Test de Super Monkey Ball - Banana Splitz : Et la série reprend du poil du singe
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La série de Sega se relance avec un opus Vita pas forcément révolutionnaire mais amusant, complet et assez bien réalisé.
En déclin depuis quelques années, la série Super Monkey Ball n’apparaissait qu’au lancement de nouvelles consoles, histoire de profiter du faible nombre de concurrents potentiels pour convaincre les joueurs malgré des manques flagrants. Cela a été le cas avec la version 3DS, assez moyenne, sortie en mars 2011. Avec une arrivée un peu plus tardive sur PS Vita (7 mois après son lancement) et un nouveau développeur (Marvelous AQL), la saga des singes encapsulés va-t-elle enfin rebondir ? La réponse dans notre test.
D’entrée de jeu, on ne peut pourtant pas dire que le titre révolutionne les bases de gameplay initiées par la saga. En effet, on devra comme toujours contrôler un petit singe enfermé dans une boule d’un point A à un point B, le tout, en temps limité. Du moins dans les défis solos, car le titre comporte également des minijeux aux concepts un peu différents ; mais nous y reviendrons.
À noter que, comme sur 3DS, on pourra jouer au stick analogique gauche ou avec le gyroscope (choix disponible à tout moment dans les options). Les deux maniabilités sont assez fonctionnelles : l’une est plus traditionnelle et rassurera les habitués, l’autre est un peu plus intuitive mais paraît un peu moins précise car également sujette aux mouvements de notre environnement, dans les transports par exemple. Du coup, votre humble serviteur préfère nettement la première solution pour être serein dans les niveaux les plus difficiles ou en déplacement. De plus, il est regrettable qu’il n’y ait pas de réglage « position de base » pour calibrer le gyroscope en début de niveau.
Précisons aussi que si les premiers parcours sont aisés, la difficulté sonne son grand retour, après un opus 3DS globalement très facile. On la ressent dès la fin du second chapitre des défis solos (qui en contient 4). Cette dernière, qui fait directement écho aux premiers volets de la série, pourra paraître d'ailleurs un peu frustrante ou exagérée pour les nouveaux venus.
En effet, lorsque l’on a utilisé tous les continues, on doit recommencer l'intégralité des mondes d'un niveau de difficulté pour pouvoir passer au suivant ; soit pas moins de 30 niveaux en Normal et 50 niveaux - démoniaques - en Avancé ! Et il n’y a pas de sauvegarde, même temporaire, avant la fin d’un chapitre... à l’ancienne donc. Qu'on se le dise, il faudra faire preuve d'observation, d'anticipation, de dextérité et de concentration pour terminer le jeu... ainsi qu'une bonne dose de persévérance / self control. La satisfaction ressentie en cas de réussite n'en est alors que plus grande.
Ce regain de challenge fera plaisir aux amateurs, tout comme le nombre conséquent de niveaux disponibles (100). Histoire d'étoffer encore la durée de vie, Marvelous AQL propose également des minijeux bien plus nombreux que sur 3DS (8 contre 2).
On y trouve les classiques Monkey Flight et Bowling, mais aussi des petits nouveaux comme le Labyrinthe de l'Amour (on contrôle deux singes devant suivre chacun un chemin différent en évitant de trop les séparer), le Billard, le Bingo, la Boule numérotée (on appuie sur la bonne boule numérotée parmi les nombreuses en mouvement) ou le Rodéo (utilisant assez maladroitement le pavé tactile arrière). Pas forcement mémorables, ces derniers offrent un surplus de variété appréciable et demeurent globalement viables pour un usage occasionnel dans les transports ou entre amis.
Justement, les modes multijoueurs sont nettement plus étoffés que dans l'opus précédent puisque, outre la possibilité de jouer jusqu'à 4 en Wi-Fi local ou sur le même écran (tour par tour), on peut enfin affronter d'autres personnes en ligne. Et ce, que ce soit sur les défis du solo ou sur les minijeux. Le service est de surcroît fiable, assez intuitif et complet (on peut même réserver des places à ses amis). Un moyen agréable d'augmenter les occasions de jeu, et donc la durée de vie potentielle du titre.
Toujours dans cette optique, Banana Splitz arbore un éditeur de niveaux inédit, malheureusement décevant car très limité : on prend une photo avec la Vita et le jeu réalise automatiquement un parcours vaguement inspiré de cette dernière... voire franchement aléatoire. On apprécie par contre le fait de disposer, potentiellement à l'infini, de nouveaux parcours et de pouvoir les partager avec ses amis via internet.
Cela dit, on pourra toujours regretter les quelques mauvais placements de caméra (quand on est entouré d'obstacles imposants en outre) qui nuisent à la visibilité et occasionnent parfois des morts stupides. Idem pour le son du décompte de temps qui vient nous stresser inutilement à chaque seconde qui passe, dès le début du parcours et pas seulement dans les derniers instants. Rien de rédhibitoire non plus, d'autant que les bruitages et musiques demeurent agréables. Ces dernières se retrouvent même agrémentées de sources d'inspiration inédites (sonorités tribales notamment) témoignant à leur manière du nouvel élan, un peu plus innovant et satisfaisant, de la série.

Bananana, Bananana... Banana SplitzRetour au sommaire

À noter que, comme sur 3DS, on pourra jouer au stick analogique gauche ou avec le gyroscope (choix disponible à tout moment dans les options). Les deux maniabilités sont assez fonctionnelles : l’une est plus traditionnelle et rassurera les habitués, l’autre est un peu plus intuitive mais paraît un peu moins précise car également sujette aux mouvements de notre environnement, dans les transports par exemple. Du coup, votre humble serviteur préfère nettement la première solution pour être serein dans les niveaux les plus difficiles ou en déplacement. De plus, il est regrettable qu’il n’y ait pas de réglage « position de base » pour calibrer le gyroscope en début de niveau.

En effet, lorsque l’on a utilisé tous les continues, on doit recommencer l'intégralité des mondes d'un niveau de difficulté pour pouvoir passer au suivant ; soit pas moins de 30 niveaux en Normal et 50 niveaux - démoniaques - en Avancé ! Et il n’y a pas de sauvegarde, même temporaire, avant la fin d’un chapitre... à l’ancienne donc. Qu'on se le dise, il faudra faire preuve d'observation, d'anticipation, de dextérité et de concentration pour terminer le jeu... ainsi qu'une bonne dose de persévérance / self control. La satisfaction ressentie en cas de réussite n'en est alors que plus grande.
Un jeu qui donne la pêche et surtout la bananeRetour au sommaire

On y trouve les classiques Monkey Flight et Bowling, mais aussi des petits nouveaux comme le Labyrinthe de l'Amour (on contrôle deux singes devant suivre chacun un chemin différent en évitant de trop les séparer), le Billard, le Bingo, la Boule numérotée (on appuie sur la bonne boule numérotée parmi les nombreuses en mouvement) ou le Rodéo (utilisant assez maladroitement le pavé tactile arrière). Pas forcement mémorables, ces derniers offrent un surplus de variété appréciable et demeurent globalement viables pour un usage occasionnel dans les transports ou entre amis.

Toujours dans cette optique, Banana Splitz arbore un éditeur de niveaux inédit, malheureusement décevant car très limité : on prend une photo avec la Vita et le jeu réalise automatiquement un parcours vaguement inspiré de cette dernière... voire franchement aléatoire. On apprécie par contre le fait de disposer, potentiellement à l'infini, de nouveaux parcours et de pouvoir les partager avec ses amis via internet.
Inutile de singer, c'est propre !Retour au sommaire
Au niveau de la réalisation, Splitz s'en sort également plutôt bien. S'il ne pousse pas du tout la Vita dans ses retranchements, il demeure propre, chatoyant et très fluide. Malgré des choix parfois un peu étonnants (ex : mélange de rose / vert flashy), force est de reconnaître qu'il y a du mieux au niveau artistique. Les designers se sont montrés en outre plutôt inventifs / culottés en nous proposant des circuits variés, souvent bien tordus. On note aussi un effort au niveau de la profondeur de champ, la richesse des décors et l'animation des éléments les composant. Et ça, ça fait vraiment plaisir.Cela dit, on pourra toujours regretter les quelques mauvais placements de caméra (quand on est entouré d'obstacles imposants en outre) qui nuisent à la visibilité et occasionnent parfois des morts stupides. Idem pour le son du décompte de temps qui vient nous stresser inutilement à chaque seconde qui passe, dès le début du parcours et pas seulement dans les derniers instants. Rien de rédhibitoire non plus, d'autant que les bruitages et musiques demeurent agréables. Ces dernières se retrouvent même agrémentées de sources d'inspiration inédites (sonorités tribales notamment) témoignant à leur manière du nouvel élan, un peu plus innovant et satisfaisant, de la série.
ConclusionRetour au sommaire
Au final, avec son contenu costaud, sa réalisation honnête et son gameplay judicieusement réajusté, ce Super Monkey Ball : Banana Splitz constitue une bonne pioche sur Vita. Pas vendu trop cher (30 euros) et doté d'un petit supplément d’âme, d’envie et d’inventivité appréciables, il nous permet de rêver à des jours encore meilleurs pour la série à l'avenir.-
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