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Test Titanfall (Xbox One, Xbox 360) : 8/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 13 Mars 2014 , Xbox One , Plus de tests sur PC Sortie le 11 Avril 2014 , Xbox 360

Les +

  • Des soldats vifs et aériens
  • Des mechas bourrins
  • Dynamique, nerveux, jouissif
  • Ultra maniable (même au pad)
  • Quinze cartes globalement réussies

Les -

  • La « campagne », une blague
  • Des modes très classiques
  • Aucun filtre de partie, ni serveur dédié
  • Décors statiques
  • Quelques ralentissements (Xbox One)
  • En retrait sur Xbox 360
La note de jeuxvideo.fr
8.0
tres bon
La note des internautes
6.9

(378 votes)
Publiée le 15/04/2014 à 11:04, par Maxence / Renaud

Test de Titanfall : le cas de la version Xbox 360

Chapeauté par d'anciens de la maison Call of Duty, Titanfall est la réponse next-gen d'EA à la concurrence du FPS multi.

Si quelqu’un attendait Titanfall avec plus de hardiesse que la manne de teenagers furieux biberonnés aux Prestiges annuels de COD, c’est bien Microsoft. Le constructeur compte effectivement beaucoup sur le blockbuster d’Electronic Arts pour grignoter le retard de sa Xbox One sur la PS4 : on a déjà pu sentir, avec la beta, que le premier jeu de Respawn Entertainment avait l’étoffe d’un ponte du FPS multijoueur. Ne reste plus qu’à confirmer, avec cette version finale, que Titanfall est plus qu’un simple apéritif réjouissant de début de génération. Pas si facile.

Mise à jour Xbox 360 :
Titanfall
Disponible depuis quelques jours sur Xbox One et PC, Titanfall arrive enfin sur Xbox 360. Développé par Bluepoint Games, cette version du titre de Respawn Entertainement souffre malheureusement de la comparaison. Mais avant d’aller plus loin, il est tout de même important de signaler que la présence d’un disque dur dans la console est obligatoire (pour une optimisation du contenu HD). Et là, c’est le drame. Titanfall sur Xbox 360 ne tourne pas en 720p, c’est une certitude. Pire, le jeu affiche de nombreuses textures en retard, n’est vraiment pas fluide, est aliasé et pas beau du tout. C’est à se demander où sont planquées les textures HD ?

Titanfall
Jeu multijoueur oblige, c’est une fois en ligne que nous allons pouvoir juger de la qualité de ce dernier. Et là, même s’il est disponible depuis peu, il nous a fallu un certain temps avant de pouvoir commencer une campagne (passage obligé pour débloquer tous les Titans). Pourtant, une fois en jeu, nous retrouvons très vite nos marques. Le gameplay est toujours aussi soigné, dynamique, jouissif, mais faute d’une vitesse d’animation assez élevée (possibilité de la bloquer à 30 fps), nous avons un peu de mal à fragger comme bon nous semble.

Titanfall sur Xbox 360 ne bénéficie pas non plus des dernières améliorations apportées à la version Xbox One (Partie Privée, etc.). De plus, techniquement, il est bien loin de ce que nous pouvons trouver sur les consoles de nouvelle génération. Forcément ! De ce fait, Titanfall est sans doute un bon jeu sur Xbox 360, mais si vous voulez vraiment en profiter, tournez-vous vers la version Xbox One, voire PC.

Note de Titanfall sur Xbox 360 : 6/10

Attrition - Angel City (Xbox 360)



Wall-E contre les YamakazisRetour au sommaire
Titanfall
La principale promesse de Titanfall, c’est évidemment son gameplay asymétrique. Si tout le monde commence à pied, les premiers frags et autres complétions d’objectifs ont tôt fait de permettre aux meilleurs joueurs d’appeler leur exosquelette métallique à la rescousse. Comme on ne cesse de le répéter depuis quelques mois maintenant, le résultat ludique est saisissant : faibles mais diablement vifs et aériens, les soldats s’opposent aux mechas lourdement armés appelés par les autres joueurs. Les deux types de gameplay ne se pratiquent évidemment pas de la même manière, permettant à la gymnastique manuelle d’évoluer en pleine partie.

Titanfall
Le soldat dispose de trois armes, dont une efficace contre les titans, mais aussi de la possibilité de sauter deux fois et de courir sur les parois tout en s’agrippant au moindre rebord. Il a donc tendance à constamment scanner l’espace environnant pour s’assurer des portes de sortie régulières en cas d’échauffourée trop violente. Ses déplacements sont fluides, les niveaux octroyant bien souvent diverses manières d’éprouver ses talents pour le parkour. Son pouvoir spécial (invisibilité, wallhack) ou son équipement explosif (grenade, IEM, C4) ne sont également pas de trop pour terrasser les ennemis, qu’ils soient humains ou gérés par l’IA.

On ne comprend d’ailleurs pas tellement ce que viennent faire ces soldats benêts et anti-productifs, si ce n’est assurer quelques frags aux joueurs les moins aguerris, et occuper un minimum le champ de bataille, un peu trop vide sans eux. Peu importe au final l’efficacité de cette chair à canon de bas étage : les bots contribuent, à leur modeste niveau, au sentiment de folie générale qui s’instaure dans les parties, de la première à la dernière seconde de jeu. On les différencie quoi qu’il en soit rapidement des combattants réels, dont la propension à escalader, courir et sauter aux quatre coins de la map trahit la présence d’un minimum de cellules grises.

Le Vidéo-Test


Une virée entre MechsRetour au sommaire
Titanfall
Après deux minutes de jeu, il devient donc possible d’avoir recours à son géant de fer. Le rythme se veut alors plus lent à son bord, la faute à une démarche pataude que compensent un arsenal guerrier étoffé et une bonne défense. Campé sur ses deux pieds, le titan fait parler la poudre avec son arme principale, mais aussi avec ses missiles secondaires à balancer après un cooldown de rigueur. Suivant sa corpulence, il dispose d’un nombre d’esquives défini : le blindage limité du petit Stryder le rend par exemple particulièrement vulnérable aux attaques, mais sa possibilité d’enchainer trois ruades lui permet de fuir rapidement ; l’Ogre, quant à lui doté de protections efficaces, ne peut dasher qu’une seule fois (l’Atlas étant le compromis entre les deux).

Titanfall
Le titan a également son lot de capacités spéciales, comme le bouclier qui absorbe les tirs ennemis pour lui renvoyer dans la tronche ou la pose d’une barrière de protection filtrant uniquement les tirs alliés pour finir par l’explosion nucléaire du squelette en cas de mort. Les possibilités sont variées à défaut d’être très nombreuses. C’est d’ailleurs à l’arrivée des premiers robots que l’action devient un tant soit peu tactique : les soldats doivent ruser pour atteindre le colosse, dont une seule salve suffit à les tuer, les titans devant quant à eux soigneusement préparer leurs attaques sous peine de se voir éjectés en moins de dix secondes.

Aussi résistant soit-il, le mecha n’a effectivement que peu d’arguments face à une équipe un tant soit peu organisée. Le surnombre se veut bien souvent gagnant, surtout si les moustiques qui gravitent autour d’un duel de robots piquent régulièrement l’ennemi de roquettes, allant parfois jusqu'à lui grimper sur le museau pour lui griller les circuits. Bourrin et rythmé en diable, Titanfall n’annihile donc pas toute préparation stratégique collective : l'équipe qui reste un minimum groupée prend souvent l’avantage. Quand les titans se soutiennent et que les soldats ne partent pas bêtement mourir dans leur coin, il est logiquement plus facile de survivre.

Titanfall
Cette partie émergente du gameplay s’étoffe avec le temps et les nombreuses récompenses qui sanctionnent la progression. Nouvelles armes, nouveaux pouvoirs et équipements flambants neufs sont effectivement débloqués à chaque niveau, ce qui multiplie les combinaisons possibles. La prise en main est d’une limpidité à toute épreuve, la pure efficacité du gameplay trouve dans le travail d’équipe un complément idéal pour offrir un spectacle de tous les instants. Le titan qui tombe du ciel avec fracas à notre appel, le duel acharné contre un ou plusieurs mechas adverses, l’éjection du-même robot au dernier moment qui nous projette à cinquante mètres du sol, pendant que les soldats continuent de virevolter alentours : c’est un véritable balai qui se joue à chaque partie et le résultat à l’écran dépasse bien souvent la somme des actions réalisées sur la manette.

Titanfall s’appuie sur un visuel solide pour maximiser ses effets. Le rendu est propre si l’on n’y regarde pas de trop près, notamment grâce aux nombreux effets spéciaux (reflets, explosions, fumée) qui squattent le moniteur à la moindre occasion. Plus à son aise sur un PC correct que sur Xbox One, notamment en termes de fluidité, le titre de Respawn n’a malgré tout rien d’une claque visuelle, surtout si l’on considère ses décors très statiques - ni interaction, ni destruction - ses espaces de jeu limités et le faible nombre de joueurs humains en même temps à l’écran (six contre six au maximum). C’est tout de même suffisant pour habiter comme il se doit la quinzaine de cartes disponibles, chacune proposant suffisamment d’éléments verticaux pour permettre aux voltigeurs de s’épanouir.

Titanfall
Titanfall
Titanfall
Les cartes sont variées et bien construites : elles assurent l'essentiel


Chaque joueur aura évidemment ses préférences (Lagoon, Demeter et Boneyard par exemple pour nous), et certaines comme Angel City ou Colony demeurent bien frileuses dans leur construction, mais le panel se veut globalement varié et intéressant, tant au niveau des possibilités ludiques que des aspirations esthétiques. Respawn a le bon goût de ne pas nous jouer la sempiternelle chanson des cartes miroirs, bossant suffisamment l’ordonnancement des lieux pour que chaque map dispose de sa propre identité, en plus de s’adapter aux situations découlant du mode choisi.

Pas la mech du multi non plusRetour au sommaire
Titanfall
Les modes, justement, sont certainement la plus grosse déception de Titanfall. Sans doute satisfait de son gameplay léché et efficace, le studio californien n’a pas trouvé de solution miracle niveau contenu. Du deathmatch (Attrition), de la domination, du capture the flag… on est clairement en terrain connu. Le mode Last Titan Standing, vous plaçant directement aux commandes d’un mecha sans possibilité de réapparaitre, sonne comme le contenu le plus dépaysant. C’est dire. Pas de chasse aux robots où les humains doivent s’allier contre un unique titan, pas de variante du « gungame » pourtant en vogue chez la concurrence, pas d’objectif dynamique poussant les joueurs à faire autre chose que tirer et survivre. C'est moins que le minimum syndical en 2014, même si la possibilité de pirater tourelles et bots sortira parfois le joueur de sa folie meurtrière.

Titanfall
Ce n’est certainement pas la fausse campagne, au scénario griffonné en trente minutes sur un coin de nappe, qui va passionner les foules sur la durée : ces - deux fois - une heure trente faussement scénarisées ne consistent en fait qu’à enchainer des parties de deathmatch et de capture de zone classiques sur neuf des cartes disponibles, avec une voix-off en toile de fond. L’histoire est imbitable, du côté de l'IMC comme de la Milice, et ne sert finalement qu’à débloquer les deux types de titan que l’on ne peut sélectionner au début. Une vaste blague qui ne fera rire personne, puisque les parties sont complètement déséquilibrées par un système de matchmaking peu concerné par la balance des niveaux des joueurs.

Gameplay : Capture the Flag


Ce reproche s’étend d'ailleurs aux parties classiques, aucune option de filtrage (carte, niveau des opposants) n’étant proposée en dehors du mode de jeu souhaité. Se pose alors nécessairement la question de la durée de vie et de l’intérêt à moyen terme : malgré le millier de défis qui donneront aux noobs l’impression d’avancer un peu, même en se faisant rouler dessus à chaque partie (on en réussit au moins un par map, c’est fou), il n’est pas certain que le commun des joueurs aille beaucoup plus loin que le niveau 50, qu’il atteindra en une grosse vingtaine d’heures. Les acharnés pourront certes enchainer les tours de piste façon Prestiges (nommés Générations ici) comme au bon vieux temps de Modern Warfare, mais ils seront sans doute les seuls à ne pas se lasser au bout d’une quarantaine d’heures de combat acharné. Les trois maps packs prévus en DLC ne devraient, qui plus est, pas régler le problème, puisque c’est bien le manque de modes et non de cartes qui est ici pointé du doigt. On espère sincèrement que Respawn relancera rapidement l’intérêt de son FPS via quelques modes ajoutés gracieusement. On peut rêver.

Titanfall est une relation sans lendemain, un bon coup d’un soir avec qui l’on ne pourra décemment profiter de nos vieux jours. Le plaisir y est en conséquence réel et extatique sans être forcément préparé et construit, irriguant notre cerveau de vastes jets de dopamine en flux déréglés. Les modes décevants d’attentisme, la campagne inconséquente au possible, le matchmaking horripilant de simplicité, le manque de destruction des décors, la réalisation tout juste correcte : les raisons de grogner sont réelles et justifiées, même si elles ne parviennent jamais à prendre le pas sur les petits bonheurs permanents du système de jeu. Titanfall est un laboratoire à séquences d’anthologie et instants de bravoure, une usine à plans séquences hollywoodiens dont vous êtes le héros. C’est simplement pour ça, et même si on finira irrémédiablement par s’en lasser, que le jeu de Respawn Entertainment mérite l’attention des joueurs.

Test réalisé à partir d'une version Xbox One finale de Titanfall

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 6.9
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Bon
Un jeu punchy ! Titanfall tranche dans le genre FPS multi. Un savant mélange entre un nerveux mais oublié Unreal Tournament et un jamais (à mon sens) assez bon Armored Core, Titanfall vient s'imposer comme référence dans un monde trop longtemps dominé par des Call Of Duty et Battlefield. Montée en niveau ni trop lente, ni trop rapide, juste ce qu'il faut et gros point fort, son "solo suite ...
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
A éviter
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