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Test Resident Evil 6 (PS3, Xbox 360) : 6/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 02 Octobre 2012 , PS3 , Xbox 360 Sortie le 22 Mars 2013 , Plus de tests sur PC

Les +

  • Quatre campagnes au total
  • Plus de trente heures de jeu, en premier run
  • Personnages et monstres superbes
  • Quelques grands moments d'action
  • La coopération mieux pensée
  • Très bonne bande-son

Les -

  • Trop de séquences anecdotiques voire barbantes
  • Gameplay saboté par ses maladresses
  • Level-design dirigiste et souvent étriqué
  • Réalisation et direction artistiques inégales
  • Scénario indigeste
  • L'héroïsme militaire, stop ! Merci.
La note de jeuxvideo.fr
6.0
bon
La note des internautes
7.7

(660 votes)
Publiée le 03/10/2012 à 18:10, par Virgile

Vidéo-Test de Resident Evil 6 : « no hope left » ?

C'est l'histoire d'une grande série qui s'est perdue sur les sentiers de la gloire et qui, avec ce sixième volet, continue de piétiner vers l'Ouest ...

Brocardé par les fans les plus fidèles de Resident Evil pour n’avoir pas su franchement décider de l’orientation du cinquième volet, Capcom réplique avec une production gros calibre sans malheureusement se montrer à la hauteur de ses ambitions.

Around the worldRetour au sommaire
News nos videos de resident evil 6 13434
S’il fallait illustrer le changement de polarité entre Japon et Amérique du Nord dans l’Histoire récente du jeu vidéo, la saga Resident Evil pourrait servir de parfait exemple. Monument intouchable de l’ère PlayStation jusqu’aux dernières heures de la précédente génération de consoles, la licence phare de Capcom a commencé à vaciller sur son piédestal avec un Resident Evil 5 cherchant maladroitement à suivre la tendance des shooter grand spectacle produits de l’autre côté du Pacifique. Sans vraiment oser la formuler en ces termes, tout le monde se posait alors la question : et si Resident Evil était condamné à vivre dans l’ombre de son ancienne gloire ?

Une crainte que Capcom ne parviendra pas à dissiper avec un sixième épisode aux moyens pourtant colossaux et construit comme une véritable fresque horrifico-explosive. Avec pas moins de quatre campagnes d’une dizaine d’heures chacune se croisant à de multiples reprises et des modes Mercenaire et Agent Hunt (très dispensable pour ce dernier) en sus, Resident Evil 6 est l’épisode de la démesure. L’histoire d’une contamination à l’échelle planétaire, engageant une foule d’individus et d’organisations.

Leon / Helena, Jake / Sherry, et Chris /Piers sont les acteurs principaux de cette épopée. Pour chacun de ces duos, Capcom a cherché à exploiter un registre d'ambiance sans jamais dévier d’une seule et même ligne directrice : conduire le joueur dans une succession de séquences précisément rythmée et balisée.

Leon et Helena doivent faire face aux réminiscences de l’incident de Raccoon City et ainsi contenter ces vieux râleurs de fans de la première heure. La campagne de Jake et Sherry s’avère déjà plus proche de ce que proposaient les quatrième et cinquième opus. Enfin, Chris et Piers emmènent la série sur un terrain où elle n’aurait jamais du s’aventurer : celui du shooter militaire dont on nous bassine depuis déjà trop longtemps.

Resident Evil 6
Cette vaste campagne à plusieurs points de vue compte quelques belles réussites. A commencer par les affrontements contre les boss. Chez Capcom on a toujours eu la culture du boss fight et Resident Evil 6 en témoigne une fois encore. Individuellement, chaque campagne laisse le souvenir de quelques moments forts. Le premier chapitre de celle de Leon et Helena, par exemple, parvient à installer une ambiance funeste, en particulier lorsque nos deux agents se retrouvent coincés dans l'Université de Tall Oaks et dans son réseau de tunnels souterrains. Quant à Jake et Sherry, on gardera en mémoire le pompeux manoir chinois exploré dans le troisième chapitre ou encore la ville chinoise dévastée théâtre des derniers moments de leur campagne. Mais les meilleures séquences de jeu sont étrangement à mettre au crédit de la campagne de Chris et Piers. La dernière partie de leur périple est ainsi la plus maîtrisée en terme de densité de l'action et d'intensité de la tension éprouvée. Si seulement tout le jeu s'était révélé de la même trempe.

Le mieux est l'ennemi du bienRetour au sommaire
Car le gros problème de Resident Evil 6 c'est qu'à trop vouloir en faire il ternit l'éclat de ses réussites. On connaît le dicton, le mieux est l'ennemi du bien et Capcom n'est pas le premier à tomber dans les travers de ses bonnes intentions. Il faut ainsi en passer par de nombreuses phases de jeu beaucoup trop quelconques, des successions de fusillades sans intérêt voire, pire encore, des séquences de jeu annexes à bord de véhicules - jeep, avion de chasse, hélicoptère, moto et moto-neige - et même sous l'eau totalement ineptes. Même si ces moments se laisse jouer malgré tout, ils tirent malheureusement l'ensemble de l'aventure vers le bas.

Resident Evil 6
Il faut dire que le level-design, dans ses grandes lignes, n'arrange rien. Dans sa volonté de pousser le joueur en avant et de l'occuper presque constamment, Capcom a rapproché les murs, condamné des accès et donné un coup de fouet à la démographie de ses niveaux. Résultat, ils n'ont peut-être jamais été aussi étriqués et agités par la présence des créatures qui les peuplent. Resident Evil 6 propose ainsi le cheminement le plus dirigiste de la série, soutenu en cela par tout un inventaire de scripts entraînant leur lot de situations aberrantes (ah ces zombies endormis impossibles à abattre avant qu'un script ne se décide à les réveiller).

« Outre le fait qu'il verrouille la progression du joueur, le choix d'un level-design étriqué a de fâcheuses conséquences sur la lisibilité de l'action »

Outre le fait qu'il verrouille la progression du joueur, le choix d'un level-design étriqué a de fâcheuses conséquences sur la lisibilité de l'action. Et cela n'est pas seulement du au rétrécissement des perspectives qu'il impose. La gestion de la caméra est elle aussi en cause. Les situations les plus tendues sont ainsi l'occasion de grands moments de frustration, en particulier dans les environnements les plus rabougris. D'une part gérer une caméra à l'étroit est un exercice pénible mais en plus, allez savoir pourquoi, Capcom a eu la drôle d'idée de serrer le cadre sur notre personnage. Dès lors sa carrure occupe pas loin d'un tiers de l'écran - si ce n'est plus encore - et obstrue considérablement notre champ de vision.

Resident Evil 6
Cette présence gênante fait d'autres dommage collatéraux. Comme par exemple parasiter l'appréciation des distances au corps à corps. Il arrive ainsi très fréquemment de balancer un coup de pied dans le vent pour se retrouver complètement à la merci de l'ennemi. Cela est d'autant plus rageant que le corps à corps est indéniablement l'option offensive la plus efficace du jeu. Malgré une limite de coups consécutifs imposée par la jauge d'endurance, son rapport efficacité / coût est autrement plus avantageux qu'une bonne partie de l'arsenal dont disposent nos personnages. Mais voilà, en plus de ce problème d'appréciation des distances, le corps à corps souffre de soucis d'optimisation. On pense par exemple au simple fait de frapper un ennemi à terre qui nécessite de précisément se placer alors qu'il eût été plus raisonnable de faire preuve de tolérance en la matière.

D'une manière générale, le gameplay de Resident Evil 6 compte plusieurs bonnes idées mal exécutées ou sans réelle pertinence. On peut citer pêle-mêle la possibilité de tirer couché dont l'utilité s'avère toute relative, le système de couverture complètement loupé nécessitant de maintenir la gâchette de visée pour pouvoir se dissimuler derrière un abri, le tir rapide tellement dispensable que nous n'y avons pratiquement jamais eu recours ou encore un coup de pied glissé qui ne déstabilise même pas la créature qui en est victime. Tous ces ajouts ont évidemment pour but de dynamiser un gameplay qui en avait bien besoin et ainsi d'affirmer la licence dans l'univers impitoyable du third person shooter. Mais entre l'intention et l'exécution il y a un fossé dans lequel Capcom s'est embourbé.

Resident Evil 6
Cette somme de maladresses associée à une visée en mouvement encore trop laborieuse font de Resident Evil 6 un third person shooter bancal. A cela s'ajoute un déséquilibre fondamental : quitte à faire le choix du shooter assumé, Capcom aurait été bien avisé de tirer un trait sur la gestion précautionneuse des munitions et items de soin. Vestige du passé survival de la série, cette précarité dans laquelle se trouve presque constamment nos héros se transforme, dans un contexte aussi explosif, en une sacrée pain in the ass comme le dirait Chris Redfield. D'autant que la nouvelle interface, bien que joliment intégrée à l'image et stylisée, n'est pas un modèle d'ergonomie. En particulier lorsqu'il nous prend l'envie de faire un saut dans les paramètres du jeu et que l'action ne s'en trouve pas interrompue...

« Le gameplay de Resident Evil 6 souffre autant d'un problème de finition que de cohérence »

En bref, le gameplay de Resident Evil 6 souffre autant d'un problème de finition que de cohérence. Cela n'en fait pas pour autant un titre déplaisant mais participe à la dévaluation d'une aventure qui compte pourtant quelques grands moments. En particulier lorsqu'elle est jouée en coopération à deux voire, ponctuellement, à quatre joueurs. Sur ce terrain, rien à redire Capcom a fait du très bon travail. Beaucoup mieux pensée que ne l'était celle de RE5, la coopération prend tout son sens grâce à une progression façonnée à son usage. Au point d'ailleurs qu'en solo certains passages perdent une partie de leur intérêt si l'on ne contrôle pas le personnage mis à contribution. Mais quitte à choisir, autant se lancer à deux joueurs, votre expérience de jeu n'en sera que plus agréable compte tenu des nombreux incidents séparant les trajectoires des deux personnages incarnés.

Gameplay #14 - Coopération en écran partagé


Beau mais pas tropRetour au sommaire
Un mode que nous vous conseillons d'ailleurs plus volontiers online puisque le jeu en local entraîne comme d'habitude son lot de concessions techniques. La technique, parlons-en justement. Si Resident Evil 5 avait épaté son monde en s'appuyant sur une réalisation exemplaire à l'époque de sa sortie, son successeur ne peut pas prétendre au même statut. On saluera bien volontiers l'excellent travail de modélisation des personnages et des créatures - dont les mutations sont particulièrement dégueulasses - mais on se montrera moins élogieux au sujet des décors.

Resident Evil 6
A quelques grandes réussites près (l'Université, le tunnel de métro, les ruelles chinoises par exemple) la plupart des environnements souffrent de textures souvent grossières et les bugs d'affichage sont assez fréquents. Et puis des temps de chargements s'invitent un peu trop régulièrement, parfois même entre deux cut-scenes. Pendant de la réalisation, la direction artistique est elle aussi assez inégale. On recense pas mal d'environnements très quelconques (installations militaires, champ de bataille un peu terne ou cimetière digne d'une série Z) et d'autres beaucoup plus inspirés, les mêmes que ceux énumérés au chapitre technique.

Côté bande-son en revanche c'est un quasi sans faute. En plus de jouir d'un score efficace dont se détache quelques thèmes marquants, Resident Evil 6 peut compter sur une riche gamme de bruitages tantôt explosifs tantôt répugnants. Côté doublage, la piste anglaise est toujours d'un professionnalisme inattaquable (mais uniquement disponible en passant sa console en langue anglaise pour la version PS3) tandis qu'une version française tout à fait convaincante quoiqu'un peu surjouée fait son apparition sur cet opus. Après le bon travail abattu sur la VF de RE : Revelations, Capcom semble donc bien décidé à parfaire la localisation de ses titres et le résultat est tout à fait honorable.

Quel avenir pour la grande saga Resident Evil ? Plus que jamais, la question se pose. Après l'indécision du cinquième volet, Capcom avait là l'occasion de se prononcer franchement sur l'orientation de sa série phare. C'est chose faite, en tout cas dans les grandes lignes, mais sans la maîtrise des plus grands studios occidentaux sur le travail desquels l'éditeur a depuis longtemps posé sa lorgnette. Truffé d'idées de gameplay mal exploitées ou sans grande pertinence, Resident Evil 6 voit ses louables intentions sabotées par une succession de maladresses. Un constat qui déborde du seul cadre du gameplay pour toucher à l'ensemble du jeu. Avec son level-design étriqué, son placement de caméra malhabile, ses innombrables séquences de fusillade quelconques ternissant les quelques coups d'éclat de l'aventure ou encore sa réalisation inégale, Resident Evil 6, tout ambitieux qu'il est, ne parvient pas à maintenir la série au seuil de qualité qui était le sien jusqu'alors. Il n'en reste pas moins un jeu honnête, en particulier lorsqu'il est joué en coopération, qui parvient à aligner quelques grands moments d'action. Mais voilà, ce sixième volet n'a plus de Resident Evil que le nom et il serait grand temps que Capcom redore le blason de sa belle et grande licence. Sans quoi ...

Vidéo-Test de Resident Evil 6



Resident Evil 6 - Ada Wong
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Resident Evil 6
Resident Evil 6
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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 7.7
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Bon
Avis d'un fan Cet épisode propose quatre campagnes totalement différentes, la première (celle de Léon) étant de loin ma préférée : elle me rappelle mon enfance sur RESIDENT EVIL 2 quand je sillonais les rues dévastées de raccon city en butant du zombie. Vous pouvez compter entre 5 à 6 heures de jeu par campagne, avec un bestiaire riche et assez bien réparti entre ces différentes av suite ...
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Tainaka
Bof
Resident evil 6 Bonjour a tous,fan de jeu video et du titre resident evil en particulier,depuis le 4 je suis deçu,le 4 passer encore,le 5 etait passable en coop,et pour les casual qui ne connaisse pas la serie orienter action,ce n'etait pas un res evil,pour ma par. Mais alors la le 6,je croyer qu'il aurais retenu la leçon,meme pas!!!alors les jap on c plus faire un survival horror? r suite ...
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