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Test Sleeping Dogs (Xbox 360, PS3) : 7/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 17 Août 2012 , Xbox 360 , PS3 , Plus de tests sur PC

Les +

  • La ville de Hong-Kong, superbe
  • Un gameplay pêchu et varié
  • Aventure accrocheuse, personnages attachants
  • Bande-son réussie
  • Réalisation qui exploite nos PC

Les -

  • Missions secondaires manquent d'inventivité et de variété ...
  • ... en plus d'être peu nombreuses
  • Scénario globalement prévisible
  • Durée de vie un peu juste pour un jeu du genre
La note de jeuxvideo.fr
7.0
bon
La note des internautes
8.9

(1525 votes)
Publiée le 30/08/2012 à 15:08, par Virgile / Nerces

Vidéo-Test de Sleeping Dogs

United Front Games accouche dans la douleur d'un GTA-like solide et accrocheur à défaut d'être très original.

On peut dire que United Front Games revient de loin avec ce Sleeping Dogs. Quand Activision s'est porté acquéreur du projet, le studio de Vancouver développait une nouvelle licence dans la veine d'un GTA. Soucieux d'assurer le succès du titre, l'éditeur a vite suggéré de le baptiser True Crime : Hong Kong pour profiter de la renommée (sic) d'une franchise installée. Et puis finalement non, le géant américain prétextera l'évolution du marché, les coût de développement et le report intervenu en 2010 pour se désengager d'un projet à deux doigts d'être achevé. Passé depuis sous la houlette de Square Enix, le projet voit enfin le jour et contrairement à ce que l'on pouvait craindre, United Front Games s'en sort avec les honneurs.

L'infernale affaireRetour au sommaire
Sleeping Dogs
Flic sino-américain (bah oui pensez-vous, un héros sino-chinois ça ne se fait pas), Wei Shen revient épauler la police de Hong-Kong après plusieurs années passées aux Etats-Unis, sur ordre de son supérieur, Thomas Pendrew. Sa mission : infiltrer les triades, plus précisément le gang des Sun On Yee par l'entremise de son ami d'enfance, Jackie Ma dupe de ses réelles intentions. Pourquoi lui ? Parce que Pendrew a bien lu le dossier de sa recrue : épinglé pour diverses violences et meurtres dans l'exercice de ses fonctions, Wei est une tête dure doublée d'un caractère instable, le candidat parfait pour entrer dans les rangs de la pègre locale. C'est donc sans surprise que son immersion au sein des Sun On Yee lui fera petit à petit perdre pieds ...

Dans la veine du Infernal Affairs d'Andrau Law et Alan Mak ou de son remake américain Les Infiltrés de Martin Scorsese, Sleeping Dogs explore le trouble d'un agent de police qui, à vouloir prouver son allégeance à la mafia qu'il a été chargé d'infiltrer, fini par perdre ses anciens repères. Mais la comparaison s'arrête là. Sans être mauvais, le scénario de Sleeping Dogs est malheureusement un peu trop prévisible car parcouru de dialogues dévoilant la suite des évènements sans avoir mine de le faire. Mais qu'importe, sa galerie de personnages, tantôt attachants ou répugnants, ses situations parfois extrêmement tendues ou la manière dont il dépeint le côté obscur de Hong-Kong suffisent amplement à captiver le joueur d'un bout à l'autre du périple.

Dans « ville  » il y a « vie »Retour au sommaire
Sleeping Dogs
L'une de ses plus grandes réussites est d'ailleurs la ville de Hong-Kong dont les différents quartiers ont chacun bénéficié de la plus grande attention dans leur reconstitution virtuelle. Il émane de cette cité une identité forte, contrastée, bigarrée, palpitante de vie. Bien que de taille relativement modeste si on la compare à Liberty City (GTA IV) ou San Adreas (GTA III), Hong-Kong vous laissera à n'en pas douter une plus forte impression. Cette ville a du charisme, c'est indéniable. De ses cités dortoirs à ses quartiers d'affaire en passant par son marché nocturne, elle respire à des rythmes différents selon le moment de la journée et le temps qu'il fait. Le travail réalisé sur l'agitation de ses ruelles et avenues est à ce titre exemplaire. Bref, pour faire simple, on a tout simplement l'impression d'y être.

Seul écueil à ce travail sur l'immersion du joueur, le doublage des protagonistes de l'histoire est, pour l'essentiel, entièrement en anglais. Seuls quelques personnages secondaires s'expriment ponctuellement en cantonais. Dommage que United Front Games ne soient pas allé au bout de sa logique par crainte, on l'imagine, de faire fuir le joueur anglophone moyen. Il en résulte une espèce de décalage assez étrange lors de certaines scènes.

Drive, shoot & fightRetour au sommaire
Ce terrain de jeu aux proportions plus raisonnables a l'avantage de densifier l'action. Et il y en a des choses à faire à Hong-Kong. L'essentiel des missions, qu'elles soient liées à la quête principale ou annexes, consiste à faire parler les talents de Wei dans quatre domaines : la conduite, le gunfight, la baston et le parkour.

Sleeping Dogs
Au volant, c'est surtout le joueur qui fera parler ses réflexes. Car ici la conduite est nerveuse, rappelant en cela de fameux jeux de course arcade tels Need For Speed ou Burnout. Bien entendu, le break familial ne vous permettra pas d'éprouver vos talents de pilote, mais de nombreux véhicules se révèlent étonnamment musclés même pour les plus puissants d'entre eux. La vitesse de défilement en met plein les yeux et que ce soit en ville ou sur la freeway périphérique, les sensations sont assez exaltantes. Au point de faire régulièrement preuve d'inconscience en défonçant le mobilier urbain et quelques passants. Attention cependant à ne pas trop semer la mort et la destruction sur votre passage car lors des missions jouées pour le compte de la police chaque accrochage viendra ponctionner votre cagnotte d'XP finale de quelques points. Enfin, en héros de jeu d'action taillé pour le rôle, Wei a l'étonnante habilité de changer de véhicule comme d'autres enfilent un caleçon. Il lui suffit de poursuivre le bolide de son choix, de s'en approcher suffisamment puis de se jeter sur le toit pour ensuite en éjecter le conducteur. Classe et efficace.

Armé d'une pétoire, Wei a également quelques arguments à faire valoir. A l'instar de Tequila Yuen dans le Stranglehold de feu Midway, notre infiltré peut déclencher un effet de slow motion lorsqu'il surgit d'un abri, glisse sur une table ou enjambe un obstacle. Un emprunt bienvenu s'agissant d'un jeu qui nous plonge au cœur de la pègre Hongkongaise. En dehors de cela, la dimension shooter de Sleeping Dogs exploite les mécaniques consacrées par tous les TPS du moment. Il faut cependant en souligner la violence assez spectaculaire. Les bruitages particulièrement réalistes et les giclées de sang ponctuant chaque impact de balle y contribuent pour beaucoup.

« S'inspirant de systèmes de combat hyper stylisés et faciles à dompter [...] United Front Games dote ainsi son titre de bastons furieuses et superbement chorégraphiées »

Sleeping Dogs
Une violence qui s'exprime également au corps à corps. Wei a longtemps étudié le kung-fu (il est chinois, normal) et se bat avec une classe indéniable. S'inspirant de systèmes de combat hyper stylisés et faciles à dompter tels le Free Flow Combat des deux Batman de Rocksteady Studios, United Front Games dote ainsi son titre de bastons furieuses et superbement chorégraphiées. On pourrait craindre que le joueur ne se lasse de la répétition de ces empoignades trop bien réglées mais leur beauté formelle et les nouvelles techniques étoffant petit à petit le style de Wei suffisent à en préserver l'attrait. Et comme Wei aime à dispenser des corrections inoubliables, nous avons tout le loisir d'utiliser certains éléments de décors en guise de clou du spectacle (au propre comme au figuré). Cabine téléphonique, vide-ordures ou rideau métallique pour les plus magnanimes ; crochet de boucher, braise rougeoyante ou machine à broyer la glace pour les plus barbares. Yummy.

Enfin, en athlète total, Wei est passé maître dans l'art du parkour. L'occasion pour les développeurs de nous proposer quelques courses poursuites acrobatiques sur les toits de Hong-Kong et une poignée de tracés nous permettant d'explorer librement la ville sous une autre perspective. Dommage toutefois que ces derniers ne soient pas plus nombreux. On reste ainsi quelque peu frustré de ne pas pouvoir découvrir un peu plus l'envers de ce superbe décor.

Petite pousse de bambou deviendra grand dragonRetour au sommaire
Déjà redoutable pour ses adversaires dès le début du jeu, Wei évoluera au fil de l'aventure par le biais de quatre arbres de compétences. Pour débloquer les paliers des trois premiers (Triade, Police et Réputation) il suffit d'engranger des points d'expériences dans les missions du même type, tandis que le dernier (Combat de mêlée) requiert de retrouver douze statuettes appartenant à l'ancien maître de Wei contre lesquels nous seront dispensées des leçons de kung-fu. A noter que le niveau de Réputation permet également d'accéder à des biens de meilleure qualité en boutiques (voitures et vêtements).

Sleeping Dogs
L'évolution de Wei passe donc par l'accomplissement d'un grand nombre de missions de natures variées. En revanche, si les missions principales sont pour la plupart captivantes, on ne peut pas en dire autant des petites quêtes secondaires émaillant la progression. Non qu'elles soient ratées, mais elles manquent souvent de folie, de variété et d'un peu d'écriture. On y revient volontiers une fois le jeu terminé mais pas sûr qu'elles vous éloignent des objectifs assignés par la police et les Sun On Yee. Les plus frivoles auront tout de même à coeur d'enchaîner les missions de drague immanquablement conclues (grrr) par une chaste ellipse à côté de laquelle une scène d'amour de téléfilm bon marché fait figure de performance hardcore à la Sasha Grey.

Comptez donc une quinzaine d'heures pour boucler la quête de Wei, voire une vingtaine si vous y allez paisiblement. Pas énorme pour un jeu du genre, mais tout de même confortable compte tenu de la durée de vie moyenne d'un titre sur cette génération de consoles. Les perfectionnistes pourront certainement pousser le compteur à une vingt-cinq / trente heures de jeu en flânant dans les Karaoke Bar, les salles de jeu clandestines ou les combats de coqs tout en s'évertuant à retourner le jeu de la première à la dernière mission figurant sur la carte.

Beauté exotiqueRetour au sommaire
Sleeping Dogs
Enfin venons-en aux considérations bassement techniques. On pouvait craindre qu'avec le retard accumulé depuis le début du développement en 2008, Sleeping Dogs nous fasse une gueule de chien battu. Il n'en est rien et si le jeu ne figure pas au rang des fleurons de cette génération de consoles, il repose tout de même sur une réalisation solide. Après quatre ans de développement c'est la moindre des choses me direz-vous, mais il faut saluer la finition de ce titre pas vraiment aidé par le destin. D'une fluidité à peu près constante, exempt de vilains bugs de collision ou d'apparitions subites de pans de décors, Sleeping Dogs est un jeu propre et c'est déjà pas mal.

Côté bande-son, c'est un quasi sans-faute. Les doublages sont convaincants à défaut d'être en cantonais, tandis que les stations de radios nous abreuvent de morceaux de qualité issus de différents styles (mention spéciale à la station Ninja Tunes). Seul le score composé pour le jeu passe relativement inaperçu.

Le cas de la version PCRetour au sommaire
Sleeping Dogs
Une fois n'est pas coutume, la version PC de Sleeping Dogs est sortie en même temps que les moutures PS3 / Xbox 360. Hélas, du fait de contingences matérielles, nous n'avons pu essayer les trois déclinaisons... L'erreur est maintenant réparée avec cet aparté Windows qui nous permet de constater l'intéressant travail mené par United Front Games. Les développeurs ont d'abord réservé une bonne surprise aux joueurs PC en proposant un ensemble - facultatif - de textures dites « HD ». L'appellation est peut-être exagérée, mais le résultat est là avec une finesse sans commune mesure. Pour ne rien gâcher, les développeurs se sont arrangés pour que la profondeur de champ ne souffre pas de ces nouvelles textures et la transition reste souple..

Du côté des effets graphiques, les joueurs PC auront droit à quelques ajouts intéressants (ombres, SSAO...), mais il faut tout de même souligner les exigences matérielles d'une version relativement gourmande. Heureusement, Square Enix a veillé à ce que de nombreuses options soient disponibles : il devrait donc être possible de régler les choses à sa convenance... Une démo jouable permet d'ailleurs de se faire une bonne idée du rendu du jeu sur sa propre machine. Par ailleurs, si Sleeping Dogs est parfaitement jouable à la manette, il se satisfait aussi très bien du couple clavier / souris : les rares imprécisions que l'on relève lors de certains combos ou avec les véhicules ne nécessitent qu'un petit peu d'habitude. Enfin, nous n'avons pas testé la solution 3D stéréoscopique d'AMD, mais le 3DVision de NVIDIA marche plutôt bien avec une jolie mise en perspective qui fonctionne cependant mieux sur certains environnements. Une bien jolie adaptation !

Titre miraculé après l'annulation prononcée par Activision, Sleeping Dogs suscitaient quelques craintes heureusement pour la plupart balayées par le jeu final. Avec ce titre, United Front Games n'invente strictement rien mais emprunte ici ou là quelques bonnes idées de gameplay qui, réunies, forment un gameplay pêchu et cohérent mis en valeur par aventure accrocheuse à défaut d'être surprenante. On ne peut malheureusement pas en dire autant de toutes les missions qui la composent, la plupart manquant d'une bonne dose de culot et d'inventivité. Dommage car elles ne sont pas des centaines et on était donc en droit d'attendre un intérêt un peu plus soutenu dans leur enchaînement. Reste qu'avec une ville aussi superbement mise en textures et animée, des personnages attachants et une finition quasi-impeccable, Sleeping Dogs est un bon titre qu'on parcourt avec ardeur. Au point de s'en trouver un peu triste quand l'aventure touche à sa fin et qu'on finit par flâner sans beaucoup d'entrain dans les rues de Hong-Kong, l'esprit encore échauffé par les bons moments passés en compagnie de Wei, Jackie, Winston, Vivienne, Oncle Po et les autres.

Vidéo-Test de Sleeping Dogs





Test PC réalisé sur une machine à base de Core i7 3,6 GHz, 6 Go de mémoire vive et GeForce GTX 580. Le jeu semble à son aise à partir d'un processeur double-cœur 3 GHz, épaulé par 2 Go de mémoire vive et une GeForce 9800 GTX, mais une GeForce GTX 260 est un minimum pour profiter du 3DVision.

Sleeping Dogs
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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.9
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Bof
le jeux est bien met sa manque d éffet la maps n est pas asser grande est kan ont a fini le mode histoire ya plus rien a fair ds le jeux jle trouve pas térrible du tout
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