Test de Beat The Beat : Rhythm Paradise : un grand Wiimne à la joie
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Pour la première fois sur Wii débarque le meilleur jeu de musique de Nintendo et son gameplay endiablé qui va donner envie de bouger les meubles.
Alors que les jeux musicaux se sont essoufflés à trop s'offrir avec des instruments en plastoc qui prennent souvent la poussière, Nintendo a choisi de boucler l'existence de la Wii en fanfare avec Minna no Rhythm Tengoku alias « Rhythm Paradise pour tout le monde ». « Heureusement » sans surprise, c'est une merveille de simplicité et d'efficacité, celle dont on fabrique les meilleurs tubes.
Mais pour ceux qui n'ont qu'un souvenir diffus de Beyonce qui riait sur son canapé en jouant à sa DS Lite, il convient de rappeler le concept puissant de Rhythm Paradise, à savoir un jeu musical qui prend le contre-pied de tous les autres. Pas besoin d'un apprentissage laborieux à faire regretter de ne pas s'être mis à un vrai instrument, le jeu de Nintendo se joue généralement à un bouton, deux tout au plus. Une ligne rythmique à suivre, une mélodie à reproduire au bouton A... tout se joue à l'instinct dans des mini-jeux à l'esthétique volontairement empruntée à Wario Ware. Plus c'est simple et plus ça marche. Et en l'occurrence, ça marche à fond les ballons.
L'habillage est à l'image de la simplicité. Des couleurs vives et criardes qui n'ont pas besoin d'être en HD pour nous faire rire. Comment résister à ses phoques qui se culbutent en rythme décalé ou bien à ses catcheurs ninjas suants qui répondent aux sollicitations des journalistes tout en gardant un swing de fou. Et que dire de ces grenouilles qui sautent sur un tremplin sur fond de « Ki Ko Pum » ? Ça n'a tout simplement aucun sens. Et comme d'habitude, on est mis dans le bain par un mini-didacticiel histoire de comprendre que les fourchettes qui devront piquer des petits pois en cadence. Tout est prétexte à un jeu, que cela soit une chaine de montage de robots ou un garçon qui doit shooter un ballon qui vient lui casser son rencart. Évidemment, le rythme (et donc la musique) va changer en fonction des balles, qu'elles soient de foot, de basket ou de rugby. Et après quelques échecs, fini de rire, on se concentre et on se met à secouer la Wimote. Par pur réflexe, car ce n'est pas nécessaire.
Conçu d'abord sur GBA (inédit en occident), Rhythm Paradise a ensuite rencontré un énorme succès international sur DS. Mais les puristes vous le diront : cette dernière est bien inférieure à l'originale à cause du stylet. Piégé par l'envie d'utiliser la DS à son maximum, Nintendo en avait oublié qu'un stylet sur un écran tactile sera toujours moins précis qu'un simple bouton pour tenir un rythme. Alors que pour n'importe quel jeu, revenir à un maniement basique est généralement vu comme une régression, Beat The Beat : Rhythm Paradise se dirige uniquement avec les boutons A et B de la Wiimote. Même pas la croix de direction. Un véritable éloge à la simplicité.
Mais Rhythm Tengoku ne serait rien sans Tsunku♂, le célèbre producteur japonais qui se cache derrière les succès des Morning Musume et de nombreux groupes d'idoles japonaises. Ses mélodies simples (et les voix de ses protégées pour quelques chansons, invitées le temps d'un featuring, d'une ambiance) se marient à merveille aux épreuves toujours plus mignonnes, grotesques, entrainantes que les autres ; le genre qu'on a envie de se réécouter sur Youtube une fois la console éteinte. C'est en toute logique lui, l'âme de Beat The Beat : Rhythm Paradise, celui qui assure la continuité dans la série.
Le gros vrai reproche que l'on pourrait faire à Beat The Beat : Rhythm Paradise, c'est de ne pas aller au bout de son idée du multi-joueurs. Il ne contient que quelques jeux, et encore il s'agit de dérivés de morceaux présents adaptés sans doute à la va-vite. Et encore, ces épreuves "multi" ne concerneront que deux joueurs, ce qui n'est pas suffisant et même assez frustrant. Et pourtant, le fait d'avoir enfin Rhythm Tengoku sur grand écran le transforme en plaisir collectif, où tout le monde se fend la poire. Que le jeu soit en HD ou pas ne changera rien à l'affaire, tout le monde sera magnétiquement attiré par ces jeux débiles mais si attachants. À trop jouer aux versions portables, on avait oublié qu'on pouvait partager l'expérience plutôt que la raconter à ses amis. Alors quand vous aurez le jeu, ne vous enfermez pas tout seul à vous arracher les cheveux devant les saloperies de singes qui remuent du tambourin. Invitez vos copains, on ne les voit jamais assez. Commandez des pizzas et prévoyez d'autres saletés à manger. Ce soir, tout est permis, c'est Nintendo qui donne le La.
Test réalisé le 9 août 2011 à partir d'une version japonaise importée. La version française dispose d'un contenu identique, à l'exception des textes localisés en français.






« C'est certain ! » (chanson de la version DS)Retour au sommaire

L'habillage est à l'image de la simplicité. Des couleurs vives et criardes qui n'ont pas besoin d'être en HD pour nous faire rire. Comment résister à ses phoques qui se culbutent en rythme décalé ou bien à ses catcheurs ninjas suants qui répondent aux sollicitations des journalistes tout en gardant un swing de fou. Et que dire de ces grenouilles qui sautent sur un tremplin sur fond de « Ki Ko Pum » ? Ça n'a tout simplement aucun sens. Et comme d'habitude, on est mis dans le bain par un mini-didacticiel histoire de comprendre que les fourchettes qui devront piquer des petits pois en cadence. Tout est prétexte à un jeu, que cela soit une chaine de montage de robots ou un garçon qui doit shooter un ballon qui vient lui casser son rencart. Évidemment, le rythme (et donc la musique) va changer en fonction des balles, qu'elles soient de foot, de basket ou de rugby. Et après quelques échecs, fini de rire, on se concentre et on se met à secouer la Wimote. Par pur réflexe, car ce n'est pas nécessaire.
« Un véritable éloge à la simplicité »
Conçu d'abord sur GBA (inédit en occident), Rhythm Paradise a ensuite rencontré un énorme succès international sur DS. Mais les puristes vous le diront : cette dernière est bien inférieure à l'originale à cause du stylet. Piégé par l'envie d'utiliser la DS à son maximum, Nintendo en avait oublié qu'un stylet sur un écran tactile sera toujours moins précis qu'un simple bouton pour tenir un rythme. Alors que pour n'importe quel jeu, revenir à un maniement basique est généralement vu comme une régression, Beat The Beat : Rhythm Paradise se dirige uniquement avec les boutons A et B de la Wiimote. Même pas la croix de direction. Un véritable éloge à la simplicité.

A plusieurs, la fête est plus folleRetour au sommaire
La recette n'a donc pas changé. Chaque série se compose de 4 jeux musicaux indépendants qui seront réunis, comme pour faire le tour de la question, dans un remix flamboyant. Cela nous fait une bonne trentaine de jeux totalement originaux plus une bonne flopée de remix et de versions alternatives qui viendront égayer les plus allumés. Et puis il y a ces petits hommages aux épisodes passés (l'usine, géniale). Il conviendra d'ajouter aussi les mini-jeux que l'on débloquera en récupérant les médailles en explosant ses records. C'est d'ailleurs toujours le point le plus délicat dans Beat The Beat : Rhythm Paradise, à savoir ces fameux résultats balancés au visage au moyen d'une image « LoL », comme pour désamorcer complètement la pression. Aussi flou qu'une agence de notation qui retire ses AAA et dégrade les pays dans une opacité totale, le soft se la joue vicieux. Il donnera parfois la moyenne à des parties nulles ou au contraire n'attribuera pas de médailles à une bonne performance. Nintendo ne tient toujours pas que son jeu de fête devienne une course aux scores. 
ConclusionRetour au sommaire
En rejetant la reconnaissance des mouvements de la Wii, Rhythm Paradise fait sa révolution au sens propre du terme : un mouvement circulaire complet pour revenir à ce qu'il était, un jeu simple et qui déchire. Sans défaut notable puisqu'il en reprend une mécanique qui a déjà fait ses preuves, il déploie ses musiques imparables et ses tubes sur fond d'animations délirantes. L'avoir chez soi, c'est la garantie d'une soirée ambiancée. Beat The Beat : Rhythm Paradise, premier sur le dancefloor.






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