Test de Resident Evil 4 HD : le portage taillé pour les newbies
Comme God of War, Ico et Shadow of the Colossus et avant Metal Gear, Silent Hill et Zone of the Enders. Resident Evil 4 passe à la moulinette HD.
Sorti sur huit supports différents depuis son arrivée sur Gamecube un beau jour de mars 2005, l’indémodable Resident Evil 4 a lui aussi droit à son portage HD. Si on ne peut ici pas vraiment parler de remake, les textures ayant simplement été lissées pour l’occasion, force est de constater que le dernier Resident Evil de l’illustre Shinji Mikami n’a pas perdu grand-chose de sa superbe six ans plus tard.
Véritable révolution pour un genre en quête de renouveau à l’époque, Resident Evil 4 a réussi le pari fou de reprendre les ficelles du Survival Horror (gestion de l’inventaire, barre de vie limitée, ambiance oppressante) en les agrémentant d'un gameplay futuriste. Dead Space, Alone in the Dark… beaucoup ont depuis repris cette formule, mélangeant plus ou moins habilement l’action et le frisson à la manière du maitre en la matière.
Bien sûr, Resident Evil 4 a un peu vieilli : la caméra retorse, le contrôle un peu dur de l'ami Leon S. Kennedy, l’impossibilité de tirer en mouvement ; des défauts qui prêtent à sourire aujourd’hui mais qui contribuaient hier à équilibrer intelligemment le jeu. Le plat n’est pas pour autant faisandé, certaines ficelles utilisées dans cet épisode ne tranchant guère avec les standards actuels, notamment au niveau de la mise en scène des cinématiques, de l’incroyable level design ou de la gestion du rythme, toujours juste et entrainant.
Quel est l’intérêt de ce portage HD pour qui aurait déjà tâté une (ou plusieurs) fois au chef-d’œuvre ? Pas vraiment dans la réalisation, le côté sombre, crade et boueux des environnements espagnols du jeu n’étant pas des mieux retranscrit une fois les textures lissées. C’est largement regardable, notamment grâce à la grande qualité de la direction artistique, mais ce n’est pas le travail que l’on attendait pour un jeu de cette trempe. Il n’y a qu’à voir le titanesque Resident Evil Rebirth sur Gamecube pour comprendre que le travail peut payer si l'on s'en donne la peine. Vendu une vingtaine d’euros sur le Xbox Live et le PSN, Resident Evil 4 ressemble malheureusement plus à un cadavre que l’on déterre qu’à une momie embaumée dans les règles de l’art.












Vamos a la plagasRetour au sommaire


Quel est l’intérêt de ce portage HD pour qui aurait déjà tâté une (ou plusieurs) fois au chef-d’œuvre ? Pas vraiment dans la réalisation, le côté sombre, crade et boueux des environnements espagnols du jeu n’étant pas des mieux retranscrit une fois les textures lissées. C’est largement regardable, notamment grâce à la grande qualité de la direction artistique, mais ce n’est pas le travail que l’on attendait pour un jeu de cette trempe. Il n’y a qu’à voir le titanesque Resident Evil Rebirth sur Gamecube pour comprendre que le travail peut payer si l'on s'en donne la peine. Vendu une vingtaine d’euros sur le Xbox Live et le PSN, Resident Evil 4 ressemble malheureusement plus à un cadavre que l’on déterre qu’à une momie embaumée dans les règles de l’art.
ConclusionRetour au sommaire
Portage fainéant par excellence, Resident Evil 4 HD ne s’adresse qu’aux plus jeunes et aux ermites n’ayant pas eu la chance d’essayer le jeu depuis sa sortie. Sur de ses forces, ce Resident Evil justifie sans mal les vingt euros demandés ; ils ne seront effectivement pas cher payés pour découvrir l’un des meilleurs jeux de ces dix dernières années. Les connaisseurs s'abstiendront sans regret, l'absence de bonus (par rapport à la version PS2) et la qualité plus que relative du portage n'apportant rien de plus à cette expérience toujours aussi puissante.











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