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Test Remember Me (Xbox 360, PS3) : 0/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 07 Juin 2013 , Xbox 360 , PS3 , Plus de tests sur PC

Les +

  • Décors grandioses
  • Univers inspiré et cohérent
  • Réalisation réussie
  • Musiques au poil
  • L’aspect stratégique des combats
  • Les remix de mémoire

Les -

  • Très cloisonné et dirigiste
  • Caméra gênante en lieux clos
  • Des coups qui manquent d’impact
  • Chargements longuets
La note de jeuxvideo.fr
-
La note des internautes
8.5

(8 votes)
Publiée le 03/06/2013 à 15:06, par Maxence

Test de Remember Me : le retour de la french touch ?

Après plusieurs années de développement, Remember Me sort enfin : un bonheur pour les yeux, mais qu'en est-il du reste ?

Alors que certains gros studios français sont à la peine, entre restructurations massives et fermetures rocambolesques, Quantic Dream, Arkane Studios et maintenant DontNOD représentent l’avenir de la production tricolore à gros budget. S’il a fallu à ce dernier l’appui inespéré de Capcom pour boucler son ADrift, qui sort donc sous le nom Remember Me, il n’en constitue pas moins l’un des bastions de la création artistique tricolore tournée vers l’international. De présentations prometteuses en trailers intrigants, le jeu d’action/aventure s’est fait une bonne place dans le paysage vidéoludique en cette fin de cycle. C'est parti pour un petit tour dans le cortex.

Nilin ni deuxRetour au sommaire
Remember Me
Bon, c'est vrai que le coup du personnage amnésique n'a rien de bien nouveau. Le petit plus de Remember Me, c'est que l’héroïne Nilin s'est fait spoliée ses souvenirs par Memorize, une world company détestable à qui il va falloir remettre les idées en place. Cette boite fabrique le Sensen, un outil permettant de jouer avec le cortex afin de sélectionner/échanger certains souvenirs. Oublier une rupture difficile ou se remettre de la soirée cuir/moustache finie dans les bras du gros Robert n'aura jamais été si facile. Mais Memorize ne s'arrête pas vraiment là et chasse elle-même les « terroristes » comme Nilin, qui résistent en volant ou altérant les souvenirs des têtes pensantes de la boite, par ailleurs responsable de la recrudescence de Leapers, d'anciens humains devenus monstrueux par leur consommation excessive des drogues qui permettent les opérations sur la mémoire.

Remember Me
Le jeu s'ouvre, par une séquence singeant curieusement le premier Assassin's Creed, alors que Nilin vient de se faire pomper le cerveau. Elle s'échappe de La Bastille, sorte de prison 2.0 en cet an de grâce 2084, et part à la recherche de son identité. Aidée par d'anciens compagnons de route, elle va parcourir Paris - ou plutôt sa version « neo » - pour répondre à une tripotée de questions existentielles. Si ça ne fait pas vraiment rêver présenté de cette façon, l'histoire se veut assez bien ficelée voire même touchante sur la fin, quelque chose d'assez rare dans les productions destinées à la masse. Malgré l'appui d'un certain Alain Damasio, que l'on connait surtout pour son roman La Horde du Contrevent, le scénario n'est pourtant pas l'argument massue de Remember Me.

Exploration / Combats / Remix



Le titre de DontNOD nous livre en effet avant tout une vision délicieuse de la capitale française, en mélangeant l’Haussmanisme clinquant de celle-ci à un futurisme technologique assez proche du Blade Runner de Ridley Scott. Des bas-fonds de la capitale transformés en marais aux très chics grands boulevards, DontNOD ne rate pas une occasion d’émerveiller le joueur par son sens aigu de l’agencement et son souci du cadrage bien fait. Avant que le rythme ne s'emballe et que l'on se concentre sur les intérieurs - réussis mais moins wahou! - la visite au grand air est d'une étonnante perfection graphique.

Uncharted au pays de Blade RunnerRetour au sommaire
Remember Me
Pas une faute de gout, un mauvais choix de couleur ou un cadrage un peu maladroit lors des très guidées séquences d'exploration. Les panoramas sont d'autant plus superbes qu'ils ne sont jamais statiques : des grues qui s'affairent, des pubs sur écran géant qui se déroulent, des véhicules qui passent en arrière plan ou simplement des passants qui discutent à la terrasse des cafés cossus animent sans arrêt chaque recoin des différentes zones visitées, crédibilisant en permanence un univers dans lequel on s'immerge immédiatement. Techniquement alléchant - même sur consoles - et esthétiquement incroyable, Remember Me est une perle visuelle à même de marquer cette génération, qui n'en finit décidément plus de nous étonner. Bac Cyber-Punk option robotique avancée réussi avec mention.

Remember Me
Les artistes de DontNOD se sont clairement mis en avant sur ce jeu, phagocytant quelque peu le travail des game et autres level designers. Devant la richesse de l'univers et la débauche d'effets spéciaux magnifiques, ceux-ci ont vraisemblablement du se montrer moins ambitieux : assez proche de celle d'un Uncharted, l'exploration est par exemple d'une linéarité rarement atteinte dans le genre. Les environnements « jouables » sont si étroits que l'aide permanente visant à guider le joueur en parait incongrue, tant on voit mal comment se perdre en ces superbes lieux.

Le studio parisien a bien tenté d'ajouter quelques joyeusetés (zones électrifiées par intermittence, volet roulant nécessitant le bon timing pour passer) pour pimenter la progression, sans plus de succès que ça. Les séquences de plateforme sont aussi magistralement cadrée (le jeu garde alors le contrôle de la caméra) que relativement soporifique à jouer pour qui aime être challengé. Comme dans la série phare de Naughty Dog, le parti pris est ici assumé : l'aspect aventure du jeu sert avant tout à mettre en avant le (fabuleux) travail artistique et laisse la place aux ingénieuses idées de mise en scène, même si l'arrivée d'un pouvoir télékinésique apportera finalement un peu d'intérêt ludique à ces séquences.

Action réflexionRetour au sommaire
Remember Me
DontNOD a donc tout misé sur les combats pour amuser. Malheureusement - et malgré quelques excellentes idées - le système est lui aussi perfectible. Le fameux combo lab vanté durant la promotion du jeu se veut par exemple assez fin, puisqu'il permet au joueur de définir l'efficacité de ses propres combos. On n'a pas le choix de l'ordre des touches (à base de carré/X et triangle/Y), mais l'on peut remplir à notre convenance chacun des quatre enchainements disponibles avec des pressens (comprenez input) de quatre types : puissance, gain de vie, réduction du cooldown des coups spéciaux (on y reviendra) et augmentation des effets du pressen précédent.

On compose donc nos combos en fonction de la grappe d'adversaires rencontrée : le retour menu casse un peu le rythme, mais il est aisé de se créer un set de base qui répond à la plupart des situations. L'esquive acrobatique a le mérite de ne pas casser un enchainement, même s'il ne faudra pas changer de cible en cours de route pour bénéficier de tous ses effets. Pas mal d'affrontements nécessitent l'utilisation d'un ou plusieurs des cinq pouvoirs de Nilin - invisibilité, stun des adversaires, mine, piratage de robots et combo plus puissant - vous forçant régulièrement à jongler entre les combos de soin (la seule manière de gagner de la vie), ceux vous permettant d'utiliser plus souvent vos pouvoirs et la puissance brute.

Remember Me
Remember Me
Remember Me


Le résultat se veut donc assez stratégique et varié d'autant qu'un effort a été fait sur la variété des situations : robot géant à shooter (Nilin peut envoyer des décharges d'énergie avec son bras), flics dotés de boucliers ou de costumes électrifiés nous faisant perdre de la vie, leapers invisibles qu'il faut éclairer ou stunner pour abattre... Le hic, c'est que Remember Me devient vraiment jouissif et amusant uniquement vers la fin de l'aventure, lorsque tous les combos et pouvoirs sont disponibles. Les coups manquent d'impact, qu'il soit visuel ou sonore, et malgré une jolie mise en scène des pouvoirs spéciaux, les combats ne sont pas spécialement amusants au départ, surtout dans les lieux clos où la caméra s'emballe parfois.

Quelques bonnes idéesRetour au sommaire
Remember Me
Exploration bridée, système de combat perfectible : Remember Me aurait-il privilégié la forme au fond ? Le constat aurait été flagrant si DontNOD n'avait pas distillé quelques idées lumineuses dans son titre pour varier l'action. Les quatre séquences de remix de mémoire, dans lesquelles il s'agit de modifier le souvenir de quelqu'un pour le mettre de notre côté, sont par exemple intéressantes. Il s'agit de trouver des points d'interaction dans une séquence donnée afin que celle-ci se déroule de la manière qui nous arrange. Il ne s'agit évidemment pas de tous les activer pour réussir, mais bien de trouver la combinaison adéquate. Une sorte d'Inception jouable qui tient du laboratoire (« et si » la petite table était un peu décalée, « et si » le cran de sureté du flingue était levé...) pour un résultat tout à fait passionnant.

Remember Me
Dans un autre registre, les remanescences - souvenirs piqués à certains personnages clés - permettent de suivre les pistes du passé. S'il s'agit avant tout de guider le joueur au départ, ces séquences deviennent ensuite de petites énigmes bien vues qui varient un peu le rythme action/exploration du jeu. On pourra également citer les phases d'infiltration, guère réjouissantes car simplistes au possible, les nombreux boss et sous-boss bien bourrins et autres secrets à débusquer pour gagner un peu de vie ou en apprendre plus sur Neo-Paris. DontNOD a bien tenté de remplir les trous, mais tout ne s'intègre pas forcément bien à la progression très smooth du jeu. Au moins, les amateurs de Resident Evil auront l'occasion de vivre l'introduction de Code Veronica (où Claire se fait chasser par un hélicoptère) en séquence jouable, ce qui ne manquera pas de leur tirer une petite larme.

Beau jusque dans son interface, Remember Me peine donc à garder l'équilibre avec son gameplay, même s'il ne rate vraiment aucune de ses mécaniques. Original et prenant pendant la petite dizaine d'heures d'aventure, il s'impose avant tout grâce à son univers hyper riche qui s'appuie sur une bande-son réussie pour investir le joueur de la première à la dernière minute. Les quelques notes discrètes de violon cèdent leur place à de vraies compositions orchestrales lorsqu'un combat se lance, et si quelques pistes rappellent parfois John Williams (Star Wars), l'utilisation judicieuse de sonorités électroniques colle parfaitement avec l'univers technologique du jeu.

Au cinéma, il y a des réalisateurs pointilleux, limite obsessionnels à la Michael Mann, et d’autres plus détendus qui n’hésitent pas à laisser leurs acteurs se démerder, comme le virevoltant Johnnie To. Remember Me embrasse complètement le premier modèle, laissant le joueur en permanence à la merci du talent de son créateur, Dontnod. Quand la sauce prend, le pied est total dans ce sublime univers cyber-punk que l’on ne peut se lasser d’observer tant la cohérence et la justesse de la direction artistique fascine. L’intensité retombe pourtant parfois, et c’est le manque d’impact du système de combat ou le dirigisme forcené de son exploration qui prend alors le dessus. Par son profond déséquilibre, entre richesse de l’univers et simplicité relative du gameplay, Remember Me force le joueur à choisir son camp en assumant pleinement son ambition artistique, qui s’étend parfois jusqu’à euthanasier ses prétentions ludiques. Un titre fort que l'on vous encourage quoi qu'il en soit à découvrir.

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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.5
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Moyen
moyen mais cool quand même Je m'attendais a un jeu beaucoup plus ouvert, en fait il est très linaire. On ne peu même pas revenir en arrière : quand une porte se ferme, elle est fermé a vis sauf si on recommence l'épisode complet. C'est dommages. Sinon, on peu tout de même passer au delas, et l'histoire et vraiment sympa!
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