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Test Sunset Overdrive (Xbox One) : 7/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 28 Octobre 2014 , Xbox One

Les +

  • Déplacements virevoltants
  • Un effort de variété
  • Arsenal loufoque complet
  • L’humour, parfois
  • Les boss

Les -

  • Beaucoup de quêtes fedex
  • L’humour, souvent
  • Sound design assourdissant et épuisant
  • Quelques soucis de précision/caméra
La note de jeuxvideo.fr
7.0
bon
La note des internautes
7.3

(39 votes)
Publiée le 27/10/2014 à 18:10, par Maxence

Vidéo-Test de Sunset Overdrive : l'exclu Xbox One qui en fait trop ?

Jeu d'action arcade qui se veut insaisissable, Sunset Overdrive part dans tous les sens, et séduit autant qu'il fatigue.

Spyro, Ratchet & Clank, Resistance : Insomniac Games est depuis dix-sept ans l’une des figures incontournables de l’univers Playstation. Au point que beaucoup croyaient, jusqu’à la sortie de Fuse sur PS3, mais aussi Xbox 360, que le studio californien faisait partie de la galaxie des first-party de Sony. Contrairement à ses cousins de Naughty Dog, avec lesquels il entretient une relation privilégiée, Insomniac a su garder le cap de l’indépendance, quitte à se prendre les pieds dans le tapis avec l’insipide shooter sorti l’année dernière. Non content de réaffirmer ses envies d’ouverture avec son nouveau titre, le studio de Burbank s’acoquine complètement avec l’ennemi : Sunset Overdrive est une exclusivité Xbox One.

Saints RowerdriveRetour au sommaire
Sunset Overdrive
Sunset Overdrive, c’est surtout la copie carbone inversée de Fuse. A l’univers plat et très sérieux de cette déception 2013, Insomniac substitue un monde foisonnant, absurde et fluo. Le studio ouvre également son espace de jeu, offrant à son héros ou héroïne un vaste terrain où rebondir, grinder et wallrunner à loisir. C’est la première promesse du jeu : offrir des possibilités de mouvement étendues et des échappatoires permanents aux centaines d’infectés zombiesques pervertis par une boisson énergisante mal dosée. Imaginez des Teletubbies pervers bourrés à un ersatz de Red Bull signé Umbrella Corp, et vous aurez une idée somme toute fidèle du pitch de Sunset Overdrive : avec l’aide d’autres groupes de survivants, il s’agira de s’échapper d’une ville de Sunset City placée en quarantaine, et accessoirement faire tomber la multinationale véreuse à l’origine du breuvage.

Sunset Overdrive
Cette ébauche de scénario sert avant tout de prétexte aux délires d’Insomniac Games : le développeur a décidé de se lâcher, enchaînant les absurdités scénaristiques, laissant libre court à ses divagations (habituelles) sur l’arsenal à disposition et permettant à son personnage de rebondir sur tout ce qui ressemble de près ou de loin à un bout de décor. On glisse sur les rails, fils électriques et autres bordures astucieusement placés partout, on saute sur les voitures ou les arbres, on court gaiement sur toutes les surfaces verticales : le déplacement dans Sunset Overdrive connaît assez peu de limites, offrant un rythme effréné d’un bout à l’autre de l’aventure.

Vidéo-Test



S’appuyant sur les virevoltes de son héros, dont il récompense les enchaînements en débloquant de nouveaux pouvoirs à mesure que le compteur de figures/frags gonfle, SO propose des combats acharnés contre différents types d’ennemis aux propriétés bien spécifiques. Les infectés sont ainsi de taille variable, explosent, peuvent cracher de loin ou voler. Des robots contrôlés par FizzCo ou de vilains mercenaires se mêlent également aux échauffourées, vous offrant autant de prétextes pour glacer, électrifier, exploser ou enflammer suivant votre humeur de l’instant. Le mélange est d’emblée plutôt digeste, notamment grâce à une visée très assistée qui permet de se concentrer sur les cabrioles plutôt que sur l’alignement précis des têtes ennemies.

En quête d'actionRetour au sommaire
Sunset Overdrive
Bien sûr, Insomniac sème une multitude de quêtes sur la route du joueur pour l’inciter à découvrir Sunset City de manière progressive, et ainsi s’économiser d’inutiles virées aériennes dans une cité complètement ouverte où tout est accessible dès le départ. Si l’on peut assimiler la plupart des missions à un bête job de coursier destructeur, le studio californien a consenti à quelques efforts dans la variété des situations proposées. Que l’on aide à pousser un bélier pour défoncer une porte, que l’on pilote un planeur ou que l’on écoute des conversations à distance pour repérer un pote embastillé, que l’on blaste un maximum de monstres en un temps limité, ou que l’on fouille différentes zones à la recherche de je-ne-sais-quel objet prétexte, SO tente à tout prix d’éviter l’écueil habituel des jeux d’action à monde ouvert : la répétitivité.

Il y parvient en maintes occasions, par exemple lors des quelques combats de boss. Souvent massifs et particulièrement débiles, ces antagonistes sont l’occasion de faire virevolter le personnage principal un peu plus haut ou un peu plus vite que d’habitude. A certains moments charnières de la campagne, on doit également se farcir de petites missions de protection de zone. Similaires à ce que propose la partie multijoueur de Sunset (jusqu’à huit, pour un joyeux bordel), ces quêtes permettent de tester les réflexes et l’organisation du joueur, qui doit défendre plusieurs zones de l’attaque par vagues de dizaines d’infectés, en posant une ribambelle de pièges comme avec ses différentes pétoires. La réussite débloque de nouveaux pouvoirs, permettant au héros d’évoluer vers de nouveaux cieux destructeurs.

Sunset Overhype ©Retour au sommaire
Sunset Overdrive
Outre son système de déplacement vif et aérien, Sunset Overdrive se démarque de la concurrence par son ton léger fait de saillies irrévérencieuses, de poncifs vidéoludiques soulignés et de références ouvertes à de célèbres œuvres de la culture populaire. Un twist évident s’accompagne ainsi de réflexions blasées du personnage principal, le quatrième mur étant brisé dès que possible par des écrivains perpétuellement dans la surenchère. Cela se veut parfois drôle, notamment lorsque cela concerne les clans alliés (clan médiéval et son barde farfelu, geeks nonchalants, passionnés de Japon féodal, pompom girls latinas), mais tombe souvent un peu à plat, tantôt à cause d’une traduction peu évidente pour ce type d’humour ou simplement parce que les gags sentent un peu le réchauffé. Sunset Overdrive en fait sciemment trop, et s’expose donc à l’overdose d’humour potache et de gros mots pipi/caca.

Jusqu’au-boutiste, Insomniac affuble cette ambiance djeunz’ d’une direction artistique tout en nuances d’orange fluo, en explosions de mots à l’écran (une attaque au sol marque ainsi la route d’un Krak des plus stylés) sur fonds d’immeubles aux couleurs vives. Ce mélange détonant fatigue les yeux à la longue, sans pour autant nuire à la visibilité de l’action lors des déplacements. Les lignes de fuite restent claires, et ce n’est qu’en combat que les repères du joueur peuvent être chamboulés à l’occasion. Avec une caméra qui peine à choisir entre montrer les ennemis au sol, ou les plateformes et bâtiments en hauteur, on est parfois amené à pester contre le manque de précision de l’ensemble. La visée qui s’accroche sur le mauvais ennemi, alors même que l’on tourne la caméra pour repérer le prochain obstacle à grinder, nous pousse bien souvent à improviser, voire à s’en remettre au hasard pour poursuivre un enchainement, et donc garder ses pouvoirs supplémentaires actifs.

Sunset Overdrive
Sunset Overdrive
Sunset Overdrive
Toutes les situations sont prétextes à la gaudriole


Cela fonctionne la plupart du temps, le monde étant pourvu d’un nombre incalculable d’espaces interactifs, mais cela peut aussi conduire à l’arrêt total et brutal du personnage, à la merci d’une horde d’infectés qui ne mettront que quelques secondes à lui vider sa barre de vie. Le manque de contrôle global de l’action pourra donc frustrer le joueur qui apprécie de conserver le pouvoir de décision en toutes circonstances. Les combats restent d’un dynamisme et d’une vitalité sans pareils, en partie grâce aux possibilités étendues de l’arsenal, mais s’avèrent tout de même épuisants sur la durée. Le garage rock asséné sans discontinuer y est peut-être pour quelque chose, avec des boucles loin d’être désagréables mais qui participent de l’escalade permanente du rythme de jeu, en plus de se répéter un peu trop souvent durant la dizaine d’heures de campagne.

La musique, la course, les combats : le rythme de Sunset Overdrive ne baisse jamais sa garde, et conduit inévitablement à l’épuisement du joueur à haute dose. Le désordre cacophonique et la perpétuelle fuite en avant rappellent les adaptations Dreamcast des hits de l’arcade, Crazy Taxi en tête, et renvoient donc vers des sensations que l’on pensait avoir définitivement laissées derrière nous. C’est à la fois la force et le point faible du jeu, qui séduit autant qu’il rebute par son insouciante énergie qu’il déploie en toutes circonstances, sans se préoccuper d’une quelconque gestion de rythme. Au moins, le titre d’Insomniac ne se prend-il pas tellement au sérieux, une qualité rare dans les productions actuelles.

Insomniac Games n’a pas cherché à canaliser son énergie et ses inspirations avec Sunset Overdrive. Le jeu d’action déverse son irrévérence et sa bonne humeur à grands flots sans se soucier de la préservation mentale du joueur, qui se fatiguera à l’occasion de ces boucles rocks, de ces cabrioles permanentes et parfois imprécises, ou de ces objectifs de mission prétextes à la moindre blague potache. Le mélange foutraque a heureusement bien des qualités, à commencer par une vitalité débordante particulièrement engageante, offrant des affrontements dynamiques et plaisants, notamment lors des quelques séquences originales ou contre les boss, loufoques à souhait. Sans pouvoir prétendre à bien plus, Sunset Overdrive reste un défouloir efficace, un délire arcade bien senti dont la surenchère permanente de lol constitue l’atout principal.

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 7.3
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
Quel jeu de fou !!! Jeu simple à comprendre, un peu long mais il vaut mieux en avoir plus que pas assez. Les traits d'humour sont sympas ! Les armes et les combos d'armes (grind, sauts...) sont bien réalisés. Petit bémol, je ne crois pas qu'il soit possible de jouer sur plusieurs sauvegardes s'il on a envie de recommencer.
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