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Test Resident Evil : Operation Raccoon City (Xbox 360, PS3) : 6/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 23 Mars 2012 , Xbox 360 , PS3 Sortie le 18 Mai 2012 , Plus de tests sur PC

Les +

  • Système de classes
  • Fan service
  • Action frénétique
  • Versus fun
  • Amusant entre potes

Les -

  • Maniabilité un peu lourde
  • Pas bien joli
  • Environnements étroits
  • Scénario bas de gamme
  • Temps de chargement longuets (PS3)
  • Reviens Léon !
La note de jeuxvideo.fr
6.0
bon
La note des internautes
7.2

(347 votes)
Publiée le 20/03/2012 à 17:03, par Maxence

Test de Resident Evil : Operation Raccoon City

Resident Evil s'occidentalise avec un Raccoon City coopératif qui vient titiller les amateurs d'action pur jus. Pari réussi ?

Dévoilé il y a un an, alors que tout le monde attendait Resident Evil 6, Operation Raccoon City assume cette fois ouvertement l’orientation action titillée puis embrassée dans les épisodes 4 et 5 de la série. Un aveu pas forcément désarmant si on a suivi les mutations de la série depuis son mythique premier volet en 1996. RE : ORC se démarque cependant des épisodes classiques et autres spin-offs (Survivor, Outbreak…) en proposant un pur shooter profondément tourné vers le jeu en ligne : jugeons-le donc pour ce qu’il est, pas pour ce que l’on aurait aimé qu’il soit.

Resident Evil 2.5Retour au sommaire
Resident Evil : Operation Raccoon City
Le pitch du mode Campagne est des plus sympathique : ORC vous invite à participer aux évènements de Resident Evil 2 et 3 du côté de l’USS, le service de sécurité d’Umbrella. Il s’agit donc de faire disparaitre toutes les preuves impliquant la multinationale dans les évènements conduisant à la destruction de Raccoon City et d’éliminer les cibles prioritaires que sont Leon S. Kennedy, Claire Redfield ou encore Jill Valentine. Dirigée par le charismatique Hunk, l’équipe de quatre mercenaires que vous rejoindrez sert donc le camp des vilains le temps de sept chapitres reprenant les environnements majeurs des volets susmentionnés, en exacerbant qui plus est le style grand-guignol si cher à la série.

Resident Evil : Operation Raccoon City
On suivra du coup l'histoire d'un œil distrait, à l'affut des quelques petites perles de dialogues qui parsèment les cinématiques du jeu. Tenue par la cohérence scénaristique de la série, la progression demeure assez sage malgré un finish surprenant que l’on n’éventera pas ici. Disons simplement qu’il ne va pas tout à fait au bout de son idée et sonne un peu creux après une aventure rythmée sans toujours atteindre des sommets d’ « epicness ». Tous les niveaux s’articulent en effet de la même façon : un combat de boss ou un event spécial vient conclure quelques bastons de couloir, en intérieur ou extérieur, contre l’un des différents types d’ennemis proposés.

Resident Evil : Operation Raccoon City
Propice au fan service, ORC ne laisse pas filer sa chance en vous mettant dans les pattes quelques-uns des ennemis mythiques de la série : outre les increvables zombies, plus rapides qu’à l’époque, on affrontera également des lickers, des hunters, différents Tyrans et même un Nemesis, en plus des G.I des opérations spéciales américaines. Si la force des zombies réside dans leur nombre, voire leur agressivité dans leur version Crimson Head, les ennemis humains se caractérisent par leur résistance et leur intelligence.

Aucun souci à ce niveau-là : les joutes sont variées même si les situations ont un peu tendance à se ressembler d'un niveau sur l'autre. Notons que comme d'habitude et malgré une intelligence artificielle solide des humains (qui évitent les grenades, vous rush quand il faut etc.), il est toujours plus réjouissant de déchiqueter des lambeaux de chair morte que des treillis affutés. Peut-être parce qu'un headshot ne suffit pas, en haute difficulté, à mettre à terre un ennemi humain...

Coop en stockRetour au sommaire
Resident Evil : Operation Raccoon City
L’intérêt du jeu, qui se présente comme un Third Person Shooter on ne peut plus classique, avec visée épaule et système de couverture automatique (défaillant, mais on y reviendra), vient donc de son système de classe. Six personnages aux compétences diverses peuvent en effet être incarnés : assaut, surveillance, médic, démolition, scientifique ou éclaireur auront en effet chacun leurs atouts, passifs ou actifs (avec temps de régénération), pour apporter leur obole coopérative à la campagne. On achète puis on fait évoluer ces compétences diverses (vision nocturne, soin, scanner…) à un bon rythme : boucler une fois la campagne (en Veteran, le troisième niveau sur quatre) vous permettra de développer dignement la moitié du casting, en plus de vous offrir une pétoire décente, parmi une vingtaine disponible (fusil mitrailleur, mitrailleuse, pompe, snipe).

Resident Evil : Operation Raccoon City
La progression est donc savamment dosée dans la mesure où il suffit de boucler deux fois la campagne pour faire le tour du propriétaire, seul ou à plusieurs. Évidemment, l'intérêt est décuplé lorsque accompagné de trois compères, le jeu de Capcom prenant alors une toute autre allure. Il faut partager les précieux Sprays que l'on transporte (un par perso, sauf le médic) et les utiliser en réunissant son équipe autour de soi, on doit relever ses potes tombés au combat voire organiser son équipe dans les situations les plus chaudes : il n'est pas rare d'avoir à trouver des clés ou activer des interrupteurs en plein combat, l'équipe devant donc rester soudée et utiliser les capacités spéciales de chacun pour survivre.

Resident Evil : Operation Raccoon City
Resident Evil : Operation Raccoon City
Resident Evil : Operation Raccoon City
Du fan service à tous les étages dans Resident Evil Operation Raccoon City


On peut par exemple imaginer que Vector utilise son invisibilité pour accomplir les objectifs discrètement pendant que l'assaut décuple ses performances pour canarder les ennemis, soigné par le pouvoir du médic. Le scientifique pourra quant à lui contrôler un ou plusieurs zombies pour les envoyer attaquer leurs semblables. Les possibilités sont nombreuses et variées et même si cela ne modifie jamais fondamentalement l’expérience de jeu basée sur le hit & run, tout ce système de compétences offre une richesse et une variété tout à fait convenable.

Un peu de versusRetour au sommaire
Resident Evil : Operation Raccoon City
Outre cette campagne, pas bien longue (comptez moins de cinq heures pour le premier run en vétéran, plutôt quatre en normal), Resident Evil : Operation Raccoon City dispose d'un versant compétitif. Il est divisé en quatre modes, dont trois opposent l'USS aux forces spéciales américaines en quatre contre quatre. Outre le classique Team Deathmatch, on pourra se « charcler » en BioHazard, une sorte de Capture The Flag dont l'objectif est la collecte d'un virus à ramener à sa base. Le porteur est la cible privilégiée des zombies avoisinants, en plus d'être plus lent à se mouvoir.

Resident Evil : Operation Raccoon City
Moins classique est le mode Survie : un hélicoptère doté de quatre places se pose après un certain temps sur la map. En l'attendant, les aspirants survivants se castagnent histoire de faire grimper le temps d'attente à chaque spawn de leurs victimes, espérant ainsi pouvoir investir le providentiel moyen de transport sans encombre. C'est la franche débandade lorsque l'hélico se pose, tout le monde se ruant sur l'appareil : le fun est alors bien présent, même si la possibilité de finir sur un match nul gâche un peu le plaisir. Pourquoi ne pas avoir mis cinq places dans l'appareil, histoire de départager les équipes ?

Le dernier mode, Héros, oppose les quatre protagonistes principaux de RE 2 et 3
(Leon, Jill, Claire et Carlos) à quatre antagonistes dont Ada et Hunk. Dotés d'une jauge de santé fournie, ces héros doivent être maintenus en vie à tout prix : une fois morts, les joueurs les incarnant reviennent sur le champ de bataille en tant que simples soldats dont la mission unique est de terminer le boulot : la première équipe à faire tomber les quatre stars (sans jeu de mot) adverses l'emporte. Un mode sympa qui ne masque néanmoins pas le léger manque de profondeur de cette partie du jeu : les dix cartes, tirés d'environnements de la campagne, n'offrent pas un vivier inépuisable de situations malgré quelques pépites à la construction généreuse.

Resident Evil : Operation Raccoon City
On apprécie évidemment les quelques pièces annexes à visiter pour dégoter soins, munitions (qui partent vite !) ou collectables, ainsi que les tricks de level design encourageant les joueurs à faire plusieurs fois la campagne pour découvrir de nouvelles petites zones, mais c'est un peu l'arbre qui cache la forêt : en solo comme en multi, les environnements cloisonnés ne poussent pas vraiment à l'exploration, ce Resident Evil n'assumant jamais l'héritage aventure de la série. Les items étant placés irrémédiablement aux même endroits d'une partie sur l'autre, on aura vite fait de tout savoir d'une carte après un ou deux passages. C'est d'autant plus regrettable que le système d'expérience pousse le joueur à faire et refaire les niveaux, en campagne comme en versus.

La réalisation, Nemesis de Slant Six ?Retour au sommaire
Resident Evil : Operation Raccoon City
Le plaisir procuré par ORC est un peu en courant alternatif quel que soit le mode choisi : la campagne offre son lot de bons moments (notamment l'arrivée des Hunters, près de la station-service), mais rate les entrées de ses personnages clés (Léon, Ada...) tandis que le versus peine à surprendre malgré une efficacité indéniable. Dans les deux cas, un certain nombre d'écueils sont à déplorer, à commencer par la lourdeur du personnage rendant malaisée toute tentative d'esquive, et ce malgré la possibilité de se projeter vers l'avant, l'arrière ou les côtés.

Resident Evil : Operation Raccoon City
Ajouté à un système de couverture automatique rarement efficace quand on a vraiment besoin de lui, notamment à cause de quelques modèles 3D qui empêchent le personnage de s'accroupir, ce petit accroc a parfois tendance à rendre l'action confuse dans les moments chauds, occasionnant souvent une mort évitable dans de bonnes conditions. Notons la possibilité de prendre en otage zombies comme G.I pour s'en servir de couverture, pratique lorsque trop d'ennemis vous assaillent de près.

On pourra également ergoter sur la réalisation, correcte sans jamais transcender les environnements charismatiques des épisodes PSX (commissariat, labo, bureaux, rues). Un peu trop étroits, un peu trop sombres, un peu aliasés et un peu statiques : on ne sait pas si Slant Six a voulu rendre honneur aux jeux originaux ou si le développeur a passé ces deux dernières années en hibernation, mais le résultat n'est pas vraiment à la hauteur des ténors du genre. Outre des temps de chargement conséquents (sur PS3, ils sont largement plus acceptables sur Xbox 360), le studio américain s'est permis de dénaturer certains des personnages historiques de la série, comme ce pauvre Léon qui se paie une tête et une voix française risibles pour qui connait le personnage. Cela entrave un peu tout le fan service mis en œuvre d'un bout à l'autre du jeu.

Sans révolutionner la formule des shooters à la troisième personne, Resident Evil Operation Raccoon City reste une entrée sympathique de la franchise dans le genre du hit & run coopératif. Son fond de jeu bien rôdé, qui s'appuie sur la variété des différentes classes de personnages et ses appels du pied permanents aux fans de la franchise conviendront sans problème aux joueurs ne voyant pas d'un mauvais œil le revirement « moderniste » des derniers épisodes en date. Les errements de sa jouabilité ou de sa réalisation, tout comme l'ambition mesurée de sa campagne, l'empêchent ceci dit de titiller les ténors du genre, comme Gears Of War 3 pour les TPS et Left 4 Dead 2 pour les zombies : Operation Raccoon City n'en demeure pas moins un titre tout à fait convenable si l'on souhaite s'éclater entre potes le temps de quelques soirées.
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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 7.2
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Bon
RE ORC? n petit jeu surprenant, flanqué de personnages itressants. Resident Evil : Operation Raccoon city Take out your Umbrella, it?s raining shells. De retour dans les rues de Raccoon city. Pour le meilleur ET pour le pire Vous avez peut-être déjà joué, regardé ou même lu des commentaires à propos d?un jeu et vous êtes demandé « Diable, qu?est-ce qu?ils ont fait de ma franchise préférée? » Des jeux tels Resident Evil : The dark si suite ...
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
A éviter
Ce opus resident evil a été baclé sur de nombreux points.Etant fan de la saga qui pour moi ce degrade au fil des opus,je deconseille ce jeu.la je crois que l'on touche le fond. Graphiquement tres moyen mais qui passe encore , la jouabilité est vraiment pas terrible mais ça n'as jamais été le point fort des RE.L'histoire n'as ni queue ni tete et il y as trop de chose incoherentes avec RE2 et RE3.Qu suite ...
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