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Test The Wonderful 101 (Wii U) : 8/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 23 Août 2013 , Wii U

Les +

  • Diaboliquement fun et souvent drôle
  • Gameplay assez inspiré et profond
  • Potentiellement aussi accessible que corsé
  • Patte artistique culottée, cohérente et vivifiante
  • Durée de vie confortable
  • Jouable seul ou jusqu'à 5
  • Prix honnête

Les -

  • Quelques soucis de lisibilité
  • Quelques imprécisions tactiles et bugs
  • Quelques phases en deçà cassant un peu le rythme
  • Le style du jeu peut rebuter
La note de jeuxvideo.fr
8.0
tres bon
La note des internautes
8.6

(62 votes)
Publiée le 23/08/2013 à 17:08, par Damien

Test de Wonderful 101 : simply wonderful ?

En arrivant sur Wii U, Platinum Games nous propose un jeu certes perfectible mais qui fait un bien fou avec son univers et son gameplay atypiques.

Bien qu'il change systématiquement d'univers à chaque jeu, voire même de support, le studio Platinum Games s'est toujours octroyé le succès critique avec des titres audacieux et plus profonds qu'ils n'y paraissaient. Nouveau changement de perspective après un Metal Gear Rising convaincant : il s'attaque désormais à la Wii U avec un jeu surprenant nommé The Wonderful 101. La réussite est-elle toujours au rendez-vous ? Réponse dans notre test.

Un pour cent, cent pour unRetour au sommaire
The Wonderful 101
A l'heure où les nombreuses occurrences des mêmes licences, les DLC payants, les limitations d'usage et le grand nombre de titres du même genre nous ont conduits à être sans cesse plus exigeants - voire pessimistes - au niveau de notre loisir préféré, quelques studios arrivent encore à tirer leur épingle du jeu et à nous redonner la foi. C'est le cas une nouvelle fois pour Platinum Games (fondé par des anciens de feu-Clover comme Kamiya et Inaba), avec son premier bébé sur Wii U qui nous propose de diriger une troupe de super-héros charismatiques devant chasser des envahisseurs extraterrestres. Oui, le scénario est un peu convenu, mais il se laisse suivre plutôt avec envie et offre quelques surprises.

Et pourtant, il faut reconnaître que notre impression initiale était plutôt mitigée tant les premiers instants laissent transparaître les quelques failles du titre. On remarque ainsi très vite des soucis de lisibilité évidents (angles de caméra perfectibles, éléments occultant parfois le champ de vision, personnages ou effets lumineux souvent en surabondance qui donnent une action parfois très brouillonne), quelques bugs et des chargements un brin longuets - heureusement la plupart du temps jouables -. On note aussi des imprécisions au niveau de la reconnaissance des Unimorphisations (en gros, on obtient 8 à 9 fois sur 10 ce que l'on voulait à la base). Ces dernières sont des sortes d'armes (poing géant, épée, bombe ralentissant le temps, fouet, arbalète, griffes, pistolet...) obtenues lorsque plusieurs membres de notre équipe joignent leur force, en dessinant une forme via l'écran tactile ou le stick analogique droit - une ligne invoquera l'épée par exemple - à la manière d'un Okami.

Des défauts perceptibles durant toute l'aventure, qui peuvent provoquer quelques éléments non désirés et font que l'on n'est pas toujours ultra-serein lors des moments chauds (chute, mauvais pouvoir invoqué, prise d'un coup) mais auxquels on s'habitue à mesure que l'on maîtrise le gameplay diabolique du jeu, un peu déstabilisant de prime abord.

Un Wonderful échantillon de gameplay maison


The Wonderful MontyRetour au sommaire
En effet, si dans le fond les bases de la progression sont assez simples / convenues car plutôt proches de celles d'un beat'em all moderne (on avance sur un chemin globalement linéaire en tailladant des ennemis lambda, des sous-boss et des boss dans des arènes fermées), The Wonderful 101 recèle en pratique de nombreuses subtilités savoureuses. Citons à nouveau les Unimorphisations, nombreuses et évolutives, qui sont le sel de l'épopée : on peut les renforcer au fil du temps, étoffer leur panel de coups ou même les combiner à la manière d'un Devil May Cry - jusqu'à 4 à la suite - pour accroître les dégâts et améliorer son score. Elles ont également divers usages comme créer des passerelles, ouvrir des mécanismes, grimper sur les murs, voler, atteindre des éléments inaccessibles, etc.

The Wonderful 101
Évoquons aussi l'indispensable gestion des alliés - héros attitrés ou simples citoyens enrôlés temporairement -, largement inspirée de Pikmin (on les "récupère" sur le chemin pour qu'ils nous servent en combat et on doit les réanimer s'ils ont subi un coup) mais dotée de quelques apports comme la montée en niveau et les capacités propres à chaque individu. Et si l'on ajoute à ça la possibilité d'acquérir de nouvelles compétences, un système de parade (offrant une contre-attaque en fonction du timing et du type de l'attaque adverse) et d'esquive jouissifs, la présence d'objets de soutien ou de quelques secrets à dénicher... vous comprendrez que l'ensemble est bien plus profond / technique / fun qu'il n'y paraît.

Qu'on se le dise, malgré quelques éléments facilitant éventuellement la progression, comme plusieurs niveaux de difficulté - dont un pour "noob" - ou des sauvegardes automatiques et objets de soutien, le jeu propose un challenge certain et nécessite concentration, observation et stratégie… d’autant qu’il possède un côté scoring gratifiant qui incite à revenir régulièrement dans les missions terminées. Au global, le gameplay est si impliquant et prenant que l’on n’hésitera pas à faire des petites pauses après quelques missions pour "recharger les batteries", à l’image de notre héros virtuel qui devra attendre que les siennes se rechargent pour utiliser ses pouvoirs - autre subtilité à appréhender -.

Un univers à la fois original et nostalgiqueRetour au sommaire
The Wonderful 101
Pour profiter pleinement de l’aventure, il faudra par contre adhérer au style de jeu atypique faisant la part belle à l’action mais offrant aussi de l’exploration, de la plateforme, quelques QTE, des phases de vol ou de shoot’em up voire même un combat à la Punch-Out!, pour donner un peu d’air entre deux bastons générales. Il sera aussi nécessaire d’apprécier l’univers particulier proposé par Platinum, qui a une nouvelle fois sorti ses cojones de mammouth pour nous offrir un ensemble original et culotté s'inspirant des cultures comics et japanim’, voire de séries TV des années 70/80/90 (Thunderbirds, X-Or, Bioman, Power Rangers, etc.).

Héros en super deformed au design percutant, débauche de couleurs et d’effets spéciaux faisant passer la plupart des jeux actuels pour des œuvres quasi monochromes, humour omniprésent, mise en scène punchy, nombreux dialogues bien doublés - en anglais ou en japonais -, musiques aux inspirations et rythmes variés (chœurs, classique, bruitages rétro, rock), éléments totalement décalés... The Wonderful 101 est une oeuvre bourrée de caractère qui transpire la prise de risque. Alors, oui, tout le monde n’y sera pas sensible - les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas - mais si son univers fait mouche dans votre petit cœur de gamer, préparez-vous à passer un excellent moment.

The Wonderful 101
Du coup, on passe presque outre le bilan purement technique de sa réalisation, satisfaisant sans non plus être exceptionnel mariant des effets de lumière et reflets assez jolis avec des textures souvent simplettes et un peu d'aliasing… là n’est vraiment pas le plus important. De même, si l’on regrette certaines phases moins percutantes / amusantes (sur des passages annexes ou des combats de boss un peu trop longs ou redondants) venant casser un peu le rythme - perfectible lui aussi - de l’épopée, l’intense plaisir de jeu et l’intrigue, qui devient un peu plus captivante voire touchante au fil de l’aventure, parviennent à nous faire passer un très agréable moment.

Des options de jeu multiplesRetour au sommaire
Un moment potentiellement assez long puisqu’il faut compter minimum 12-15 h pour le premier run et que le fun distillé par les niveaux, le nombre assez important d’objets spéciaux à dénicher ainsi que l’incitation au scoring lui confèrent une rejouabilité appréciable. N’oublions pas non plus d’évoquer le mode Missions, qui propose de s'adonner à certains combats issus du solo mais indépendamment de la trame scénaristique, que ce soit seul ou jusqu’à 5. Le joueur 1 dispose d’une barre de vie et les autres, invincibles, sont là en soutien ; tout le monde doit rester dans l'écran (non segmenté) et bouger dans la même direction pour pouvoir déplacer la vue. Un mode « sympa sans plus » qui prolonge la durée de vie et offre un certain challenge (le nombre de héros étant partagé entre les joueurs, ce qui n'évite pas pour autant un joyeux bordel dans le feu de l'action). À noter que ce dernier ne supporte que le GamePad et la manette Controller Pro, et donc pas la Wiimote.

The Wonderful 101
Le GamePad s’avère être globalement la plus confortable des configurations, grâce à son écran et son gyroscope sollicités obligatoirement sur certains passages où la « mablette » montre l’intérieur d’une pièce, en complément de l’écran de TV qui offre une vue d’ensemble. Des moments plutôt originaux dans l’idée mais tout de même un peu prétextes. Le Controller Pro reste ceci dit tout à fait viable… Votre humble serviteur confesse même avoir une petite préférence pour le dessin au stick droit plutôt qu'avec l’écran tactile. De plus, le bouton « – » permet d’alterner l’image visible sur chaque écran et donc de jouer uniquement sur le GamePad si besoin. Longuement essayée par votre testeur souvent collé à son plumard consciencieux, cette option fonctionne étonnamment bien en proposant même d’avoir les 2 écrans en surimpression. Ce n’est pas forcément optimal, bien que l’écran du GamePad ait un rendu agréable malgré sa faible résolution, mais ça permet de jouer dès que l’on aura envie à The Wonderful 101. Et, dans notre cas, cela risque d’être très fréquent.

Malgré quelques imperfections perceptibles (lisibilité, rythme, reconnaissance), The Wonderful 101 se révèle être un titre attachant, doté d’une confortable durée de vie, particulièrement fun et bourré de caractère. En mêlant des idées / références parfois très éloignées dans un tout cohérent baigné dans un univers original - qui ne plaira pas à tous -, il nous offre un vent de fraîcheur et de bonne humeur particulièrement appréciable. En ces temps où bon nombre de jeux se veulent assez lisses et neutres pour convaincre un public toujours plus large, cela fait du bien d'avoir des titres aussi culottés, malheureusement trop rares. Un jeu qui mérite l’attention donc, surtout qu’il est vendu à un prix raisonnable (de 40 à 50 euros environ selon les boutiques).

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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.6
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : voxuni
Très bon
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
de la bombe! Ce jeu est magique, vraiment. Il bourré d humour, il y a de l action en permanence, des trucs cachés partout pour ceux qui aiment fouiner, et surtout le gameplay est vraiment sympa. Alors c est vrai que pour bien le maitriser cela prend un peu de temps, mais dès qu on l a en main il devient halucinant. Les critiques qui disent qu il y a des problèmes de controles ne sont pas vraiment justifiées, suite ...
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