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Test Tearaway (Playstation Vita) : 9/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 22 Novembre 2013 , Playstation Vita

Les +

  • Esthétique travaillée et de caractère
  • Ambiance sonore de grande qualité
  • Multitudes d'idées fraîches
  • Utilisation de toutes les fonctionnalités de la Vita
  • Brise le 4ème mur
  • Aventure personnalisée
  • Prix doux

Les -

  • Fluidité perfectible par moment
  • Un peu court
  • Certaines manipulations un peu complexes
  • Le style original ne plaira pas à tous
La note de jeuxvideo.fr
9.0
incontournable
La note des internautes
7.8

(55 votes)
Publiée le 22/11/2013 à 17:11, par Damien

Test de Tearaway : le jeu en papier, pas en carton

Media Molecule nous offre un jeu de plateforme artistiquement éblouissant et riche en idées savoureuses qui prend acte des fonctionnalités de la Vita.

Alors que tous les yeux sont rivés sur les consoles next-gen, Media Molecule (le studio auteur des excellents LittleBigPlanet sur PS3) débarque sur PS Vita avec un jeu atypique nommé Tearaway. Il nous conduit dans un monde de papier tout mignon ou presque, de viles créatures peuplant également les contrées, dans lequel on contrôle un héros (masculin ou féminin) porteur/porteuse d’un mystérieux message pour nous, le joueur.

Papers, pleaseRetour au sommaire
Tearaway
Un peu prétexte mais riche en poésie et en symboliques, son scénario a l’immense mérite de nous intégrer physiquement dans l'univers du jeu comme un membre à part entière de l'épopée. Et pour cause : il nous conte l’union des deux mondes (virtuel et réel) via une quête initiatique utilisant de manière vertueuse la Réalité Augmentée, qui pullule sur nos appareils mobiles depuis quelques années en se cantonnant souvent au rang de simple gadget. Un parti-pris osé donc, qui nous offre une implication rare et fort plaisante.

D’autant que le titre nous invite régulièrement à personnaliser ses héros, PNJ ou éléments de décor, en utilisant des formes (faites maison ou incluses) et en réalisant des motifs via des photos prises dans le monde réel. Il nous propose de faire des clichés souvenirs, pour notre quête ou simplement pour le plaisir, en usant des différents filtres et objectifs à dispositions (grand angle, macro, noir et blanc…). Tout cela donne immédiatement du cachet à l’oeuvre, mais encore faut-il des phases de jeu suffisamment intéressantes et profondes pour nous captiver sur la durée ?

Tearaway
Tearaway
Tearaway

Ton histoire AtoiRetour au sommaire
Là encore, Tearaway arrive à se distinguer avec un gameplay agréable comportant principalement des passages d’exploration et de plateforme pures, auxquels s’ajoutent quelques énigmes et combats, ainsi que diverses activités créatives : photos à prendre, formes à dessiner puis à découper via l’écran tactile, etc. Et si l’ensemble n’est pas d’une complexité/difficulté folle pour rester à la portée d’un large public (peu d’actions différentes, pas de game over, checkpoints très récurrents, parcours globalement balisé), il comporte tout de même quelques petits moments de tension, notamment sur la fin ou dans les zones cachées, requérant davantage de dextérité. De plus, notre héros en papier n’est pas très résistant aux attaques ennemies et il n’est pas rare de recommencer un passage, après un saut ou combat mal négocié.

Tearaway
Pour pallier à cela, les possibilités de notre héros s'étoffent au fur et à mesure, en parallèle de celles des ennemis (qui gagnent des accessoires / capacités comme des échasses ou le vol)... et c’est là que le talent de Media Molecule nous saute à la figure. Le studio a en effet réussi à marier des éléments bien connus du genre (saut, roulade, activation d’interrupteurs...) et à les réinventer en utilisant de nouveaux codes propres à son univers atypique. Loin de ce qu’il avait fait avec sa série LBP, le développeur explore une voie bien différente en exploitant la profondeur permise par la 3D (niveaux d'extérieur plus ou moins ouverts, possibilité de rentrer à l'intérieur de bâtiments assez vastes sans transition, etc.) et en intégrant profondément les fonctionnalités de la Vita dans son level design.

Gameplay #1 - Quelques phases de jeu


Tearaway regorge ainsi d'idées fraîches et épatantes, qui nous enthousiasment en permanence et nous poussent sans cesse à aller plus loin dans l’épopée. En outre, le pavé tactile arrière permet d’activer des trampolines et de déplacer des objets (en matérialisant notre ou nos doigts à l’écran), le micro livre notre voix aux PNJ et les 2 capteurs photo intègrent notre univers au jeu. Le gyroscope est quant à lui utile pour les photos et quelques énigmes alors que l’écran tactile permet de scratcher sur un vinyle pour maintenir une plateforme, d’ouvrir des paquets, de déclencher des pièges ou de dessiner / découper. Même les boutons se paient le luxe d’être complètement associés à certains interrupteurs ! L’ensemble est tellement cohérent et pertinent que l’on a l’impression que chaque élément, y compris certaines petites excentricités du développeur, ont une incidence sur le gameplay.

Tearaway
A ce titre, Tearaway se paie le luxe de multiplier les clins d’oeil sans dénaturer son épopée, à l’image de la glue permettant de défier les lois de la gravité et des sortes de trous / portails rappelant Portal (on saute d'un côté et on sort de l'autre en bénéficiant de l'élan initial), de l’accordéon qui souffle ou aspire à la Luigi's Mansion, de la roulade qui transforme le héros en espèce de Morph Ball de Metroid et même des plateformes qui ressemblent fort à des Triforce en se dépliant... Ce qui en fait étonnamment une sorte d’oeuvre-somme. Chapeau bas.

Plat mais profondRetour au sommaire
Mais l’autre claque délivrée par Media Molecule vient évidemment de sa réalisation envoûtante, soignée et originale bien qu’un brin perfectible. Esthétiquement d’abord, le titre se montre particulièrement inventif et réussi, largement inspiré par les livres “pop-up” pour enfants. Le moindre élément visible à l’écran est revu à la sauce “tout en papier” : les personnages bien sûr, mais aussi les végétaux, animaux, vagues, ponts, etc. Qui plus est, l’ensemble s’avère très vivant et animé avec soin. Les choix colorés sont harmonieux et toujours judicieux, sublimés par l’écran de la Vita lequel offre d’excellents contrastes même en bougeant la console lors des phases avec le gyroscope. En un mot, c’est splendide !

Tearaway
On note également un vrai souci du détail tant au niveau des décors (exemple : un papier légèrement plié au sol s'aplanit lorsque l'on marche dessus) que de l'interface ou des options de jeu. Tearaway nous demande en outre si l’on a de grandes ou de petites mains pour l'usage du pavé tactile arrière, permet d'enlever les “voix potentiellement pénibles” ou encore de désactiver les particules qui volent… Le studio britannique s’est plié en quatre - oui, le jeu de mots est volontaire - pour que l’on prenne un maximum de plaisir en visitant les zones dépaysantes et variées qu’il comprend : forêt, montagne enneigée, laboratoire scientifique, grange, grotte… Pour ne rien gâcher, l’ambiance sonore est au poil avec des voix françaises au top, des musiques bien différentes et inspirées (chœurs, mélodies celtiques, à percussion ou typées western, etc.).

Tu fais comme dans l'infanterie, tu te Tear-ailleursRetour au sommaire
Pour autant, s’il semble régulièrement touché par la grâce aussi bien au niveau des idées de gameplay, que des compositions esthétiques ou musicales, Tearaway comporte quelques petits défauts. On regrette ainsi quelques baisses de framerate, des imprécisions à la découpe des formes vu que notre doigt cache les pointillés que nous dessinons sur l’écran tactile et des manipulations parfois complexes quand il faut combiner plusieurs doigts ou actions (ex : pavé arrière + stick + touche).

Tearaway
Nous avons également noté un relatif manque de diversité au niveau des ennemis / combats, une caméra par moment mal placée ainsi qu’un lock parfois défaillant lors des phases de jet d'objet. Enfin, il est dommage que l’on ne puisse pas désactiver le bruit de cliché, inhérent à la fonction photo de la Vita et qui sort des haut-parleurs même écouteurs branchés, qui viendra assez régulièrement au mieux intriguer, au pire gêner, notre entourage ( "Quoi ? Tu m'as pris en photo, toi ? Tu veux ma photo ?!"). De menus soucis qui tempèrent un chouïa nos impressions ô combien positives, sans pour autant les inverser.

La durée de l’aventure, assez courte - environ 7h -, aurait aussi pu être une source de critique. Mais l’épopée est tellement bien calibrée, fluide (très peu de temps de chargement) ainsi que captivante qu'elle nous invite à y revenir régulièrement pour s’offrir une petite dose de rêverie. De plus, on peut relancer chaque chapitre indépendamment pour scruter les moindres recoins et débloquer tous les derniers bonus cachés (un petit challenge tout de même). Enfin, bien que vendu à un prix très honnête (25-30 €), le titre nous offre également une activité annexe particulièrement originale : en jouant, nous débloquons des patrons de maquettes en papier pour reproduire “en vrai” des éléments / personnages de l’aventure. Un petit plus qui, brise encore davantage le “quatrième mur”, réveille notre âme d’enfant et fera fondre les plus jeunes joueurs.

Avec Tearaway, Media Molecule prouve qu’il est un des studios les plus inventifs de ses six dernières années, avec une œuvre débordant de caractère et hautement dépaysante. Indispensable à tout amateur de plateforme, il redéfinit de nouveaux codes pour le genre en usant intelligemment de toutes les fonctionnalités de la Vita (surfaces tactiles, gyroscope, capteurs photo…) ; des fonctionnalités certes communes à bon nombre de supports du moment mais bien souvent sous-estimées. Vous l’aurez compris, malgré quelques petites broutilles, Tearaway est clairement l'un des tout meilleurs jeux de la PS Vita et assurément un des titres les plus marquants de cette année.

Tearaway
Tearaway
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Tearaway
Tearaway
Tearaway
Tearaway
Tearaway
Tearaway
Tearaway
Tearaway

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 7.8
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Kinder_Bruno
Très bon
Une pépite vidéoludique! Le charme enfantin inspiré par Media Molecule nous revient de plus bel dans un univers papercraft coloré et bougrement attrayant. Que dire si ce n'est que la PS Vita a enfin trouvé son Zelda!
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
A éviter
bugs des le debut le tuto me demande de placer mon doigt deriere la concole sur le pavé tactile, chose faite il ne se passe rien, tapoter ? rien, glisser ? rien, attendre ? rien, donc le jeu en reste la et c'est tout ce que j'en aurrais vu, poubelle direct
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