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Test The Unfinished Swan (PS3, PS4, Playstation Vita) : 5/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 24 Octobre 2012 , PS3 Sortie le 29 Octobre 2014 , PS4 , Playstation Vita

Les +

  • Esthétiquement original et souvent réussi
  • Jolie bande-son
  • Quelques bonnes idées en fin d'aventure
  • Le PS Move apporte un peu plus d'immersion ...

Les -

  • ... mais manque de souplesse
  • Gameplay pour l'essentiel tristement creux
  • Level-design qui manque d'ouverture et d'inventivité
  • Manque de cohérence ludique et esthétique
  • Histoire sans consistance
  • Deux à trois heures de jeu et peu d'intérêt à y revenir
La note de jeuxvideo.fr
5.0
moyen
La note des internautes
7.8

(8 votes)
Publiée le 15/10/2012 à 16:10, par Virgile

Test de The Unfinished Swan : œuvre inachevée ?

La PlayStation 3 accueille Unfinished Swan, un nouveau titre arty aux qualités esthétiques certaines mais sans grand intérêt ludique.

À l'instar de thatgamecompany (à l'origine de Flower et Journey), Giant Sparrow est un petit studio fondé par un groupe d'étudiants de la University of Southern California et qui s'est vu proposer par Sony Computer Entertainment of America un partenariat pour le développement de The Unfinished Swan. Basé sur un prototype présenté à l'Independant Game Festival (qui est au jeu vidéo ce que le festival de Sundance est au cinéma), le titre de Giant Sparrow manque cruellement d'ambitions ludiques en dépit d'une approche mariant esthétique et interactivité.

Dessine-moi un gameplayRetour au sommaire
The Unfinished Swan
The Unfinished Swan fait partie de ces jeux dont il est difficile de dissocier les intentions ludique et esthétique. Tout bêtement parce que le titre laisse au joueur le soin de révéler, par ses actions, le potentiel esthétique des décors. En particulier au début de l'aventure du jeune Monroe, la plus connue, qui consiste à éclabousser de peinture noire un environnement d'un blanc parfaitement uni pour en dessiner les formes par effet de contraste. Plus tard, il s'agira d'arroser de jeunes pousses de lierre pour s'y accrocher et, dans le même temps, combattre l'austérité des décors en faisant courir leur verdure le long des murs et plafonds. Enfin, le dernier acte de l'aventure met en avant l'utilisation de la lumière et la création de formes cubiques dans des environnements dont on pourra explorer les ébauches sous forme de blueprint afin de boucher des trous ou créer des escaliers manquants pour les retrouver ensuite concrétisés une fois revenu de l'envers du décor.

The Unfinished Swan
Mais derrière ce concept vertueux se cache malheureusement un titre tristement creux. Dès nos premiers instants de jeu, quelque chose nous a semblé clocher. Le gameplay d'abord. Comme un vulgaire arroseur automatique, le joueur est invité à mitrailler son environnement de peinture ou d'eau en martyrisant la touche de tir. En dehors de cela, il ne peut que se déplacer et bondir, et voilà tout. Des actions réalisables aussi bien à la manette qu’au PS Move, encore que ce dernier manque légèrement de souplesse en dépit d’un bonus immersif appréciable. Seule la dernière partie du jeu nous invite à faire preuve d'un peu d'inventivité avec la création de formes. Mais rien de très intéressant non plus. Vous me direz, cela pourrait suffire, comme l'a par exemple démontré l'excellent Journey au gameplay minimaliste et aux aspirations esthétiques tout aussi affirmées.

Gameplay #1 - Aperçu des trois chapitres


The Unfinished Swan
Mais à la différence de ce dernier, The Unfinished Swan ne parvient pas à communiquer au joueur le même goût de l'exploration et de la flânerie. La faute à des environnements qui, en dépit d'un parti pris esthétique charmant jouant intelligemment des lignes de fuite, ne s'offrent jamais à la curiosité du joueur. Tout y est beaucoup trop fermé et architecturé sans beaucoup d'ingéniosité. On s'y faufile donc sans entrain (et lentement), tout juste piqué par quelques rares frissons esthétiques. Les mécanismes à actionner pour débloquer certains accès ne sollicitent pas vraiment notre dextérité et encore moins notre matière grise. Encore une fois, seul le dernier tiers de l'aventure se montre plus inventif dans ce domaine.

The Unfinished Swan
The Unfinished Swan
The Unfinished Swan

Les mécaniques de jeu de la dernière partie de l'aventure auraient mérité d'être un peu plus creusées

Le Roi et le PinceauRetour au sommaire
The Unfinished Swan
Et puis The Unfinished Swan souffre d'un problème de cohérence aussi bien esthétique que ludique. La première partie de l'aventure - où il s'agit de dessiner les contours du décor en l'aspergeant de peinture noire - est celle qui a servi de démo technique lors de l'Independant Game Festival et donc de base à ce qu'est devenu le jeu. Or ce concept ayant apparemment montré ses limites, les développeurs de Giant Sparrow l'ont complété avec d'autres environnements et mécaniques de jeu sans grand rapport avec le parti pris initial. De sorte que les hésitations du développement sautent aux yeux du joueur au fur et à mesure de sa progression. Dès lors, difficile d'adhérer complètement.

D'autant plus difficile d'ailleurs que l'histoire qui nous est racontée, sous ses airs de conte gentiment naïf, est plutôt mal écrite. Sans enjeu ni temps fort, elle ne parvient jamais à susciter l'intérêt du joueur. Vaguement inspirée d’œuvres majeures comme Le Petit Prince de St Exupéry ou Le Roi et l'Oiseau de Jean Giraud, elle ne fait que poser comme ses modèles, n'en retenant que les charmes de surface.

The Unfinished Swan
Une fois l'aventure achevée - en deux à trois heures de promenade - il est tout de même possible d'y revenir après avoir collecté assez de points en découvrant des ballons cachés dans les recoins des décors. Avec ce petit pécule, il est alors possible d'acheter de nouvelles possibilités de jeu comme déplacer des solides afin d'accéder à des zones jusqu'ici hors de portée... pour récolter toujours plus de ballons. Pas vraiment un argument non plus.

The Unfinished Swan est en définitive un jeu aux charmants atours mais sans véritable fond. S'inscrivant dans une démarche arty qui a déjà fait recette sur PlayStation 3, le titre de Giant Sparrow est dépourvu des solides arguments ludiques des grandes réussites du jeu vidéo indépendant. Il sonne creux. Deux à trois heures de découverte éventuellement suivies de quelques autres pour qui souhaiterait récupérer tous les ballons - quid de l'intérêt ? - le tout sans vraiment s'amuser ou s'émerveiller, il y a de quoi réfléchir à deux fois avant d'investir les treize euros demandés. Une ébauche mal fignolée par un studio qui n'avait manifestement pas les idées tout à fait claires. Dommage.

The Unfinished Swan
The Unfinished Swan
The Unfinished Swan
The Unfinished Swan
The Unfinished Swan
The Unfinished Swan
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