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Test Transistor (PC) : 8/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 20 Mai 2014 , PC Sortie le 21 Mai 2014 , Plus de tests sur PS4

Les +

  • Un gameplay novateur
  • Une bande-son enivrante
  • Une patte artistique exceptionnelle

Les -

  • Une narration confuse
  • Une interface peu intuitive
  • Une protagoniste qui manque de charisme
La note de jeuxvideo.fr
8.0
tres bon
La note des internautes
8.6

(24 votes)
Publiée le 22/05/2014 à 19:05, par Sophie Mallinson

Test de Transistor, un action-RPG à haute tension

Le studio californien Supergiant Games revient de plus belle avec ce nouvel opus qui combine hack'n'slash et tactical RPG.

Après de longs mois d’attente, le nouvel opus des créateurs de Bastion est enfin disponible sur PlayStation 4 et PC. Bien que les développeurs de chez Supergiant Games ne soient plus édités par Warner, comme c’était le cas pour leur premier jeu, nous nous attendions davantage à une expérience AAA qu’à un titre indépendant tant chaque petit aperçu de Transistor nous tenait en haleine. Graphismes soignés, musique envoûtante et ambiance futuriste : la promesse était déjà grande, et c’est donc avec gourmandise que nous nous sommes plongés dans l’univers de Red et sa fidèle arme éponyme.

La rousse et l’épéeRetour au sommaire
Transistor
Le joueur se réveille dans la peau de Red, une rousse incandescente et chanteuse encensée de la ville de Cloudbank. Munie d’un sabre électrique appelé le Transistor, elle se trouve rapidement confrontée à une horde de créatures automates et ophidiennes qui lui tendent une embuscade à chaque coin de rue. Pour ceux d’entre nous ayant joué au premier titre de Supergiant Games, le schéma narratif est familier : un protagoniste amnésique, un monde en ruines et un narrateur indomptable pour nous guider. Ce dernier est devenu moins intrusif pour l’occasion, de par le fait qu’il ne piétine plus sur les phases de combat. Mais si dans Bastion on avait droit à « des notes de miel, de cuir et de fumée de bois », comme vantées par l’acteur Logan Cunningham sur son profil Twitter, dans Transistor on dirait plutôt Robocop sur son lit de mort. Ce qui est sûrement plus conforme au personnage — étant donné qu'il s’agit du Transistor lui-même — mais nettement moins agréable à nos oreilles.

Transistor
Les esprits de la protagoniste à peine repris que Transistor nous fait directement entrer dans la mêlée. On découvre ainsi un gameplay innovant qui parvient à mélanger la rudesse du hack’n’slash à du tour par tour sophistiqué. Grâce à son nouveau jouet, Red a la capacité de figer le temps, ce qui lui permet de planifier combos et coups sournois à sa guise. Ce nouveau mode ralenti a certes tendance à briser le rythme du combat, mais à travers son prisme, chaque affrontement devient une énigme qui demande davantage de réfléxion que de réflexes. Toujours est-il que le jeu s’adapte au style du joueur, qu’il préfère semer la dévastation avec minutie ou faire des ravages en temps réel. Au-delà de ces vertus, chaque animation du sprite est délicieusement chorégraphiée, à tel point qu’on se surprend parfois à exécuter des attaques dans le vide. Il y a même la possibilité d’effectuer un pas de danse peu offensif mais classieux néanmoins.

Transistor
Transistor
« Red a la capacité de figer le temps, ce qui lui permet de planifier combos et coups sournois à sa guise »


Sous le soleil de CloudbankRetour au sommaire
Transistor
Quelques escarmouches plus tard, Red apprend que la ville de Cloudbank est en proie à une invasion de robots communément appelée « le Process ». Les auteurs de ce désastre sont nuls autres que la Camerata, une clique orwellienne qui cherche à récupérer le Transistor afin de contrôler leur œuvre. Red part donc à la recherche des fautifs, tout en augmentant sa force grâce aux âmes des victimes qui gisent sur son chemin. Une fois intégrées au Transistor, ces âmes prennent la forme de compétences ou « fonctions », qui diversifient le gameplay et peuvent être utilisées de manière active, passive ou secondaire. Les amateurs de Bastion ne seront déroutés ni par la fonction Switch(), qui modifie l’allégience d’une cible, ni par la fonction Help() qui génère des alliés. On retrouve aussi des tests d’entraînement et un niveau de difficulté totalement malléable grâce aux « limiteurs » débloqués au cours de l’histoire.

Transistor
Au fur et à mesure que Red gagne en pouvoirs, les ennemis s’aguerrissent et se multiplient. Nous retiendrons notamment la Young Lady, une automate aux courbes voluptueuses dotée de capacités de téléportation, le Fetch ultra-véloce et la Cheerleader, qui englobe ces derniers d’un bouclier éphémère. L’esthétique des robots est telle que l’on croirait avoir affaire à des prototypes d’Aperture, ce qui contraste fortement avec l’ambiance onirique du jeu et sa toile de fond aux couleurs de néon. Car s’il y a un domaine dans lequel Transistor excelle, c’est bien celui de la direction artistique : les amateurs de China Miéville, Philip Pullman et autres fournisseurs en fantasy urbaine tomberont amoureux dès leur première balade dans cette ville où magie et technologie se côtoient. Entre les immeubles scintillants et les jardins japonais, l’envie de poser son épée pour mieux absorber le décor nous vient facilement ; les joueurs enclins à fouiller chaque recoin et frapper à chaque porte seront d’ailleurs récompensés par quelques artwork cachés. Quant à la bande-son, fruit d’une collaboration entre Ashley Jarrett et Darren Korb, elle est tout simplement phénoménale.

Bande-annonce de sortie



Un monstre sur le seuilRetour au sommaire
Transistor
Lorsque l’on incarne Red pour la première fois, on retrouve enfin cette sensation de liberté et de puissance qui manquait parfois à Bastion. C’est une protagoniste glamour et insolite, qui brandit nonchalamment son épée à une main lorsqu'elle se déplace mais la manipule avec aise dès qu’elle doit se défendre. Indéniablement forte et résolument féminine, nous nous attendions à ce que Red s’impose dans le paysage vidéoludique en tant qu'enfant bâtard de Bayonetta et du Kid. Malheureusement, les scénaristes ont fait de Red un sex-symbol muet, ce qui présente très peu d’intérêt pour l’intrigue et la vulnérabilise profondément. De même, une narration trop confuse et une intrigue fragmentée empêchent toute empathie à son égard.

Transistor
L’histoire de Transistor est secondaire, déposée par-ci et par-là sous forme de fichiers texte à dénicher ou à débloquer. Avec une durée de vie de 6 à 8 heures, il est possible de terminer la campagne sans y comprendre grand chose. Le gameplay présente aussi quelques défauts, notamment en matière d’ergonomie. Pour ceux qui passent à côté de l’intrigue, enchaîner les phases de combat peut devenir vite répétitif, surtout quand on voit que le bestiaire est plutôt restreint. Il est d’ailleurs impossible de se renseigner sur ses propres compétences en plein combat, alors qu’il aurait suffi de faire apparaître une simple légende lorsqu’on place son curseur sur l'icône. Mais tant que le joueur reste attentif et s’intéresse au lore du jeu, ces quelques discordances devraient passer inaperçues.

Malgré un boss de fin un peu faiblard suivi par un dénouement brusque et inattendu, c’est à peine le mode Récursion déverrouillé que nous retournons à Cloudbank d’un pas pressé. De par son gameplay novateur et son univers singulier, Transistor est une expérience à nulle autre pareille, qui nous a captivé dès le départ et nous amuse sans relâche. N’hésitant pas à sortir de l’ombre de son grand frère même si l'influence de celui-ci est évidente, c’est un jeu que nous recommandons aux fans d’action-RPG en tous genres, qu'ils aient aimé Bastion ou non.
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