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Test Risen 2 : Dark Waters (PC) : 7/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 27 Avril 2012 , PC Sortie le 02 Août 2012 , Plus de tests sur Xbox 360 , PS3

Les +

  • L'ambiance Pirates
  • Environnements très réussis
  • Scénario / dialogues de qualité
  • Bonnes idées de gameplay

Les -

  • Combats un peu en retrait
  • Des villages un peu vides
  • Déjà des DLCs ?
  • Quelques bugs / imperfections
La note de jeuxvideo.fr
7.0
bon
La note des internautes
6.7

(124 votes)
Publiée le 31/07/2012 à 09:07, par Nerces

Test de Risen 2 : le jeu de rôle se la joue flibuste aussi sur Xbox 360

Jeu de rôle très scénarisé et riche de nombreux dialogues, Risen 2 nous invite à découvrir le monde sans foi ni loin des pirates.

Spécialistes du jeu de rôle, les Allemands de Piranha Bytes se sont fait connaître avec la saga Gothic et ses trois épisodes étalés sur cinq ans. Hélas, en 2007, ils se sont séparés de leur éditeur historique - JoWooD - et ont perdu les droits d'utilisation de la licence. Qu'à cela ne tienne, ils ont imaginé un nouvel univers, un nouveau héros et une nouvelle franchise - Risen - dont on découvre aujourd'hui le second opus. Une suite dont le canevas reste sensiblement le même, mais qui se permet un profond changement de thème pour adopter le monde très original de la flibuste : un jeu de rôle au beau milieu des pirates, des perroquets et des mousquets, difficile de faire plus rafraîchissant, non ?

Prendre le Parti des PiratesRetour au sommaire
Risen 2 : Dark Waters
Dix ans se sont passés depuis l'épilogue de Risen premier du nom. Un écart suffisant pour qu'il ne soit pas nécessaire de connaître cette première aventure. Sachez simplement que malgré son triomphe, notre héros - qui ne semble toujours pas avoir de patronyme - se retrouve sans le sou et ignoré de tous. Il faut dire que sa victoire sur le Titan de Feu n'a pas été synonyme de paix pour les habitants du coin : d'autres créatures fantastiques - tel un énorme kraken - se sont réveillées et le monde est aujourd'hui à feu et à sang. Suffisamment dans la mouise donc pour que notre valeureux alter ego reprenne du service... et mette un terme aux problèmes de tous ?

Risen 2 : Dark Waters
Pour survivre, notre avatar s'est engagé dans l'Inquisition de la garnison de Caldéra, mais la rencontre inopinée avec la belle Patty change radicalement le cours de son existence. Celle-ci lui révèle que le Capitaine Barbe d'Acier peut les conduire à une arme redoutable, capable de venir à bout des plus puissantes bestioles, Titans compris. Après avoir persuadé le responsable de l'Inquisition, notre héros est envoyé sur l'île de Tacarigua où il doit dans un premier temps localiser le repaire des pirates du comptoir avant de gagner leur confiance, de rejoindre leurs rangs et de se faire accepter dans l'équipage du Capitaine Barbe d'Acier.

Vous vous en doutez, il ne s'agit que de la première étape de notre périple, mais une première étape qui se décompose déjà en de nombreuses missions alors que les développeurs en profitent pour faire le point sur l'inventaire, la gestion de notre personnage, ses armes, ses compétences et tout un tas d'autres choses qui ne sont guère passionnantes. C'est un peu le problème des premières heures sur Risen 2 : l'aventure est fastidieuse alors que l'on acquiert nos premiers galons de pirates et que l'on doit encore faire avec le syndrome du personnage « tout-nu-tout-fragile » si fréquent dans les jeux de rôle occidentaux... le moindre petit singe griffu est un danger mortel en ce début de partie.

Making-of #5 - Combat et coups bas (VOST -FR)


Importance du scénario et des dialoguesRetour au sommaire
Risen 2 : Dark Waters
On arpente donc l'île de Tacarigua, on rencontre divers personnages non-joueurs (PNJ) et on obtient une longue liste de quêtes à accomplir. Ces quêtes délivrent les fameux points de gloire qui remplacent l'expérience : quand le joueur en a suffisamment, il peut les répartir en cinq catégories (lames, armes à feu, résistance, ruse, vaudou) qui permettent - dans un second temps - d'aller trouver des experts capables de nous apprendre différentes techniques (coup de pied, parade, vol à la tire, crochetage...) : un système d'évolution du personnage qui change nos habitudes et - puisqu'il n'est pas possible de tout améliorer - permet d'obtenir un héros différent de celui de son voisin.

Cette évolution particulière du héros n'est pas la seule originalité de Risen 2. Originalité entre guillemets, car il ne faut tout de même pas s'attendre à des miracles : il s'agit plutôt de petites variations par rapport à Risen premier du nom, mais aussi et surtout aux récents jeux de rôle conçus par Bethesda, CD Projekt ou Electronic Arts. Premier constat, le titre de Piranha Bytes privilégie le contact, la discussion avec les PNJ un peu à la manière de The Witcher 2. De fait, l'aspect monde ouvert de Skyrim n'est pas autant au rendez-vous et les différentes îles de l'aventure se découvrent les unes après les autres, de façon relativement linéaire.

Risen 2 : Dark Waters
Une linéarité qui ne sera pas sans poser quelques problèmes aux aficionados de Reckoning, mais qui permet, là encore à la manière de The Witcher 2, de se focaliser sur l'histoire, sur les dialogues en laissant un peu de côté l'exploration systématique ou le tabassage de monstres. Piranha Bytes ne se moque d'ailleurs pas de nous et si ça papote beaucoup dans Risen 2, c'est pour la bonne cause : les dialogues sont bien écrits, ils nous changent des scénarios par trop manichéens de nombreux autres jeux et apportent surtout une bonne dose d'humour. Il n'est pas question de rire à gorge déployée, mais on sourit régulièrement aux diatribes de certains PNJ et à certaines situations cocasses.

Chose surprenante alors que Risen 2 doit sortir sur consoles : Deep Silver n'a pas doublé les dialogues en français et c'est donc en version originale que l'aventure se déguste, des sous-titres étant évidemment disponibles... Mais peut-être est-ce pour cela que l'adaptation PS3 / Xbox 360 a récemment été repoussée ? Puisque nous en sommes à évoquer les possibles reproches, il nous faut nous attarder sur la question de l'interface. Globalement efficace, avec sa barre de raccourcis, son journal de quêtes et sa carte qui n'en dévoile pas trop, cette interface pêche du côté de l'inventaire où l'utilisation de listes n'aurait pas dû être préférée à de plus classiques cases.

De nombreuses petites trouvaillesRetour au sommaire
Risen 2 : Dark Waters
Autre souci, Risen 2 doit faire avec quelques imperfections techniques qui risquent de gêner certains joueurs. Il nous faut par exemple souligner une relative inertie dans les déplacements de notre personnage alors que de petits soucis de collisions sont à déplorer. Dans le même ordre d'idée, les textures clignotent parfois alors que la gestion des ombres est perfectible... Cela dit, il ne faut rien exagérer et pourvu que notre machine suive (cf. la fin de l'article), Risen 2 s'avère plus que correct sur le plan technique. Précisons d'ailleurs que le passage à une thématique « flibuste » renouvelle considérablement les choses et fait d'autant mieux passer les imperfections dont nous parlions.

Des imperfections que, sous prétexte d'informer les joueurs, nous avons toujours tendance à exagérer dans un test comme celui-ci. Pour quelques bugs de textures, nous avons effectivement droit à une réalisation chaleureuse dotée de couleurs vives qui changent agréablement de la grisaille ambiante. Pour quelques voix un peu à côté de la plaque, nous avons de très jolies musiques qui accompagnent merveilleusement les progrès de notre héros. Enfin, pour un monde au départ plus fermé et sans doute un peu moins de PNJ (d'où une impression de vide parfois), nous avons surtout une aventure qui s'étoffe avec le temps et dotée d'intervenants dignes d'intérêt... Tout le contraire de Risen 1 qui lui se refermait à mesure que le joueur faisait progresser l'histoire.

Risen 2 : Dark Waters
Enfin, Risen 2 a le bon goût de proposer tout un tas de petits détails qui donnent corps à l'aventure. La magie est remplacée par le vaudou, nettement plus couleur locale. Un perroquet peut nous accompagner et distraire les adversaires durant les combats. Les habituels mini-jeux se transforment en activités pour alcooliques. Un petit singe peut être dressé pour nous servir d'espion aussi discret que rusé... Même le combat, avec son système de techniques à apprendre petit à petit auprès de formateurs au coût exorbitant, n'est pas aussi simpliste que ne laissaient craindre les différentes présentations / previews du jeu.

Incontestablement moins tactiques que ceux de Risen, ces affrontements demandent un minimum de concentration afin d'utiliser au mieux - en fonction de l'adversaire donc - les ruses que l'on peut apprendre. Alors que la main droite est là pour mener le combat, la gauche permet de faire intervenir un coup bas : poignée de sable ou de sel, arme de jet, pistolet... D'autres techniques peuvent aussi être utilisées afin d'envoyer un coup de pied à son ennemi ou de parer son attaque pour lancer une riposte décisive. Bien sûr, selon que l'on a affaire à un maître de l'escrime ou à un crabe géant, l'efficacité de nos astuces ne sera pas la même.

Et côté consoles ?Retour au sommaire
Risen 2 : Dark Waters
Alors que les amateurs de jeux de rôle sont encore traumatisés par la sortie de Risen premier du nom sur Xbox 360, Piranha Byte retente le coup de l'adaptation console avec Risen 2. Le studio semble toutefois avoir appris de ses erreurs et l'équipe en charge de cette conversion - les Français de Wizarbox - a pu travailler de concert avec Piranha Bytes. Elle a eu davantage de temps et de ressources pour oeuvrer et le résultat s'en ressent logiquement. On observe encore un décalage avec la mouture PC, mais rien à voir avec ce que l'on a connu sur Risen et ce Dark Waters est jouable d'emblée.

De fait, la structure même du jeu - avec ses différentes îles - a été pensée pour que la mémoire limitée des consoles ne soit pas trop un problème. On reste malgré tout avec les limitations habituelles : textures plus grossières, définition d'image inférieure et, plus gênant, une fluidité de l'animation sujette à quelques sautes. Heureusement, rien qui soit de nature à empêcher l'implication dans le scénario imaginé par Piranha Bytes, et ce, d'autant que l'interface du jeu a été conçue en pensant au clavier/souris et à la manette. Sur PC, nous avions déjà pu vérifier le bon fonctionnement des contrôles avec une manette Xbox 360, il n'y a donc aucun problème à signaler.

Gameplay #8 - Press Start Xbox 360


Tout au long de l'aventure, le plus gros problème que nous avons pu repéré est finalement assez inhabituel : il nous a effectivement semblé que la difficulté avait été nettement réduite. Doit-on mettre ça sur le compte de notre expérience après avoir déjà bouclé la version PC ? Nous ne le pensons pas et Risen 2 nous apparaît comme plus facile sur consoles. Autre remarque susceptible de nuire au confort du joueur : les temps de chargement. Relativement longs à l'arrivée sur une nouvelle île, ils sont surtout gênants dans la gestion des sauvegardes : du temps pour enregistrer sa partie et encore plus de temps pour la charger. En définitive, heureusement qu'on ne meurt pas souvent !

Risen 2 : Dark Waters
Risen 2 : Dark Waters
Risen 2 : Dark Waters

Petit regret : la gestion imparfaite du 3D Vision ne permet pas de profiter à fond de l'effet stéréoscopique

Plus scénarisé et doté de dialogues plus intéressants que la plupart des jeux de rôle du moment, Risen 2 se démarque assez nettement de titres tels que Reckoning ou Skyrim, mais aussi de son prédécesseur, Risen premier du nom. De fait, l'aventure apparaît comme plus cloisonnée, plus linéaire aussi, mais ce qu'elle semble perdre en liberté, elle le gagne en richesse, en immersion. Doté d'un scénario qui s'ouvre progressivement et qui privilégie souvent l'interaction avec les personnages non-joueurs, Risen 2 est un titre que l'on a plaisir à découvrir d'autant que son ambiance, ses décors changent nettement de ce que l'on a coutume de voir. On regrettera encore quelques problèmes techniques et certains errements de gameplay, mais si on ne tient pas LE jeu de rôle du moment, on passe un très agréable moment en compagnie de pirates et de créatures fantastiques.

Test réalisé sur une machine à base de Core i7 3,6 GHz, 6 Go de mémoire vive et GeForce GTX 580. Le jeu semble à son aise à partir d'un processeur double-cœur 2,8 GHz, épaulé par 2 Go de mémoire vive et une GeForce GTX 260.



Risen 2 : Dark Waters
Risen 2 : Dark Waters
Risen 2 : Dark Waters
Risen 2 : Dark Waters
Risen 2 : Dark Waters
Risen 2 : Dark Waters
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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 6.7
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
Overdose de rhum Très belle suite de Risen, autant sur le plan graphique que du scénario. Bon c'est vrai quelques bugs peuvent se produire et les combats manquent de possibilités mais j'espère quelques patchs correctifs à l'avenir pour le rendre nikel !!!
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Bof
Un jeu gâché par les combats D'accord avec les "plus" de jeuxvidéo.fr, l'ambiance est réussie mais les combats... les combats... ou comment pourrir un jeu. Autant ces derniers étaient assez réussis dans Risen 1 autant ici on frise le ridicule. Pour ma part cela m'a gâché complètement le plaisir du jeu. Un conseil, testez une démo avant d'acheter... A non, bizarrement il n'y en a pas...
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