The Secret Of Monkey Island : le test de la Special Edition
Pour son grand retour dans le monde du jeu d'aventure, LucasArts ne fait pas confiance à n'importe qui puisque c'est Guybrush Threepwood lui-même qui reprend du service pour l'occasion.

« Je m'appelle Guybrush Threepwood et j'aimerais devenir pirate »
Jeune blondinet dont on ne sait comment il a débarquée sur l'Ile de Mêlée, Guybrush Threepwood n'a qu'un désir, devenir un pirate, et qu'une seule qualité, celle de pouvoir retenir sa respiration durant plus de dix minutes. Une qualité intéressante, mais qui ne sera pas suffisante pour réussir à devenir un pirate digne de ce nom, comme le lui expliquent les membres très « alcoolisés » du conseil des pirates en lui confiant trois épreuves. Trois épreuves qui constituent le premier chapitre de l'aventure et qui permettent de faire connaissance avec les lieux et leurs habitants, en particulier les plus importants : le fantôme LeChuck et le Gouverneur Elaine Marley.
Vidéo #8 - Morceaux choisis sur PC
Une seule rencontre avec cette dernière alors que Guybrush tentait de s'emparer d'une mystérieuse idole aura suffit pour que survienne le coup de foudre... Hélas, et sans dévoiler le scénario qui fait tout le sel de cette aventure, l'idylle est de courte durée : LeChuck l'a enlevée pour l'emmener dans son repaire sur l'Ile aux Singes. Bien sûr, notre Guybrush n'entend pas rester sans rien faire et l'aventure se poursuit ainsi à travers les différentes zones des deux îles à la recherche d'un bateau, d'un équipage, de bananes, d'une clef en forme de coton-tige, d'une tête de navigateur ou bien de je ne sais quoi d'autre de plus loufoque encore.

« Tu sais combien de cholestérol il y a dans un mec comme ça ? »
Du coup et afin d'intéresser de nouveaux joueurs à ce grand classique de l'aventure, LucasArts a modernisé la chose : la partie graphique occupe l'intégralité de l'écran, le pointeur de la souris est « intelligent » (action la plus logique par défaut au clic sur un objet) et deux boutons de la manette / deux touches du clavier permettent d'afficher l'inventaire ou la liste de verbes pour une action plus « spécifique ». Plus important encore, LucasArts a évidemment entièrement revu l'aspect graphique... Et là, on va dire que « tous les goûts sont dans la nature ». Rien à dire du côté des décors et des environnements, mais question personnages...



Au centre, à cause d'un problème de son, le gag du jeu originel tombe à l'eau dans cette nouvelle édition : un cas heureusement unique
Certains sont plutôt réussis, mais nombre d'entre eux perdent le cachet de l'original sans aller dans la même direction que Monkey Island 3 et 4. Mention spéciale pour le ratage très net du héros (Guybrush) ou d'Elaine Marley, mais reconnaissons que ce n'est pas le plus gênant : alors que le graphisme est complètement revu, LucasArts n'a pas jugé bon de repenser les animations du jeu ! Du coup, on se retrouve toujours avec ces mouvements « saccadées » ou, lors des dialogues, avec des gros plans sur des visages trop statiques et sans aucune synchronisation labiale. Quitte à offrir une cure de jouvence au jeu, pourquoi ne pas le faire complètement ?

Conclusion
Véritable référence du point & click, The Secret Of Monkey Island méritait sans conteste d'être le premier LucasArts à bénéficier de ce « traitement contre le vieillissement » et bien que nous ne soyons pas fans des remake, il nous faut reconnaître que cette édition spéciale est un excellent moyen faire découvrir à tous les joueurs cette mémorable aventure... Enfin, non, disons plutôt que c'est « seulement » un bon moyen. En effet, si la réalisation graphique est globalement de qualité, si la bande-son est remarquable et si le scénario n'a finalement pas pris une ride, on ne peut que regretter un certain manque d'ambition de LucasArts en particulier en ce qui concerne les animations, vraiment trop old school. Dommage également qu'il ne soit pas question de doublage français ou que la version originelle du jeu ne soit qu'en anglais... Des défauts bien réels qui entachent le bilan de LucasArts, mais qui ne sont évidemment pas suffisants pour éclipser les dialogues savoureux du jeu, les situations loufoques et l'imagination incroyable des scénaristes. Un titre que l'on ne se lasse pas de revoir, même si on espère voir un LucasArts un peu plus ambitieux pour la suite !












Retrouvez cet article et tous les contenus de jeuxvideo.fr sur votre mobile.
Tapez jeuxvideo.fr sur votre smartphone !

( les afficher maintenant )