Test de Super Mario 3D Land : le plombier se laisse aller
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La 3DS avait besoin de lui. Mario fait donc acte de présence dans son catalogue. Avec efficacité ... mais sans gloire.
Chaque console Nintendo a son ou ses Mario. Et il faudrait être d'une mauvaise foi redoutable pour ne pas leur reconnaître, à chacun, des qualités qui font encore et toujours exception dans le petit monde du jeu de plateforme. Mario est peut-être un prolo tout de rouge vêtu, mais le bougre est passé maître dans l'art d'ouvrir les portefeuilles comme d'autres les paires de cuisses. Ceci dit, l'étalon italien a toujours fait preuve d'une irrésistible classe pour arriver à ses fins. Jusqu'à aujourd'hui ?
Quand il se contente de faire de la plateforme, le père Mario est un des darons les plus respectables de la belle et grande Histoire du jeu vidéo. Mais aussi robuste soit-elle, la bedonnante mascotte ne peut pas être continuellement au sommet de son art.
C'est ainsi qu'à de très rares occasions, cet habitué des sommets trébuche sur une marche. Oh, rien de ridicule, le p'tit mariole ne perd jamais de sa prestance. Mais voilà, c'est ce qu'on appelle un moment de faiblesse. Super Mario 3D Land avait pourtant la lourde responsabilité d'être la première aventure du moustachu à voir le jour sur 3DS. Et quand on connaît l'importance d'un premier Mario pour une console Nintendo ...
Bref. Super Mario 3D Land n'est pas le killer app espéré. Maintenant que c'est dit, place aux explications. Avec ce titre, Nintendo tente une espèce de synthèse entre les approches de New Super Mario Bros. et de Super Mario Galaxy. En gros. Concrètement, cela se traduit par une circulation naturelle entre progression sur des plans horizontaux et exploration de petites zones ouvertes.
Le level-design respire sur un rythme régulier, se contractant lors de pures séquences de plateformes, courtes mais bien remplies, puis se relâchant le moment suivant dans de petits espaces un peu plus aérés.Rien à redire, Nintendo connaît son boulot, la rythmique est sans faille même si l'on aurait préféré, c'est vrai, un peu plus d'envergure.
Le japonais connaît aussi son public puisqu'il joue sur sa fibre nostalgique en donnant la vedette au costume de Tanuki de Super Mario Bros. 3. La garde-robe du plombier compte d'autres accoutrements : du classique avec la fleur lui insufflant le pouvoir de lancer des boules de feu et du tout neuf avec le Boomerang Mario.
Comme on pouvait s'y attendre, Super Mario 3D Land tient souvent compte du support qui l'accueille. C'est ainsi que Nintendo nous pond enfin un jeu qui donne du sens à l'utilisation de la 3D stéréoscopique. Régulièrement, le titre adopte une perspective vertigineuse, vue du dessus, et voilà que Mario bondit jusque sous notre nez avant de retomber au fond de la « petite boîte » que projette devant nos yeux la 3D stéréo. Assez saisissant. Dans le même esprit, quelques niveaux en trompe l'œil deviennent soudainement intelligibles une fois cette option activée.
Oui mais voilà, pour ces quelques idées nouvelles - et bienvenues - combien de niveaux recyclant allègrement des éléments de level-design déjà vus et revus par ailleurs ? Bien sûr, la mécanique est si bien huilée que Super Mario 3D Land, aussi précautionneux soit-il, parvient toujours à faire mouche. Mais pour le joueur gourmand élevé aux bonnes recettes de la maison Nintendo, cette tambouille manquera un peu de saveur.
Pour le nouveau venu en revanche, tout a été calibré au mieux. A commencer par la difficulté du premier run d'une gentillesse désarmante. Prévenant, le titre ne malmène jamais son copain le joueur. Cette bienveillance se traduit d'ailleurs par deux béquilles venant épauler les maladroits en cas d'échecs répétés : un super-costume de Tanuki du genre armure d'or invincible après cinq vies perdues puis une téléportation au drapeau de fin au bout de la dixième.
Les gros durs devront patienter jusqu'à la fin du titre pour s'offrir un second tour de piste déjà nettement plus remuant. Les niveaux y sont peuplés de vilains plus costauds, des champignons empoisonnés remplacent certains items et Mario reçoit parfois la visite d'un double maléfique et franchement collant. Sachant que cette aventure parallèle reprend TOUS les niveaux de la première, le jeu double sa durée de vie sur le papier. Mais dans les faits, la manœuvre est, reconnaissons-le, un tantinet roublarde.
Super Mario 3D Land a donc le joufflu entre deux strapontins, si vous me permettez la métaphore. Le joueur un minimum compétent - et on ne parle pas ici du N-boy pourfendeur de Bowser(s) - devra d'abord se promener six heures durant à travers les huit premiers mondes avant d'être un peu plus sérieusement mis à l'épreuve tout au long des mêmes niveaux ou presque.
En revanche, s'il y a bien un point sur lequel nous devrions être en accord avec les fanboys les plus teigneux c'est la réalisation d'ensemble de cet opus. Comme à son habitude, Nintendo se livre à une véritable leçon de maîtrise de son hardware. Super Mario Land 3D est beau, coloré et fait bon usage de quelques effets de brillances par-ci par-là. Qui plus est, le crènelage est beaucoup plus discret que dans bon nombre de jeux sur cette machine. Et puis le tout est évidemment d'une fluidité imperturbable.
Côté bande-son, là encore le savoir-faire de la maison mère est indéniable. On retrouve quelques thèmes classiques de la licence accompagnés de nouvelles compositions réussies, tandis que la vaste gamme de bruitages insuffle un supplément de vie aux environnements. En somme, Nintendo a toujours le chic pour nous emporter dans des univers où il fait bon vivre.






Un Mario bien mais pas top ?! Tout fout le camp ma bonne dame !Retour au sommaire

C'est ainsi qu'à de très rares occasions, cet habitué des sommets trébuche sur une marche. Oh, rien de ridicule, le p'tit mariole ne perd jamais de sa prestance. Mais voilà, c'est ce qu'on appelle un moment de faiblesse. Super Mario 3D Land avait pourtant la lourde responsabilité d'être la première aventure du moustachu à voir le jour sur 3DS. Et quand on connaît l'importance d'un premier Mario pour une console Nintendo ...
Bref. Super Mario 3D Land n'est pas le killer app espéré. Maintenant que c'est dit, place aux explications. Avec ce titre, Nintendo tente une espèce de synthèse entre les approches de New Super Mario Bros. et de Super Mario Galaxy. En gros. Concrètement, cela se traduit par une circulation naturelle entre progression sur des plans horizontaux et exploration de petites zones ouvertes.

Le japonais connaît aussi son public puisqu'il joue sur sa fibre nostalgique en donnant la vedette au costume de Tanuki de Super Mario Bros. 3. La garde-robe du plombier compte d'autres accoutrements : du classique avec la fleur lui insufflant le pouvoir de lancer des boules de feu et du tout neuf avec le Boomerang Mario.
Comme un air de déjà-vuRetour au sommaire

Oui mais voilà, pour ces quelques idées nouvelles - et bienvenues - combien de niveaux recyclant allègrement des éléments de level-design déjà vus et revus par ailleurs ? Bien sûr, la mécanique est si bien huilée que Super Mario 3D Land, aussi précautionneux soit-il, parvient toujours à faire mouche. Mais pour le joueur gourmand élevé aux bonnes recettes de la maison Nintendo, cette tambouille manquera un peu de saveur.
« Les gros durs devront patienter jusqu'à la fin du titre pour s'offrir un second tour de piste déjà nettement plus remuant »

Les gros durs devront patienter jusqu'à la fin du titre pour s'offrir un second tour de piste déjà nettement plus remuant. Les niveaux y sont peuplés de vilains plus costauds, des champignons empoisonnés remplacent certains items et Mario reçoit parfois la visite d'un double maléfique et franchement collant. Sachant que cette aventure parallèle reprend TOUS les niveaux de la première, le jeu double sa durée de vie sur le papier. Mais dans les faits, la manœuvre est, reconnaissons-le, un tantinet roublarde.
Super Mario 3D Land a donc le joufflu entre deux strapontins, si vous me permettez la métaphore. Le joueur un minimum compétent - et on ne parle pas ici du N-boy pourfendeur de Bowser(s) - devra d'abord se promener six heures durant à travers les huit premiers mondes avant d'être un peu plus sérieusement mis à l'épreuve tout au long des mêmes niveaux ou presque.
La 3DS au meilleur de sa formeRetour au sommaire

Côté bande-son, là encore le savoir-faire de la maison mère est indéniable. On retrouve quelques thèmes classiques de la licence accompagnés de nouvelles compositions réussies, tandis que la vaste gamme de bruitages insuffle un supplément de vie aux environnements. En somme, Nintendo a toujours le chic pour nous emporter dans des univers où il fait bon vivre.
ConclusionRetour au sommaire
Déception n'est pas le terme. Disons que sur ce coup-là Nintendo ne s'est pas fatigué. Sur de ses forces, Super Mario 3D Land déroule une performance efficace mais à laquelle il manque la fougue, l'inventivité et, plus simplement, LA bonne idée qui fait d'un bête jeu de plateforme un Super Mario Bros. Quelques bonnes trouvailles viennent bien caractériser cet opus, comme une utilisation ponctuelle et intelligente de la 3D stéréoscopique, mais elles font figure d'exceptions. Accrocheur du premier au dernier niveau, Super Mario 3D Land n'en est pas moins - et c'est triste à dire - un Mario de plus, un peu trop générique et facile pour susciter l'émerveillement. Bref, un Super Mario auquel on peut contester son épithète.





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