flechePublicité

Test The Witch And The Hundred Knight (PS3) : 6/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 20 Mars 2014 , PS3

Les +

  • Système de combat très intéressant
  • Progression très bien pensée
  • Durée de vie confortable (30 à 40h)
  • Le style narratif et graphique Nippon Ichi

Les -

  • Le système de GigaCal, frustrant
  • Les raids, loin d'être passionnants
  • L'action parfois difficilement lisible
  • Univers qui manque de variété
La note de jeuxvideo.fr
6.0
bon
La note des internautes
8.0

(5 votes)
Publiée le 03/04/2014 à 17:04, par Virgile

Test de The Witch and The Hundred Knight : généreux, foutraque et sadique !

Nippon Ichi sort de son pré carré avec un action-RPG plein d'idées mais bigrement brouillon.

On connaît surtout Nippon Ichi pour sa série des Disgaea, sommité dans le petit monde du Tactical-RPG. Mais le studio japonais avait manifestement besoin d'une pause récréative qu'il s'est accordé avec The Witch and the Hundrer Knight, un action-RPG à la fois généreux et cruel qui vient à peine de nous arriver sur PlayStation 3, un peu moins d'un an après sa sortie japonaise. Et autant vous dire que Nippon Ichi s'est lâché sur ce titre... trop ?

The bitch and the kawaii KnightRetour au sommaire
The Witch and The Hundrer Knight
Comme à son habitude, Nippon Ichi ne s'est pas contenté de piocher dans les poncifs du genre dont il s'empare pour nous sortir un scénario et des personnages convenus. Non, le studio aime prendre le joueur à contre-pieds et s'en donne une nouvelle fois à cœur joie. TWATHK (ça c'est de l'acronyme) met en scène un drôle de duo : une sorcière mise en quarantaine dans une région marécageuse et qui, pour mener à bien sa vengeance et retrouver sa liberté de mouvement, invoque le légendaire Hundred Knight. Avec un nom pareil, on pourrait s'imaginer un redoutable guerrier de trois mètres de haut armée d'une épée deux fois plus grande que lui. Mais à la surprise du joueur et de la cruelle sorcière, c'est une créature minuscule et trop kawaiiiiiii qui surgit. Lié contractuellement à sa commanditaire, le Hundred Knight se retrouve alors dans l'obligation d'accomplir sa vendetta contre la Sorcière des Bois. Le titre nous colle donc dans le camp des méchants et on aura de cesse d'occire tout ce que l'histoire compte de nobles protagonistes.

C'est donc parti pour une succession de missions bringuebalant notre fier et adorable chevalier d'un lieu à l'autre, au gré des manigances fomentées par la sorcière Metallica - rebaptisée Metallia dans cette version occidentale. Au premier coup d'oeil, le titre de Nippon Ichi a de sérieux airs de Hack'n'Slash à la Diablo : il y est presque toujours question de massacre de mobs, de butin à amasser et de build de personnage à optimiser sans cesse.

« Toute sortie est définitive »Retour au sommaire
The Witch And The Hundred Knight
Mais en fait, on ne tarde pas à se rendre compte que le système de jeu élaboré par Nippon Ichi est aussi complexe qu'original et n'a finalement pas grand chose à voir avec celui du titre de Blizzard. D'abord, le Hundred Knight est une entité instable et chacune de ses excursions à l'extérieur du camp de la sorcière est momentanée. Autrement dit, il lui est quasi-impossible de demeurer indéfiniment dans une zone de jeu : un compteur de GigaCalories s'épuise inexorablement jusqu'à attaquer la jauge de vie du chevalier pour finir par le mettre KO et le renvoyer auprès de son invocatrice. Et s'il ne meurt pas, il n'en perd pas moins toute l'expérience et les objets récoltés.

Quelques phases de gameplay


Car pour encaisser son butin, qu'il s'agisse d'items, d'armes ou d'XP, il faut obligatoirement battre en retraite. La tension entre l'envie de poursuivre son exploration et celle de sécuriser ses acquis est donc constante et va même en s'intensifiant à mesure que les GigaCals s'amenuisent. Il y a bien la possibilité de dépenser des points de Grade engrangé au fil des combats, voire même de dévorer des monstres pour retrouver un peu de jus. Mais pas toujours de quoi refaire le plein puisque, d'une part, l'estomac de notre minuscule héros a ses limites. Il est certes possible de régurgiter les déchets stockés après avoir digéré son casse-croûte mais les items permettant de le faire son assez rares. Et d'autre part, on préférera généralement utiliser ses points de Grade pour gonfler ses caractéristiques. Des boost ceci dit là encore éphémères puisque perdus à chaque retour sur la carte du monde. Les seules augmentations durables de stat' se négocient à coups d'XP.

The Witch and the Hundred Knights
De surcroît, il faut également compter sur la faune de chacune des zones pour mettre en péril l'expérience et les objets durement acquis au cours de notre exploration. Le mob le plus insignifiant peut se révéler beaucoup plus redoutable lorsqu'il entre en frénésie, tandis que les déplacements devront se faire prudemment pour ne pas attirer l'attention d'un trop grand nombre d'entre eux sur notre petite personne. Car se retrouver submergé par les assauts ennemis est extrêmement dangereux. Côté boss en revanche, le challenge est loin d'être insurmontable dès lors qu'on aura - rapidement - identifié le pattern de son attaque.
« Nippon Ichi semble parfois avoir joué au Boggle avec une boîte à idées »

Une faune qu'il s'agira donc de combattre intelligemment en optimisant au mieux notre équipement. En effet, chaque arme dénichée se caractérise non seulement par un niveau de puissance mais aussi par un type d'attaque et un ordre chiffré de un à cinq. Or, le Hundred Knight peut manier jusqu'à cinq armes et ainsi composer des combos extrêmement variés. Il s'agira donc de composer un set d'armes de styles différents apte à causer des dégâts au plus grand nombre de créatures possible tout en s'efforçant, dans la mesure du possible, de les hiérarchiser selon leurs ordres propres - 1 > 2 > 3 > 4 > 5. Car un set correctement hiérarchisé est synonyme de multiplicateurs de dégâts successifs. Oui, ça n'est pas forcément aisé à comprendre, mais dans les faits l'idée est excellente et pousse à partir en quête des armes les plus puissantes et les plus rares.

The Witch And The Hundred Knight
Malheureusement, toutes celles que déploient le jeu ne le sont pas. Au point que Nippon Ichi semble parfois avoir joué au Boggle avec une boîte à idées. A commencer par la limitation de temps de présence décrite plus haut. En dépit de la tension qu'elle créée, elle est surtout la principale source de crispation rencontrée tout au long de l'aventure. En baver pour rejoindre le prochain pilier - des checkpoints à activer - pour finir par devoir rebrousser chemin jusqu'au précédent parce que notre stock de GigaCals est au plus bas, il y a vraiment de quoi rager. Parce qu'il faut en plus se retaper toutes les créatures vaincues en chemin et des écrans de chargement à chaque transition entre la zone de jeu et la carte du monde.

A côté de ça, on peut citer des items de soutien difficiles à dénicher et hors de prix en boutique, des facets que peut endosser le Hundred Knight ne se distinguant pas assez les uns des autres, ou encore le fastidieux système de raids. Celui-ci permet de faire main-mise sur des villages croisés en chemin en molestant les habitants de chaque maison avec pour récompense le trésor familial. Mais en dépit de la difficulté croissante de ce mini-jeu et des items parfois intéressants qu'il permet de dénicher, son intérêt purement ludique est proche du zéro.

Witch Domination


Des forêts et des marécagesRetour au sommaire
The Witch and the Hundred Knights
La synthèse de toutes ces mécaniques de jeu a donc du mal à se tenir, quand bien même la course au grosbillisme suffit à captiver le joueur sur la durée. Il faut en plus ajouter à cela de gros problèmes de lisibilité de l'action. Les environnements sont souvent chargés d'éléments de décors masquant les ennemis et le placement relativement libre de la caméra n'y change malheureusement pas grand chose.

Des environnements qui, d'ailleurs, peinent à se renouveler. Visuellement, on a un peu l'impression d'arpenter toujours les mêmes lieux, quand bien même les teintes de couleurs employées varient de temps à autre. De même, on regrette que les zones explorées ne proposent pas plus de variété en terme de lieux à découvrir - en dehors des villages sus-cités. On ne se départit donc jamais vraiment de cette impression d'uniformité graphique et topographique, alors même que le jeu ravira les amateurs du style Nippon Ichi par son character design gentiment tordu. Le constat est à peu près le même côté bande-son avec quelques très belles compositions, mais en nombre limité. Reste l'excellent doublage japonais servant à merveille des dialogues savoureux, comme le studio nous y a toujours habitués.

Peut-être par excès d'enthousiasme, Nippon Ichi accouche là d'un titre juxtaposant une ribambelle d'idées, tantôt heureuses, tantôt fragiles. The Witch and the Hundred Knight n'en reste pas moins un action-RPG très original, à la croisée du Rogue-like et du Hack'n'Slash. Ne serait-ce que grâce à son excellent système de combat et de progression poussant à vouloir sans cesse gagner en puissance, il parviendra sans mal à susciter l'envie d'y revenir. Dommage que la limitation que constitue la jauge de GigaCals pèse à ce point sur l'enthousiasme du joueur avide d'exploration et que son univers ne se montre pas aussi généreux que son gameplay.

The Witch And The Hundred Knight
The Witch And The Hundred Knight
The Witch And The Hundred Knight
The Witch And The Hundred Knight
The Witch And The Hundred Knight
The Witch And The Hundred Knight
flechePublicité

LES OFFRES

Partenaires Jeuxvideo.fr

Idées cadeaux JV

Tests

Grand Theft Auto 5

Grand Theft Auto 5

Joueurs confirmés | Xbox 360 , PS3 , PS4 , Xbox One
flechePublicité
flechePublicité