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Test Trinity : Souls Of Zill O'll (PS3) : 4/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 10 Février 2011 , PS3

Les +

  • Gameplay sympatoche au départ
  • Petit charme suranné

Les -

  • ... mais très vite limité
  • Direction artistique hors sujet
  • Hyper répétitif
  • Techniquement dépassé
La note de jeuxvideo.fr
4.0
bof
La note des internautes
5.7

(22 votes)
Publiée le 31/03/2011 à 09:03, par Benoit

Test à la bourre de Trinity Souls of Zill O'll

Loin de la petite perle espérée, Trinity Souls of Zill O'll n'est qu'un bête beat'em all tout juste saupoudré d'Action RPG, trop daté pour convaincre et esthétiquement douteux.

Jaquerttr
Parfaitement inconnu sous nos latitudes, le tout premier Zill O'll sorti sur PSone avait la réputation d'être un RPG original et sophistiqué, laissant la part belle à la liberté de choix. Qu'en reste-t-il avec ce Trinity : Soul of Zill O'll, étonnante relance d'une franchise oubliée ? Entre les mains d'Omega Force, pas grand chose... S'attaquant au RPG par le versant "action" qui lui est plus familier, le développeur des très bourrins Dynasty Warriors livre une interprétation mal dégrossie du genre qui tient davantage du beat'em all arriéré que de la belle aventure racée.

Shibuya boy meets Lords of the RingsRetour au sommaire
Trinity : Souls Of Zill O ll
Dans un monde d'heroïc- fantasy pétri de clichés à la mord-moi-le-nœud, une prophétie funeste pèse sur le roi en exercice, un certain Balo(u)r qui, du coup, s'empresse d'éliminer tout opposant au pouvoir. Le joueur incarne Arceus, fils caché du monarque destiné à libérer le royaume en assassinant son père. Comme sa couleur carotte l'indique, notre héros a malheureusement le charisme d'un légume et accomplit l'exploit d'énerver au bout de trois phrases, avec ses petites pauses de minet dark et tourmenté, déjà vues trois cent mille fois. Un gros dur, forcément noir depuis le Barett de Final Fantasy VII, et une jouvencelle bien roulée, mais fade et classique, complètent le casting. Cela va sans dire, ces personnages génériques et la trame narrative sans personnalité ne soulèveront pas les foules.

Dès les premiers instants, la technique exhibe son obsolescence tout au long de textures plaquées en aplats insipides et chiants à mourir. Le beige est à l'honneur dans toutes ses variantes et ce ne sont malheureusement pas les timides effets de magie et de coups qui relèveront le niveau. Les modèles eux-même, à l'aspect presque plastique, sont animés selon la règle du minimum syndical si l'on se réfère aux standards modernes.

Trinity : Souls Of Zill O ll
Mais ce qui grève le plus l'aspect visuel, c'est avant tout le manque d'inspiration généralisé du design des personnages et des ennemis. Puisant sans vergogne dans le grand bestiaire classique du RPG, la modélisation fait preuve d'un manque de goût flagrant pour un résultat parfois douteux (voir les Manticores et Griffons, entre autre). Certes l'ensemble a un petit parfum suranné, mais le charme guindé de l'ensemble s'évapore vite.

Chassez le beat'em all, il revient au galopRetour au sommaire
Trinity : Souls Of Zill O ll
La jouabilité n'est pas sans quelque réussite et constitue le seul intérêt du jeu. On pourra au choix attaquer à l'épée en bon guerrier classique avec Arceus le roux, bastonner lourdement à coup de poutres avec Dagda le Mister T des forêts, ou bien maîtriser le combat dans les airs grâce aux doubles-sauts de Selene, la gracile donzelle ; le tout complété par des magies élémentaires spécifiques à chacun. Ces dernières permettent un pierre-ciseau-papier rudimentaire, à composer selon les faiblesses des monstres rencontrés.

Trinity : Souls Of Zill O ll
Au début, on pourra éventuellement s'amuser à passer de l'un à l'autre et à enchaîner les bataillons d'ennemis en puisant dans le panel des coups, buffs et équipements selon le type d'ennemi rencontré.Mais les combats finissent vite par se ressembler pour provoquer au final un ennui tenace. Au delà des quêtes qui ne sont jamais que du grind camouflé, le gameplay en lui-même, d'un autre temps, ne propose que peu de richesse stratégique et se résume vite à un strict jeu de frappe et d'esquive peu précis, sans aucune énigme ou phases d'adresse pour faire varier le rythme.

On réalise vite qu'en lieu et place de l'A-RPG promis (ou imaginé), la progression répète invariablement les mêmes séquences de combat : elle nous renvoie d'ailleurs dans l'arène de la première ville comme s'il s'agissait de son « habitat naturel » à l'occasion de défis sympathiques mais redondants contre des ogres ou des hordes d'ennemis. Partout ailleurs, il importe peu que l'on soit dans une caverne, une forêt ou un temple aquatique, puisque la physionomie des séquences d'action est rigoureusement la même : une suite ininterrompue de charcutage en règle dans des couloirs semblant « générés aléatoirement » (ce n'est pas le cas), où seule change la tapisserie. Quant à la calamiteuse gestion des caméras qui nous fait viser « au jugé », elle finit de ruiner le peu de plaisir que l’on pourrait prendre à ce bashing sans fin.

Press Start #1 - Le début de l'aventure

Trinity : Souls Of Zill O'll : Press Start #1 - Le début de l'aventure


Zéro personnalitéRetour au sommaire
Trinity : Souls Of Zill O ll
Jouant l’économie sur tous les plans, la progression recycle monstres et décors par le biais de ses quêtes annexes, que l’on pourra difficilement éviter si l’on veut avoir le niveau requis pour avancer. Chasses aux bestiaux « élite » sans saveur, elles sont d’autant plus soûlantes que les couloirs d'un même lieu sont dépourvus de la moindre variation esthétique. La pauvreté générale affecte également les moments de "scénario" réduits à l'état de simple images fixes mollement expressives.

A l'image du level-design labyrinthique et dépourvu d'envie, le jeu pêche par manque d'intentions claires. Son cœur balance entre influences japonaises et occidentales sans choisir, condamnant l'aventure à une fadeur qui frise parfois le ridicule : les poncifs du genre mal digérés et les dialogues façon fan-fiction balbutiante prêteront à sourire plus d'une fois. Entre économie des moyens et game design grabataire, les développeurs de chez Koei ne se laissaient décidément aucune chance.

Trinity Souls of Zill O'll n'est pas la moitié du jeu qu'il aurait pu être. Paré des atours de l'action RPG japonais classique, le titre de Koei n'est en fait qu'un simple beat'em all mal dégrossi, techniquement à la rue. Si les nostalgiques sauront peut être s'amuser de sa mécanique surannée alternant vidage de quêtes et enchaînement de combats, le jeu n'en demeure pas moins désuet, répétitif et esthétiquement indécis. Pour la petite perle méconnue, on repassera.
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