état de nuire tous les véhicules présents dans une zone assez large.

Unreal Tournament III
Unreal Tournament III
Unreal Tournament III

Parfois très impressionnants, les engins sont surtout variés : mention spéciale pour l'hoverboard

Car Unreal Tournament III intègre bien sûr son lot d'engins qui permettent d'ailleurs à Epic Games de proposer une variante « avec véhicules » au mode Capture du Drapeau. Même si le jeu est sympa entre « piétons », il prend à notre avis tout son sens lorsque les véhicules deviennent accessibles. Ici, nous avons droit à une ribambelle de machines allant du classique char Goliath au Raptor air-sol en passant par le rapide Hellbender ou l'énorme Paladin. À cela, il convient de rajouter les machines Necris qui apportent une touche d'originalité non négligeable du fait de leur design « tentaculaire » et de leur puissance de feu impressionnante.

Folie meurtrière !


Unreal Tournament III
Ces véhicules extra-terrestres sont vraiment bien pensés et associés au mode de jeu Guerre, ils permettent à Unreal Tournament III de jouer davantage la carte de l'originalité. Rien de révolutionnaire bien sûr, mais un concept bien maîtrisé qui joue la carte de l'attaque / défense. Le but y est de détruire le Noyau de force de l'équipe adverse en capturant des points de contrôle (nodes) permettant de s'y connecter. Les Globes permettent justement de capturer un node instantanément : toute la difficulté du jeu sera donc d'atteindre le Noyau de force tout en faisant attention à son propre camp et à ces fameux Globes qui ont vite fait de retourner la situation.

Alors que le mode Deathmatch fait évidemment l'apologie du jeu en solitaire, nous touchons ici à un système de combats en équipe plus intéressant stratégiquement parlant. Il convient d'ailleurs de signaler la présence de véhicules à plusieurs places comme l'énorme Darkwalker Necris et la présence d'hoverboard pour tous les joueurs en mode Guerre. Cette espèce de skate-board sans roulette est une bénédiction lorsqu'on se trouve sur une grande carte puisqu'il permet de se déplacer plus vite en s'arrimant aux véhicules. Attention cependant, car sur son hoverboard, un joueur ne peut tirer et, touché, il tombe sur le sol où il reste groggy quelques secondes.

Unreal Tournament III
Unreal Tournament III
Unreal Tournament III


Déjà très rythmées, les parties en deviennent rapidement complètement folles. Les joueurs meurent, respawnent et retournent au combat en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Cela dit et malgré un aspect indéniablement « grosbill », Unreal Tournament III est, comme ses prédécesseurs, un jeu qui se maîtrise, qui s'apprivoise au fil des parties. Il est très difficile de rester plus de deux minutes à distance d'un adversaire, mais le moment du corps à corps arrive souvent sans prévenir. Il faut donc constamment être sur ses gardes. Des réflexes sont indispensables pour se faire une place au soleil des classements et une certaine précision n'est pas du luxe.

Vidéo exclu #6 - Version PS3 - Mode Deathmatch

Vidéo exclu #6 - Version PS3 - Mode Deathmatch


Unreal Tournament III
Les techniques telles que l'indémodable double saut, l'introduction de véhicules encore plus sournois et le rythme des parties va complètement à l'encontre de ce à quoi la plupart des jeux d'action à la première personne nous habituent depuis un petit moment. Les habitués regretteront bien sûr certains manques, en particulier la disparition du mode Assault, mais reconnaissons qu'Unreal Tournament III est redoutablement efficace : c'est typiquement le jeu sur lequel on reste scotché en disant « la prochaine, je ferai mieux » ! Pour ne rien gâcher, la réalisation est une franche réussite.

Comme nous l'avons dit en préambule, Unreal Tournament III sert de vitrine technologique à l'Unreal Engine 3. Mais alors qu'un titre comme Gears Of War manquait d'optimisation, Epic Games a ici fait du bon boulot. Fidèle à ce bon vieux DirectX 9, Unreal Tournament III est malgré tout un très beau jeu. Modèles de véhicules, environnements et effets en tout genre sont d'un niveau rarement atteint, mais le jeu ne nécessite pas un monstre de puissance : un Pentium IV à 2,6 GHz épaulé par 1 Go de mémoire et une 7800GT s'en sortira avec les honneurs, garantissant la fluidité nécessaire à l'action ininterrompue des affrontements.

Conclusion


Un petit peu déçus par le manque de nouveautés et d'audace d'Epic Games, surtout dans cette version console, il nous faut toutefois saluer une fois encore la performance du développeur. Le solo ne tient pas ses promesses, l'ensemble est particulièrement « bourrin » et la disparition de certains modes de jeu est regrettable, mais Unreal Tournament reste un incontournable du jeu d'action multijoueur. Les affrontements sont toujours aussi nerveux et le moteur graphique soutient parfaitement l'action sans que la console ne montre trop de signes de fatigue. La frénésie est au rendez-vous, les armes et les véhicules également : que pourrait-on décemment demander de plus ? Un éditeur pour console ? Il y aura avant cela quelques habitudes à changer, d'autant que cette version Xbox360 est amputée de la reconnaissance des mods développés sur PC, tandis que sa concurrente les accepte. Dommage...



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