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Test Siren : Blood Curse (PS3) : 8/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 29 Octobre 2008 , PS3

Les +

  • Ambiance exceptionnelle
  • Travail sonore fabuleux
  • Design parfait
  • Difficile
  • Différentes façons de jouer
  • Personnages charismatiques

Les -

  • Téléchargement/Installation lourdingue
  • Caméra un peu trop serrée
  • Parfois frustrant
  • Narration un brin confuse
La note de jeuxvideo.fr
8.0
tres bon
La note des internautes
8.6

(41 votes)
Publiée le 04/08/2008 à 18:08, par Maxence

Résisterez-vous à l'appel de la SIREN ?

Siren : Blood Curse
Le Survival Horror est un genre en pleine déliquescence, ses meilleurs représentants lorgnant aujourd'hui nettement du côté de l'action, avec Resident Evil et Alone in the Dark en première ligne. Sans doute soucieux de préserver un genre dans lequel ils excellent, quelques studios japonais résistent heureusement toujours. C'est notamment le cas de Tecmo avec Project Zero, dont le prochain épisode semble sur de bons rails mais surtout du Siren Studio, qui sort aujourd'hui le troisième épisode d'une des séries de Survival les plus hardcore jamais conçues. Pour l’instant uniquement disponible en téléchargement, Siren : Blood Curse compte bien vous rappeler qu’il est toujours possible de flipper devant sa télé. Baissons les stores, augmentons le son et laissons nous emporter par le torrent de pleurs, de cris, de sang et d’horreur dans lequel nous plonge le premier vrai Survival de la PS3.

Du très lourd...


Passons rapidement sur le fastidieux téléchargement des 12 épisodes du jeu, pour un peu moins de 10 go en tout. Cela prend énormément de temps, qui, couplé à l’installation, offre déjà au jeu une durée de vie plus que correcte. Remarquons simplement que le titre prend un quart de la place de notre Playstation 3 40 go, et espérons que ces opérations « gavage de disque dur » ne se reproduiront pas de si tôt. Le jeu a au moins le mérite d’être proposé à petit prix (30€ pour le jeu complet, 40€ si acheté en morceaux). Un peu décontenancé par ce système de chapitres, nous nous lançons alors religieusement dans le premier épisode, posant les bases de l’histoire et nous mettant dans la peau d’Howard Wright, un étudiant qui n’a apparemment rien à faire dans le village mystique de Hanuda. Ce lieu maudit sera le cadre de notre aventure qui nous fera jouer une demi-douzaine de personnages différents, chacun ayant ses propres capacités physiques et ses possibilités d’interactions avec le décor. Exemple : la petite Bella ne pourra pas prendre d’objet pour se défendre, et le moindre contact avec un ennemi entrainera le Game Over, à l’inverse de Howard qui pourra encaisser quelques coups avant de rendre son dernier souffle, et surtout ramasser bouteilles, pelles et autres revolvers pour riposter.

Vidéo #8 - Horreur enfantine

Siren : Blood Curse : Vidéo #8 - Horreur enfantine


Siren : Blood Curse
Siren : Blood Curse
Siren : Blood Curse


Tous les personnages auront la possibilité d’utiliser la « vision Shibito » (concept existant depuis le premier épisode de la série), permettant de voir au travers des yeux des êtres présents aux alentours. Pratique lors des phases d’exploration, ce pouvoir s’avère caduque sur une télé cathodique classique, la confusion prenant largement le pas sur l’action. Revenons quelque peu sur la narration morcelée spécifique que propose Blood Curse, qui vous fera changer régulièrement de personnage, croisant les histoires et entremêlant les relations diverses entre l’équipe de TV américaine, la famille décomposée, l’étudiant mystérieux et bien d’autres qui se retrouvent impliqués dans cette sanglante épopée. L’utilisation du flash-back et les divers twists rendent l’histoire complexe, toutes les clés n’étant pas révélées dans le bon ordre. Sachez en gros qu’il sera question de rites sacrificiels et de traditions, dans un monde peuplé de villageois « zombiesques » semblant possédés par le démon. Voilà qui est dit.

They don’t exist !


Si la mise en scène est de qualité, avec à la fin de chaque chapitre un trailer rythmé récapitulant les faits et quelques images de l’épisode suivant, la réalisation n’est pas en reste. Les différents environnements, quoique classiques dans la forme, restent toujours dans le ton et surtout suffisamment détaillés pour nous immerger parfaitement dans l’horreur. Si on apprécie moins le grain collé sur l’image lors des passages en vue « Shibito », l’aspect sale et pourtant net de la vue normale est d’une efficacité indéniable. Le jeu est visuellement réussi, les animations des héros comme des individus malfaisants correspondants bien au physique de chacun. On regrette néanmoins l’impossibilité de reculer la caméra de quelques pixels, le choix ayant été fait par les développeurs de nous propulser au maximum dans le feu de l’horreur plutôt que de nous permettre d’appréhender parfaitement l’univers. Ce qui se perd en lisibilité se gagne en immersion, d’ailleurs encore accentuée par le travail sonore de haute volée effectué par l’équipe de Siren Studio. Cris, pleurs, liquides et bruits de pas contribuent à propager ce sentiment de stress immense provoquant de fortes sensations, même dans les moments de calme. La musique mélange habilement sonorités torturées et mélodies maîtrisées pour un résultat qui fleure bon l’excellence.

Vidéo #9 - Saigo Saiga

Siren : Blood Curse : Vidéo #9 - Saigo Saiga


Siren : Blood Curse
Siren : Blood Curse
Siren : Blood Curse


Satanés villageois


Evoquons le traditionnel diptyque jouabilité/gameplay. Le but du jeu est assez simple, puisqu’il s’agit la plupart du temps de se rendre à un endroit, d’abattre un ennemi spécifique ou encore d’escorter un second personnage en lieu sûr. Les chapitres sont divisés en deux ou trois parties, permettant d’obtenir un bon rythme global. On arpente les mêmes environnements avec différents personnages pour diverses missions, nous permettant de nous approprier les lieux au fur et à mesure de nos pérégrinations. Sans casser des briques et n'offrant au final qu'assez peu de liberté, le level design est efficace. Une cinquantaine d’objets hétéroclites peuvent être ramassés (louche, poêle, binette, sabre, calibre 38…), chacun ayant sa propre efficacité. On aurait aimé un poil plus d’interactivité avec les décors, car à l’exception des situations prévues par le jeu et quelques objets tombant à la moindre touchette (sensations garanties dans le noir !), on reste un peu sur notre faim à ce niveau. Malgré la possibilité de passer en vue à la première personne à tout moment, notre personnage reste tout de même un poil rigide, dans la grande tradition des jeux du genre. Utile pour repérer un ennemi, un objet ou encore pour fuir, on privilégiera tout de même la vue classique bien plus agréable à manier. Le problème de caméra évoqué précédemment est souvent très frustrant, surtout dans les passages étroits, nous empêchant de discerner la configuration des lieux correctement, ou tout simplement de bien ajuster un ennemi.

Vidéo #6 - Extrait du chapitre 1



Forbidden Siren : Blood Curse
Forbidden Siren : Blood Curse
Forbidden Siren : Blood Curse


Globalement, il faudra prendre l’habitude de mourir. Si le jeu en lui-même n’est pas d’une longueur extrême, comptez pas mal de temps, en tout cas en mode normal, pour recommencer un bon paquet de séquences tant les ennemis sont retors. Rapides et efficaces, ceux-ci vous laissent rarement de deuxième chance. Les quelques échauffourées au corps à corps vous obligeront à secouer votre manette comme un malade (sixaxis oblige), tout ça pour finalement vous faire rattraper une demi seconde plus tard par l’adversaire déjà remis sur pied. Sans doute calibrée pour contribuer au stress déjà très présent dans le jeu, cette vitesse entraine de nombreux moments de frustration qui émaillent la progression, globalement difficile. On essaiera donc de privilégier la discrétion ou la fuite pour plus de sécurité. Qu’on se le dise, dans son ambiance, son challenge ou son scénario, Siren : Blood Curse n’est pas pour les mauviettes.

Conclusion


Siren : Blood Curse est une expérience sans commune mesure sur Playstation 3. Son côté old school, son intrigue étriquée et sa difficulté au dessus de la moyenne n’en font pas un jeu à mettre entre toutes les mains. Malgré la frustration de certains affrontements, la phase téléchargement/installation lourdingue et le dirigisme du soft, on ne peut être qu’ébloui par l’ambiance exceptionnelle rendue par des graphismes au design somptueux et un environnement sonore tout simplement ahurissant. La nuit n’a jamais été aussi bien rendue dans un jeu vidéo.



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Siren : Blood Curse
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Forbidden Siren : Blood Curse
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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.6
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
Une super expérience L'un des meilleur, si ce n'est le meilleur survival-horror de la génération à mes yeux. Et accessoirement l'un des meilleur toutes générations confondues. Design et ambiance de malade, un superbe travail artistique quoi. Scénario de fou, ultra riche, bien foutu, dense, complexe (par contre il faut fouiller le jeu et se creuser les méninges pour tout comprendre...). suite ...
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
!! meilleur jeu d'horreur universel, il a respecté son titre "survival horror" car il s'agit de survivre dans une aura d'horreur pratiquement sans armes et des ennemis immortels ! fuir pour survivre , se cacher .... pas joué mieux
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