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Test The Elder Scrolls 5 : Skyrim (Xbox 360, PS3) : 9/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 11 Novembre 2011 , Xbox 360 , PS3 , Plus de tests sur PC

Les +

  • Incroyable sensation de liberté
  • Un monde vivant
  • Interface épurée
  • Musique, bruitage et doublage
  • Des combats énergiques
  • Des tas de quêtes
  • Durée de vie hallucinante
  • Grande richesse et variété
  • Belle écriture
  • Gestion réussie du 3D Vision (PC)

Les -

  • Quelques textures grossières
  • Des entorses au réalisme
  • Pas de localisation des dégâts
  • Pas de gestion de la faim et de la soif
  • Descriptif flou des quêtes
La note de jeuxvideo.fr
9.0
incontournable
La note des internautes
8.9

(18048 votes)
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Publiée le 15/11/2011 à 13:11, par Jean-Marc / Nerces

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The Elder Scrolls 5 : Skyrim, le test glacial et au sommet

The Elder Scrolls 5 : Skyrim nous offre un incroyable périple immersif au coeur de la province nordique de Tamriel.

C’est en 1994 que nous avons découvert The Elder Scrolls. En 2006, la série prenait un nouveau tournant savoureux avec la sortie de l’épisode Oblivion. Voici que, cinq ans plus tard, nous arrive le nouvel opus de la saga dans lequel, après les provinces de Morrowind et de Cyrodiil, nous allons explorer celle de Skyrim (Bordeciel en français). Cette région située au nord de Tamriel est principalement constituée de toundras, de lacs glacés et de montagnes enneigées. C’est ici que vivent les Nordiques et que se déroule cette nouvelle épopée, deux cents ans après la crise d’Oblivion. Les dragons oubliés sont de retour et seul un Fils de dragon peut les affronter. Par un heureux hasard, nous sommes ce dernier.

Un début classique et de beaux visuelsRetour au sommaire
The Elder Scrolls 5 : Skyrim
Comme dans chaque épisode, tout commence par la création de notre personnage. Cette dernière est particulièrement poussée et quelques nouveautés viennent compléter le physique que nous allons donner à notre Fils de dragon. Ainsi, en plus du visage, du sexe, de la corpulence et de la race (Argonien, Breton, Haut-Elfe, Impérial, Khajiit, Orque, Nordique,etc.), nous pouvons nous affubler de cicatrices, tatouages, yeux aveugles et autres spécificités qui accentuent le caractère. Chaque race dispose de caractéristiques naturelles propres comme la faculté de respirer sous l’eau pour les Argoniens ou une résistance de 50% au froid pour les Nordiques. La richesse de création est impressionnante, et la multitude de possibilités permet, surtout au cours de l’aventure, de ne jamais rencontrer deux fois la même personne.

Vidéo-Test de The Elder Scrolls 5 : Skyrim


Notre périple commence dans un chariot où nous nous retrouvons au milieu d’autres prisonniers condamnés à mort. Quand arrive notre tour de passer sur le billot, un imposant dragon se pose sur le toit d’un bâtiment et crache le feu sur l’assemblée venue assister à l’exécution. C’est l’occasion de nous enfuir. Pourchassés par la terrible créature, nous trouvons refuge dans une bâtisse. Fidèle à la tradition, le jeu nous propose alors de parcourir des souterrains afin d’apprendre les bases du combat, quelques éléments de l’interface, des rudiments de magie. Cette phase, moins poussée que dans Oblivion, ne traîne pas en longueur et nous évite à la fin une orientation de classe éventuelle. Supprimé dans cet épisode, c’est en fin de compte normal, puisque c’est par nos actes que nous allons décider de l’orientation de notre représentant sur Tamriel.

The Elder Scrolls 5 : Skyrim
Malgré cela, les développeurs n’ont pas pu s’empêcher de nous diriger vers une voie particulière plus qu’une autre, mais cette fois c’est une décision qu’il nous appartient de prendre ou pas. Peu après notre sortie des souterrains, sur le chemin qui nous mène au village proche de Rivebois, nous trouvons trois pierres étranges. Il est alors possible d’en activer une et ainsi de choisir vers une orientation plus axée sur la discrétion, la magie ou le corps-à-corps. Tout n’est que bonus alors autant se décider puisqu’il est de toute façon possible de changer son choix à tout moment.

Nous voici maintenant libres d’explorer Bordeciel comme bon nous semble. Amélioré pour l’occasion le moteur graphique d’Oblivion affiche des environnements bien plus détaillés et vivants. Si Skyrim n’est pas une révolution par rapport à son prédécesseur, on sent que les développeurs se sont focalisés sur les détails, notamment sur la végétation, la topographie et les jeux de lumière. Les textures au sol restent assez moyennes, mais végétation et profondeur de champ chatouillent la rétine, même si les éléments les plus éloignés font un peu posés à plat. Par contre, plus nous nous en approchons, plus tout cela s’affine pour un rendu des plus agréable. Ainsi, malgré quelques textures un peu limite, qui s’affinent brutalement, et une lourdeur bien réelle — quelques ralentissements occasionnels surviennent durant l'exploration —, l'ensemble est effectivement remarquable.

The Elder Scrolls 5 : Skyrim
The Elder Scrolls 5 : Skyrim
The Elder Scrolls 5 : Skyrim

Skyrim bât le chaud et le froid dans tous les sens du terme. Les extérieurs glacés laissent la place à des intérieurs particulièrement travaillés, remplis de vie, chaleureux et accueillants, nous offrant un souci du détail de premier ordre. Les habitants sont tous habillés différemment et tous les vêtements et armures ont bénéficié d’un réel souci du détail. À l’opposé, dans certains lieux, de nuit notamment, le rendu de la neige sur le sol est affreux. Les villes et villages bénéficient toujours d'autant de soin dans leur conception et une carte très précise de chaque lieu (extérieurs, villes et donjons) permet de se repérer facilement. Les architectures sont différentes et aucune des neuf châtellenies ne ressemble à une autre.

Skyrimmap
La carte regorge de lieux de type donjons à découvrir et à visiter, sous la forme de passes montagneuses, de grottes, de tours ou de guets gardés par des brigands. On retrouve le système de guidage apparu dans Oblivion pour ne pas se perdre. Un système combinant boussole, flèches, cartes et journal de quêtes pour guider nos pas. Notons au passage la disparition de la possibilité d'aller rapidement à un lieu connu mais pas encore découvert. Au contraire d'Oblivion, le jeu fait ici encore plus la part belle à l'exploration. Il est ainsi possible de voyager à pied, à cheval, en chariot, ou instantanément. De plus, là où tout était centralisé à Cyrodiil dans Oblivion, désormais, il faut voyager pour accéder aux différentes guildes et aux quêtes qui y sont associées.

The Elder Scrolls 5 : Skyrim
Les donjons ont été l'attention d'un soin tout particulier et se révèlent bien plus travaillés dans leur structure et leur atmosphère que dans Oblivion. Ils donnent beaucoup moins l'impression d'une architecture générique recopiée à l'infini. Chaque lieu est soigné quant à ses éclairages et il s’en dégage toujours des ambiances et des atmosphères bien particulières. Les ruines toutes identiques d’Oblivion laissent la place à beaucoup plus de variété, les couloirs s’ouvrent sur des pièces plus vastes ou sur de grands espaces ne laissant jamais la place à la lassitude. Le plaisir de l’exploration est là aussi bien présent. Dans tous les cas, vous en prendrez plein les mirettes.

L’interface est bien plus dépouillée que dans Oblivion laissant la part belle aux environnements plutôt que ces derniers soient occultés par de gros textes et par les trois barres de magie, santé et vigueur, qui n'apparaissent en bas de l'écran que quand le besoin s'en fait sentir. Les menus ont été simplifiés avec une arborescence bien plus claire et une navigation plus agréable que dans celle de l'opus précédent. Nouveauté fort pratique, dans le menu des équipements, on peut voir par un petit signe en forme de pointe quelle arme ou pièce d'armure est la meilleure, d'un simple coup d’œil. Autre ajout qui a son importance, la possibilité de définir certains éléments de son inventaire comme « favoris » pour y accéder encore plus rapidement au cœur de l’action.

Un monde vivant et intelligentRetour au sommaire
The Elder Scrolls 5 : Skyrim
Skyrim nous offre un monde bel et bien vivant. Le système d’intelligence artificielle, imaginé pour Oblivion, destiné à donner plus de vie au monde de Tamriel a été amélioré. Les plus grandes villes et les villages grouillent d'activité. Les habitants vaquent réellement à leurs occupations. Ainsi, les tavernes grouillent de monde durant les repas et les marchands ferment leur boutique en fin de journée. Mais au contraire d'Oblivion, ils « surgissent » à l'ouverture des magasins et n'arrivent plus de chez eux.

Nous croisons des gens qui donnent l'impression de vivre et non de seulement errer en attendant une intervention de notre part. On peut surprendre des conversations, entendre les gens parler d'événements récents. Le système est encore plus poussé que dans Oblivion puisqu’une simple conversation entendue en passant peut faire apparaître sur la carte du monde un lieu encore inconnu, voire de déclencher une quête. Toute cette vie se ressent également dans l'attitude et les remarques des personnages à notre égard. Ainsi, notre réputation a une grande importance et quelques mauvaises actions pourront avoir de fâcheuses conséquences, de même qu'un changement de statut nous rend plus respectables. Il faut voir la richesse et la variété des animations des différents personnages comme les forgerons pour ne citer qu'eux.

The Elder Scrolls 5 : Skyrim
The Elder Scrolls 5 : Skyrim
The Elder Scrolls 5 : Skyrim

Cette grande richesse de vie dans les lieux habités se retrouve également dans les choix de dialogues. Il est ainsi permis de parler à n’importe qui. Si certaines interactions ne donnent pas lieu à des discussions plus profondes, elles peuvent cependant toujours permettre d’obtenir un renseignement important à même de nous faire découvrir un nouveau lieu sur la carte. Lors d’autres dialogues, plus travaillés, il est toujours possible de corrompre, persuader ou intimider. Cela se fait désormais dans les choix de dialogues et non plus au travers du système un peu bancal mis en place dans Oblivion avec les quatre options admirer, plaisanter, contraindre et vanter.

The Elder Scrolls 5 : Skyrim
Tout autant qu’Oblivion, Skyrim nous procure un exceptionnel sentiment de liberté et si l’intelligence des habitants y est pour une bonne part, il en va de même en extérieur avec les variations climatiques et les créatures rencontrées. Les adversaires, humanoïdes ou animaux, tentent de nous encercler, de nous contourner, nous fuient, nous menacent, n'attaquent pas systématiquement ou, conscient de leur force chargent sans finesse. Chaque créature à des techniques qui lui sont propres et un loup n'aura pas du tout la même approche du combat qu'une araignée géante ou que ces horribles morts-vivants que sont les Draugrs. Un bestiaire varié qui a encore été étoffé pour s’adapter à cet environnement glacial et nous retrouvons par exemple des mammouths gardés par des géants ou des smilodons, ces féroces tigres à dents de sabre.

The Elder Scrolls 5 : Skyrim
Les moments les plus intenses peuvent arriver à n’importe quel moment, nous surprenant alors que nous nous baladons sereinement ou que nous arrivons dans une zone d’habitation. Chaque rencontre avec un dragon est toujours un moment épique, que ce soit en pleine nature ou en ville. Il faut voir cette gigantesque créature nous survoler, tournoyer au-dessus de nous pour finalement retourner vaquer à ses occupations ou au contraire nous attaquer. En ville elle se pose sur les toits, nous cherche afin de nous projeter son terrible souffle.

Cependant, Skyrim n’est pas exempt de tout reproche et un certain nombre d’entorses au réalisme peuvent toujours lui être reprochées. Ainsi, nous avons déjà parlé des marchands qui surgissent le matin venu. Le mode discrétion reste ici encore un peu bancal, une fois activé, dans une habitation nous passons inaperçus même si nous sommes détectés. Mais en donjon cette détection entraîne bien un combat. Pour le coup, l'intelligence artificielle ne s'en laisse pas conter après un raffut de notre fait. Durant l'exploration, il est possible de dévaler les flancs de montagne sans mal, sauf à faire une très grosse chute. Si la faim et la soif ne sont toujours pas prises en compte, la fatigue est un peu mieux gérée avec une vigueur qui diminue fortement quand on court ou quand on attaque et qui tient compte du poids de l'équipement (armure lourde ou légère). De même, on pourrait se montrer encore plus pointilleux et regretter que dans la neige nos traces de pas ne soient pas affichées. Nous pourrions aussi critiquer ces accès à des choix de dialogues impliquant une préconnaissance de certains événements dont nous ignorons tout. Mais ces quelques entorses à la réalité sont là pour nous rappeler que nous sommes dans un jeu et qu'il privilégie le plaisir à la frustration.

Gameplay #5 - Les tours Valtheim


Combats nerveux et techniques avec compagnonRetour au sommaire
The Elder Scrolls 5 : Skyrim
La province de Skyrim n’est pas sans dangers et les combats sont toujours au cœur de l’aventure. Si Bethesda n'a pas complètement renoncé à l'adaptation des créatures rencontrées aux caractéristiques du joueur, ils ont aussi intégré une notion de niveau en plus de la plus forte puissance des créatures « chef » du groupe. Ainsi, on retrouve cette notion de créatures plutôt « un peu plus fortes » ou « un peu plus faibles » que notre héros, sans toutefois que ce soit comme dans Oblivion, possible de foncer dans le tas et de tout dégommer à bas niveau. Un « simple » chef des bandits nous met un « one shot » dans la tête si nous n'avons pas pris le temps de faire monter quelques caractéristiques, de prendre quelques niveaux, d'avoir amélioré son équipement et éventuellement de le rencontrer avec un compagnon.

Nouveauté importante et non négligeable, il est en effet possible d’être épaulé par un compagnon. Nous pouvons lui donner des ordres (nous suivre, rester à un endroit, attaquer une cible précise, voler un coffre, échanger des objets, etc.), mais également le doter d’équipements de meilleure qualité. Il est suffisamment intelligent pour gérer au mieux ses armes en fonction de la tournure que prend un combat. Un compagnon peut mourir. Quand il est KO, il se retrouve au sol, inactif et reprend conscience un peu après, mais s’il reprend de suite les hostilités, il finit par y passer. Une fois au sol, les adversaires se désintéressent de sa personne pour s'occuper de la nôtre ce qui lui laisse une chance de survivre, mais qui rend les choses beaucoup plus délicates à gérer.

The Elder Scrolls 5 : Skyrim
The Elder Scrolls 5 : Skyrim
The Elder Scrolls 5 : Skyrim

Le système de combat est très proche de celui d'Oblivion et si l'on retrouve l'essentiel des mécaniques précédentes, quelques nouveautés ont fait leur apparition. Le système d’ambidextrie fait mouche, en grande partie grâce à l'admirable animation des mains armées. Sur le strict plan des sensations, les coups d'épée, alternant entre puissants et rapides, confèrent aux combats une réelle présence physique. Par ailleurs, la modularité du système qui permet d'assigner à chaque main un type d'attaque (magie ou physique) ou d'arme (arc, épée, hache, massue, etc.) offre une flexibilité de jeu appréciable. Nous regrettons juste qu'aucune localisation des dégâts n’ait été implémentée.

The Elder Scrolls 5 : Skyrim
Les enchaînements de coups restent assez simples, mais tout cela est parfaitement efficace. Lorsque notre héros est équipé d'une arme à une main, il doit utiliser un bouclier pour bloquer les coups de son adversaire et profiter du choc pour riposter. Il est maintenant permis de donner un coup avec son bouclier pour déstabiliser l'adversaire et s'ouvrir une fenêtre de frappe avec son arme ou lancer son sort. C’est ici qu’intervient l’utilité des raccourcis et des favoris, afin de pouvoir accéder rapidement aux soins, aux sorts, aux armes, aux différents cris et à nos pouvoirs spéciaux préalablement sélectionnés. Au final, on se retrouve avec des combats tactiques, techniques et nerveux. Nous sommes bien loin de la promenade de santé qu’était Oblivion.

Il est possible de se déplacer durant un combat, de profiter des éléments du décor pour se planquer, voire même d'utiliser les pièges contre ses ennemis. Il est possible d'utiliser des arcs (mais pas d'arbalètes ou armes de jet), mais comme les adversaires foncent rapidement sur nous, c'est délicat. Désormais, il est important de préciser que les chevaux (pour accélérer les déplacements) servent aussi en combat même s'il n'y a toujours pas de combats montés.

The Elder Scrolls 5 : Skyrim
La magie est toujours aussi complète et certains sorts demandent quelques secondes de préparation avant d'être lancés ce qui demande de réussir à maintenir une certaine distance avec l'adversaire. Sur ce point, la seule limite d'utilisation est la quantité de mana de notre héros. Le nombre d'Écoles est toujours aussi important et il est bien entendu possible de se spécialiser (magie ou corps à corps) en attribuant des points dans les constellations de talents à chaque montée de niveau.

De l’expérience, des compétences et du craftRetour au sommaire
The Elder Scrolls 5 : Skyrim
Directement liée au combat, mais pas seulement, l'évolution de notre personnage se fait selon deux critères : les points d'expérience (combats, quêtes...) et la pratique. Notre héros fait monter son niveau de maîtrise de la magie destructive, de l'alchimie ou de la maîtrise des armures et des armes en pratiquant. La montée en niveau nous permet de faire augmenter de dix points au choix, soit la santé, soit la magie, soit la vigueur et d’attribuer un point dans une des dix-huit constellations représentant les compétences : il est alors possible de spécialiser un peu son héros. Petite subtilité tout de même, pour pouvoir affecter ce point – qu’il est possible de thésauriser pour une affectation ultérieure —, il faut que la compétence ait atteint un certain niveau. Tout ceci participe à un excellent calibrage et les effets d’une attribution de points se font immédiatement sentir.

The Elder Scrolls 5 : Skyrim
Tout comme dans Oblivion, de nombreux livres disséminés un peu partout permettent de faire monter le niveau de certaines compétences. Il est également possible de dénicher des personnages à même de nous enseigner quelques rudiments supplémentaires en la matière moyennant une rétribution financière bien entendu.

Notre personnage en tant qu’Enfant de dragon possède la faculté d’absorber l’âme des dragons vaincus et d’apprendre certains mots dans la langue draconique. Ces derniers forment le pouvoir de la Voix ou plus simplement le Cri. Utilisable à tout moment il nécessite cependant un temps de recharge plus ou moins long. Il nous est alors possible par exemple de cracher du feu, de repousser nos adversaires, de se déplacer très rapidement, d’apaiser les animaux, de devenir momentanément invisible, etc. À cela s’ajoute des pouvoirs innés, accordés ou appris, utilisables une fois par jour, comme la possibilité de pousser un rugissement faisant fuir les adversaires pour le Nordique et bien d’autres surprises.

L'art de crocheter les serrures a été amélioré et propose une nouvelle interface bien plus sympathique à utiliser que celle d'Oblivion avec ses leviers à aligner. Maintenant, nous positionnons notre crochet et nous faisons tourner la serrure, si ça coince, il faut trouver une autre position. Selon la difficulté de la serrure et des points que nous avons placés dans la compétence Crochetage, nos outils se brisent plus ou moins rapidement.

The Elder Scrolls 5 : Skyrim
The Elder Scrolls 5 : Skyrim
The Elder Scrolls 5 : Skyrim

Nous trouvons désormais des autels d'enchantement et d'alchimie pour améliorer ses équipements et créer des potions et des poisons. De nombreux métiers sont praticables et nous pouvons tanner le cuir, couper du bois, forger ses armes, passer à la meule celles que l'on veut affûter, récolter des plantes, attraper des poissons ainsi que divers aliments que nous pouvons cuisiner, et miner des métaux bruts dans la nature avant de les faire fondre pour créer des barres exploitables dans les divers ateliers accessibles. Une richesse impressionnante qui peut nous retenir des heures entières.

Des quêtes par tonneaux et dans les tonneaux Retour au sommaire
The Elder Scrolls 5 : Skyrim
Si la trame principale de l’histoire nous conduit naturellement à explorer de long en large la province, les quêtes foisonnent de partout. Il y a d'innombrables quêtes à réaliser (quêtes obtenues en lisant un livre, en discutant, en entendant une conversation), certaines d'entre elles sont plutôt originales, bien écrites et bien fichues avec une mise en scène à même de surprendre le joueur. Il est toutefois souvent difficile de trouver les personnes par manque de précision dans les détails donnés des quêtes, mais au final, cela participe à la crédibilité de ce monde vivant et étoffé. Un journal permet de suivre les quêtes en cours et les différentes étapes qui la composent. Succinct, il manque d'information nous laissant plus dans le flou que dans Oblivion, même s'il est toujours possible de définir la quête active apparaissant sur la carte et d'afficher l'endroit où se déroule l'objectif sur cette dernière.

Il faut prendre le temps d'explorer Bordeciel, se laisser happer par cet univers absolument unique et surtout en profiter. Il faut s’immerger complètement, et Skyrim fait tout pour, dans cette mise en scène efficace. Il faut prendre le temps de suivre les discussions un peu partout, de parler avec tout le monde et non se contenter de rendre sa quête et de partir de suite accomplir les suivantes. Il faut surtout partir à la recherche de cette multitude de quêtes annexes parfaitement intégrées et non redondantes qui permet d’étoffer cet univers on ne peut plus riche. Une richesse épaulée par de très nombreux écrits qui, en dehors de quelques rares cas d'accentuation défaillante, ont tous été traduits sans qu'il reste des reliquats d'anglais.

Une bande-son et des bruitages admirablesRetour au sommaire
The Elder Scrolls 5 : Skyrim
Du côté de la bande-son, la musique est encore une fois à la hauteur et Jeremy Soule fait toujours preuve de son incroyable talent de compositeur. Les mélodies sont belles et accompagnent très bien les actions du joueur. L’ambiance sonore est particulièrement immersive et réaliste, tout ou presque est prétexte à un bruit d’ambiance. Le jeu est intégralement en français et les doubleurs ont fait un travail remarquable. On ne regrette pas un seul instant l'absence de VO. Le nombre des doubleurs a été fortement augmenté et cela rend très bien.

Tous les PNJ que nous croisons ont au moins plusieurs remarques à nous faire et toutes tiennent compte aussi bien de notre sexe, que de notre statut, de la façon dont nous sommes équipés, vêtus ou de nos actions positives ou négatives passées. C'est remarquable. De même dans les quêtes pour lesquelles nous sommes épaulés par un compagnon choisi ou imposé par le scénario, il ne se passe pas trop longtemps avant qu'il ne s'exprime sur ce qu'il se passe, et ce, de façon parfaitement bien intégrée, il n'y a pas une phrase qui tombe à plat en survenant au mauvais moment.

Gameplay #4 - Morceaux choisis



Le cas de la version PCRetour au sommaire
The Elder Scrolls 5 : Skyrim
Impératif technique oblige, nous avons d'abord testé Skyrim dans sa version Xbox 360, mais nous sommes à présent en mesure de vous donner nos impressions PC qui - inutile de tourner autour du pot - sont excellentes. En réalité, il n'y a qu'un seul réel défaut à formuler à l'encontre de cette mouture PC : une interface pensée avant tout pour les consoles et qui pousse à quelques manipulations inutiles pour qui dispose d'un clavier et d'une souris... Certains joueurs regretteront également que les textures ne profitent pas davantage de la mémoire embarquée sur nos cartes graphiques et l'ensemble use un peu trop de l'effet flouté, mais cela n'a finalement pas beaucoup d'importance.

Comme nous le soulignions sur Xbox 360, Skyrim est un jeu immense doté d'une richesse et d'une variété sans commune mesure. L'aventure est extraordinaire et les joueurs PC auront en plus la chance de profiter de quelques options graphiques supplémentaires (meilleure gestion de l'anticrénelage notamment) alors que les possesseurs de cartes NVIDIA auront droit à une très belle utilisation du 3D Vision : s'il est difficile de s'équiper pour un seul jeu, en prenant en compte les sorties de L.A. Noire, de Skyrim et bientôt de Batman, cela commence à faire pas mal de raisons de voir la vie en 3D stéréoscopique.

Enfin, impossible de parler d'un Elder Scrolls PC sans évoquer la question des mods. Dès la sortie du jeu, ces derniers ont commencé à fleurir et ils permettent déjà d'apporter quelques changements sympathiques. Il n'est pas encore question de modifier toutes les textures du jeu, mais on peut déjà traduire les panneaux sur les routes, disposer d'une meilleure représentation du sang et éviter l'effet blocs des visages. Compte tenu de l'enthousiasme de Bethesda à propos des mods et de l'accueil réservé par les joueurs PC à Skyrim (plus de 200 000 joueurs simultanés sur Steam), on peut s'attendre à quelque chose d'assez incroyable du côté de la communauté... Une raison de plus pour craquer !

The Elder Scrolls 5 : Skyrim
The Elder Scrolls 5 : Skyrim
The Elder Scrolls 5 : Skyrim

Le sang et la traduction des panneaux sur les routes sont quelques-uns des premiers mods disponibles sur PC


Quelle richesse, quelle variété, quelle vie et quelle aventure nous offre The Elder Scrolls 5 : Skyrim ! Il a su apprendre des erreurs d’Oblivion pour nous offrir une immersion encore plus profonde et intense. Après des débuts un peu laborieux où nous sentons que les développeurs ont un peu de mal à nous faire entrer dans leur univers, quel régal que d’explorer cette province et ses environnements, de discuter avec ses habitants, d’élaborer ses potions et poisons en tâtonnant. Si visuellement Skyrim est loin de mettre une claque à Oblivion sur certains aspects, nous passons rapidement outre pour profiter d’un titre fluide, aux environnements variés, détaillés, plein de vie et de surprises. Chaque lieu découvert est un vrai régal et certaines audaces architecturales nous émerveillent. Bien entendu, cela à un prix et il faut faire avec des temps de chargements plus ou moins longs, mais ces derniers sont interactifs ce qui fait passer un peu mieux la pilule.

Les combats sont dynamiques, nerveux et tactiques. Leur gestion demande un peu plus d’élaboration et il est fréquemment permis de s’en sortir de différentes manières. L’écriture des quêtes est parfaitement réussie avec là aussi souvent plusieurs choix qui nous sont laissés pour les mener à leur terme. Le tout est épaulé par une imposante galerie de personnages bien différents les uns des autres qui bénéficient d’une qualité d’interprétation de premier ordre. Ces cinq années d’attente valaient le coup, The Elder Scrolls 5 : Skyrim est une franche et belle réussite qui vous retiendra un nombre incalculable d’heures. Un titre tout simplement indispensable pour tous les amateurs de la série The Elder Scrolls.



Test PC réalisé sur une machine à base de Core i7 3,6 GHz, 6 Go de mémoire vive et GeForce GTX 480. Le jeu semble à son aise à partir d'un processeur double-cœur 2,4 GHz, épaulé par 2 Go de mémoire vive et une GeForce GTX 260.

The Elder Scrolls 5 : Skyrim
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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.9
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : sk8pe
Très bon
Exceptionnel!! Un monde immense est ouvert d'une richesse encore inégalé dans le jeu video!! (sauf peut etre certain MMORPG) Entre alchimie, forgerie, alternation, conjuration, artisanat, enchantement, sorcellerie, arme a une ou deux mains; commerce très poussé, équipement, quétes secondaires à foison, On regrette néanmoins le choix d'environnement nordique froid, grisâtre, et pas suite ...
Cet avis vous a-t-il été utile ? oui (56) / non (6)
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Bof
Quel ennui... On sent le jeu open world, sans scenario veritable. Une bonne immersion au début et au fur et à mesure, on s'apercoit qu'il n'y a rien à faire nul part. Juste de l'exploration de donjon copié collé, et des bouts d'intrigue parcemés un peu partout. Au final, rien de bien solide... Et quand vous avez exploré la totalité du contenu, et que vous vous dites je vais finir la quete principale, celle ci e suite ...
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