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Test Sherlock Holmes : Crimes & Punishments (PS3, Xbox 360, PS4, Xbox One) : 8/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 30 Septembre 2014 , PS3 , Xbox 360 , PS4 , Xbox One , Plus de tests sur PC

Les +

  • 6 enquêtes intéressantes
  • Belle refonte visuelle
  • Qualité des visages
  • Temps de chargement interactifs...
  • Vue à la 3e ou 1e personne
  • Multiples conclusions d’enquête
  • Puzzles et mini-jeux sympas
  • Le système de déductions
  • Interface ergonomique

Les -

  • Gestion des sauvegardes
  • Un léger manque d’interactivité
  • L’échec est impossible
  • VOSTFR
  • ...Mais un peu longuets
La note de jeuxvideo.fr
8.0
tres bon
La note des internautes
7.4

(29 votes)
Publiée le 30/09/2014 à 11:09, par Jean-Marc

Test de Sherlock Holmes : Crimes & Punishments

Sherlock Holmes revient pour mener six enquêtes toutes plus étranges les unes que les autres.

Avec ses deux précédents volets (Jack L’Éventreur et Le Testament), Frogware avait déjà commencé à dépoussiérer sa série de jeux d’aventure point & click basée sur les enquêtes de Sherlock Holmes. Avec cet épisode intitulé Crimes & Punishments, le développeur enfonce le clou pour nous proposer un ravalement de façade bien sympathique.

Le Sherlock nouveau est arrivéRetour au sommaire
Sherlock Holmes : Crimes & Punishments
Une fois n’est pas coutume, c’est dans la peau du plus célèbre des détectives londoniens que nous allons devoir résoudre non pas une affaire, mais six cas bien différents les uns des autres. Un marin harponné dans sa cabane, un train qui se volatilise, un meurtre dans des thermes romains, un cambriolage qui tourne mal dans un manoir, un vol de plantes exotiques dans une serre et un double assassinat à Whitechapel, tels sont les cas épineux qui vont mettre nos petites cellules grises au travail.

Sherlock Holmes : Crimes & Punishments
Pour ces nouvelles aventures, Frogware a troqué son moteur contre l’Unreal Engine. Le changement est radical et c’est avec plaisir que nous découvrons à chaque nouvelle enquête des environnements travaillés aux atmosphères bien particulières. Ceux-ci recèlent tout un tas de détails pour qui prend le temps de flâner. Le jeu nous propose ainsi des ambiances très variées et originales en jouant sur les effets de lumières. Visuellement, le jeu est particulièrement plaisant pour la rétine. Un gros travail a été effectué sur les personnages, notamment sur les visages, à tel point que le jeu use et abuse des gros plans permettant d’apprécier la finesse des textures de peaux et les petites subtilités des diverses animations faciales. Ces dernières sont d’ailleurs au cœur d’un mini-jeu dans lequel leur observation attentive permet de remporter plus ou moins facilement un bras de fer.

L'Insert Disk élémentaire


Les développeurs en ont profité pour modifier également l’approche des mécaniques d’investigations afin de nous mettre au centre de l’enquête. Nous sommes Sherlock Holmes et, si les nombreux indices que nous découvrons au fur et à mesure nous conduisent sur la trace d’un coupable, ce sont tous les à-côtés entendus, lus, ou vus, qui nous permettent de nous forger notre propre opinion. En effet, pour la première fois dans un jeu Sherlock Holmes, il n’y a pas qu’une seule conclusion à l’enquête. Chaque scénario prévoit naturellement un seul véritable coupable. Mais, en raison de cette liberté de déduction, nous pouvons aboutir à une conclusion complètement erronée. Pour autant celle-ci reste complètement plausible. Saluons donc au passage le travail remarquable des scénaristes qui nous ont concocté des cas très intéressants et originaux, avec un bémol cependant, pour la quatrième enquête, bien trop linéaire et directe dans ses déductions.

Sherlock Holmes : Crimes & Punishments
Comme tout bon jeu d’enquête, c’est en discutant avec les différents protagonistes que nous obtenons nos premiers indices. Sherlock Holmes peut apprendre beaucoup de choses sur une personne simplement en la regardant. C'est ce que permet de faire une phase de jeu consistant à examiner les plus petits détails du témoin situé en face de nous. Ceci permet notamment de mettre à jour certaines contradictions dans leur témoignage. D'autres indices se trouvent en explorant minutieusement les lieux, qu’ils soient sous forme d’objets ou de récompenses données lors de divers mini jeux et puzzles originaux et variés. Enfin, les facultés exceptionnelles d’observation de Sherlock sont aussi une source d’indice. C’est ainsi qu’à certains moments clés, nous pouvons rechercher les détails invisibles que seul Holmes est à même de déceler, et qu'à d'autres nous faisons fonctionner son imagination à plein régime pour voir le déroulement d’événements passés ou anticiper des actions à venir. Le tout nous est proposé dans des interfaces intuitives et ergonomiques parfaitement bien pensées. L’intégration de ces mécaniques est bien faite. De plus, le temps de résolution bien dosé de ses mini-jeux/puzzles et leur niveau de difficulté ne viennent jamais rompre trop longtemps la progression de l’enquête.

Sherlock Holmes : Crimes & Punishments
À chaque nouvel indice obtenu, il est possible de tenter de les associer deux par deux pour arriver à une conclusion représentée par l’activation d’un neurone dans le cerveau de Sherlock. Une fois tous les indices obtenus, il convient de déterminer les différentes déductions possibles pour que les neurones se connectent entre-eux et aboutissent à une conclusion. Ceci peut amener Holmes à décider d’un plan d’action pour continuer l’enquête, ou bien à déclarer la culpabilité finale. Comme nous l’avons évoqué, il y a plusieurs conclusions plausibles pour chaque enquête. Il est donc impossible d’échouer vraiment, sauf à avoir la satisfaction personnelle d’avoir trouvé le véritable coupable du premier coup. En effet, chaque fin possible dispose de sa propre séquence et c’est un véritable plaisir de recommencer sa déduction finale pour voir toutes les alternatives prévues. Et ce, d’autant plus que certaines demandent d’être attentif et de se préparer à une éventuelle phase à actions contextuelles. Avant de clore le chapitre, le jeu propose de savoir si nous avons bien trouvé le coupable et de refaire ses choix. A cela s'ajoute le choix moral de condamnation ou d’absolution du coupable. Une fois l’enquête validée, nous voyons les pourcentages de joueurs ayant opté pour les mêmes conclusions et choix.

Sherlock Holmes : Crimes & Punishments
Sherlock Holmes : Crimes & Punishments
Sherlock Holmes : Crimes & Punishments

Une accessibilité plus importanteRetour au sommaire
L’enquête close, nous passons à la suivante. Et nous touchons là un aspect étrange du jeu, dans la gestion des sauvegardes. Ces dernières sont automatiques et régulières sans que nous puissions sauvegarder quand bon nous semble. Il convient donc d’atteindre certains moments clés de l’enquête pour quitter le jeu, sous peine de devoir recommencer une partie de ses investigations. De plus, passer à l’enquête suivante supprime toute la progression des enquêtes précédentes. Celles-ci ne peuvent dès lors qu’être recommencées depuis le début.

Sherlock Holmes : Crimes & Punishments
La gestion de l’inventaire a également été revue. Les différents objets croisés peuvent être observés sous toutes les coutures (pour dénicher de nouveaux indices ou bien être pris), mais aucun inventaire dans lequel farfouiller ou combiner des objets entre eux n’est présent. Quand Sherlock a besoin d’un objet, c’est précisé à l’écran et, si nous sommes en sa possession, il apparaît alors et l’action se réalise. Cela part d’une volonté de simplifier l’interface afin qu’elle se limite à un journal qui récapitule les dialogues, les documents trouvés, les choses à faire, les profils des témoins et d’autres aspects plus accessoires.

Sherlock Holmes : Crimes & Punishments
Cet épisode se veut aussi plus accessible que les précédents. Nous l’avons vu, une enquête ne peut pas vraiment échouer. Mais, si les lieux sont richement travaillés, ils manquent d’interactivité. Seuls les points dignes d’intérêt apparaissent et aucune fausse piste ne vient nous détourner de nos déductions. Il en est de même pour les dialogues : si nous croisons diverses personnes de-ci de-là, seules celles qui feront progresser l’enquête discuteront avec nous. Les autres font simplement partie du décor, ce qui rend toutefois les lieux plus vivants. Il en va de même pour certaines déductions. Quand deux indices ne coïncident pas, ils sont rayés. Il est ainsi possible, par simple élimination plus que par déduction, de découvrir les bonnes corrélations. Il est également impossible d’échouer quand il faut présenter un argument pour mettre à jour une contradiction dans un témoignage, suite à l'examen minutieux de la personne en face de nous, car le jeu nous permet de recommencer à l'envi la confrontation. Encore une fois, c’est la satisfaction personnelle d’avoir trouvé les bons éléments du premier coup qui prime.

Sherlock Holmes : Crimes & Punishments
Si nous pouvons regretter que l’aventure soit entièrement en anglais sous-titrée en français, force est de reconnaître que le doublage est d’une excellente qualité et que cela renforce le côté « so british » de Holmes. Le plaisir de jeu n’est en tout cas pas gâché par les sous-titres qui s’affichent suffisamment longtemps à l’écran pour bien avoir le temps de les lire. L’ambiance sonore a également bénéficié d’un grand soin, aussi bien dans les thèmes musicaux que dans la profusion des sons d’ambiance qui ajoutent efficacement à celle-ci et à l’atmosphère des lieux. Nous aurions pu regretter des temps de chargement un peu longuets entre les différents lieux, d’autant plus que les allers-retours sont assez fréquents. Heureusement, ceux-ci sont interactifs et nous pouvons en même temps consulter notre journal ou procéder à nos déductions neuronales.

Sherlock Holmes : Crimes & Punishments
Sherlock Holmes : Crimes & Punishments
Sherlock Holmes : Crimes & Punishments

Jeu d’aventure point & click à la base, la série a progressivement évolué pour nous proposer avec les deux précédents opus la possibilité de passer d’une vue à la troisième personne à une vue subjective. Ces nouvelles enquêtes ne dérogent pas à la règle, mais pour profiter de la vue subjective – certainement la plus agréable à pratiquer – il faut jouer au pad ou appuyer sur la touche R du clavier.

Sherlock Holmes : Crimes & Punishments est une franche réussite. L’Unreal Engine entre les mains des artistes de Frogware fait des merveilles pour nous proposer certainement le plus bel épisode de la série. Les enquêtes sont originales et sympathiques. L’ergonomie adaptée, la difficulté bien dosée et la variété des mini-jeux et puzzles, ainsi que leur accessibilité, font que nous passons de très bons moments avec Sherlock et Watson tout au long de la vingtaine d’heures nécessaires pour boucler les six cas. La série se bonifie avec le temps et continue sur la lancée qu’elle a initiée avec l’épisode précédent, à savoir : s’ouvrir au plus grand nombre, sans pour autant sacrifier au besoin de se triturer les méninges. Un très bon épisode pour découvrir la série avec des enquêtes plus courtes, mais variées.

Sherlock Holmes : Crimes & Punishments
Sherlock Holmes : Crimes & Punishments
Sherlock Holmes : Crimes & Punishments
Sherlock Holmes : Crimes & Punishments
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