Spartacus : Legends en preview, au cœur de l’arène
Après un premier contact en septembre 2012, nous avons repris la manette du Free-to-Play d’Ubisoft, le premier du genre sur consoles. Voici nos toutes dernières impressions...
Lors de ses premiers Digital Days, Ubisoft nous avait présenté l’un des premiers Free-to-Play (F2P) destinés aux consoles de salon. Développé par Kung Fu Factory, le jeu de combat en ligne, bientôt disponible sur le PSN et le Xbox Live (et éventuellement sur l’e-shop 3DS), s’était montré assez intéressant dans son concept pour attirer notre attention malgré ses imperfections. Néanmoins, de nombreuses interrogations ont demeuré de longs mois, jusqu’à la semaine dernière. En effet, lors des récents Spring Digital Days, nous avons pu remettre la main sur Spartacus : Legends dans une version plus complète. Menus, recrutement des gladiateur, répartition des arènes ou encore gestion de l’expérience, nous allons enfin en savoir plus sur les règles qui régissent ce jeu gratuit, ou presque.
Sans revenir en détail sur ce que nous avons déjà écrit dans la précédente preview, nous ne pouvons pas nier d'avoir été séduits par les prétentions compétitives de Spartacus : Legends. Dans les grandes lignes, le jeu nous propose d’incarner le coach d’une équipe de gladiateurs, qui gère sa clique de manière à faire progresser ses poulains jusqu’à qu’ils se couvrent de gloire dans le Colisée et représentent fièrement leur « team ». Sur notre route : les équipes et les gladiateurs des autres joueurs qui, eux aussi, convoitent avec hargne les différentes distinctions collectives et individuelles. Bien évidemment, un jeu de combat en 3D gratuit ne risque pas d’être la tuerie visuelle / technique du siècle. Mais avec suffisamment de rigueur et d’intelligence, le soft peut faire valoir quelques atouts.
Sur le chemin qui le mène vers la gloire, le « Lanista » (l’entraîneur) doit d’abord faire participer les combattants de son « Ludus » (l'équipe) dans des tournois mineurs. C’est dans la région de Capoue, au sud de l’Italie, que tout commence. Ce n'est qu'une fois la région terminée que l'on passe à la suivante. Sur la carte, six secteurs, dont un seul disponible. Pour atteindre les cinq autres, le Ludus doit passer aux rangs supérieurs. Au sein du premier secteur, tous les combats ne sont pas accessibles non plus. Avant de défier le champion du quartier, il est obligatoire de s'affûter les canines dans de premiers combats scriptés contre l’IA, ou d’affronter directement les autres joueurs de niveau équivalent. Mais dans les deux cas, un gladiateur qui perd est un gladiateur qui meurt, définitivement.
Lorsque le joueur est à court de combattants, il peut aller en recruter avec des pièces d’argent. Ces dernières s’obtiennent en participant à des joutes, qu’elles soient remportées ou non. Néanmoins, on gagne toujours plus de monnaie en gagnant qu’en perdant (logique !). Par contre, le serveur ne rafraîchit la sélection de recrues (quatre propositions) que toutes les demi-heures. Ce qui signifie qu’il faut parfois composer avec un casting d’apprentis gladiateurs aux statistiques perfectibles. Le processus de renouvellement peut être activé manuellement à condition d’utiliser une pièce d’or. Mais attention, ce passe-droit supprimant spontanément l’attente n'est nullement la garantie de ne pas tomber à nouveau sur des "tâches" incapables de lever un bouclier.
Les armes, boucliers, casques, armures et bottes achetées en boutique ne peuvent pas être revendus. Toutefois, leur utilisation est illimitée et l’on peut équiper n’importe lequel de nos combattants avec ce que l’on a acquis. Certains objets s’achètent avec des pièces d’argent, d’autres avec de l’or. C’est à cet instant qu'on commence à tiquer. En effet, les pièces d’or ne peuvent s’obtenir qu’en échange d’euros bien réels. Si nous pouvons comprendre (sans le cautionner) le principe du F2P qui propose de s’affranchir des limites temporelles via le micro-paiement, il apparaît clairement que les joueurs qui ne paient pas n’ont pas accès aux mêmes équipements. Une ségrégation monétaire malsaine qui ne représente en rien l’investissement en temps de jeu mais qui peut, hélas, faire la différence au combat.
Compte-tenu de sa gratuité initiale, nous ne pouvions pas faire la fine bouche sur la rigidité partielle des commandes, le dépouillement graphique et les animations parfois grossières du bébé de Kung Fu Factory. Néanmoins, il est aujourd’hui peu concevable de jouer à un titre compétitif en ligne qui propose d’acheter en partie sa victoire. Le postulat de départ n’était pourtant pas mauvais, loin de là ! Le voile sur la partie monétaire s’est estompé et Ubisoft devrait sérieusement envisager un autre modèle économique pour s'éviter la désertion rapide des serveurs. En effet, la gratuité relative (le principe de base du F2P) perd son sens, car le temps passé - et perdu ! - devant l’écran n’est plus gage de réussite dans ces conditions. Qui pourrait avoir envie de se forger une équipe de gladiateurs à la sueur de son front si elle peut se faire dégommer à coups de carte bleue ? Réponse dans quelques semaines, lors de la parution en ligne de Spartacus : Legends.

Le F2P se montre plus précis…Retour au sommaire

Sur le chemin qui le mène vers la gloire, le « Lanista » (l’entraîneur) doit d’abord faire participer les combattants de son « Ludus » (l'équipe) dans des tournois mineurs. C’est dans la région de Capoue, au sud de l’Italie, que tout commence. Ce n'est qu'une fois la région terminée que l'on passe à la suivante. Sur la carte, six secteurs, dont un seul disponible. Pour atteindre les cinq autres, le Ludus doit passer aux rangs supérieurs. Au sein du premier secteur, tous les combats ne sont pas accessibles non plus. Avant de défier le champion du quartier, il est obligatoire de s'affûter les canines dans de premiers combats scriptés contre l’IA, ou d’affronter directement les autres joueurs de niveau équivalent. Mais dans les deux cas, un gladiateur qui perd est un gladiateur qui meurt, définitivement.

…et dévoile ses vilains travers !Retour au sommaire
La notoriété du Ludus est également une pièce maîtresse. C’est elle qui permet d’accéder à de nouvelles régions, mais aussi de recruter des gladiateurs plus talentueux. Ainsi, lorsque le meilleur de notre équipe tombe au combat, nous ne sommes pas obligés de repartir avec un bleu tout frêle. Une bonne réputation permet d’enrôler un vétéran de l’arène dont le niveau correspond à la notoriété de l’équipe, même s’il coûte évidemment plus cher que la recrue de base. En d’autres termes, plus on a de l’argent, plus on gagne du temps. La démarche implique donc d’avoir été suffisamment malin en ne claquant pas le pécule remporté au combat même si, de facto, un équipement plus efficace aide à ne pas perdre (surtout avec un combattant encore en apprentissage).
Compte-tenu de sa gratuité initiale, nous ne pouvions pas faire la fine bouche sur la rigidité partielle des commandes, le dépouillement graphique et les animations parfois grossières du bébé de Kung Fu Factory. Néanmoins, il est aujourd’hui peu concevable de jouer à un titre compétitif en ligne qui propose d’acheter en partie sa victoire. Le postulat de départ n’était pourtant pas mauvais, loin de là ! Le voile sur la partie monétaire s’est estompé et Ubisoft devrait sérieusement envisager un autre modèle économique pour s'éviter la désertion rapide des serveurs. En effet, la gratuité relative (le principe de base du F2P) perd son sens, car le temps passé - et perdu ! - devant l’écran n’est plus gage de réussite dans ces conditions. Qui pourrait avoir envie de se forger une équipe de gladiateurs à la sueur de son front si elle peut se faire dégommer à coups de carte bleue ? Réponse dans quelques semaines, lors de la parution en ligne de Spartacus : Legends.

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