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Test The Evil Within (PS4, Xbox 360, PS3, Xbox One) : 8/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 14 Octobre 2014 , PS4 , Xbox 360 , PS3 , Xbox One , Plus de tests sur PC

Les +

  • Ambiance fabuleuse
  • Des séquences magnifiques
  • Des situations variées
  • Les boss
  • La bande son
  • Aventure corsée…

Les -

  • …Jusqu’à la frustration ?
  • Technique faiblarde
  • Scénario nébuleux
  • Seulement en VF
La note de jeuxvideo.fr
8.0
tres bon
La note des internautes
7.7

(148 votes)
Publiée le 14/10/2014 à 19:10, par Maxence

Test de The Evil Within : sang pour sang Mikami

Le retour au survival horror du créateur de Resident Evil était attendu : épreuve réussie pour Shinji Mikami.

Bien au chaud chez Bethesda, où il a fondé le studio Tango Gameworks, le créateur de Resident Evil, Shinji Mikami, fomente sa revanche sur Capcom depuis plus de quatre ans. Avec The Evil Within, le créateur japonais revisite le survival horror orienté action qu’il a lui-même façonné avec Resident Evil 4, et offre une alternative à gros budget aux productions indépendantes qui squattent le genre depuis quelques années. Si l’idée est forcément séduisante, c’est sur pièces qu’il faut juger l’emblématique créateur japonais.

De l'action à l'économieRetour au sommaire
The Evil Within
Sebastian Castellanos enquête sur de mystérieuses disparitions quand il débarque au Beacon Mental Hospital, l’asile de la charmante bourgade de Krimson City. Le mystère cède rapidement à l’occulte quand le détective se confronte à Ruvik, un jeune punk à capuche bien décidé à mettre à sac l’établissement grâce à ses puissants pouvoirs. Sebastian et ses collègues, Joseph Oda et Julie Kidman, se voient alors embarqués dans un monde parallèle aux règles floues, rongé par la folie et la violence. Les trois compères vont ainsi flotter d’un univers à l’autre à la recherche de la vérité, permettant à Mikami de proposer une batterie d’environnements sans avoir trop à se soucier d’une quelconque cohérence scénaristique. L’histoire de The Evil Within passe ainsi un peu au second plan, et si l’exploration de ces différents univers nous aidera finalement à cerner les enjeux dramatiques principaux, c’est surtout dans le voyage que résidera l’intérêt du jeu.

The Evil Within
Dans la forme, The Evil Within est un jeu d’action horrifique à la troisième personne tout ce qu’il y a de plus classique. A l’aide d’un arsenal commun (gun, pompe, sniper, arbalète) que l’on fera évoluer au fil du temps, nous voilà donc partis à dézinguer quelques dizaines de créatures démoniaques, certaines proches des zombies habituels, d’autres plus originales et coriaces. Le retour aux sources vanté par Mikami aux prémices du développement se traduit par un manque relatif de munitions et d’objets de soin, auxquels on accorde donc une importance toute particulière. Tous les moyens sont bons pour économiser son dernier carreau d’arbalète ou ses quelques cartouches de revolver : Tango Gameworks nous offre pour cela différentes alternatives, que l’on ne pourra décemment pas négliger sous peine de franchement galérer à progresser.

Vidéo-Test



On peut par exemple décider de rester discret, et donc de prendre le temps d’attaquer les ennemis par surprise pour les terrasser d’un coup de couteau dans le crâne. C’est assez efficace, mais un peu compliqué compte tenu de la propension des créatures à se retourner sans prévenir ou à se balader en groupe. Il n’est alors pas nécessaire de sortir l’artillerie lourde, Sebastian étant capable de se débrouiller avec les quelques allumettes qu’il porte sur lui. Les ennemis craignent le feu, vous octroyant ainsi un avantage certain une fois ceux-ci mis au sol. Tous les zombies en contact proche s’embrasent ainsi instantanément une fois le souffre frictionné, rendant cette ressource aussi indispensable qu’elle est limitée. Par pure prévention, on pourra évidemment les utiliser sur les nombreux corps inertes qui jonchent le sol un peu partout, et ainsi s’économiser quelques frayeurs en cas de réveil brutal des morts-vivants.

RE 4 rencontre Dark SoulsRetour au sommaire
The Evil Within
Le feu n’est pas le seul moyen de s’en sortir : les quinze chapitres de The Evil Within regorgent de pièges en tous genres, principalement là pour tromper la vigilance du joueur. On se fera évidemment avoir un nombre incalculable de fois par ces dalles ou filin qui déclenchent des mécanismes bourrés de pieux acérés, ou ces mines de proximité que l’on ne déjoue qu’accroupi. Placés aux endroits les moins probables ou dans les grandes salles pleines de zombies, ces traquenards pervers causeront bien du souci aux joueurs les moins patients ayant tendance à se balader gaiement sans faire gaffe. Ils constituent d’un autre côté un excellent moyen de blaster du monstre à peu de frais une fois repérés, déclenchés d’un tir ou d’une bouteille en verre lancée avec précision.

Faire d’un danger létal une aide précieuse a ceci de jouissif que s’installe un certain sentiment de puissance, alors même que Sebastian se débat avec ses deux cartouches de canon scié et sa barre de vie pleine de vide. The Evil Within récompense ainsi la prise d’initiative et l’observation, faisant de ces petites victoires éphémères un passage obligé pour un run décent. The Evil Within est difficile, avec ses ennemis nombreux et agressifs, aussi lents et bêtes qu’ils font mal à la jauge de santé. Des dispositifs encore plus pervers interviennent à l’occasion, pour des séquences spéciales souvent rythmées et stressantes : course-poursuite contre un plafond piquant prêt à nous écrabouiller, cache-cache contre un Némésis invincible, fumée toxique… Ces passages en temps limité contrebalancent astucieusement les (nombreux) instants réflexifs, à explorer une zone ou résoudre une petite énigme ; le rythme de The Evil Within est quasi parfait.

The Evil Within
The Evil Within
The Evil Within
Cela vous rappelle quelque chose ? C'est normal...


Shinji Mikami a repris Resident Evil là où il l’avait laissé, et pourvoie The Evil Within d’un bon nombre de mécaniques empruntées à la licence de Capcom. Les quelques puzzles sont ainsi de cet acabit, tout comme la multitude de tonneaux et caisses en bois à défoncer en quête de munitions. Puisqu’on en est aux analogies, difficile de ne pas gouter avec délice aux nombreuses références appuyées aux premiers travaux du créateur japonais, qu’elles soient utiles comme celles déjà évoquées ou complètement gratuites. Un plan de caméra fixe, un cadrage serré derrière l’épaule sur le premier zombie, un manoir construit à l’identique : l’œuvre fondatrice de Mikami apparait en filigrane tout au long du jeu, soulignant si besoin était le côté globalement assez old school du système de jeu.

« La saleté organique des décors oppresse et perturbe »Retour au sommaire
The Evil Within
The Evil Within ne se contente heureusement pas de singer les œuvres passées de son créateur. En traçant sa propre ligne, il renvoie malgré tout plus ou moins ouvertement à tout un tas d’autres jeux d’horreur, de Manhunt à Silent Hill en passant par Clock Tower, avec ses cachettes régulièrement disposées pour s’octroyer quelques secondes de répit. On sent néanmoins plus précisément l’empreinte de la série de Konami au niveau des décors, dont la saleté organique oppresse et perturbe. Le gros point fort du jeu de Tango, c’est clairement son atmosphère saisissante, tantôt oppressante et glauque, tantôt gore et dégoutante ; les nombreux jeux d’ombre et de lumière et les changements chromatiques impromptus (désaturation, grain, filtres de couleur) jouent perpétuellement avec nos sens, bouleversant les repères que l’on se fixe tant bien que mal.

The Evil Within
On comptera évidemment sur les quelques jump scares et apparitions monstrueuses pour assurer la continuité des effets et créer quelques pics d’anxiété, mais c’est bien le décor qui tient le rôle principal dans The Evil Within. Sans être très nouveaux, les environnements proposés (asile, village, château, manoir, laboratoire, égouts, grotte…) bénéficient d’un traitement souvent original, par l’usage de particules, de feu ou de fumée, mais surtout grâce à leur construction éclatée qui rend toute image mentale compliquée à élaborer. Pas de carte ni de grosse flèche clignotante pour nous indiquer la direction à suivre, et si le parcours se veut logique (et donc dirigiste) à maintes occasions, le level design se veut suffisamment riche pour pousser – et récompenser – l’exploration.

La bande son n’est pas en reste, les musiques discrètes cédant souvent la priorité aux bruitages, inquiétants à souhait, même lorsque l’action se fait rare. La menace est permanente, et The Evil Within le fait savoir en perturbant nos yeux et nos oreilles à la moindre occasion. Les boss sont à ce titre remarquables, offrant autant de variété visuelle que d’intérêt ludique : puissants ou insaisissables, ils imposent une gestion ténue de l’inventaire et une certaine rigueur dans les déplacements, Sebastian n’étant capable de courir que quelques mètres avant de tomber à court de souffle (en tout cas au début de l’aventure).

Finition à la japonaiseRetour au sommaire
The Evil Within
Le jeu se parcourt sous pression, et la quinzaine d’heures du mode normal ne sera pas de tout repos. Même si la lumière du jour n’écarte pas le danger, quelques environnements extérieurs sont quand même un ton en dessous : ils soulignent effectivement les carences techniques dont souffre le titre de Bethesda, qui substitue à l’occasion quelques décors sommairement modélisés aux passages subjuguants des intérieurs confinés. Moins saisissantes, moins inquiétantes, moins intéressantes à jouer, les virées au grand air rappellent le douloureux passage à la HD des studios japonais au début du siècle. Le framerate se veut hésitant à l’occasion, l’affichage, parfois tardif en sortie de (long) chargement, les bugs de collision disgracieux pullulent : la partition technique de The Evil Within ne fera pas date, c’est le moins que l’on puisse dire.

The Evil Within
Plus que les soucis de finition évidents, c’est surtout les problèmes de caméra qui agacent. Comme souvent avec la vue épaule, les lieux exigus sont l’occasion de luttes acharnées entre le joueur et son pad, le premier désireux de capter un minimum l’action et le second manquant cruellement de souplesse dans le contrôle de l’axe de vue. Les imprécisions de contrôle ainsi créées impactent directement la progression lorsqu’ils interviennent en plein échauffourée, frustrant le joueur par un retour checkpoint uniquement dû à une compréhension perturbée des évènements. On lui impute, sans doute avec un peu de mauvaise foi, au moins 15% de nos 108 assurances décès contractées pendant l’aventure.

Enfin, petit regret concernant les doublages, uniquement disponibles en français (ou espagnol, allemand et italien), et pas en version originale, qu’elle soit anglaise ou japonaise. Non pas que les dialogues soient d’une profondeur inouïe ou que l’histoire, absconse jusqu’à un final improbable, ne motive réellement à progresser, mais on préfère toujours découvrir les œuvres vidéoludiques dans leur langue maternelle, sous-titrée en français si possible. Une petite déception qui ne saurait, comme le traitement inégal des décors ou l’aspect très classique des principales mécaniques de gameplay, contrebalancer l’excellente ambiance distillée par le titre de Tango Gameworks.

Point de révolution du survival horror pour The Evil Within. Shinji Mikami régurgite dix ans de frustration avec une certaine humilité, en épinglant parfaitement deux des piliers fondateurs du genre : une ambiance glauque et oppressante combinée à des séquences ludiques tendues à souhait, pour un mélange parfaitement digeste s’appuyant sur des mécaniques de jeu éprouvées. Difficile et exigeant, The Evil Within touche donc juste grâce au goût certain de son développeur pour les mises en situation écrasantes et son allant esthétique plein d'assurances. Les amateurs du genre feront donc aisément fi des errances techniques et des imprécisions passagères de la caméra pour profiter pleinement de cette virée en terre sainte de l'horreur.

Test réalisé à partir d'une version commerciale, patchée (important pour avoir un framerate supportable)

The Evil Within
The Evil Within
The Evil Within
The Evil Within
The Evil Within
The Evil Within

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 7.7
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
super jeu beaucoup de suspense,aucune aide,nombre infini de monstre en tout genre.Jeu très gore.Je peut plus m'en passèe de ce jeu. Amateur ou autres de ce genre de jeu.Tester le rapidement.
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
A éviter
Nul,ridicule !! Jeux d'une autre époque ,mauvais sur tous les points , jeu a prendre quant il sera a 6? car c'est tout ce qu'il vaut ! A croire que c'est une blague je n'arrive pas a y jouer tellement je me sens arnaqué ! La jouabilité étant vraiment ridicule sans parler de la possibilité de jeux et l'histoire si il y en a une ,moi je ne l'ai pas encore deviné bref passez votre chem suite ...
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