Resident Evil 4 en test sur PS2
Sa réalisation optimisée pour les capacités de la console Nintendo, laissait craindre un portage décevant. Capcom s'efforçait de rassurer en annonçant une version graphiquement à l'identique et qui comporterait de nombreuses nouveautés. Promesse tenue ?

Du neuf et du vieux
Leon, le héros que nous contrôlons, est le seul survivant de l'explosion de la petite ville de Racoon City dont les habitants s'étaient vus « zombifiés » par les expériences délirantes du labo de la société multinationale, Umbrella. Devenu une sorte d'agent d'élite spécialisé dans les interventions délicates, il est chargé de retrouver rien de moins que la fille du Président des États-Unis. Enlevée par une secte mystérieuse, elle aurait été repérée dans un village d'Europe où commence donc notre aventure.
C'est toujours à la 3e personne que l'on dirige son personnage, mais cette fois dans une vue rapprochée qui privilégie la visée. La sensation se rapproche d'un fps (jeu d’action à la première personne) sans en avoir pour autant la maniabilité, puisqu'on est obligé de faire halte pour tirer. Doté d'une arme blanche pour le combat rapproché, on bénéficie d'une visée laser pour les armes à feu qui « pointe » littéralement lorsqu'un ennemi est correctement ajusté. L'analogique gauche prend en charge les déplacements et l'ajustement dans les phases de combat, tandis que le droit contrôle une caméra libre. Les boutons de tranche supérieure (R1/L1) servent à dégainer les armes équipées, en les maintenant appuyés on pourra facilement tirer, recharger ou trancher/ embrocher avec les boutons X et O. Sinon, des séquences « scriptées » appelleront à presser rapidement et opportunément ces mêmes touches, un peu à la manière des Shenmue.
Explorer les niveaux est toujours indispensable, car les objets vraiment cruciaux (clés, munitions, herbes de guérison, etc..) ne se ramassent pas sur l'emplacement des adversaires occis, mais bien dans les recoins du décor, de même que les traditionnels points de sauvegarde, une fois encore, symbolisés par des machines à écrire. Il n'est pas plus possible de sauvegarder n'importe où que dans les autres opus. Un système de valises permet de stocker les objets dont on ne souhaite pas s'encombrer, là aussi, rien de nouveau. Ces dispositions récurrentes à la série ne gênent pas trop, car, force est de reconnaître, que tout est judicieusement disposé pour que les choses coulent un minimum de source.



Un portage réussi pour un titre d'exception
Le portage ne pâtit guère visuellement, scintillements et aliasing sont quasi imperceptibles dans une réalisation qui n'a presque rien perdu de sa superbe - même si l'on aura bien sûr de plus belles textures, de meilleurs effets de transparence ou de particules sur GC, ainsi que des couleurs qui ressortent mieux, ou encore une plus grande distance d'affichage. La modélisation des personnages est sympathique et bien détaillée. Les décors très joliment texturés et éclairés ont un rendu réaliste et une conception artistique qui crée une atmosphère très prenante soutenue par une ambiance sonore et musicale absolument magnifique.

Quoi qu'il en soit, l'aspect légèrement rebutant du système de jeu ne saurait nuire à l'expérience captivante qu'offre cette aventure par l'excellence de son rythme, de sa mise en scène, de son scénario et surtout de sa réalisation au climat immersif très réussi. Quant aux ajouts de cette version PS2, ils consistent en 5 missions supplémentaires aux commandes d'un perso féminin après avoir fini le jeu une première fois, ainsi qu'en l'apport d'armements inédits. Les possesseurs de la console de salon de Sony ne sont donc pas mal lotis.
Conclusion
Ce portage sur PS2 n'atténue en rien l'éclat de cette splendide aventure où rythme et immersion sont portés très haut par une réalisation de très grande classe.
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