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Test Silent Hill : Book of Memories (Playstation Vita) : 6/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 02 Novembre 2012 , Playstation Vita

Les +

  • Bourrin juste ce qu'il faut
  • Le karma influence le scénario et le gameplay
  • Forcément plus fun en multi
  • Bonne montée en puissance du personnage
  • Un tas d'armes...

Les -

  • ...qui se cassent trop facilement
  • Hasard souvent frustrant
  • Chargements très longs
  • Réalisation peu flamboyante
  • Fan service rustre
  • Création de personnage risible
La note de jeuxvideo.fr
6.0
bon
La note des internautes
6.7

(29 votes)
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Publiée le 06/11/2012 à 18:11, par Maxence

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Test de Silent Hill : Book of Memories, du hack'n slash sur Vita

Evacuons tout de suite le stress : Silent Hill Book of Memories n'est qu'un spin-off, pas le signe d'un revirement de la série.

Après treize ans de bons et loyaux services rendus au Survival Horror, la série Silent Hill se met au Hack’n Slash. Si le choix peut surprendre voire irriter les fans de la première heure, le joueur avisé se fendra d’un « et pourquoi pas ? » prudent : on ne peut en vouloir à Konami de tenter des choses différentes, surtout avec une série en panne de reconnaissance depuis près de huit ans maintenant. Ce sont les américains de WayForward qui s’y collent : entre deux bouses Bob L’Eponge et autres adaptations Marvel de seconde zone, le studio nous a déjà agréablement surpris avec Aliens Infestation ou encore Contra 4 sur DS. Sa bonne volonté suffira-t-elle à sauver le naufrage annoncé de Silent Hill sur Vita ?

Pourquoi pas un point’n click Street Fighter ?Retour au sommaire
Silent Hill : Book of Memories
Bon, forcément, avec un Silent Hill à la sauce RPG action, on repart de zéro. Pas tout à fait en réalité, puisque des sons, monstres, armes et autres références sont utilisés dans tous les compartiments du jeu. Le fan service ne prend ceci dit pas vraiment, puisque même si blaster les infirmières à coups de tuyau métallique ou esquiver Pyramid Head et son tranchoir géant font partie de l’histoire de la série, le corps même du jeu reste très éloigné de l’ADN de la série. Ainsi, la ville de Silent Hill, qui par le passé faisait réellement office de personnage principal, est ici totalement occultée à la faveur d’un scénario annexe plus proche de la bande dessinée Dying Inside que des canons habituels des épisodes majeurs de la saga.

Silent Hill : Book of Memories
L’histoire de Book of Memories tient sur un post-it : le héros reçoit un livre pour son anniversaire et se rend compte qu’il peut en modifier le contenu dans ses cauchemars, lui permettant d’influer sur son propre passé. Enquête policière pervertie, amie d’enfance qui devient petite copine, sœur à aider : le héros se sent forcément pousser des ailes, même si changer le cours de l’histoire le contraint à affronter des hordes de monstres chaque nuit. Pas inintéressante, d’autant que l’orientation choisie par le joueur (on y reviendra) en modifie sensiblement le déroulement pour aboutir à l’une des six fins, l’histoire a quand même du mal à passionner faute d’un vrai travail de design pour le personnage principal.

Bande-annonce #4 - Lancement du jeu



Forcé de coller un minimum au genre, et de permettre aux joueurs de se différencier en multi, Wayforward a en effet succombé aux sirènes de la personnalisation de bas étage : homme ou femme, un style à choisir entre BCBG, Goth ou encore Bookworm, une coupe de cheveux, quelques habits et basta. Même s’il sera possible d’acquérir différents objets cosmétiques aussi inutiles qu’onéreux par la suite, difficile de comprendre le choix des développeurs. On aurait préféré quelques personnages bien bossés plutôt que cet ersatz de customisation dont le résultat est forcément ridicule. -1 en immersion.

Des qualités à la pelle…Retour au sommaire
Silent Hill : Book of Memories
On repart de zéro, disais-je avant de digresser, puisque si Diablo et Silent Hill partagent une certaine vision de l’enfer et un certain goût pour les monstres dégueulasses, les deux séries n’ont absolument rien en commun niveau gameplay. Book of Memories est donc truffé d’idées plus ou moins nouvelles par rapport à son genre d’accueil, certaines judicieuses et d’autres largement moins. Le fond de jeu est plutôt rodé : l’inventaire est limité, on peut porter une arme simple dans chaque main, les coups peuvent être directs ou chargés pour plus de dégâts, l’esquive ne casse pas complètement l’animation d’attaque et doit donc être anticipée vis-à-vis des mouvements de l’adversaire, un système de finish move efficace mais exigeant au niveau du timing prévient du button-mashing de sagouin, les armes ont une durée limitée vous forçant à les réparer ou les abandonner…

Silent Hill : Book of Memories
Assez vif et quand même bien bourrin, ce Silent Hill Vita jouit d’un certain dynamisme lors des combats de mobs, les ennemis plus coriaces et les boss demandant souvent un peu plus de touché pour être terrassés. Le flow de l’action est franchement plaisant dans des niveaux générés aléatoirement qui aident à la rejouabilité, omniprésente dans le jeu compte tenu du système d’expérience déployé. On compte un vendeur (tenu par le facteur Howard Blackwood de Downpour), une mission principale, une mission annexe, un distributeur de pouvoir (une seule utilisation dans le niveau) et un point de sauvegarde par niveau, qu’il n’est pas nécessaire de vider entièrement pour conclure. Des pièges sont disséminés un peu partout et certains meubles contiennent clés, armes et soins et si on peut les repérer facilement en utilisant la lampe de poche, cela alertera aussi les ennemis présents. Pas pratique lorsque la vie manque.

Silent Hill : Book of Memories
Silent Hill : Book of Memories
Silent Hill : Book of Memories
Forcément, c'est plus amusant à plusieurs


En plus, les ennemis comme les armes sont assez variés (après un long temps de couteau et de batte de baseball quand même) et les environnements bien différents, même si le côté « généré aléatoirement » et la vue du dessus ne les aident pas spécialement à se différencier. Cerise sur le gâteau, un système de karma invite le joueur à choisir entre la lumière et le sang : suivant sa propre orientation, chaque ennemi laissera derrière lui un tas d’orbes, rouges ou blanches. Les rouges vous permettront, une fois collectées en vaste majorité, de déclencher un pouvoir spécial offensif, les blanches étant bien sûr centrées sur le soin. Votre alignement impacte donc autant le scénario que le gameplay, ce qui est suffisamment rare pour être souligné.

… mais des défauts par wagonsRetour au sommaire
Silent Hill : Book of Memories
Présenté comme ça, Book of Memories apparait comme un jeu de rôle action tout à fait intéressant. Seulement, un tas de défauts plus ou moins gênants s’insinuent au fil des heures de jeu au point de nous faire poser la console pour se calmer. D’une, les armes sont un peu trop fragiles (comme dans Silent Hill Origins sur PSP), si bien que l’on doit sans cesse passer d’un outil à un autre sous peine de perdre ses meilleures possibilités offensives. Cela aurait pu être fluide si le système de sélection au tactile n’avait pas été si mal pensé et peu ergonomique : switcher de deux armes à une seule nécessite ainsi d’être à l’arrêt, ce qui n’est pas vraiment pratique dans le feu de l’action, quand gérer son inventaire se fait toujours en plusieurs étapes tant le système manque d’instinct. On perd son temps et le rythme retombe.

Silent Hill : Book of Memories
Le pire reste quand même la gestion de la difficulté, plus frustrante que réellement stimulante. On perd constamment de la vie tant il est impossible de parfaitement esquiver les attaques ennemies (même en garde, on prend des coups), les nombreux pièges bien fourbes pouvant également rapidement vous mettre au pas. On pense à celui qui vous met à un point de vie pendant un court laps de temps, néanmoins suffisant pour que cette merde de papillon maléfique qui vous colle finisse le boulot. On pense aussi aux divers ennemis qui explosent, causant d’énormes dégâts souvent fatals lorsqu’ils arrivent en fin de rush. Je vous vois venir, avec vos airs de hardcore gamer qui en ont vu d’autres et qui méprisent le petit journaleux payé à jouer : en quoi la difficulté d’un jeu est-elle gênante ?

Elle l’est lorsqu’elle est guidée par le hasard, qui tient une part importante dans Book of Memories. La construction aléatoire des lieux peut ainsi placer le point de sauvegarde dans l’endroit le plus éloigné de la carte ou mettre le magasin après quatre salles sans soin à ramasser. Après vingt minutes à gérer ses ressources limitées comme un dieu et enchainer les finish moves skillés, il devient quand même un peu rageant de se faire instant kill par un ennemi qui explose ou un combo de pièges bien sale. Surtout quand le temps de chargement est interminable : on aurait accepté de mourir bêtement si le respawn en début de niveau avait été quasi instantané, mais cela devient difficile à encaisser lorsque plus d’une minute sépare la mort de la vie suivante. Inacceptable même, le principe du jeu nomade tenant plus à la courte session qu’à l’enchainement des heures de jeu.

Un supplice partagéRetour au sommaire
Silent Hill : Book of Memories
En multijoueur (jusqu’à 4, Wifi ou Ad-hoc)
, le problème se pose moins puisque la mort entraine simplement le respawn et la perte d’une partie de notre stuff, un compromis largement plus acceptable. Aussi réjouissante que soit cette possibilité en ligne, surtout entre amis de bonne volonté, elle souffre elle aussi d’un certain nombre d’écueils qui plombent un peu l’expérience : les clés ne sont pas partagées, si bien que l’on peut se retrouver bloqué si un allié est dans la lune. Le loot non plus, et il faut donc lutter pour s’équiper dignement avec tous les rapaces qui rodent sur les serveurs publics. Le magasin ne peut être utilisé par tous en même temps et si un allié décide de terminer le niveau, tout le monde le suit même si vous n’êtes pas prêt : couplé au système de gestion d’inventaire poussif, cela peut créer là aussi de bonnes crises de nerfs si on perd son arme favorite.

Silent Hill : Book of Memories
Niveau réalisation, le constat est malheureusement assez triste. Sans être spécialement laid, Book of Memories ne fait pas vraiment honneur à son support malgré une chouette gestion de la lumière et quelques jolies inspirations artistiques. Les salles toujours rectangulaires et les couloirs qui se ressemblent tous ne transpirent déjà pas vraiment l’amour du level design bien fait, mais c’est le niveau de détail moyen et le rendu générique de l’ensemble qui font le plus mal. Rien de catastrophique, mais rien de bien génial non plus. Souvent en premier plan dans la série, les musiques n’ont ici pas grand-chose d’extraordinaire : Wayforward a une fois encore fait marcher la boite à contenu générique à plein régime.

Silent Hill : Book of Memories est un titre que l’on aurait pu franchement aimer. Son bourrinisme contrôlé l’honore, tandis que les quelques bonnes idées de son gameplay et la construction aléatoire de ses niveaux l’empêchent d’être trop répétitif, pourtant l’écueil majeur du genre hack’n slash. Mais à force d’être trop cruel, trop long à charger, pas bien joli et un peu maladroit dans son fan service, le titre de Wayforward en devient aussi rebutant qu’attirant. Reste une option multijoueur perfectible mais forcément plus fun, surtout entre potes, pour une progression un peu plus fluide. Sans que l’on puisse crier au génie, Book of Memories n’est au moins pas la bouse innommable que beaucoup attendaient (espéraient ?), et c’est déjà pas mal ; on attend maintenant un vrai épisode sur la portable de Sony.


Silent Hill : Book of Memories
Silent Hill : Book of Memories
Silent Hill : Book of Memories
Silent Hill : Book of Memories
Silent Hill : Book of Memories
Silent Hill : Book of Memories
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Silent Hill : Book of Memories
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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 6.7
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Bon
silent hill Book of memories Oublier de suite le titre, pour vous concentrez sur le type de jeu, car en effet, les puristes de silent hill se tireront les cheveux. Mais, passer cela, Book of Memories reste un bon Hack'n slash, avec un bon bestiaire, des tas d'armes, une bonne ambiance (bon le scenario euuhhh bon bref...) mention bien pour la musique. Voilà, c'est pas le jeu de l'année, mais pourv suite ...
Cet avis vous a-t-il été utile ? oui (1) / non (1)
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
A éviter
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