Test de Ultimate Marvel vs Capcom 3 : le der des der ?
Le verdict était déjà plus ou moins entendu : Ultimate MvC 3 vient suppléer son prédécesseur avec panache. Et c'est tout.
On connaît la rengaine avec Capcom, nous ne nous étendrons donc pas à nouveau sur le sujet maintes et maintes fois rabattu de l'insatiable appétit de l'éditeur. Avec Ultimate Marvel vs Capcom 3, preuve en est à nouveau faite. Quelques rééquilibrages de ci de là, une douzaine de nouveaux venus et quelques arènes supplémentaires et le tour est joué. Et bien joué d'ailleurs puisque UMVC 3 s'impose naturellement en lieu et place de son prédécesseur.
Comme ce fut le cas lors de notre test de Super Street Fighter IV Arcade Edition, nous ne reviendrons pas ici sur les fondamentaux de Marvel vs Capcom 3. Pour en faire le tour, nous vous invitons à consulter notre test de l'opus originel. Ceci étant dit, place maintenant aux nouveautés de cette édition Ultimate.
Le premier argument de ce genre d'édition revue et corrigée, c'est évidemment son casting. Et dans le cas présent il faut reconnaître que Capcom a fait les choses bien et généreusement. Ce sont ainsi douze nouvelles trognes qui viennent enrichir l’impressionnant trombinoscope du jeu, portant le nombre total de vignettes de l'écran de sélection à quarante-huit ganaches. Deux d'entre elles - Jill Valentine et Suma Gorath - resteront vides à moins que vous ne soyez déjà passé à la caisse ou que vous vous apprêtiez à le faire.
Reconnaissons également que Capcom a bien façonné ces nouveaux challengers. Leurs profils sont plutôt variés et la plupart d'entre eux présente des spécificités intéressantes. Certains sont assez étonnants, à l'image de Pheonix Wright et Frank West du côté Capcom. Le premier doit fouiner le sol en quête de preuves concluantes. S'il parvient à en réunir trois, c'est l'« Objection ! » et le passage en mode énervé synonyme de vitesse accrue et dégâts totalement monstrueux. Mais pour en arriver là il faudra une excellente défense et pas mal de patience.
De son côté, Frank West peut faire grimper son level, jusqu'à trois, en enchaînant les clichés. Chaque niveau s'accompagne de nouveaux coups spéciaux mais pour y avoir accès il ne faudra jamais manquer une occasion de flasher son adversaire. Peut-être un peu moins iconoclastes mais tout aussi intéressants, Iron Fist, Strider, Firebrand ou encore Nemesis nous ont particulièrement séduits. Iron Fist par exemple est un combattant redoutable au sol, grâce à ses nombreuses combinaisons de coups spéciaux menant à des combos à rallonge. Son style tout en vitesse et en puissance n'est d'ailleurs pas sans rappeler celui d'un certain Gato dans Mark of The Wolves.
En somme, en dehors d'un Vergil un peu trop convenu et d'un Hawkeye étonnamment peu convaincant, la plupart des nouveaux challengers apportent leur pierre à l'édifice sans qu'il y ait à craindre de grosse menace sur l'équilibre - déjà précaire - du titre. En parlant d'équilibre, Capcom s'est livré à quelques ajustements qui, de prime abord, nous ont semblé bienvenus. Ceci dit, comme dans tout jeu de baston il faudra patienter quelques semaines voire quelques mois avant de pouvoir en juger avec plus d'acuité.



Entre variantes paresseuses et inédits sans grandeur, les nouveaux décors de UMVC 3 déçoivent
Mais s'il y avait bien un domaine dans lequel le premier MvC 3 avait piètre allure, c'est celui du jeu en ligne. Incompréhensible à l'époque quand, chez le même éditeur, Super Street Fighter IV excellait sur ce terrain. Avec cette édition Ultimate, Capcom corrige certaines insuffisances sans vraiment finir le travail. Le netcode est certes plus solide, il est enfin permis de regarder les matchs en lobby et la recherche d'adversaire est nettement plus efficace. Néanmoins on regrette toujours l'absence de mode tournoi en ligne ou la survivance des battle de profils complètement inutiles.
Enfin, la dimension solo a tout juste été rehaussée de deux modes de jeu : un sympathique « Vis ma vie de Galactus » - ok, cette appellation n'est pas de Capcom - dans lequel le joueur peut faire mumuse avec le Dévoreur de Planètes ; et un « Heroes and Heralds » qui n'est, à l'heure actuelle, pas encore disponible mais devrait se révéler un peu plus riche avec un système de decks de trois cartes dispensatrices de bonus à composer pour pimenter un peu les joutes.






Le trombinoscope ultime ?Retour au sommaire

Le premier argument de ce genre d'édition revue et corrigée, c'est évidemment son casting. Et dans le cas présent il faut reconnaître que Capcom a fait les choses bien et généreusement. Ce sont ainsi douze nouvelles trognes qui viennent enrichir l’impressionnant trombinoscope du jeu, portant le nombre total de vignettes de l'écran de sélection à quarante-huit ganaches. Deux d'entre elles - Jill Valentine et Suma Gorath - resteront vides à moins que vous ne soyez déjà passé à la caisse ou que vous vous apprêtiez à le faire.

De son côté, Frank West peut faire grimper son level, jusqu'à trois, en enchaînant les clichés. Chaque niveau s'accompagne de nouveaux coups spéciaux mais pour y avoir accès il ne faudra jamais manquer une occasion de flasher son adversaire. Peut-être un peu moins iconoclastes mais tout aussi intéressants, Iron Fist, Strider, Firebrand ou encore Nemesis nous ont particulièrement séduits. Iron Fist par exemple est un combattant redoutable au sol, grâce à ses nombreuses combinaisons de coups spéciaux menant à des combos à rallonge. Son style tout en vitesse et en puissance n'est d'ailleurs pas sans rappeler celui d'un certain Gato dans Mark of The Wolves.

Capcom plante ses décorsRetour au sommaire
Qui dit nouveaux personnages dit bien souvent nouveaux décors et c'est à peu près le cas ici. A peu près car Capcom s'est à moitié foulé : une partie des nouvelles arènes ne le sont pas vraiment puisqu'il ne s'agit que de variantes paresseuses de décors préexistants. Quelques inédits sont tout de même de la partie mais sans qu'aucun d'entre eux ne sorte véritablement du lot.


Entre variantes paresseuses et inédits sans grandeur, les nouveaux décors de UMVC 3 déçoivent
Mais s'il y avait bien un domaine dans lequel le premier MvC 3 avait piètre allure, c'est celui du jeu en ligne. Incompréhensible à l'époque quand, chez le même éditeur, Super Street Fighter IV excellait sur ce terrain. Avec cette édition Ultimate, Capcom corrige certaines insuffisances sans vraiment finir le travail. Le netcode est certes plus solide, il est enfin permis de regarder les matchs en lobby et la recherche d'adversaire est nettement plus efficace. Néanmoins on regrette toujours l'absence de mode tournoi en ligne ou la survivance des battle de profils complètement inutiles.

ConclusionRetour au sommaire
Comme on pouvait s'y attendre, l'éviction de Marvel vs Capcom 3 au profit de son successeur est désormais prononcée. Avec sa douzaine de nouveaux larrons aux profils variés et, pour la plupart, intéressants et ses quelques rééquilibrages bienvenus, UMVC 3 assure l'essentiel. On regrette néanmoins que Capcom n'ait pas enfoncé le clou avec des décors plus inspirés et un jeu en ligne plus ambitieux. Ceux qui auraient fait l'impasse à la sortie du MvC 3 originel peuvent considérer la note affichée en haut de page comme la seule valable. Les autres, déjà détenteurs de ce dernier, peuvent l'amputer de deux points. Une fois encore, une grosse mise à jour proposée moins chère n'était tout de même pas trop demandé...





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